Chapitre 2

Quand Harry ouvrit les yeux le jour se levait.

Le souvenir du cauchemar qu'il venait de vivre le frappa de plein fouet et il poussa un gémissement en portant une main à sa tête douloureuse.

Il se redressa avec difficulté et remonta son pantalon, les larmes roulèrent de nouveau sur ses joues, il se sentait sale à un point inimaginable et tout son corps lui faisait mal.

En titubant et en s'appuyant aux murs il parvint à rentrer chez lui mais l'effort l'épuisa et il s'écroula inconscient au milieu du couloir.

Ce fut comme ça que le trouva Ron qui arriva quelques heures plus tard.

Harry s'éveilla quand son ami tenta de le relever tout en l'appelant par son prénom d'une voix inquiète.

Il réagit violemment et le repoussa brusquement pour se réfugier dans l'angle d'une porte.

« Ne t'approches pas de moi !! lui cria t-il d'un ton rauque, sa gorge lui faisait mal……………je suis trop sale !

Ron le regarda d'un air stupéfait, Harry avait un gros hématome sur un côté du visage et il pouvait aussi apercevoir des meurtrissures sur son cou.

« Harry qui t'as fait ça ?...qu'est ce qu'il c'est passé ?

Tout en parlant il s'était rapproché du brun qui leva les mains devant lui comme pour se défendre et se laissa glisser au sol.

« Je suis sale ! répéta t-il en se remettant à pleurer…………tellement sale !

Très inquiet Ron s'avança quand même jusqu'à lui et s'agenouilla pour prendre ses mains qu'il serra dans les siennes.

« Harry parles moi ! lui dit-il doucement………….je suis ton ami tu le sais……….tu peux tout me dire !

Le brun leva des yeux rougis sur lui et le fixa intensément, oui Ron était son ami, depuis toujours, il ne craignait rien de sa part.

Brusquement il lui dévoila tout dans un flot de paroles entrecoupé de reniflements tout en lui serrant très fort les mains.

Ron fut d'abord horrifié à l'écoute de son récit puis la rage gronda en lui, il ressentit une haine farouche et profonde à l'égard du chacal qui avait osé faire ça.

« Je le retrouverais ! se promit-il………………il paiera cher !

Mais pour le moment c'était d'Harry dont il devait s'occuper, son ami avait besoin de lui, il l'aida à se relever et le prit dans ses bras, le berçant doucement comme un enfant.

« Ca va aller ! lui murmura t-il…………je suis là !

« Viens ! reprit-il en l'entraînant vers la salle de bain……….tu vas prendre une douche bien chaude !

« Oh oui ! approuva vivement le brun qui une fois dans la pièce se déshabilla fébrilement, il lui fallait se laver, se laver et se laver encore, même si des tonnes d'eau n'effacerais jamais l'outrage.

Ron le regarda faire et serra les poings en voyant les souillures rougies de sang qui maculaient l'arrière des cuisses de son ami, il avait des envies de meurtre, une fois qu'Harry fut dans la cabine il ramassa prestement les vêtements pour aller les jeter à la poubelle puis il se dirigea vers le salon pour s'asseoir sur le canapé et attendre que son ami en ai terminé.

Harry passa plus d'une heure sous la douche à se frotter de toutes ses forces et quand il en sortit, vêtu d'un peignoir, il se précipita au salon pour se réfugier dans les bras du rouquin, il avait besoin de se sentir en sécurité.

« Tu restes avec moi ? tu me laisseras pas tout seul ?

« Ne t'inquiètes pas, je vais veiller sur toi ! répondit Ron en lui caressant doucement les cheveux.

Le lendemain ils partaient tous les deux pour la maison de campagne qu'Harry possédait à l'extérieur de Londres, le rouquin pensait qu'il valait mieux l'éloigner de l'endroit de son cauchemar et qu'au milieu de la nature il se remettrait plus facilement mais au fil des jours qui suivirent le brun sembla au contraire se renfermer en lui-même, il était profondément atteint et une peur totalement irrationnelle s'était tapie au fond de lui dont il n'arrivait pas à se débarrasser.

Ron était son réconfort.

Le soir quand son angoisse le submergeait le rouquin restait près de lui jusqu'à ce qu'il s'endorme la tête contre son épaule et très souvent le brun venait en courant se réfugier dans son lit au beau milieu de la nuit, réveillé par un cauchemar, le jour il lui arrivait aussi souvent de venir dans ses bras quand ils étaient assis sur le canapé et il restait contre lui sans rien dire durant de longs moments.

Ron ne protestait jamais, il savait qu'Harry avait besoin de beaucoup de temps pour surmonter son traumatisme et son instinct de protection très développé s'était entièrement focalisé sur son ami sur qui il veillait jalousement.

Il n'y avait pas d'ambiguïté dans leur rapport, ce n'était pas de l'amour mais leur amitié était aussi forte, il avait même quitté son poste au ministère pour s'occuper exclusivement d'Harry.

Mais Ron n'avait pas oublié non plus la promesse qu'il s'était faites, retrouver le violeur, il y songeait très souvent et pour cela il lui fallait des moments de liberté, il fallait qu'il puisse retourner dans cette boîte, seul, pour tout l'or du monde le brun n'y aurait pas remit les pieds et le rouquin ne voulait d'ailleurs pas qu'il y retourne.

Mais lui il devait y aller, d'après la seule phrase que l'agresseur avait dîtes à Harry, il l'avait repérer dans cette boîte il y avait donc de fortes chances pour que ce soit son terrain de chasse favori.

Ce soir là, à demi allongé près de son ami c'est à tout cela qu'il réfléchissait, cela faisait presque un mois qu'ils étaient ici Harry n'allait guère mieux et il était temps que lui se mette à chercher.

Le problème était que le brun refusait de rester seul et ne le quittait jamais, Ron finit par se dire qu'il avait besoin de l'aide de quelqu'un en qui Harry aurait confiance.

« Mione ? pensa t-il………….non elle travaillait comme une forcenée et n'aurait pas de temps à consacré au brun, il savait qu'elle accepterait si il lui racontait tout mais il ne pouvait pas lui demander de tout abandonner.

Mentalement il fit le tour de tous leurs amis mais ils travaillaient tous et la plupart avaient une vie de couple.

A la fin il ne lui resta plus qu'un nom, Blaise Zabini.

-

-

Contrairement à mon habitude je n'updaterais que tous les deux ou trois jours.

Je vous dis donc à dimanche ou lundi (ça change un peu lol)

Bisous à vous !