Oups, je me suis un peu laissée emporter par mon élan... mais après lecture, ça ma plaît... peut-être qu'à quelques autres aussi, essayons.
Si y'a des réclamations, il existe une petite fenêtre portant les lettres r-e-v-i-e-w-s, sur laquelle on peut cliquer pour dire tout le mal de mes théories, n'est-il pas?
En attendant, bonne lecture aux courageux!
Chapitre VII
Ce dernier voyage dans les souvenirs de Tom Jedusor avait été celui de trop. Neville en ressortit nauséeux, comme en proie à une indigestion.
Peut-être était-ce dû aux deux « plongées » successives ; à cette dématérialisation de l'espace et du temps… Ou son malaise provenait de la perte de toutes ses certitudes concernant la personnalité de son ennemi ?
Après tout, durant toutes les scènes auxquelles il avait assistées, jamais il n'avait vu pointer la moindre cruauté dans l'attitude de Tom ! Tout ce qu'il avait observé était un petit enfant seul au monde, se débattant désespérément contre l'injustice et les préjugés des autres, tentant de survivre dans un monde inhospitalier…
Où était donc le démon décrit par tous ? Le gosse tyrannique, sadique et violent des récits ?
- Mimi… Je crois qu'il faut arrêter. C'est pas sain ce qu'on fait là, commença-t-il, ne sachant comment présenter la chose sans risquer une explosion de colère. Tom était trop… malheureux… Je ne crois pas que je supporterai encore un autre morceau de sa vie de cet acabit…
Seul, un long silence répondit à sa remarque. A tel point qu'il craignit un instant d'avoir parlé dans le vide, que la jeune fantôme ait déjà regagné ses toilettes.
Mais subitement, un profond soupir le rassura, et lui fit comprendre que son amie éprouvait les mêmes réticences que lui à retourner dans le passé.
- Tu as raison, Neville… C'est une vraie torture… En plus, tout ce qu'on fait là, c'est totalement inutile.
- Bon, alors on renverse tout ça ? proposa le garçon, soulagé de la savoir sur la même longueur d'onde.
Joignant le geste à la parole, il allait s'approcher du tonneau, afin de le vider de sa substance, lorsque les vapeurs nacrées qui s'en élevaient firent vaciller sa détermination.
- D'un autre côté, Mimi, il ne faut pas oublier que c'est Tom lui-même qui a rempli la pensine. C'est lui qui a choisi les souvenirs qu'il voulait oublier.
- Et alors ? Ça n'empêche qu'il a été le gosse le plus malheureux de la terre…
- C'est un fait, mais il n'a pas été seulement ça. Réfléchis : quand il a fait le « ménage », si on peut appeler ça comme ça, il avait une seule idée en tête : tout ce qui l'intéressait, c'était de mener à bien son grand projet. Il avait besoin de se débarrasser de cette partie de son passé pour devenir Lord Voldemort. Pour être le Mage Noir, il devait oublier tous les moments où il avait été en état de faiblesse.
- Comment ça ? J'arrive pas à capter, tu peux mettre des sous-titres à ton histoire ?
- T'es bouchée ? Je te dis que ce qu'on voit, c'est trompeur. Oui, il a eu des moments de grande solitude ! Rien n'a été inventé, il en a vraiment bavé…
- Ah ouais ! Je vois ce que tu veux dire ! C'était peut-être une goutte au milieu d'un océan de haine…
- Exact ! Tu percutes vite, quand tu veux !
- Mais c'est pour ça que tu m'aimes tellement, mon petit Nevillou !
- C'est cela, oui, répliqua le garçon, en réprimant mal un sourire amusé. Mais bon, tu as quand même raison… C'est pour cela qu'il faut qu'on y retourne, qu'on voie grandir sa colère…
- Alors, qu'est-ce que tu attends ? Vas-y, mon chou !
- Non, pas ce soir. On y retournera demain, à la même heure que d'habitude, ça te va ?
- Ben, j'ai pas le choix ! Alors fais comme tu veux, moi, je t'attendrai… Allez, à demain.
