Titre : Rien qu'un baiser, chapitre 7
Auteur/Artiste : Mokoshna
Couple : ZoroXSanji
Fandom : One Piece
Rating : M
Thème : 7. Superstar
Disclaimer : One Piece appartient à Eiichiro Oda. Je ne fais que reprendre ses personnages pour leur faire faire n'importe quoi.
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Chapitre 7 : Superstar
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L'île de la Tortue était un lieu d'agréments sympathique situé au milieu de la Route de Tous les Périls. Escale obligée pour certains, elle était pour bien d'autres un lieu de dépravation où la racaille la plus sordide venue de tous les océans se mêlait aux habitants depuis longtemps blasés par ces visites. Ils en tiraient même un certain profit non négligeable. Leur économie vivait des apports extérieurs ; espace de loisir et de détente, il y avait là de quoi satisfaire le chaland le plus avide de distractions en tous genres, qu'ils soient licites ou pas.
Zoro le savait, bien évidemment, sans quoi il n'aurait pas choisi cette île comme étape. Regal lui avait fait un compte-rendu détaillé des environs et il comptait bien en profiter. Le pari idiot que lui avait lancé Nami n'était qu'une formalité ; il n'avait aucunement l'intention de lui ramener quoi que ce soit... Et puis quoi encore ? La jeune fille avait sans doute eu cette idée en ayant l'appât du gain comme motivation première. Elle était bien du genre à réquisitionner le trésor qu'il aurait éventuellement rapporté en guise de paiement pour ses dettes, ou comme récompense de les avoir aidés, Sanji et lui, dans leur vie de couple...
Oh, il n'était pas si dupe qu'il avait bien voulu le laisser croire. Que ces deux-là veuillent jouer aux plus fins avec lui, ça ne le dérangeait pas tant qu'il pouvait récupérer sa place dans la couche du cuistot. Ce crétin efféminé était si compliqué ! Pourquoi ne pas lui avoir avoué qu'il lui manquait, et puis finir sur une note joyeuse en s'envoyant en l'air comme ils savaient si bien le faire ? Ils étaient compatibles physiquement, n'était-ce pas suffisant ?
- Rame plus vite, sabreur de mes deux, on s'éloigne du rivage, grogna à cet instant son partenaire.
Sans se concerter, ils en étaient venus à un accord tacite attisé par la rancoeur que chacun éprouvait pour l'autre. Dorénavant, ils évitaient le moindre contact superflu. Sanji s'en tenait à Zoro pour le guider ; il lui avait annoncé tout de go au début de leur embarquement qu'il l'aiderait le moins possible dans cette histoire, et il avait tenu parole. L'atmosphère qui régnait dans la barque était des plus tendues. Ils ne s'étaient pas encore disputés jusque-là mais c'était surtout parce que Sanji n'avait plus émis un son sauf pour lui dire de prendre les rames... et lui, trop embarrassé pour lui répondre de manière habituelle (c'est-à-dire en l'insultant puis en lui tapant dessus), avait pris sa place sans rechigner et se suait à les conduire à bon port, malgré le peu de soutien de son compagnon d'infortune. Ce fut dans ce demi-silence qu'il atteignirent l'île.
Ils furent accueillis par un douanier en robe vert sombre, au dos duquel se trouvait un écusson représentant une carapace de tortue avec deux sabres croisés. Les mêmes couleurs étaient fièrement retranscrites sur les drapeaux qui battaient au vent, le long du port dans lequel ils avaient décidés d'accoster. Zoro paya sans ciller la somme demandée pour avoir le droit de déposer leur minuscule barque près du ponton. Elle était ridiculement élevée ; Sanji voulut protester mais le bretteur le fit taire d'un mouvement du bras. Le blond s'écarta avec mauvaise grâce, ne voulant pas attirer l'attention sur eux.
Sur le chemin, Zoro avisa avec dégoût les marins affublés d'une femme débraillée ou deux à leurs bras. Un véritable antre à pirates, cet endroit ! Des navires à des degrés plus ou moins avancés de délabrement charriaient leur équipage avec furie ou partaient quelquefois dans la débandade. On entendait partout des hurlements joyeux et des chansons obscènes, la rue était jonchée de détritus, d'ivrognes ou de choses indéterminées qu'il préférait laisser à qui les reconnaîtrait...
