Ouf ! Le lemon est passé. Je vous jure, j'ai stagné grave dessus mais le plus dur à été fait. Je poste maintenant le 4eme chapitre que j'ai écrit dans la foulée. C'est dingue comme ça m'a inspiré, ce truc.

Dracosplendens : Pour sûr, je suis entièrement d'accord avec toi. Ed, avec moi tu seras toujours Uke.

Bonne lecture à tous !


Chapitre 5. Nouvelle vie à deux...ou plutôt, à quatres !

Quelques rayons de soleil virent s'infiltrer entre d'épais rideaux sombre pour venir jouer avec une chevelure blonde. Sur le lit, deux corps étaient blottis l'un contre l'autre, les jambes entremêlés. La nuit avait été plutôt courte pour les deux amants qui dormaient du sommeil du juste. Le brun se réveilla avant l'autre. Son regard d'onyx glissa sur le corps de son amant avant qu'il ne s'extirpe des draps. Il ramassa son boxer qui traînait non loin puis descendit à la cuisine préparer le petit-déjeuner.

Cette nuit avait été mémorable pour lui. Jamais encore il n'avait ressentit ce qu'il avait éprouvé hier avec Edward. Ce garçon avait chamboulé tout ce en quoi il croyait pour s'imposer à son esprit. En femme, il avait été désirable mais rien à voir avec l'excitation qui l'avait gagné lorsqu'il se remémora le spectacle que le jeune Elric lui avait offert, ses longs cheveux d'or épars sur l'oreiller, ses yeux brillant de désir. Il avait aimé lui faire l'amour, oui. Et comptait bien recommencer, encore et encore !

Il remplit la théière, la posa sur le feu puis s'adossa au meuble, absent. Il n'avait pas rêvé hier soir, ses démons l'avait laissé en paix pour profiter de cette chaleur réconfortante blottit contre son corps. A un moment, Ed s'était tourné, s'éloignant de lui. Il avait ressentit ce manque de contact et instinctivement, s'était rapproché pour le prendre à nouveau entre ses bras. Jamais il n'aurait pensé un jour éprouver une telle envie pour un membre du même sexe que lui mais l'évidence était là : il faisait jour et il avait toujours envie d'Edward.

Une fois le thé prêt, il posa un verre de jus d'orange accompagné d'un panier de croissant puis remonta. Ed dormait toujours, les traits détendu. Il posa le plateau dans un coin du lit et entreprit de réveiller son amant en douceur. Comme il aimait cette peau, si douce...

- Ed ?

Ce dernier marmonna quelque chose d'incompréhensible sans ouvrir les yeux.

- Réveille-toi !

- Mmm...quel heure est-il ?

- Je t'ai préparé ton déjeuner. Tu dois avoir faim.

- Oui mais...

Il ouvrit les yeux pour plonger son regard dans le sien.

- ...pas cette faim-là !

Roy esquissa un sourire : son amant était vorace. Il se pencha pour effleurer ses lèvres tandis qu'Ed se collait à lui, les bras autour de son cou. Le baiser fut passionnée, empreint d'un désir latent entre les deux hommes. Chaques langues tentait de conquérir la bouche de son adversaire mais Mustang, plus aguerri à ce jeu-là remporta finalement la victoire.

- Tu est très en forme, sussura-t-il à son oreille.

- Faut croire que ce que j'ai fait hier m'a plut au point que j'en veuille encore.

- D'abord tu manges et ensuite hop, à la douche.

Ed bouda mais finit par s'exécuter lorsque Roy entreprit de le faire manger. A chaques bouchée, il frôlait sa peau dans un jeu sensuel qui finit par les jeter dans une étreinte enflammé. Roy repoussa le draps et mata sans vergogne le corps alangui de son amant, les muscles fin sous la carnation caramel de sa peau. Il le prit entre ses bras pour l'emporter dans la salle de bain. Là, dans la vapeur de la douche il le fit encore sien. Encore et encore jusqu'à ce que Ed ne soit plus en état de réclamer quoi que ce soit. Après leurs multiples ébats, il sécha son corps engourdi par la fatigue avant de le ramener dans le lit. Il posa le plateau depuis longtemps refroidi par terre puis se glissa contre le corps de son amant pour plonger dans un sommeil réparateur. Avec un grand sourire satisfait sur les lèvres.