Fidèle à sa promesse, Mimi se tenait devant l'amas de planches protégeant la pensine, lorsque Neville, enfin libéré de l'étude, arriva le lendemain au pas de course, la cravate en bataille.
- Voilà, ça y est ! J'ai cru que la journée ne finirait jamais. Alors, on va où, maintenant ?
- Je n'en sais rien, c'est toi le maître ! Touille, et on verra bien. Ça nous a pas mal réussi jusque là, non ?
Même si cette réflexion ne traduisait pas vraiment ses pensées, Neville n'eut pas l'envie de contredire son amie. Avec un grand soupir, il plongea sa baguette magique dans le liquide bleu, et se laissa emporter dans un autre lieu, en une époque lointaine.
- Allons bon ! Où c'est qu'on est arrivés, maintenant ? s'exclama-t-il, en considérant avec effroi le long couloir sombre et froid, uniquement éclairé d'une torche placée dans un support en fer forgé. Rassure-moi, c'est pas le cachot de l'orphelinat ! Je t'avertis, si c'est ça, je repars tout de suite !
- Non, c'est pas l'orphelinat ! On est à Poudlard… Dans les quartiers des Serpentard !
En effet, en se retournant, le garçon put apercevoir l'écusson de l'illustre maison sur la porte de la chambre du préfet.
- Eh ben, on a fait un sacré bond dans le temps ! Il est déjà préfet ! s'exclama Mimi, soudain survoltée. Tu verras comme il était beau ! A tomber parterre…
Neville avait encore en tête l'image du petit garçon grave et solitaire, au crâne rasé, dont le regard doré semblait perpétuellement à l'affût de quelque chose, d'une attention ou d'une victime sur laquelle il pourrait se jeter. Aussi, devant le jeune homme svelte et élancé, au visage d'ange auréolé de boucles foncées, il eut un mouvement de recul.
Même si ses traits harmonieux, sa pâleur et le sourire laissant apparaître ses dents mal disposées, donnaient à Tom une beauté presque immatérielle, quelque chose dans sa posture, dans sa façon de toiser les 5 élèves agglutinés autour de lui, était inquiétant. Tout dans ce charme attirant annonçait cette facette sombre qui avait commencé à le ronger.
Mimi par contre, ne sembla pas ressentir cette menace latente. Subjuguée par ce retour dans ses propres souvenirs, elle avait retrouvé l'ardeur et la spontanéité de ses 11 ans. Sans complexe, elle tournoyait autour de l'élu de son cœur en détaillant chacun de ses traits, en l'admirant comme une œuvre d'art, tout en poussant force cris et autres exclamations enthousiastes.
- Mimi, un peu de tenue, voyons ! protesta Neville, plus par dérision que par réelle contrariété. Tu veux bien le laisser tranquille, ce pauvre Tom ? D'ailleurs, je sais pas ce que tu lui trouves…
- Mais tu vois pas ? Tu peux imaginer : il y a 50 ans que je ne l'ai plus vu, et il est là, devant moi, plus beau que dans mes rêves ! riposta l'adolescente, incapable de comprendre l'ironie cachée dans la remise à l'ordre de son camarade.
- Oh là, on se calme, Mademoiselle ! On n'est pas là pour se rincer l'œil ! Dis-moi, qui sont les cinq garçons avec lui ?
- Eux ? Je sais pas… Ce sont des idiots… répliqua Mimi, vexée par leur échange.
- Mimi, s'il te plaît…
- Bon, d'accord. Il y a les frères Winslow : Eric, le blond, et Franck, le noiraud. A côté, c'est Justin Evans. Lui, là-bas, c'est Vince Parker, et devant nous, c'est ce cher Rupert McNichols…un vrai crétin, celui-là, et méchant en plus ! D'ailleurs, ils étaient tous de parfaits représentants de la maison Serpentard… Tiens, écoute-les, tu vois que je ne te raconte pas de blague !
Retrouvant son calme et son sérieux, la jeune fille délaissa l'observation de son héros, pour se placer derrière Neville, comme pour se protéger des paroles pleines de fiel de la troupe, qui s'avançait dans leur direction.
