Salut ! Voilà la suite tant attendu de la rumeur. Je me suis pas mal trituré les méninges mais bon, j'espère qu'elle vous plaira.

Auteur : Elaelle

Genre : Humour, Romance, Yaoi, Lemon ( Homophobe, vous connaissez le chemin...)

Couples : plus besoin de le cacher Roy/Ed

Disclaimer : Bref, sont pas à moi.

Résumé : Une rumeur court à central sur le colonel Roy Mustang. Mais qui en est l'instigateur et pourquoi ?

Italique, pensées des persos

Réponse aux review : Merci à tous, j'ai fait mon possible pour poster la suite au plus vite Alors la voilà et bonne lecture !

Natanaelle : voici la suite !

Dracosplendens : excuse si j'ai écorché ton nom. Moi aussi j'adore le couple Ed:Roy et Ed/envy mais il y en a pas beaucoup. Ravie de te satisfaire !


Chapitre 2. Un coup à ma façon.

Il avait ruminé son plan toute la journée. Même une partie de sa nuit avait été occupé à peaufiner les moindres détails. Enfin...jusqu'à ce que ses fantasmes sur le full métal ne viennent les remplacer. Et dire que ce gamin l'avait fait bander ! Un mec !

Il secoua la tête. Non, il ne fallait pas dévier de sujet. La vengeance avant tout ! De toute façon, c'était ça ou laisser ruiner sa réputation. Et vu le temps qu'il avait mit à la bâtir, ce n'était pas pour laisser un microbe de la trempe d'Edward Elric la détruire aussi facilement.

Roy avait déjà sa petite idée sur la manière de le prendre la main dans le sac. La veille au soir, avant qu'il ne rentre chez lui, il s'était rendu chez cette fleuriste, celle qu'il avait piqué à Havoc pour lui demander un petit service. Elle aussi avait entendu cette rumeur mais n'y avait pas accordé trop d'intérêt car heureusement, elle le connaissait. Donc, une partie de son plan était déjà en route.

Ce matin, il s'était vanté plus que d'habitude sur son nouveau rencard de la soirée et assez longtemps pour que les frères Elric puissent entendre l'heure et le lieu. D'ailleurs, il avait à nouveau vu cette lueur dans le regard de l'aîné et mit le compte de son soudain trouble sur son impatience de le prendre à son propre jeu.

Et c'est avec un large sourire sur les lèvres qu'il attendit que celui-ci arrive, adossé contre un mur non loin du lieu du rendez-vous. Ses doigts ne cessait de se croiser nerveusement tellement il avait hâte de le châtier. Lorsqu'il leva la tête, ce fut pour voir arriver une magnifique blonde, vétûe d'un long par-dessus marron clair.

Tiens, il n'est pas en robe aujourd'hui ?

Edward arriva devant la boutique de fleurs. Il semblait assez mal à l'aise et jetait des regards un peu partout.

Alors, nerveux ? ricana Roy. T'as bien raison, tu ne sais pas encore ce que je te réserve !

Il vit le full métal prendre un grand bol d'air avant d'engager la conversation avec la fleuriste. Voilà que maintenant, il ouvrait son manteau, dévoilant un ventre bien rond. Roy fronça les sourcils de fureur.

L'enfoiré ! Il se fait passer pour une femme enceinte ? Mais quel bât...Rhhaa, il va me le payer !

C'est d'un pas décidé qu'il quitta sa cachette, bien décidé à faire cramer le haricot quand son projet dévia du tout au tout. Et sans vraiment savoir pourquoi il faisait ça, il entoura de ses mains la taille du jeune homme avant d'enfouir son visage dans ses cheveux.

- Ma chérie, dit-il d'une voix langoureuse. Mais que fais-tu ici ?

L'autre se raidit dans ses bras, une fine pellicule de sueur perlait à son front. Non, ce n'était pas possible. Pas lui !

- Tu sais bien que dans ton état, poursuivit Roy, tu ne dois pas faire d'effort. Je me suis inquiété !

La fleuriste, qui ne s'attendait pas du tout à ça réprima un sourire. Décidément, les choses avait prise une drôle de tournure.

- C'est pas tout ça, dit Roy à la jeune demoiselle. Mais c'est que nous devons rentrer. Tu viens, ma princesse ?

Edward ne savait plus où se mettre. S'il ouvrait la bouche, il se ferait aussitôt repérer et là, il ne donnait pas cher de sa peau. En même temps, Roy devait savoir que c'était lui et donc, quel jeu il jouait.

Alphonse, si j'en réchappe, je te désosse ! Toi et tes coups foireux !

Il laissa Roy le tirer sur plusieurs mètres, jusque devant les portes d'un restaurant qu'il ne connaissait que trop bien car combien de fois l'avait-il vu y emmener ses conquêtes? Mais aujourd'hui, c'était son tour et il ne pouvait se défendre d'éprouver un certain contentement. Passé à l'intérieur, le maître d'hôtel se précipita jusqu'à eux, un grand sourire sur les lèvres.

- Colonel, c'est un immense plaisir de vous revoir ici.

- N'est-ce pas ? Ca fait trop longtemps. La même table, je vous prie !

- Mais bien sûr !

Le maître d'hôtel s'inclina devant un Edward rouge jusqu'à la racine des cheveux avant de lui prendre son par-dessus. Puis il les guida au travers des tables. Ed sentait la main que le colonel avait posé sur ses reins mais ne pouvait pas faire le moindre geste pour l'enlever. Il avait chaud, tout d'un coup !

