Voilà la suite du chapitre 2 qui était relativement court. Au contraire celui-là sera un peu plus long, j'espère que ça ne vous empêchera pas de le lire jusqu'au bout ! ;)

Situation délicate et mort étrange

-QUOI ? s'écria la jeune fille du trio inséparable. Ne me dis pas que tu as fait ça !

-Mais…c'était juste…un accident…enfin non…si…je suis tombé dessus, bredouilla le fils des Weasley en se mordant la lèvre inférieur. Il n'osait plus regarder ses deux amis en face par peur surtout d'y lire de la déception.

-…Et la seule chose que tu as trouvé à faire ce fut de le lire…c'était quand ? s'énerva Mione en tapant du pied.

-Tu ne devrais pas le juger Hermy ! finit par dire Harry en touchant doucement le bras de l'adolescente.

-Je ne le juge pas !

-Eh bien…c'était…hum…cet été, répondit Ron dans un chuchotement à peine audible.

-Et toi tu appelles ça « par le passé », ben voyons, continua de maugréer Hermione en s'asseyant puis se relevant comme si elle était piquée par quelque chose d'imaginaire.

-Tu vas chipoter pour un petit groupe de mot ? Mon dieu j'ai dit « par le passé » et mademoiselle « j'ai-des-bonnes-notes-parce-que-je-ne-fais-rien-d'autre-de-mes-journées » en est toute bouleversée !

-Oh, s'écria Hermione dans un soupir de désespoir.

Harry lui jeta un regard sans prendre part à la conversation, car il savait que s'il le faisait, il devrait prendre parti pour l'un de ses deux meilleurs amis. Surtout que lorsque Hermione poussait ce genre de petit soupir c'est qu'elle en avait assez de discuter et qu'elle serait prête à lui jeter un sort si Ron continuait.

Cependant quelque chose les stoppa momentanément dans leur querelle. Tout le monde semblait avoir entendu la dernière phrase. Tout le monde était tourné vers eux. Enfin « tout le monde », juste quelques élèves encore présents alors que certains devraient être en cours.

- Hum…je pense que nous devrions continuer cette discussion quelque part d'autre, suggéra Harry en attrapant les deux autres par le bras.

- Mouais bonne idée, approuva le roux. »

Ginny en avait réellement assez de son grand frère qui ne fichait jamais rien, selon elle. Mais lorsque que « monsieur » entendait parler de garçon, là il se réveillait et jouait aux super-héros super-protecteurs. D'ailleurs l'adolescente se demandait encore comment est-ce que les professeurs avaient pût choisir Ron en tant que Préfet-en-Chef de la maison de Gryffondor. Il faudrait qu'elle interroge professeur McGonagall à ce sujet.

Encore toute rouge après la dispute, Ginny décida d'aller se rafraichir un peu avant de reprendre sa lecture dans un endroit où elle se sentirait bien.

« Pourquoi pas le dortoir des filles ? » Pensa-t-elle.

Le dortoir serait un endroit propice au calme surtout qu'en journée il y avait toujours peu de filles et puis, elles auraient bientôt cours de botanique, donc bien-sûr ses camarades seraient sûrement en train de se préparer.

Ginny était coincée. En arrivant devant le portrait de la Grosse Dame elle fit volteface. Celui qu'elle voulait à tout prix éviter en ce moment était Neville Londubat. Ce garçon essayait par tous les moyens de se retrouver seul avec elle pour lui proposer de ressortir avec elle. Pourtant cela faisait bien un an ou même plus qu'elle ne ressentait rien pour lui... Enfin rien à part de la pitié. Elle savait pertinemment que si elle se retrouvait à parler avec lui en tête à tête, elle finirait par accepter d'être sa petite amie, pour lui faire plaisir.

Seulement, Neville, en entendant quelqu'un monter les escaliers s'était retourné avant de passer dans le trou et avait croisé le regard son ex.

« Ginny ! Cria Neville en ouvrant les bras pour la serrer contre lui.

-Neville… s'écria aussi Ginny, mais cependant son ton sonnait faux.

La petite Weasley lui montra la pile des livres qu'elle tenait et lui fit comprendre qu'il ne pourrait pas la prendre dans ses bras.

-Eh bien Ginny, comment ça va ? Je ne te vois plus en ce moment, pourquoi ?