- C'est vraiment un trou à rats, cette île, grogna son compagnon en lorgnant d'un oeil torve les alentours. C'est là que tu comptes trouver ton fabuleux trésor, tête d'algue ?
Zoro lui lança un regard mauvais qui ne sembla pas l'intimider le moins du monde. Plusieurs hommes à la mine patibulaire les lorgnaient avec un peu trop d'insistance à son goût ; sans doute avaient-ils vu en eux des proies faciles qu'ils pourraient plumer à la première occasion... Sanji ricana. Qu'ils essayent donc, pour voir ! Il en avait connu d'autres dans sa courte vie de coq en mer, un pirate ou deux ne feraient pas la différence, aussi féroces soient-ils.
- Bien sûr que non, répliqua un Zoro rendu hargneux par deux mois d'abstinence. Mais on pourra obtenir des informations précieuses sur la route à suivre. Attends un peu.
Cherchant autour de lui, il avisa une allée sinueuse qui partait dans un coin de la rue principale et se perdait dans les ténèbres. Il voulut faire signe à son ami et s'aperçut avec humeur que Sanji était en train d'essayer de se débarrasser d'un mendiant édenté et cul-de-jatte qui se pendait à sa jambe d'un air misérable. La puanteur qui s'en dégageait était abominable, même pour Zoro. Il l'écarta du cuistot d'un coup de pied.
- Va voir ailleurs si j'y suis, sac à gnôle !
Sanji se tourna vers lui, surpris et un peu indigné par son acte. Le vieillard se remit tranquillement sur ses jambes en maugréant.
- Pas la peine d'être aussi désobligeant ! s'écria-t-il en s'enfuyant à toute vitesse vers un coin sombre. Ces jeunes !
Sanji le regarda s'éloigner d'un air dubitatif.
- Il n'était pas infirme ?
- Bien sûr que non. Il fait juste semblant pour les pauvres gogos de touristes qui se seraient égarés dans le coin.
- Des touristes ? Ici ?
- On est dans la partie Nord de l'île de la Tortue, se contenta de répondre Zoro. L'endroit le plus mal famé. Au Sud, c'est plutôt calme, y'a même des coins à pigeons fortunés.
- Comment ça se fait ?
Zoro poussa un grognement sourd. Manifestement, la perspective d'expliquer chaque élément de leur route à son compagnon ne l'enchantait guère.
- L'île est contrôlée par le Baron Tortuga depuis une dizaine d'années, continua-t-il néanmoins. Il l'a séparée en deux : au Nord pour les pirates et les hors-la-loi, au Sud pour les touristes et les hommes fortunés qui cherchent un peu de bon temps. L'un dans l'autre, c'est la même chose, il n'y a que le statut de la clientèle qui change.
Sanji haussa un sourcil tortueux en direction de son camarade.
- Tu sembles bien connaître l'endroit. Je croyais que tu n'avais jamais vogué sur la Route de tous les Périls ?
- Bof. J'en ai juste entendu parler.
- Par qui ?
Mais Zoro garda le silence. Encore un de ses secrets, sans doute. Sanji ne put s'empêcher d'éprouver une légère pointe de jalousie, qui l'énervait d'autant plus qu'il ne savait où la diriger.
- Bon, puisque tu sembles savoir où aller, finissons-on. Je n'aime pas cet endroit.
- Après toi, beau gosse, fit le bretteur en lui ouvrant la voie vers la ruelle qu'il avait repérée plus tôt.
Sanji le précéda avec toute la superbe dont il put faire preuve et ensemble, ils disparurent dans l'allée. Une silhouette mince se glissa à leur suite. Elle avait suivi chacun de leurs mouvements depuis leur arrivée, à leur insu ; elle fit signe à plusieurs hommes qui attendaient ses ordres. Ceux-ci lâchèrent leur activité du moment et se dirigèrent vers elle.
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- C'est là ? C'est pas mieux qu'avant ! hurla Sanji alors qu'il évitait de justesse un poignard lancé en sa direction.
