Ensemble, séquestrés...
Ce matin là, avant d'ouvrir les yeux, Lily pria très fort que tout cela ne fût qu'un rêve. Mais lorsqu'elle entendit un baîllement familier tout près d'elle, elle dut se rendre à l'évidence: elle était bien dans la réalité.
Lorsque James se réveilla, la première chose qui le frappa, ce fut ce parfum...Un parfum féminin. Un parfum qu'il ne conaissait que trop bien...Comment diable avait il put réussir à attirer Lily dans sa chambre? Peu importe! Il était bien trop heureux pour s'en soucier! Mais soudain, tout lui revint en mémoire et la vérité le heurta de plein fouet. Non, tout n'était pas aussi idyllique qu'il avait pu l'espérer... Il s'étira longuement, baîlla à s'en décrocher la mâchoire et tourna la tête vers son aimée.
Lily était assise dans son lit et frottait énergiquement ses beaux yeux.
-Bonjour mon amour.
-Comment ai-je pu croire une seconde que tu me ficherais la paix Potter.
-Je parlais à Sirius.
Ce matin là, lorsque Sirius se réveilla, ce fût avec l'impression d'être un peu perdu...A vrai dire, il ne savait plus du tout où il en était. Cette impression, il l'avait connu bien des fois, suite à des matchs de quidditch un peu trop arrosés... En effet, il lui était souvent arrivé de se retrouver dans une chambre étrangère, dans un lit étranger...Avec une personne plus ou moins étrangère! Mais des éclats de voix qu'il reconnu aussitôt le sortir de ses pensées et lui rappela la vérité.
-Oh désolée! J'ignorais que vous entreteniez des relations si intimes!
-Je te le confirme! Et encore tu ne sais pas à quel point elles le sont!
James et Lily se cherchaient,comme à leur habitude. Et comme à son habitude, James irait trop loin, et en temps normal, Lily sortirait de ses gonds et giflerait le jeune homme.
-De quoi vous parlez au juste? Les interrogea Sirius, encore tout ensomeillé.
-J'étais en train de parlez de nous à Lily mon lapin.
Le dit «lapin» leva les yeux au ciel.
-Il faut que vous vous chicaniez dès le matin?
James sourit à son ami de toutes ses dents.
-Que veux tu Sirius, c'est plus fort qu'elle, c'est ça l'amou...
Mais un énorme oreiller s'écrasa sur son visage l'empêchant de terminer sa réplique. Et avant même qu'il ait pu réagir, Lily s'était retrouvée à genoux sur son lit et le frappait de toute la force de ses petits poings.
-Qu'est ce que je te disais Sirius! Hoqueta James sous les coups de Lily, elle est folle de moi!
Lily poussa un hurlement de rage s'apercevant que plus elle frappait plus le jeune homme souriait à son contact. Elle se leva, et rageuse, alla s'enfermer dans la salle de bain.
-Tu sais James, je crois qu'il faut la ménager. Elle a vraiment l'air sur les nerfs.
James, allongé sur son lit et souriant aux anges, répondit:
-Détrompe toi Sirius, elle va mieux, beaucoup mieux!
Plus tard, dans la matinée, se retrouvèrent dans leur chambrette, chacun assit sur son lit, chacun semblant être plongé dans de profondes pensées. C'est Lily qui brisa le silence.
- Vous pouvez tout faire pour me prouver le contraire, vous êtes aussi angoissés que moi.
- Qu'entends tu par «angoissés» Lily Jolie?
Par «angoissés» j'entends que je sais très bien que toi et Sirius vous vous posez les mêmes questions que moi. A savoir, si un jour on va rentrer chez nous.
Cette dernière phrase mourrut sur ses lèvres. Sirius et James s'entreregardèrent. Ils avaient compris aussi bien l'un que l'autre que Lily cherchait implicitement du réconfort et du soutien. James prit la parole.
-Tu sais Lily, moi je ne me pose aucune question! Affirma t'il tout en se carrant sur son lit.
-Ah oui vraiment? Répliqua la jolie rousse, dubitative.
-Je SAIS que l'on va rentrer chez nous! Termina t'il avec un clin d'oeil.
Lily sourit. C'était bien la première fois après que James lui ait fait du charme d'ailleurs...
-Moi ce qui m'inquiète surtout, dit Sirius, c'est de savoir ce que je suis devenu...Quoique je le sache à peu près...
Derrière ses lunettes, le regard de James pétilla; Il ne connaissait que trop son meilleur ami...
-Vraiment, tu le sais déjà? Le questionna Lily.