-Oh tu vois…je…je suis tellement…occupée par les futurs matchs de quidditch…et puis j'ai tellement de devoirs… tenta de s'expliquer Ginny en rougissant de plus bel.

-Ben voyons, laissa échapper la Grosse Dame en fixant les deux jeunes élèves de son regard perçant.

-Tu veux que je t'aide à porter tes livres ? Proposa gentiment Neville.

-Hum…avec plaisir…

-Humpf, laissa échapper le garçon en portant la pile de romans.

-Moutarde Caramélisée de Licorne, adressa la rousse au portrait qui gardait la porte de la salle principale des Gryffondors. »

Ils passèrent tout deux dans le trou que leur avait laissé le portrait. Ginny n'accordât pas un regard à Neville, qui tentait tant bien que mal à ne pas s'emmêler les pieds. Tout le monde savait que ce dernier était terriblement maladroit, et s'il s'était affalé sur le tapis or et rouge personne n'aurait trouvé cela étonnant…À part peut-être les premières années…

Ginny montra à « son ami » où il pouvait poser les livres. C'était une petite table basse disposée entre deux fauteuils qui semblaient luire avec les reflets du feu de la cheminée. Ils prirent tous deux les places vides et durant quelques minutes personne ne prononça un mot. La jeune fille ne voulait pas discuter avec lui et fit comme si elle était plongée dans ses pensées en regardant les flammes du feu. Neville, quant à lui, tripotait l'accoudoir de son fauteuil, puis sa robe de sorcier, et finalement, l'air gêné, il engagea la conversation :

« Donc…tu es tellement prise par les préparatifs des matchs que tu oublie de venir au rendez-vous que je te donne ?

-Les rendez-vous ?... Ginny eut le temps de se rappeler de quoi il voulait parler.

Le garçon de septième année, depuis le début de la rentrée, ne cessait de faire passer des petits mots à Ginny, par le biais de ses amis de sixièmes années. La première fois, elle avait été touchée par la petite phrase qu'il lui avait écrite. La seconde, après avoir été au rendez-vous donné, elle avait été beaucoup moins enchantée, mais par respect s'était aussi présenté. La troisième fois et toutes les autres après, elle avait trouvé ça très agaçant, et trouvait toujours des excuses (dans sa tête) pour ne pas rejoindre Neville. D'ailleurs elle se rappelait bien que la dernière petite carte était encore dans un jean qui était parti au sale, et elle se souvenait bien de ce qu'il y avait d'écrit :

« Si chaque fois que je regarde le ciel, je verrais un ange, je pourrais dire à coup sûr qu'il te ressemble. Maintenant, je ne le regarde plus, car je t'ai sous les yeux…Viens me rejoindre près de la cabane d'Hagrid, j'aimerai te parler… Ton cher et tendre petit maladroit, Neville. » C'était d'une niaiserie à en vomir !

-Oui les rendez-vous…tu sais, la petite carte que j'ai donnée à Seamus pour qu'il te la donne ensuite ?

-Euh…ah…bah non…il ne m'a rien donné celui-là !... Mentit Ginny en baissant les yeux.

-Tiens regarde, il joue au échec là-bas, allons lui parler !

-Non…non…ça risquerait de le déconcentrer…tu sais bien Neville…eh puis qu'est-ce que ça peut faire ?...hein…tu voulais qu'on parle…regarde, je suis là…parlons ! »

Ron, Harry et Hermione n'étaient pas prédisposés à discuter aimablement entre eux, et encore moins à être sympathique avec les autres.

Par exemple, Ron faillit enlever vingt points à un élève de troisième année appartenant à la maison Serdaigle car il venait de jeter un sort (pour rigoler) à un de ses amis qui arborait maintenant une jolie coupe courte avec des mèches violettes, vertes et jaunes fluo. Mais il oublia la petite maladresse du garçon lorsqu'il vit Lilly arriver. Cette fille, qui avait pour réputation de vouloir imiter Hermione et intégrer le trio de septième année, ne les laissait jamais tranquille lorsqu'ils étaient dans son champ de vision. Ron la détestait mais pas autant que Hermione ! Harry lui était toujours amusé par les drôles de choses dont elle parlait tout le temps, elle lui faisait presque penser à Luna Lovegood.