Durant une semaine, plus personne n'eut de nouvelle d'Edward. Mais son frère ne s'en faisait pas, Armstrong lui avait remit le lendemain de la soirée l'étole qu'avait porté son aîné en ajoutant qu'il resterait chez Mustang un petit moment. Si Al avait été humain, tous aurait pu voir le sourire radieux qui avait éclairé son visage. Il était content pour son frère car il avait réalisé son rêve, celui de se faire aimer de Roy Mustang.

Les deux tourtereaux ne quittèrent pas une seule fois leur nid sauf pour faire le chemin ô combien connu entre le lit et la salle de bain. Chacun avait mit à profit cette semaine pour explorer le corps de l'autre. Entre confidence et caresse, Roy voyait un nouvel avenir se profiler devant lui. Il voulait tout savoir de Ed, découvrit qu'il avait un sacré sens de l'humour, pourquoi il détestait le lait. Chaques instant le rapprochait de ce garçon blond qui avait su le mettre à nu. Il se confia à lui, ses craintes, ses espoirs...tout ce qu'il s'évertuait à dissimuler. Il lui raconta sa guerre, à Ishbal et pleura longuement entre ses bras, bercé par sa voix.

Mais tout a une fin et déjà, ils devaient se séparer. Roy n'avait pas envie de le laisser partir, il voulait garder son rayon de soleil près de lui. Mais hélàs, la semaine accordé par le généralissime était arrivé à son terme. Cette dernière nuit, ils firent l'amour lentement, encore et encore. Roy voulait entendre ses gémissement, il s'abreuvait dans son regard d'or voilé par le désir. Ed l'aimait ! Il n'arrêtait pas de le dire, à chaque étreintes, à chaque instant qu'ils partageaient. Et Roy commençait à ressentir quelque chose de fort pour ce garçon trop vite grandit.

Les adieux furent déchirant, il cru que son coeur allait exploser de douleur. Debout sur le pas de la porte, il le regarda monter dans la berline venu le récupérer, immobile. Il n'esquissa pas un geste lorsqu'elle démarra pout tout à coup descendre les marches et courir à toute allure derrière celle-ci. Armstrong, a qui décidement rien n'échappait freina brutalement, manquant d'envoyer un Edward apathique dans le pare brise.

Soudain, la porte s'ouvrit à la volée sur un Roy à bout de souffle, les joues rouges. Ed écarquilla les yeux de surprise car il avait pensé que jamais Mustang ne tenterait quoi que ce soit pour le garder avec lui. Cette semaine de rêve, il l'avait mise à profit pour tout savoir de lui car il savait que le moment venu, il devrait s'en aller. Le coeur brisé.

Alors voir Roy tout essoufflé, sans chemise et pied nu fit sauter son coeur dans sa poitrine.

- Edward, reste.

- Quoi ?

- Ne me quittes pas, reste avec moi pour toujours.

Cette phrase qui ne voulait pas franchir ses lèvres, il l'avait enfin dite.

- Je ne veux pas que tu partes. Ton frère viendra vivre avec nous et tu verras, nous serons heureux tout les trois...

Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase que son amant lui avait déjà sauté au cou pour l'embrasser.

- Je t'aime Edward Elric, chuchota Roy à son oreille.

- Je t'aime Roy Mustang, cria Edward.


Le déménagement se fit en toute discrétion. Edward était plus heureux que jamais, Roy ne cessait de l'attraper par la taille pour l'embrasser et Al regardait tout ça, amusé.

Pourtant, il fallut bien redescendre sur terre. Les jours passaient à une vitesse folle et Roy restait conscient que tôt ou tard, la supercherie finirait par être découverte.

- On devrait leur dire la vérité, suggéra Ed.