-Parfaitement très chère préfète Evans! Dans vingt années, je serais toujours le même bourreau des coeurs, tombeurs de ces dames, grand courreur de jupons, bref en un mot comme en cent, je serais toujours le même serial-niqueur que je suis aujourd'hui!
James éclata de rire et manqua de se faire pipi dessus, tandis que Lily faillit tomber de son lit, ce qui n'empêcha pas Sirius de poursuivre son monologue, tout en souriant d'un air provocateur.
-De plus, reprit il, je serais un auror connu et reconnu dans tout le monde magique! Je gagnerais des gallions à profusion, je serais riche à millions!
James riait toujours, plié en quatre, et Lily lançait à Sirius un regard avada kedavrisant.
-Et tu crois vraiment à ce que tu dis Black? Riche comme Crésus, et des femmes tout le tour du ventre?
-Oui oui Lily, ce qui ne différerait pas beaucoup par rapport à aujourd'hui d'ailleurs...
Lily se contenta de lever les yeux au plafond et de se tourner vers James qui éssuyait des larmes de rire.
-Et toi James? Comment te vois tu dans vingt ans?
L'interpellé à l'entente de son prénom reprit immédiatement contenance. C'était si rare qu'elle ne l'appelle pas «Potter», ou «obsédé dégénéré»...
-Moi?
-Beuh oui toi!
-Mais oui James, comment t'imagines ton avenir mon vieux?
James eut un sourire énigmatique.
-Il va sans dire que dans vingt ans je serais à un poste d'auror légèrement plus élevé que celui de Sirius, pour commencer...
Ce dernier grimaça.
-Mais en ce qui me concerne je n'aurais d'yeux que pour une seule femme.
Il tourna les dits yeux vers Lily. Celle ci frissona. Allait il vraiment dire ce qu'elle pensait? S'imaginait il à ses côtés dans vingt ans?
-Et ça sera toi Lily.
Il l'avait dit! Malgré elle, Lily sentit un frisson lui parcourir le corps. Qu'est ce que cet imbécile était en train de lui faire par Merlin!!!
-Nous aurons une bonne dizaine d'enfants, car je dois te prévenir, je suis très performant, et je ne peux m'empêcher de...
Pour la seconde fois de la journée, James reçut l'oreiller de Lily en pleine face...
La journée s'écoula, longue et pénible pour les trois Gryffondors. La tension était palpable. Plus le temps passait, plus l'attente devenait insupportable. De plus la chambre était beaucoup trop petite pour eux trois. Ils étaient occupés à broyer du noir, lorsque sur les coups de 18h00, on frappa à leur porte. C'était le prosseur Mc Gonagald.
-Je dois vous parler à tous les trois. J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
-Oula je la crains celle là! S'exclama Sirius.
La sorcière le fusilla du regard.
-Veuillez ne pas m'interrompre Mr Black! Je m'apprêtais donc à vous dire que nous avons trouvée la solution qui va permettre de vous renvoyer dans votre époque.
Lily ne put retenir une exclamation de joie et de soulagement.
-Le problème, est que cela nécessite un procédé très compliqué et surtout très long. Vous allez donc devoir rester ici encore durant trois semaines.
-Mais c'est impossible professeur! Intervint James. On ne peut pas rester trois emaines confinés dans ce minuscule placard à balais! On est au bord de la crise de nerfs! Rien qu'aujourd'hui, Lily a voulu m'assasiner deux fois!
La jeune fille l'éléctrocuta des yeux.
-Je sais que ce n'est pas facile pour vous tous, Mr Potter. Croyez moi j'en suis parfatement consciente! Mais malheureusement cette situation est nécéssaire. Si vous étiez découverts, le choc serait.
-Terrible... Reprirent Lily, James et Sirius d'une même voix.
Lorsque le professeur Mc Gonagald quitta la chambre, ce fut avec une terrible angoisse lui torturant les entrailles. Le cas des trois jeunes gens avait fait grand bruit chez les enseignants de Poudlard. On avait longuemnt débattu depuis deux jours. Et surtout on avait beaucoup cherché... Car tout le monde savait très bien quelle serait l'ampleur de la catastrophe si jamais les trois adolescents restaient coincés dans cette époque... Harry Potter, le sauveur, l'élu, le survivant ne naîtrait jamais... Et jamais le monde ne connaîtrait l'espoir de se voir sauver du Lord et de ses sbires. Et le monde plongerait dans le chaos le plus total... Oh ça oui, Minerva le savait. Mais le matin même, Albus Dumbledore les avait tous réunis. Il avait la solution. Enfin.C'était un procédé très ancien, et surtout très dangereux et très dur à maîtriser. Mais c'était leur seul espoir...