-Alors Mione, tout va bien ? Tu as finit par t'accrocher avec ton Ronounet ?

-Mon quoi ? faillit s'étrangler avec la fille de dix-sept ans.

-Tu sais bien…ton RONouuuunet ! répéta Lilly en appuyant sur le prénom.

Harry était plié de rire, il ne pouvait plus s'arrêté. Après la polémique d'il y avait quelques minutes, l'arrivée de la fille de quatrième année de la maison de Gryffondor, avait déridé tout le monde…enfin presque…

-Non mais je ne te permets pas Lilly, Hermione était à deux doigt d'attraper la petite peste par le col de sa chemise blanche et de l'emmener tout droit…dans la forêt interdite…

-Ah, fanfaronna Lilly avec un sourire malicieux, cela veut dire que vous n'avez pas encore conclut !

-Mais de quoi elle parle, Mione ?, s'énerva Ron en donnant un coup dans le pied de Harry pour qu'il arrête de rire, qu'est-ce qu'elle raconte ?

-Je ne sais pas ! Mais Lilly de quoi je me mêle?

-Oh je comprends…vous faites comme si vous ne savez rien…mais en fait, la fillette aux cheveux noir de jais et au visage légèrement encombré de boutons s'arrêta un instant, et montra Ron et Hermione du doigt, mais en fait…vous savez bien qu'un jour où l'autre ça se fera, petits malins, va, Lilly se tourna ensuite vers la fille plus âgée qu'elle et continua, si Ronounet ne t'intéresse vraiment pas, laisses-le moi, je le trouve vachement sexy !

Harry essaya de ne pas s'esclaffer, il se mordit la lèvre inférieure mais sans grand succès.

-Oh toi Harry, tu l'es un peu moins mais ce n'est pas grave, si tu n'éprouve rien pour cette sotte de Ginny ou cette grosse vache de Cho, je pourrais peut-être te convaincre de…

Le Survivant s'arrêta un instant de glousser et jeta un regard noir à Lilly, qui, très mal à l'aise, ne s'empêcha de tirer sur ses vêtements.

-Bon…euh…eh bien…je vous laisse, les amis…à un de ces jours…

-Ouais, à un de ces jours Lilly ! aboya Hermione qui ne semblait pas s'être remise de l'humiliation qu'elle venait de lui faire subir.

Encore une fois, tous les élèves qui passaient dans les couloirs à ce moment-là s'étaient machinalement mis à écouter et toute la discussion serait ce soir, au dîner, un sujet favori et croustillant pour toutes les tables.

-Heureusement Harry qu'elle a un peu peur de toi, sinon elle ne nous aurait pas lâché, remercia son meilleur ami. »

La tension entre les trois sorciers avait baissé de plusieurs crans, de plus, lorsqu'ils arrivèrent à la Grande Salle, ils ne semblèrent plus fâchés.

Lorsque les trois amis s'assirent à leur table, et qu'ils faillirent reparler, plus calmement cette fois-ci, du journal intime de Ginny, Dumbledore qui venait d'entrer, lui aussi, prit la parole :

« Bonjour à tous ceux qui sont présents,

Harry remarqua qu'il y avait beaucoup de monde pour une après-midi, et il se remémora qu'ils avaient tous les trois cours de défenses contre les forces du mal, ensuite.

-Bonjour, répondirent tous les élèves tel un sel homme.

-Ce dont je vais vous parler à l'instant ne concerne que les dernières années, il n'est donc pas nécessaire à tous de prendre note, Dumbledore fit une pause, souri et fit un clin d'œil à Harry, j'aimerai aussi que ceux qui sont présents fasse passer leur camarade ce qu'ils auront entendus, es-ce clair ?

Le directeur de Poudlard prit ce silence comme une réponse positive. Il continua, lentement en lançant des regards à tous, derrière ses lunettes en demi-lune :

-Votre professeur de Défense contre les Forces du Mal, monsieur Baldwin, qui vous a fait cours jusqu'à aujourd'hui ne pourra plus assurer ses fonctions…

Ron, Hermione et Harry se regardèrent un instant. On pouvait lire dans leurs yeux qu'ils chercheraient par tous les moyens à savoir quelle en était la raison.

-Je vois bien que certains se posent des questions. Eh bien, le professeur Baldwin a été sauvagement attaqué la nuit dernière par un mangemort.