- Dites, vous avez vu les nouveaux ? Misère, et c'est ça qui est destiné à devenir l'élite de la société ! Toutes les années y'a des cas, mais là, on bat tous les records ! se plaignait celui qui avait été présenté comme étant le moins sympathique. Eh les mecs, si on leur préparait un cadeau de bienvenue ?
- Ça dépend. Qu'est-ce que tu veux leur faire ? répliqua Tom d'une voix glacée.
- Si on ensorcelait leur balai ? Ils ont leur première leçon de vol demain… ça serait drôle de les voir faire du rase-mottes.
- Ou des sauts de puce autour de la cour ! suggéra le dénommé Eric, déjà réjoui à l'idée du spectacle.
- Ouais !!! Vous imaginez la Binoclarde du train secouée comme un prunier ?
Malgré les protestations de Mimi, qui s'était sentie visée à peine les « phénomènes » de première évoqués, Neville et son amie ne purent faire autre chose que de suivre la petite troupe jusqu'au vestiaire de la cour d'entraînement, où les balais neufs des élèves de première année attendaient patiemment leur baptême de l'air.
- Alors, c'était ça ! s'exclama soudain la jeune fantôme, avec dans le regard la lueur satisfaite d'Hercule Poirot découvrant la solution d'une énigme.
- Pourquoi, ils ont fait quoi ?
- Oh, rien de vraiment méchant… Il y a eu des problèmes de pilotage. Mais heureusement, personne n'a été blessé.
L'incident paraissait l'avoir beaucoup amusée, à la grande surprise de Neville, qui ne comprit pas une telle gaîté après avoir subi la méchanceté des garçons.
- Hein ? Qu'est-ce qui te fait penser ça ? s'étonna la jeune fille, lorsqu'il lui en fit la remarque. J'ai eu la chance d'avoir été épargnée… comme quelques autres. Je t'assure, c'était comique : ils volaient dans tous les sens, et le professeur, au milieu, qui essayait de mettre de l'ordre dans tout ça… Personne n'a jamais vraiment compris ce qui s'était passé… du moins officiellement. Je ne savais pas que Tom était dans le coup. En fait, je ne savais pas que les balais avaient été ensorcelés…
- Ouais. Mais y'a quelque chose qui cloche, dans cette histoire, reprit Neville, plongé dans l'observation de la cérémonie d'enchantement présidée par Tom. Ils ont fait un sort collectif… Comment tu as pu échapper à l'humiliation générale ? Tu ne vas pas me faire croire que c'était juste un coup de chance…
Il n'eut pas à attendre longtemps, avant de recevoir une réponse à sa question.
A peine le rituel terminé, les garnements quittèrent la salle en ricanant, satisfaits de leur mauvais tour. Seul, Tom resta en arrière, occupé à nouer le lacet de l'un de ses godillots.
Du moins, ce fut visiblement ce qu'il voulut faire croire à tous. Car, dès la porte refermée il se redressa et, avec les mêmes précautions qu'il avait eues lorsqu'il avait tenté de créer un doudou pour apaiser le chagrin de son voisin de lit, il se saisit d'un balai.
- Ça alors ! Mais c'est le mien ! sursauta Mimi, en reconnaissant la plaque distinctive posé sur le manche. Qu'est-ce qu'il fait ? On dirait…
- Mais oui, il est en train de le désenvoûter ! Dis, tu lui avais fait quoi, dans le train ? C'est lui qui était ensorcelé, à mon humble avis… Mince alors, Tom Jedusor pris en flagrant délit de bonté !
- Oh, Neville ! Tu n'es qu'un gros vilain ! protesta Mimi d'une voix mal assurée. Allez, maintenant, avoue, dis-le que j'avais raison, qu'il était gentil avec moi !
Plus par jeu, pour détendre l'atmosphère et permettre à sa camarade de cacher son émotion derrière une impatience plus naturelle, il fit mine de réfléchir avant de s'avouer vaincu et de demander pardon pour ses doutes.