- Tu n'y pense pas Onii-san, dit alors Al. Ca pourrait coûter très cher au colonel.

- Ton frère a raison, dit Roy. Mais nous ne pouvons pas non plus continuer à mentir. Le moment viendra où nous devrons assumer nos actes.

- C'est de ma faute.

Ed baissa la tête.

- Si je n'avais pas écouté Hughes, nous n'en serions pas là.

Roy glissa un doigt sous son menton pour l'obliger à le regarder.

- Et si tu ne l'avais pas fait, nous ne serions pas ensembles. Ne regrette rien car moi, je n'ai pas de regret.

- Ca ne change rien à la situation.

- Certes mais je suis certain que nous nous en sortirons.

C'était vite dit de sa part, surtout que ça commençait à le travailler mais il devait d'abord rassurer Edward. C'était ça, le plus important.


L'homme courait aussi vite que le lui permettait ses blessures. Il n'y voyait presque plus rien mais guidé par son instinct de survie, continuait à avancer malgré la douleur. Il avait froid, faim et perdait tout son sang mais l'enfant blottit entre ses bras et qu'il tenait maladroitement devait être mit à l'abri. Il s'appuya contre un mur, à bout de force avant de se laisser glisser par terre. Ses jambes venait de se dérober. Il n'entendait presque plus rien hormis le brouhaha des voix. Les gens ici ne semblaient pas se soucier d'un inconnu en sang, un bébé dans les bras.

Soudain, une ombre voila son regard. Il cligna des yeux, irrités par son propre sang pour aperçevoir une armure immense agenouillé devant lui. Peut-être aurait-il dû avoir peur ? Mais quand on est sur le point de clampser, on ne se pose pas trop de question.

- Prenez-le, dit-il en lui tendant le bébé.

- Quoi ?

- Prenez-le !

- Mais je ne peux pas. Attendez, je vais vous emmener à l'hopital et...

- Ce n'est pas la peine, je...

Il toussa et un flot de sang s'échappa de sa bouche.

- ...rien pour moi...lui...orphelin...prenez...protéger...

Al tendit les bras pour prendre l'enfant. Une lueur de reconnaissance éclaira le regard vide de l'homme qui s'affaissa, mort. Alphonse hésita une fraction de seconde. Devait-il le garder ou...la seconde solution était impensable !

- Al, où étais-tu ? s'écria son frère lorsqu'il ouvrit la porte.

Au lieu de répondre, celui-ci monta en coup de vent dans sa chambre pour emmitoufler l'enfant dans une couverture plus propre. Ed l'avait suivi, intrigué pour s'immobiliser sur le seuil de la porte.

- Mais qu'est-ce que tu fais avec ce gosse ?

- Appele Roy et dis-lui qu'il y a un homme mort à deux rues d'ici.

- Mais enfin Al, explique-moi ce qui se passe !

- Fais ce que je te dis, on verra plus tard.

Son frère partit, Alphonse berça l'enfant qui s'était mit à hurler. Il avait vu Gracia, la femme de Hughes faire ce geste plusieurs fois pour calmer sa fille et avait instinctivement reproduit le même geste. Edward le trouva en train de fredonner l'air que leur chantait leur mère le soir.

- Alors, tu m'expliques ?

- Je l'ai trouvé alors que son père allait agoniser. Il m'a confié le bébé et puis...il est mort.

- Al...commença Ed mais son frère ne lui laissa pas le temps de finir.

- Je sais, ce n'est pas un chaton mais un être humain, ce qui est totalement différent. Mais Ed, nous ne pouvons pas l'abandonner dans un orphelinat !

- Et tu veux quoi, qu'on s'en occupe ?

C'était le moment ou jamais d'abattre sa carte maitresse. Son frère lui en voudrait peut-être mais c'était la seule solution pour garder ce petit bout de chou.

- Il est votre solution. Attend, cria-t-il comme Ed faisait mine de s'éloigner. Gardez-le, faites- le passer pour votre fils et élevez-le ensembles !