Zoro les avait conduit à une auberge fort mal tenue répondant au doux nom de « La putain des mers », pensant trouver là un certain « Oeil de bois » qui aurait orienté leurs recherches, soit-disant. D'où le manieur de sabres tenait-il cette information, Sanji aurait donné cher pour le savoir. L'enseigne de la taverne en question, sale et branlante, représentait une fille de joie affalée sur un vieux marin en état d'ébriété avancé. Ils remarquèrent bien avant d'atteindre le seuil l'agitation qui y régnait. Le contraire eût été difficile. Le bruit de mêlée qui en sortait emplissait l'air de toutes parts : cris de colère, gémissements de douleur, chocs d'objets plus ou moins lourds que l'on abattait sur d'autres choses ou sur des gens. La porte à battants s'écarta au moment où Zoro voulut la franchir, laissant passer ou plutôt voler un homme en haillons qui atterrit dans la mare de boue située deux mètres plus loin.
Le bretteur se lança dans la bagarre sans hésiter. Écartant du plat du sabre quelques marins querelleurs et abattant du poing ceux qui ne voulaient pas en démordre, il se fit un chemin jusqu'au bar où le tavernier, planqué derrière le lourd comptoir de bois, l'accueillit en lui envoyant une bouteille de rhum à demi pleine. Zoro l'attrapa d'une main et retira le bouchon d'un mouvement précis des dents. Sanji le regarda faire, amusé malgré lui, alors qu'il vidait le contenu de la bouteille dans son gosier. Il dût se pencher en avant pour esquiver le coup que lui destinait un jeune mousse un peu trop sûr de lui et l'envoya valser à l'autre bout de la salle.
De son côté, Zoro déposa sa bouteille à présent vide sur le comptoir, d'un coup sec et violent qui attira l'attention du tavernier ; celui-ci s'apprêtait sans détour à lui jeter un tonneau vide...
- Je cherche Oeil de bois, fit-il rapidement. Regal m'a dit que je pourrai le trouver ici.
Son vis-à-vis suspendit son geste et reposa le tonneau en ouvrant de gros yeux. La cinquantaine bien mûre, il avait le teint mat des enfants de la mer et l'allure d'un vieux baroudeur. Sans doute avait-il lui-même été pirate avant de finir dans ce trou puant, songea Sanji alors qu'il s'installait à côté de Zoro. Il fit un clin d'oeil coquin au joli brin de serveuse qui attendait en tremblant la fin des combats, dissimulée derrière un panneau de bois qui avait dû être une table à un moment. Elle se mit à rougir. Était-elle nouvelle ? Le cuisinier savait d'expérience que la plupart des bars, sur les ports, supportaient ce genre de manifestation au moins toutes les semaines ou presque. Et quand il s'agissait d'un repère de pirates, comme c'était manifestement le cas avec ce bouge...
- Tu viens de sa part ? fit la voix rocailleuse du barman.
- Non, mais il m'a parlé de ce type. Il m'a dit que je pouvais aller le voir de si j'avais besoin d'une direction.
Sanji détourna son attention de la jeune fille et écouta attentivement. Il ne connaissait pas le nom que Zoro avait cité, même de loin. Un ancien partenaire du bretteur ? Un chasseur de primes devenu pirate comme lui, peut-être ? Il se rendit compte à quel point il connaissait mal son ami, ou plutôt son passé avant que Luffy ne l'enrôle de force dans son équipage. Leur groupe d'amis était soudé dans ses aventures et quoiqu'ils fassent, quels que soient les personnages hauts en couleurs qu'ils rencontraient en chemin, ils partageaient tout. Chaque souvenir était ensuite raconté en riant à la veillée et leur assurait une mémoire commune. C'était ainsi qu'ils fonctionnaient, dans l'équipage du capitaine au chapeau de paille.
Sauf que Zoro avait volontairement rompu cette tradition en partant de son propre chef et en refusant de révéler ses agissements durant ce laps de temps. En réaction, Sanji avait refusé avec la dernière énergie de se laisser approcher de façon plus intime par son amant. Il avait quand même sa fierté (et un rôle à jouer en tant que nouveau petit ami transi et fidèle de Nami, malgré le peu de crédibilité de cette affirmation). Zoro continua de discuter sans rien savoir des interrogations qui agitaient l'esprit de son compagnon.
- Il n'est plus ici, lui répondit le tavernier. Le Baron l'a pris chez lui il y a quelques mois.
- La Baron Tortuga ? Pourquoi voudrait-il de ce poète raté ?