- Excuses acceptées ! D'ailleurs, ça fait longtemps que je sais que tu ne me prends plus pour une menteuse ! Mais trêve de discussions… Regarde mon Tom, comme il est adorable quand il a peur de se faire prendre…
- Y'a pas de doute, il t'a à la bonne… Mais il ne veut vraiment pas que ça se sache… Malin l'idée de prendre quelques balais pour noyer le tien !
- Eh oui, c'est comme ça quand on a passé sa vie à se faire chambrer, on apprend à garder ses élans pour soi… Tu en sais quelque chose, non ?
Neville ne répondit pas. Saisi par l'analyse de son amie, il ressentit à nouveau ce malaise qui avait été le sien la veille, en quittant un Tom effrayé par ses pouvoirs, et blessé par le rejet de ses camarades.
Et subitement, il comprit
Il sut pourquoi il était si concerné par l'histoire qui défilait devant lui par épisodes, ainsi que la raison pour laquelle il avait tant de plaisir à retrouver Mimi Geignarde.
Même si tout semblait les séparer, tous trois étaient pareils. Il avaient au fond d'eux la même blessure… celle de ceux qui ne sont pas fondus dans le moule et qui, à cause de cette différence, subissent railleries et rejet. Ce qu'il découvrait dans l'enfant, puis l'adolescent évoluant devant lui, était ses propres cauchemars, ses souvenirs de petit garçon souffrant de l'état de ses parents, d'être un « fils de cinglés » comme certains, en d'autres temps et d'autres lieux, se faisaient traiter de « fils de Boche »…
Quant à Mimi ? Comment ne pas se sentir proche de celle qui avait traduit dans son journal intime ce qu'il avait lui-même éprouvé ?
Oui, sans aucun effort, il pouvait comprendre ses « collègues ». Il imaginait sans peine l'attachement que Mimi avait développée pour ce jeune homme qui jouait les anges gardiens invisibles, avec lequel elle partageait une cachette secrète et des moments d'échanges amicaux.
Et plus inquiétant, il réussissait à se mettre à la place de Tom. Lui-même, malgré le soutien de sa grand-mère, avait si souvent eu des pensées revanchardes, des rêves de puissance, souhaité écraser tous ceux qui s'étaient moqué de lui… Qu'aurait-il fait s'il avait dû subir tout ce que Tom avait enduré ? S'il s'était retrouvé sans aucun confident, terrifié par ses aptitudes particulières, et face au mépris des autres ?
Soudain, cette peur qu'il imaginait chez Tom l'assaillit, faisant couler de la sueur froide le long de son épine dorsale. Il devait arrêter de réfléchir. Arrêter d'essayer de comprendre les motivations de son ennemi ! Cela allait finir par le rendre fou… ou pire, le faire devenir un Mangemort… par solidarité…
- Mimi, viens, on se tire !
Il eut de la peine à reconnaître dans son ton impatienté le Neville doux et effacé qui n'osait pas imposer sa volonté, même la plus légitime. Et pourtant, l'image de son avant-bras orné de l'horrible marque des Ténèbres l'avait assez terrifié pour réclamer un retour immédiat à Poudlard.
- Dis, maintenant qu'on s'en est sortis, si tu m'expliquais ? ordonna Mimi, en retrouvant sa mauvaise humeur traditionnelle. Je comprends plus rien… Déjà Tom qui m'évite une catastrophe, et maintenant toi qui pètes les plombs ! Et d'abords, pourquoi il a jeté ce souvenir avec les autres ? Il n'avait rien à voir avec le reste… Au contraire, c'était une bonne période pour lui : tout le monde avait l'air de l'admirer, de vouloir être son ami…
- Mais tu es vraiment naïve, ma parole ! Qui c'est qui est en cause, là ?
- Ben… Tom.
- Tom, bien sûr ! Et qui d'autre encore ?
- Euh, à part les cinq idiots…
- TOI, banane !
- Quoi, moi ?
- Tu le fais exprès ou quoi ? En regroupant tout ce qu'on sait de lui, ce qu'on a déjà vu, et ce que tu as écrit dans ton journal, c'est limpide pourtant ! Dis, dans le train, tu lui as dit ou fait quelque chose, pour qu'il ait de la sympathie pour toi à ce point ?