- Tu avais tout préparé, n'est-ce pas ?

- Parles-en à Roy, discutez-en...

- Ce gosse a sûrement une famille !

- Qui est probablement morte à l'heure qu'il est. S'il te plaît Ed, fais-le pour vous si ce n'est pas pour moi !


- Je crois qu'on devrait le faire, dit Roy.

Les deux amants était allongés sur leurs lit, la tête de Ed reposait sur son torse.

- Tu crois qu'on en sera capable ?

- J'ai fait mon enquête et il n'a plus aucune famille. Ses parents s'étaient endettés auprès d'un usurier qui n'a pas hésité à les faire tuer parce qu'ils n'avaient pas honoré leur dette. ( simpliste comme excuse mais j'ai rien trouvé d'autre ) Il n'a plus personne et nous...

- ...nous sommes censés avoir un enfant à naître, acheva Ed.

- Alors, ça te dit de te transformer en mère poule ?

- C'est ce que j'étais appelé à devenir, non ?

Roy le fit basculer et s'allongea à demi sur lui.

- Toi, moi, Al et cet enfant, dit-il en le fixant droit dans les yeux, allons devenir une famille.

Et il captura ses lèvres.


- J'en peux plus, il va me rendre dingue, soupira Ed.

Depuis une heure, il tentait de faire avaler sa purée à Saul, sans grand succès. Celui-ci riait au éclat dans sa chaise haute, les yeux pétillant de malice. Ed esquissa un sourire malgré lui : comment être fâché contre ce petit garnement ? Depuis maintenant plus d'un an, lui et Roy élevait l'enfant trouvé par Alphonse. Edward s'était découvert un instinct maternel très fort et veillait jalousement sur celui qu'il considérait désormais comme son fils.

- Et ça te fait rire à toi, hein ?

Saul le fixa avant de recommencer à se trémousser, les deux bras tendu en une réplique muette.

- O.k, je te descend.

Il souleva le petit pour le poser par terre puis entreprit de nettoyer tout ce que le bébé avait envoyé. Une fois fait, il se tourna pour se rendre compte que l'enfant avait filé.

- Saul ! hurla-t-il.

Il le chercha partout, sans succès. Une peur sourde commença à étreindre son coeur, il s'affolait. Et s'il avait ingurgité des produits dangereux ? Où qu'il avait réussi à sortir de la maison makgré les sécurités qu'avait installé Roy ? Les larmes commençait à perler à ses paupières tandis qu'il retournait toute la maison. Une fois déjà il n'avait pas pu protéger une petite fille innocente et perdre Saul allait le rendre fou.

Dépité, pleurant, Ed trébucha sur un jouet, manqua de s'étaler de tout son long quand il aperçut un petit corps roulé en boule sous la table du salon. Il respira plus librement en reconnaissant Saul, qu'il souleva délicatement entre ses bras pour aller le coucher dans leur chambre. Tant d'émotions en si peu d'instant eurent raison de sa patience et il s'endormit à son tour, le petit pelotonné contre lui. Lorsque Roy rentra, il fronça les sourcils en voyant le désordre qui régnait dans la maison.

- Mais qu'est-ce qu'il a fait ?

Après avoir fait un petit tour d'horizon, il finit par trouver sa petite famille endormie sur le grand lit. S'asseyant au bord, il contempla l'homme qu'il aimait désormais plus que tout au monde et cet enfant, tombé du ciel qui lui avait rendu le sourire.

Roy était satisfait. S'il avait su un jour qu'une simple rumeur devait le rendre si heureux alors il en aurait déjà fait courir une depuis longtemps. Il ôta ses chaussure et s'allongea tout contre Edward, qui prononça doucement son nom dans son sommeil.

- Moi aussi, je vous aime, murmura Roy à son oreille.


Avant-dernier chapitre, eh oui ! Cette belle histoire est bientôt à son terme. J'espère qu'elle vous a plut autant qu'à moi et pour les fans du Roy/Ed, à très bientôt vu que je n'écris pour l'instant que sur ce couple.