- Remus ?

L'appel lui fait tourner la tête et elle peut voir l'expression de son visage changer.

- Ne t'en va pas. Ca fait deux semaines que tu m'évites, que tu refuses même de croiser mon regard. Je vais bien, Remus. Je sais que ça peut paraître étrange mais je vais bien. Je ne nie pas que ça m'a fait mal de te voir avec elle. Mais je suis heureuse pour vous … vraiment. Nous avons partagé une année entière et j'ai profité de chaque seconde. Maintenant c'est terminé mais … et bien … il me reste les souvenirs. Je voulais juste que tu saches que je ne t'en veux pas. Que je ne t'en veux plus en tout cas. On ne peut pas lutter contre ça Remus. C'est comme un feu qui nous dévore et il n'y a rien que l'on puisse y faire …

Elle a un léger sourire triste avant d'ajouter :

- Je le sais : c'est ce que je ressentais pour toi … Non, ça va ... je t'assure, je vais bien. Je pense que, inconsciemment, je le savais depuis un moment déjà… mais je voulais juste encore une nuit, un instant avec toi avant de devoir te laisser partir.

- Tonks …

- Non, s'il te plait laisse moi finir… je voulais juste te dire que tu me manques, Remus... Pas le petit ami, non … bien que ça me manque aussi, même nos disputes me manquent, ces stupides chamailleries pour un rien, quand je tentais de te persuader que tu m'aimais … quand je pouvais encore prétendre que c'était vrai … Mais ce qui me manques le plus … c'est mon ami. Tu étais mon meilleur ami, Remus. Avant tout ça … et … ça me manque … Nos plaisanteries, nos discutions, ton sourire … tu ne me souris plus jamais … si tu savais comme ça me manque … ta simple présence me manque. J'ai l'impression d'être une étrangère … Je voudrais pouvoir t'approcher sans avoir peur de te voir reculer, je voudrais que tu me prennes dans tes bras, comme tu le faisais avant quand j'avais le cafard … Nous ne sommes plus ensemble, et je m'y suis faite … mais est-ce que ça veut dire que j'ai aussi perdu ton amitié ?

Elle le fixe calmement, et elle semble si fragile en cet instant malgré la fermeté de sa voix. C'est vrai que depuis deux semaines, il la fuit. Il ne voulait pas lui imposer sa présence. Pas après ce qu'il lui avait fait. Et il n'a pas compris que cette attitude en elle même était plus blessante que le reste.

- Remus ?

Il relève la tête et lui sourit doucement. Presque instanément, un sourire apparaît sur son visage en miroir du sien et lorsqu'il l'attire dans ses bras, son rire se mèle aux larmes qui roulent sur ses joues.