- Edward ! hurla Roy.

Il chercha dans toutes les pièces, à la recherche du blondinet qui partageait sa vie. Il s'en était passé des choses depuis leurs mise en couple. L'arrivé de l'enfant les avait obligé à prendre leur responsabilités, poussant Roy a prendre son courage à deux mains pour aller raconter la supercherie à son généralissime. Ce dernier en avait ri et ri pendant des jours et même maintenant, deux ans après, ne pouvait s'empêcher d'exhiber un sourire moqueur lorsqu'ils se croisaient. Mustang l'avait bien prit : après tout, ç'aurait pu être pire !

Aujourd'hui était le grand jour, celle qui verrait leur union officielle. après diverses tegiversations, tout deux avait décidé de ne pas se prendre la tête : tant pis pour les gens, ils pouvaient bien se demander où était passé la belle Edwina tant qu'ils étaient unis et heureux. Ca faisait maintenant une heure qu'il cherchait son compagnon ; l'heure tournait et ils allaient être en retard à la mairie.

- Edward !

- Je suis là !

Roy le trouva dans leur chambre occupé à habiller un Saul gesticulant dans tout les sens. En cinq ans, l'enfant avait bien grandit : ses yeux noirs et ses cheveux long représentait un parfait mélange d'eux deux. Super coup du sort quand on savait le peu de probalités qu'il puisse avoir une quelconque ressemblance.

- Saul, arrête de bouger.

- Mais je veux partir avec tonton Al et tata Winry !

- Alors cesse de gesticuler autrement, tu ne sera jamais prêt !

- Oui M'man !

Ca avait été inné : le petit avait tout de suite baptisé Ed de "maman" et Roy de "papa" à la grande fierté de celui-ci. Mais contrairement à ce qu'il pensait, Ed s'était contenté de sourire. Il ne s'était pas récrié, il l'avait juste accepté.

- Voilà ! Tu peux filer.

- Youpi !

Saul déguerpit aussi vite qu'il le put sous le regard bienveillant de sa mère.

- Tu es prêt ? dit Roy, adossé au chambranle.

- Stressé mais oui.

Ed vint se blottir contre lui et plongea la tête dans son cou. L'odeur de Roy avait le don de le calmer. Ce dernier l'embrassa tendrement, ses mains s'égarant vers son postérieur.

- C'est pas le moment ! dit Ed en s'éloignant.

- Quoi ?

- On est déjà en retard.

- Grâce à qui ? fulmina Roy.

- Ton fils.

- Qui est aussi le tien à ce que je sache !

- Ne joue pas sur les mots parce que ça ne prendra pas !

- Viens ici !

Ed battit aussitôt en retraite à l'autre bout de la pièce. Chaque fois que Roy employait ce ton, il savait que la bataille était perdu d'avance. Ce grand pervers connaisait les gestes pour le mettre dans un état proche de la folie. Et il en abusait !

- Roy...

- Je t'aime.

- Arrête, ne fait pas ça...

- J'ai envie de toi.

- Non, tu triche.

- Viens, je suis en manque de ta peau. Je te promet que nous ferons vite...

Tout en disant ça, il s'approchait lentement, guettant le corps du blond avec un lueur gourmande dans les yeux. Ed était coincé, Roy ne le laisserait pas sortir tant qu'il n'aurait pas eu ce qu'il voulait.

- Roy...

- Je ne tolèrerais aucun refus, futur monsieur Mustang.

- C'est pas ça..., dit Ed avant que son futur époux ne happe ses lèvres dans un baiser vertigineux.

Il oublia de lui signaler que la porte n'était pas fermé.

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Plaqué contre le mur, Ed subissait les aussauts de son fiancé. Les mains de Roy étaient partout : dans ses cheveux, le long de son dos, palpant la fermeté de son postérieur...il le souleva sans effort, l'obligeant à nouer ses jambes autour de sa taille alors que sa bouche s'affairait à marquer son cou et ses lèvres. Les gémissement de son blond emplissait la pièce et enivrait ses sens. Jamais il ne se lasserait de sa peau, son contact l'électrisait.

Roy le renversa sur leur lit et d'un geste, déchira la chemise d'Ed qui poussa un cri aigue.

- J'aime t'entendre hurler, sussurra Roy à son oreille.

Il s'attaqua à son oreille, descendit lentement le lon de son cou, le parsemant de léger baisers brûlant puis suçota la peau de la clavicule. Endroit fatal au blond qui se tendit comme un arc sous lui, la bouche ouverte et les yeux exhorbités. Roy sourit contre sa peau : il savait où le toucher pour provoquer une réaction.

- Je n'aurais jamais cru...

Les vêtements du blond disparurent comme par magie et Roy, vétû en tout et pour tout de son pantalon à demi dégrafé, révélant une affriolante chute de rein s'attaqua à la virilité de son amour.

- Jamais pensé qu'un jour...

Ed se tortillait dans tout les sens, à mesure que montait son plaisir.

- Je puisse trouver un amour aussi fort, aussi puissant...

Ed s'empara d'autorité de sa main et entreprit de suçoter ses doigts avec ardeur.

- Il fut un temps où je ne pensais qu'à moi, en égoïste convaincu...

Sa langue mordait et titillait les bout de chair, arrachant des frissons de plaisir à son propriétaire.

- J'ai alors eu peur et je me suis enfuit...

Cinq mois loin l'un de l'autre. Cinq mois durant lesquel chacun d'eux avait vécu comme plongé dans un épais brouillard, amputé d'une partie de lui-même : son coeur.

- Mais c'était si fort que, ce sentiment m'a repoussé vers toi...

Un véritable calvaire qui n'avait pas trouvé son apothéose dans une réconciliation : en effet, Ed en voulait à mort à Roy de les avoir abandonné après toutes ses promesses. Il s'était enfuit à Rizembul avec Saul et Al dont le corps nouvellement retrouvé avait fait des merveilles avec Winry. D'ailleurs, si cette dernière n'avait pas prit le fullmétal par la peau des fesses, jamais il n'aurait pardonné à Roy qui campait depuis une semaine devant sa porte. Après ça, ils était retournés à central.

- Je ne ferais plus jamais l'erreur de te laisser filer...

Roy le prépara longuement sans quitter un seul instant ses lèvres.

- Tu es mon âme soeur, ma moitié, mon valéon...

Chaques coups de rein était accompagné d'un murmure, à peine plus consistant qu'un souffle. Il l'aimait et ne se privait plus pour le lui dire.

- Sois à moi pour l'éternité.

Deux cris fusèrent dans la pièce.

- Je vous déclare mari et...mari. Vous pouvez vous embrasser !

Les vivats fusèrent...faisant sourire les deux époux. Une nouvelle vie commençait...

FIN !