Voilà une suite pour la seule lectrice qui me reviews mdr (dark an devil time), donc voilà je suis contente de voir que tu as aimé le précédent chapitre, voilà le nouveau :)

C'est (re)parti pour un tour

Les jours passaient et se ressemblaient tous beaucoup. Dumbledore était revenu depuis pas mal de temps, et ne semblait plus avoir besoin de s'éclipser durant de longues semaines. Cependant, il restait souvent dans son bureau, et personne ne pouvait lui rendre visite. Même Harry avait tenté de lui adresser la parole mais il paraissait ailleurs, et ne se présentait aux élèves que dans la Grande Salle, pendant les dîners.

Ron en avait assez. Pourquoi sa sœur n'arrêtait pas de fixer Malefoy à chaque fois qu'ils se croisaient tous deux ? Le grand frère de Ginny avait tenté, avec tant bien que mal, de s'expliquer avec son camarade de cours, mais Draco n'avait pris la peine que de sourire à chaque questions telles que : « Qu'est-ce que tu as avec ma sœur ? » « Pourquoi tu la dévore des yeux, toi aussi, à chaque fois que tu la vois ? » Et, avec un mépris profond, le fils des Malefoy ponctuait toujours par : « Tu sais « Rourou-touffe-rousse » je m'en fiche pas mal de ta sœur, tu crois qu'elle m'intéresse ? Des traînées je peux en avoir à la pelle… » Comme vous devez le devinez, Ron ne laissait personne insulter sa petite sœur ainsi et les deux jeunes hommes finissaient par se bagarrer violemment, avant que Harry ou Crabbe et Goyle les séparent.

Il arrivait également à Ginny, d'assister à ses scènes. Elle était toujours bouleversée que Draco parle d'elle comme d'une moins que rien, mais elle éprouvait continuellement un trop plein de rancœur contre Ron, qui selon elle, se mêlait de ce qui ne le regardait pas. Heureusement qu'il était préfet-en-chef et qu'il ne se trouvait pas éternellement sur son dos, à la sermonner. Pour l'instant, elle ne ressentait rien pour Draco, mais elle avait un petit pincement au cœur lorsqu'elle se remémorait le baiser si doux dont elle avait eu le privilège de recevoir ; elle avait l'impression qu'à cette seconde près, Draco ce maudit garçon qu'elle haïssait tellement, était devenu un simple élève, doux et attentionné.

Elle ne confia ses pensées qu'à son journal intime car elle savait pertinemment que ses soi-disant amies la jugeraient. Elle se retrouvait donc seule, pour analyser la situation, et pour concocter un plan contre celui qui l'avait embrassé.

Hermione qui trouvait le comportement de Ginny assez étrange, lorsqu'elle se trouvait près d'elle, décida d'avoir une véritable conversation de fille avec elle, alors que la cadette se dirigeait vers son cours de défense contre les forces du mal :

« Ginny, attends deux secondes s'il te plaît…

-Hermy, je dois aller en cours, là…et toi aussi je crois !

-Oui, mais le cours de métamorphose peut bien attendre deux secondes, répondit la brune en tirant son amie par le bras.

Ginny n'en revenait pas, c'était l'intello des septièmes années qui disait cela ?

L'ancienne préfète l'emmena dans un coin assez sombre, et poursuivit :

- Ginny, en ce moment je te trouve vraiment bizarre…

-Tu sais Hermione, les filles durant leur période de menstruations ne sont pas toujours dans leur assiette, et en ce moment je suis en plein dedans, mentit-elle en s'adossant contre le mur.

-Je sais que tu ne me dis pas la vérité. Pourtant je pensais que nous étions amies, qu'on avait vécu des choses qui prouvent que je suis de confiance… tu pourrais me révéler ce qui te tracasse !

-Il n'y a rien du tout, ajouta Ginny dans un chuchotement, en baissant les yeux.

-S'il te plaît…je sais que tu désire quelqu'un qui t'aime pour ce que tu est…

La fille aux cheveux roux releva la tête. N'avait-elle pas déjà entendu une phrase semblable ?

-Mon journal intime… ?

-Non…non…je ne l'ai pas lu…je l'ai deviné !

-MENTEUSE ! Pourquoi mens-tu ? Tu l'as lu ou pas ?

-Non…ce n'est pas moi, ce fut au tour d'Hermione de baisser les yeux.