Arrivé à leur table, Roy tira galamment la chaise pour lui avant de s'installer en face. D'autorité, il s'empara de sa main où il déposa un baiser au creux de son poignet.

- Je vois que vous attendez un heureux évènement. Toutes mes félicitations !

- Merci Gokie.

- Vous savez si c'est un garçon ou une fille ?

- Nous ne sommes pas pressés de le savoir, dit Roy en plongeant un regard amoureux dans celui de sa pseudo fiancée. Et puis, le bébé ne sera pas là avant notre mariage donc, nous avons tout notre temps.

Edward rougit à nouveau. Bon sang, quand allait-il arrêter cette mascarade ? D'autant plus qu'il ne se gênait pas pour le couver du regard devant une salle entière. Les clients leur jetait des coups d'oeil furtif, certains allèrent même jusqu'à se lever pour venir les féliciter. Le dîner fut long, long...pour la pauvre petite chose blonde qui se demandait s'il n'avait pas mit les pieds dans la quatrième dimension. Roy fut charmant, ne cessait d'avoir des gestes plein d'attention ; il fit tant et si bien qu'Edward finit par se prêter au jeu. Un tout petit peu, juste pour la forme.

Aussi, quand vint le moment de partir, était-il retombé de son petit nuage. Ils quittèrent le restaurant en silence, entrecoupé seulement par les soupirs que poussait Roy de temps en temps. Ed marchait à ses côtés, se demandant s'il ne ferait pas mieux de s'enfuir en courant lorsque Mustang passa un bras autour de ses épaules pour l'attirer vivement contre lui.

- Tu as froid, ma chérie ?

- Allez, glapit Ed, ça suffit la mascarade. Je sais que vous savez...

- Pardon ?

- Inutile de faire semblant, je suis découvert !

Roy sembla interloqué avant de partir dans un grand éclat de rire.

- Tu n'aurais pas dû boire ce verre de vin. Ce n'est bon ni pour toi, ni pour le bébé.

Merde ! Mais qu'est-ce qu'il lui prend ? Il a fondu un neurone ou quoi ?

- Roy, vous n'avez pas besoin d'aller aussi loin. Vous...

Le reste se perdit dans le baiser que lui donna le colonel. Sur le moment, il n'eut pas conscience de ce qui lui arrivait, trop choqué puis il finit par céder à cette langue qui demandait inlassablement le droit de passage et entrouvrit les lèvres.

Ce fut l'explosion des sens. Aussi bien l'un que pour l'autre. Perdu dans les méandres du plaisir, le premier se demandait pourquoi il avait eu envie d'embrasser le ouistiti ; le second se disait que finalement oui, il l'aimait, son colonel !

Les mains de Roy remontèrent le long de son dos, lui procurant de douces sensations avant de s'engouffrer dans ses cheveux. Ed perdait pied et il finit par occulter totalement le lieu où il se trouvait pour profiter à fond de cet échange. Grand mal lui en prit.

Un léger toussotement les tira de leurs étreintes, tout deux légèrement essoufflés. Mais quand Ed aperçut celui qui leur faisait face, tout sourire, il plongea la tête dans le cou de son partenaire.

Merde ! Et je fais quoi s'il me reconnaît ?

- Généralissime, dit tranquillement Roy. Mais que faites-vous ici ?

- Ma femme et moi allons au restaurant ce soir.

Le visage toujours affable du général se tourna vers Ed qui se blottit encore plus près de Roy.

- Vous ne m'aviez pas dit que vous attendiez un heureux évènement.

- Veuillez m'en excuser Général. Tout à notre bohneur, ça m'était sortit de l'esprit.

- Eh bien, grand cachotier, réparez cette erreur en nous présentant votre amie.

Je veux crever ! hurla intérieurement Edward.

- Général, voici Edwina, ma fiançée. Edwina, je te présente le Général de central city et se femme.

S'il avait pu, c'est avec un grand plaisir qu'Edward ce serait enterré tout seul. Et sans rechigner. Hélàs, la chance l'avait quitté depuis longtemps et il s'obligea à répondre quelques mots sans trop bafouiller.

- Oh, elle est ravissante ! s'exclama la femme du Général. Et elle semble si timide...

- Oui, dit Roy. Elle n'a pas l'habitude des grandes villes.

- Elle me fait penser à quelqu'un, dit lentement le Général.

Le couple se figea aussitôt. L'aurait-il reconnu ?

- Non, dit finalement le Général. Je dois être fatigué, c'est tout. Mademoiselle, ajouta-t-il en s'inclinant devant Edward. Je vous félicite d'avoir eu dans vos filet un homme comme le colonel Mustang. Il vous rendra heureuse, soyez-en sûre !

" Quand à vous Colonel, je me félicite de savoir que la rumeur vous concernant était fausse. D'autant que vous semblez heureux d'être bientôt père ! Encore mes félicitations ! "

- Merci, répondit sobrement Mustang.

La soirée aurait pu se finir pire, songea Roy. Mais heureusement, il n'en est rien. quant à toi, ajouta-t-il en glissant un coup d'oeil vers Edward, ton calvaire ne fait que commencer. Mais d'abord, Maes.

Voilà voilou pour ma suite. Un peu courte, je sais mais je l'avais déjà écrite comme ça depuis longtemps, donc ! Bientôt le troisième chapitre.