- Allez savoir. Moi, je le logeais juste pour une pièce ou deux. Il faisait ce qu'il voulait de ses journées. Peux pas lui en vouloir d'être parti pour une meilleure situation. M'est avis qu'il a fini conteur du gamin Tortuga ou un truc du genre. Il paraît qu'il aime la poésie.
- Tortuga a un fils ?
- Ouais, un bâtard qu'il a eu avec une fille de joie du coin. Encore jeune, le gamin, mais pas mal mignon dans son genre.
- Hmm.
Sanji soupira. C'était pas gagné.
- Bon, on fait quoi maintenant ? demanda-t-il lorsqu'ils furent sortis.
- Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? On file chez Tortuga et on ramène le vieux.
- Le vieux... cet Oeil-de-Bois ?
- Ouais, qui d'autre ?
- En admettant qu'ils nous laissent calmement passer chez ce Baron ou je ne sais quoi, qu'est-ce qui te dit qu'il a quelque chose à nous révéler ? Tu cherches quoi, exactement ?
- T'occupes. L'important c'est d'y arriver.
Sanji sentit la colère monter en lui, insidieusement... Il s'était retenu jusque-là mais Zoro avait le don de l'énerver ! Que ce bretteur sans finesse ait des secrets à lui, soit. Lui-même n'était pas si bavard sur son passé ou certaines de ses motivations ; c'était normal qu'il y ait des aspects de ses compagnons qu'il ne connaisse pas, c'était dans l'ordre des choses. Mais que cet âne bâté garde leur destination finale pour lui, c'était un manque de confiance flagrant et une insulte envers son camarade (sans parler de son statut d'amant) !
- Espèce de... commença-t-il en direction de Zoro avec la ferme intention de lui en foutre une, mais un mouvement quasi indistinct à sa gauche attira alors son attention.
Zoro dégaina ses sabres en un clin d'oeil.
Sortant de l'ombre, une bonne vingtaine d'hommes armés apparurent dans leur champ visuel, chacun arborant sur un emplacement plus ou moins visible de son corps la marque de la tortue aux sabres croisés.
- Des hommes de Tortuga, hein ? siffla Zoro avec un sourire cruel. Vous êtes venus nous mettre aux fers ?
- C'est ridicule ! s'écria Sanji, sa colère ayant retombé avec l'arrivée de leurs assaillants. On a payé largement de quoi accoster sur l'île !
La silhouette fine qui les avait suivis émergea au milieu des hommes de main. Elle rejeta la lourde capuche qu'elle portait et les deux pirates purent apercevoir le visage d'une belle jeune femme aux longs cheveux blonds dont les yeux étaient voilés par un morceau de tissu noir. Sanji se mit à baver tandis que Zoro retenait à grand-peine un moue dégoûtée.
- Nous ne vous voulons aucun mal, fit-elle d'une voix claire et forte. Nous souhaitons seulement que Sire Leon nous suive. Le Baron Tortuga brûle d'envie de l'inviter en sa demeure.
- Qui ? s'écria Zoro.
Sanji fixait leur interlocutrice avec adoration, des coeurs pleins les yeux. Il était hors de combat, dans cet état. S'échapper sans dommage ne paraissait pas trop dur mais il aurait alors fallu se cacher des autorités de l'île... ce qui était loin d'être une partie de plaisir, au vu de l'influence qu'avait Tortuga auprès des gens du coin.
- Ce n'est pas la peine de jouer les ignorants, continua la jeune femme en pointant Sanji du doigt. Je sais très bien que ce jeune homme est l'acteur de théâtre Leon King.
- Pour vous, je serai tout ce que vous voudrez, susurra le coq, captivé par leur ennemie.
Zoro émit un grognement désapprobateur. La nouvelle arrivante semblait attendre patiemment sa décision, un sourire de triomphe sur les lèvres. Énervé, le bretteur se précipita vers son compagnon et le prit dans ses bras, non sans lui avoir au passage collé un baiser brutal. Sanji hurla mais il fit mine de ne pas le remarquer, même lorsque ce dernier se mit à l'étrangler.
- C'est d'accord, fit-il en le repoussant d'un bras.
