Chapitre 10
Harry s'immobilisa une seconde sous l'effet de surprise.
Il l'aimait……………il l'aimait et Ron avait tort !
Il se leva et se dirigea vers Draco qui avait toujours la tête baissée, il s'accroupit entre ses jambes qu'il écarta et entoura la taille du blond de ses bras pour poser la joue contre sa poitrine, il entendit son cœur qui battait rapidement et sourit.
« Je t'aime moi aussi ! dit-il.
Le rythme cardiaque de Draco s'accéléra encore et il prit la tête du brun entre ses mains pour la relever, il plongea ses yeux gris brillants de bonheur dans les prunelles vertes et tendres.
« C'est vrai ?
Harry opina doucement tout en lui souriant avec tout son amour.
« Et Weasley ? s'inquiéta le blond.
« Il devra s'y faire ! répondit le brun qui se dit qu'il arriverait bien à convaincre son ami que Draco était exactement celui qu'il lui fallait sans perdre son amitié.
Il se releva et retira ses vêtements sous le regard attentif du blond avant de s'asseoir à cheval sur ses genoux.
« Aimes moi Draco ! lui murmura t-il en se penchant sur sa bouche……………avec toi je n'ai plus peur !
Le blond ne se fit pas prier pour accéder à sa demande.
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Blaise caressait l'entrejambe de Ron tout en dévorant sa bouche de baisers.
La lumière du plafonnier s'éteignit les laissant dans le noir et le rouquin gémit en sentant le Serpentard descendre la fermeture de son pantalon qu'il fit glisser sur ses cuisses tout en s'accroupissant.
La tête rejetée en arrière contre le mur Ron poussa des soupirs de plaisir tandis que la bouche chaude et humide se refermait sur son érection dans un lent va et viens qui s'accéléra, le faisant onduler du bassin, il le stoppa au bout d'un moment en le prenant par les cheveux pour le faire se relever et lui tourna le dos.
« Viens ! souffla t-il.
Blaise caressa les fesses musclées et inséra doucement ses doigts dans l'intimité du rouquin qui prit appuie contre le mur puis il dégrafa son pantalon et se présenta devant l'entrée qu'il investit lentement en poussant un grognement de plaisir, ses coups de reins devinrent hâtifs et violents en sentant Ron au bord de l'extase et ce dernier ne tarda pas à se laisser aller dans un cri qu'il étouffa en se mordant les lèvres.
Blaise le suivit.
« Je t'aime ! murmura Ron qui se redressa et colla son dos contre le torse du Serpentard qui l'embrassa dans le cou.
« Pourquoi étais tu aussi froid avec moi ?
Le rouquin se retourna pour lui faire face.
« J'avais peur que tu ais des sentiments pour Harry ! dit-il en se rhabillant.
Blaise le reprit dans ses bras et Ron passa les bras autour de son cou dans un geste très tendre.
« Tu as bien vu que non !
« Oui ça j'ai vu mais ça ne voulait pas dire que tu en avais pour moi !
Le Serpentard sourit et lui caressa les joues.
« Ron mon cœur, promets moi de laisser une chance à Draco………il est vraiment amoureux d'Harry.
Le rouquin fit une petite moue sceptique.
« Roooonnnnn !! fit Blaise d'un ton amusé.
« Bon, c'est promit ! abdiqua Ron avant de l'embrasser passionnément.
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Quelques minutes plus tard ils se retrouvaient dans le salon où Harry et Draco assis l'un près de l'autre sur le canapé et mains nouées les attendaient.
Immédiatement le regard bleu et vert des deux amis se croisèrent et s'accrochèrent, ils n'eurent besoin d'aucuns mots pour se comprendre, les mains qu'ils tenaient serrées dans les leurs et le bonheur qui brillait dans leurs yeux était suffisant, nul besoin d'explication.
Ils se sourirent.
« Bonne nuit les amoureux ! dit simplement Ron en tirant Blaise, qui fit un clin d'œil à Draco, vers les escaliers.
Même en sachant que son ami y était pour beaucoup le blond resta étonné de la facilité avec laquelle le rouquin semblait avoir prit la chose, il se dit qu'il n'était peut être pas si borné que ça après tout.
Harry se tourna vers lui et lui sourit.
« Si on allait se coucher mon amour ?
« Ta chambre ?
« La nôtre maintenant ! précisa le brun tandis qu'ils se levaient et se dirigeaient vers les escaliers.
« Harry…………Draco s'arrêta, hésitant à continuer il baissa la tête.
Le brun lui releva le menton d'une main et le fixa d'un air interrogateur pour l'inciter à parler.
« Toi et moi c'est important ? reprit le blond
Harry lui sourit, attendrit, d'un seul coup c'était Draco qui paraissait fragile et pas très sûr de lui, il avait encore un peu de mal à croire que le brun partageait vraiment ses sentiments et avait besoin d'être rassuré.
« Oui très ! répondit simplement Harry mais d'un ton qui ne laissait planer aucun doute tout comme la lueur d'assurance de ses yeux.
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Le lendemain fut la journée la plus détendue qu'ils aient vécue depuis longtemps, pour ceux qu'ils aimaient Ron et Draco firent chacun un effort et parvinrent à s'entendre ce qui ravit Blaise et Harry pour qui l'amour de l'un était aussi important que l'amitié de l'autre, il voulait les garder tous les deux alors les voir se parler sans animosité le comblait.
Dans l'après midi ils se réunirent au salon et abordèrent le sujet du violeur, Ron était persuadé que c'était bien lui et qu'il passerait à l'action le soir même, il voulait savoir ce qu'Harry comptait faire.
« Je viens avec vous ! dit le brun qui sourit quand Draco se saisit de sa main en disant qu'il l'accompagnerait……………mais pas dans la boîte, on attendra dans la ruelle ! reprit-il, il n'attaquera pas sur l'avenue il agira certainement à l'endroit où il m'a agressé moi !
« Si il a suivit Harry de la même manière vous ne pensez pas qu'il a pu trouver étrange qu'ils habitent le même immeuble ? demanda le blond.
« Non ! répondit Ron………..il aurait pu penser à un piège si il attaquait ses victimes chez elles mais comme c'est toujours à l'extérieur ça ne doit pas avoir d'importance pour lui.
« Nous verrons bien ce soir ! soupira Blaise et Ron le serra contre lui, il savait qu'il ne risquait rien puisqu'ils seraient tous là mais la simple idée que ce pervers puisse poser une main sur lui le révulsait, le Serpentard qui comprit son inquiétude lui sourit tendrement et posa un baiser sur ses lèvres pour le rassurer.
Ils discutèrent un moment puis quand Harry se leva pour aller préparer du thé, que tout le monde lui avait demandé pour l'éloigner, ils se regardèrent d'un air entendu.
En chuchotant ils mirent rapidement au point le plan B.
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A mardi !