- Neville, je t'ai déjà répondu ! Il n'y a rien eu de spécial. Il a pris ma valise, et il m'a conduite dans le compartiment.
- Ouais, je sais ça… Tu es sûre qu'il n'y a rien eu de plus ? Je ne sais pas, un sourire, un bisou…
- Ben non… A moins que tu ne veuilles parler de … Mais non, c'était rien… Y'avait du monde plein les couloirs, il marchait trop vite… Je lui ai juste pris la main pour pas me faire distancer… c'est tout ! Mais tu veux en arriver où ? Quel rapport il y a avec… ?
Bien qu'il ait été encore sous le choc de la découverte des points communs qu'il partageait avec Tom, Neville ressentit le besoin d'expliquer à voix haute les actions du garçon, comme si le fait de mettre des mots sur ce qu'il venait de voir allait l'aider à le relativiser, à l'éloigner du domaine de ses émotions. Aussi, posément, il s'assit sur la carcasse de la barque, témoin des confessions des deux camarades, et commença à parler, le regard perdu dans l'eau du lac.
- Tu vois, Mimi, tu avais raison. Tom était ton ami. A sa manière, il t'aimait et il veillait sur toi…
- Merci pour cette analyse, docteur Freud, mais on le sait déjà depuis longtemps…
- Ecoute, tu voulais savoir ce qui lui avait passé par la tête, avec ton balai ? Tu te rends compte que tu étais la seule qui n'avait jamais montré aucune crainte devant lui ? Y'a qu'à regarder tous les gosses qui l'entouraient à chacune de nos visites, ils avaient tous peur ! Même les cinq crétins n'étaient pas naturels avec lui… Tu as remarqué qu'ils se tenaient à bonne distance, et qu'il n'en a pas un qui a bougé tant qu'il n'avait pas donné son accord pour la farce ? Alors que toi, dès le début, tu lui as causé, tu lui as souri… tu lui as même offert des biscuits… A mon avis, c'était le premier cadeau qu'il recevait… Et en plus, tu n'attendais rien de lui, et…
- Ouais, bon, abrège… Tu sais bien que je l'aimais… C'était une sorte d'intérêt, non ?
- Pas comme je l'entends. Il n'avait jamais expérimenté tout ce que tu lui as apporté…
- Ouais, et alors ?
- Alors ? Ben ça veut dire qu'on avait tout faux depuis le début, que c'est le vrai Tom Jedusor qui se tient là, dans le tonneau. Quand il t'a perdue, ou plutôt qu'il t'a tuée, il n'a pas supporté l'idée de te perdre. Il avait baissé sa garde, il s'était laissé apprivoiser, et il avait tout détruit… Il s'est juré de ne plus jamais revivre ça, c'est pour ça qu'il a «suicidé » le Tom qui s'était révélé avec toi, et il a gardé seulement le Mage Noir que tout le monde craignait, celui que son père adoptif a décrit quand il l'a rendu…
- Et tu veux en arriver où avec ta brillante analyse ?
- Tout bêtement qu'il n'a rien prémédité du tout ! Une fois le Tom sensible écarté, Voldemort n'a plus eu aucune limite ! Comme il n'a gardé que le pire de sa personnalité, il n'avait plus le jugement nécessaire pour prendre conscience de son inhumanité grandissante.
- Alors ça veut dire que si je n'avais pas été chialer dans les toilettes, y'aurait jamais eu la guerre… Tout ça, c'est de ma faute !
Désespérée, Mimi ne laissa pas le temps à Neville de la rassurer. Avec un cri déchirant, elle plongea dans le lac, alors que son ami restait sur la berge, les genoux tremblants, le cœur battant, l'esprit soudain hanté par l'image de ses parents prenant le thé avec un couple plus âgé, un homme au regard doré empreint de bonté, posé affectueusement sur une petite femme rondelette au rire communicatif.
- Ben mon vieux Neville, ça va mal. Tu ferais mieux d'aller dormir, tu finiras par perdre la boule, si tu continues à gamberger…