Son amant s'arrêta un instant, intrigué. Zoro fit un hochement de tête en sa direction qu'il parut comprendre, puisqu'il cessa tout mouvement d'intimidation et se tourna vers la jeune femme qui les observait d'un air perplexe. Les hommes qui l'accompagnaient avaient les traits déformés par l'étonnement le plus vif, la révulsion, tout une palette d'émotions vives provoquée par la vision des deux hommes en train de s'embrasser... Advienne que pourra, pensa Sanji en posant de toute sa hauteur.
- Que me veulent ces charmantes personnes, à moi et à mon garde du corps ? scanda-t-il d'une voix puissante en ayant l'air aussi hautain que possible.
La jeune femme lui adressa un sourire crispé.
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Le cortège qui les accompagna jusqu'au palais du Baron était des plus somptueux. Sanji admira longuement les danseuses exotiques au ventre nu et aux habits de princesses orientales, les gardes en noir aux livrées solennelles, les montures étranges qu'on leur avait données pour l'occasion. Une bonne partie de l'île les vit défiler avec émerveillement en poussant des « hourra » qui se répercutaient à des kilomètres. La moitié d'entre eux ne devait même pas connaître le sujet de tant d'allégresse, ne voyant là qu'une excuse pour faire la fête.
- Pour le discret, on repassera, grommela Zoro à ses côtés.
Il était monté sur une espèce de grosse autruche verte au regard particulièrement éteint surmontée d'une selle richement décorée. Celle de Sanji était un peu plus grosse et de couleur dorée, et elle était si pompeusement attifée que les deux hommes s'étonnaient de ne pas la voir basculer avec le poids des artifices et de son passager.
- Le fils du Baron est un grand amateur de théâtre, dit la jeune femme blonde en les rejoignant sur sa propre autruche rouge.
Elle s'était présentée à eux sous le nom de Layla, intendante du jeune héritier Tortuga.
- Le Baronnet a accès à la fortune de papa, alors ? ricana Zoro.
Layla ne fit pas attention à son ton railleur. Son regard se perdit vers les montagnes, là où d'après ses dires, se trouvait le palais du Baron Tortuga.
- Le Baron aime faire plaisir à son fils unique, fit-elle simplement. Lorsqu'il a su que Sire Leon était sur l'île, il m'a envoyé le recevoir comme il se devait.
- Et c'est réussi, fit Sanji en riant. J'ai vraiment l'impression d'être une superstar comme ça, avec cette escorte et tous les gens qui me saluent.
- Ce n'est que justice, en tenant compte de votre notoriété, sourit la jeune femme. Maintenant, si vous me le permettez, je dois précéder votre suite pour aller préparer votre arrivée au palais.
- Mais faites, ma chère, faites.
Elle s'inclina légèrement devant Sanji ; Zoro ne put s'empêcher de froncer les sourcils en voyant à quel point le coq était enchanté par son apparence. Puis elle pressa sa bête de selle et les deux hommes la virent partir à toute allure en laissant une légère traînée de poussière.
- Hé, quelle femme ! s'extasia Sanji. Je me demande comment elle fait pour voir avec son bandeau sur les yeux ?
- Pff, bougonna son compagnon. Tu dragues à côté, maintenant ? Que va dire Nami ?
- Je ne la draguais pas. Je faisais honneur à sa beauté.
- Même chose.
- Je te trouve un peu trop grossier pour un garde du corps de rien du tout, fit Sanji avec colère.
- Et toi t'es un peu trop débile pour faire un bon acteur, et alors ? Déjà qu'en tant que cuistot, c'est pas toujours fameux...
Sur le coup, Sanji lui lança un regard assassin et s'éloigna de lui. Ils gardèrent un silence obstiné jusqu'à leur arrivée. Zoro se dit avec lassitude qu'il avait encore perdu une occasion de se taire.
A suivre dans le prochain thème...
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Encore un chapitre de fini ! Vous pouvez remercier le deuxième film de Pirates des Caraïbes sur ce coup, j'ai été inspirée après l'avoir vu (d'où ce chapitre légèrement plus long). Une petite partie des éléments cités ici lui rendent hommage. Je me suis aussi rappelée des films de One Piece, le sixième notamment. L'apparence du personnage de Layla est tirée de l'anime Kaleido Star, le nom de l'acteur Leon King est un mauvais jeu de mots qui m'est venu brusquement et qui me paraissait tellement nul que je l'ai gardé. La suite ne devrait pas tarder à arriver. Merci de me dire ce que vous en pensez et à bientôt !