Dumbledore ne semblait pas plus affecté que cela par la nouvelle qu'il venait d'annoncer. Toujours d'un ton très calme, il poursuivit :

-En ce moment même, il est à l'hôpital Saint-Mangouste et apparemment, aux dernières nouvelles, ils auraient été soumis à un sortilège d'Imperium bien avant qu'il soit attaqué chez lui, et quelques heures après quelqu'un qui avait tenté de pénétrer dans sa mémoire, et avait échoué, l'a attaqué. Il semblerait que ce soit un loup-garou qui aurait été l'auteur de cette sauvagerie. Ces séquelles sont énormes, Archibald, a perdu la mémoire, et est schizophrène à présent, il n'a plus d'os dans les jambes, et sera peut-être un futur loup-garou…

Toutes ces informations laissèrent perplexe les élèves. Ils étaient tous partis dans de longues conversations sur le professeur Archibald Baldwin, sur la façon dont il enseignait les cours, et pleins d'autres choses encore.

-C'est vrai que le professeur Baldwin était un cas, laissa entendre Ron doucement.

Harry hocha tête. Malgré le fait qu'il était très étrange, il ressentait de la pitié et de l'affection pour cet homme. Lui-même avait perdu les os de ses bras, et savait que cela était douloureux…

Hermione n'ajouta rien de plus, elle paraissait perdue dans ses pensées.

Archibald Baldwin était un homme assez efféminé. Il était assez grand, et presque trop maigre. Son visage était long, mais proéminent au niveau du front, Seamus s'amusait généralement à dire qu'il ressemblait à une fraise sur un haricot vert géant. Il donnait l'impression de dormir peu et de pleurer souvent, car ses yeux étaient injectés de sangs et rougis. Son nez et sa bouche paraissaient petits et rapprochés l'un à l'autre. Même si ses longs cheveux blonds platines étaient toujours magnifiquement tirés et coiffés en une queue de cheval parfaite, sa barbe de cinq jours laissait à désirée. Il portait souvent des vêtements qui lui moulaient assez vulgairement le corps et de couleur peu ordinaire. Il pouvait très bien oser mettre une chemise violette, avec une cravate blanche, accompagnée d'une veste de même couleur, par-dessus un jean pour femme. Ce qui ressortait aussi, c'étaient ses pieds et ses bras qui donnaient l'impression d'être là, ballants. Harry, lorsqu'il y jetait un coup d'œil aimait imaginer que lorsque le professeur Baldwin était avec une femme (ou un homme, ce qui aurait été probable) il ne savait pas quoi faire de ses bras lorsqu'il l'embrassait.

-Je sais que c'est assez douloureux à entendre, reprit Dumbledore en faisant cesser toute conversation, donc à partir de demain, vous aurez un nouveau professeur. J'espère que vous serez aussi respectueux avec lui et aucun écart ne sera toléré ! De plus, maintenant, à l'adresse des septièmes années, pour les inscriptions pour le stage de deux semaines dans une entreprise à Pré-Au-lard, vous irez voir la directrice adjointe, professeur McGonagall. Si vous n'êtes pas présents sur les listes dans deux ou trois jours, ou même si vous ratez le départ dans quelques jours, vous serez dans l'obligation de rester à Poudlard !

-Dans quelques jours ? Ca veut dire qu'on part en stage, dans quelques jours ?!, s'exclama Ron en souriant bêtement.

-Oui Ron, dans quelques jours, répondit Dumbledore au jeune Weasley avant de finir, n'oubliez pas ! Dans deux ou trois jours, la liste devra être faites, n'attendez pas demain soir pour vous présentez à Minerva !

-Je sens que ça va être super ! Eclata de nouveau Ron, en parlant à ses amis.

-Oui mais moi ce qui m'intéresse c'est de savoir qui sera le nouveau professeur, fit Hermione, simplement…

-Et moi, pourquoi le professeur Baldwin a été attaqué , finit Harry, en scrutant Dumbledore, il y a forcément une raison !

Et vous, par quoi êtes-vous intéressez ? Je sais que 'Une Année Mouvementé' est censée être une romance, mais il faut bien planté le décor et puis un peu d'aventure, ça fait pas de mal :) Reviewez siwouplaît !