-QUI ?

-Ton…

-Mon… ?

-Ton frère…

-RON ???

Harry pendant ce temps là, avait une bonne raison de sécher le cours de métamorphose, il se dirigeait avec entrain vers le bureau du directeur de Poudlard.

Albus l'avait convié à venir à cette heure-ci pour qu'ils discutent de quelque chose d'important apparemment.

« Noisette de perlimpinpin » Cria le garçon avec la cicatrice au front pour pouvoir déboucher sur la fameuse salle tant convoitée.

« Bonjour Harry, approches, proposa Dumbledore qui était de dos et regardait par sa fenêtre. Mais où était passé Fumseck ? Pourquoi n'était-il pas sur son perchoir comme à son habitude ?

-Bonjour monsieur.

Harry s'assit sur une chaise en face du bureau et l'homme, avec ses lunettes légendaires à demi-lune, en fit de même.

-Je désire te parler de quelque chose, mais je ne veux pas que tu m'interrompes tant que je ne t'y aie pas autorisé et ne me pose pas de questions pour l'instant !

-Très bien monsieur.

Harry, se tortilla sur sa chaise et attendit pendant quelques minutes que l'homme âgé prenne la parole. Il le fit après avoir longuement réfléchi, sur comment il allait aborder la situation :

-Selon des sources sûres, Voldemort a déjà ou est sur le point d'envoyer un espion de son élite de mangemort pour réussir à nous nuire. Lorsque je cite « nous », je veux bien entendu parler de nous deux, Harry. Pour l'instant tu ne réalise sûrement pas ce que cela peut engendrer, car chaque années Voldemort à toujours essayé de t'atteindre, tu dois être habitué maintenant. Mais sache qu'aujourd'hui c'est très différent des précédentes fois où il voulait te tuer, cette année il va tout faire, mais vraiment tout. Même sans qu'on le sache, parmi les élèves, un a été corrompu par Voldemort, alors méfie toi de tout le monde…de TOUT LE MONDE…et je sous-entends aussi ceux auxquels tu as le plus confiance.

-Vous voulez dire Ron et Hermione ?

-Tout à fait. Il suffit même que ta chouette soit dans un état anormal pour que tu la soupçonne ! Mais ce n'est pas tout, comme je te lai confié, il veut aussi me nuire pour arriver à récupérer Poudlard. S'il y arrive, cette école deviendra maléfique et terriblement dangereuse !

-Mais le Ministère pourra l'arrêter…

-Tu oublie un détail, durant toutes ces années le Ministère de la Magie n'a rien pût faire contre lui et de plus, il peut très bien aussi prendre mon apparence, ou intégrer mon esprit après m'avoir tué…Pendant des semaines je fus aux abonnés absents, car j'avais des choses à régler, je devais aussi m'assurer que ce que l'on m'avait raconté était vrai et je me rends compte que oui. Maintenant je serai beaucoup plus présent, et plus attentif que jamais lorsque tu seras à Pré-Au-Lard…Au fait, t'es-tu inscrit ?

-Je l'ai fait hier, assura Harry en souriant.

-Bien…bien, semblait se répéter Albus en regardant le perchoir de Fumseck.

-Au fait monsieur où est Fumseck ?

-Il est en sécurité… »

« Je vais le tuer, je vais le tuer !

-S'il te plaît Ginny, gardes-le pour toi…

Hermione n'arrivait plus à calmer Ginny, cette dernière était dans une colère noire et depuis maintenant plus d'une heure elle marchait d'un pas pressé dans les couloirs de l'école en cherchant son frère.

-Tu crois ça ? Je vais le lui faire payer…

-Bon…hum…Ginny je dois te laisser, dit doucement Hermione en tournant les talons. Elle aperçut McGonagall qui fonçait droit sur elle.

-Mademoiselle Granger, ne partez pas, suivez-moi ! S'écria la femme avec un regard sévère. Inutile de savoir qu'Hermione se ferait passer un savon mémorable.

-Très bien madame.

Ginny, elle, ne semblait pas plus préoccupé que cela, elle continuait de chercher Ron et tout à coup, elle percuta quelqu'un.

-Nan mais tu pourrais faire attention, grogna Crabbe, l'un des gorilles connu de Draco.

-Et toi alors ?

L'adolescente prit du temps à reconnaître que ce fut Crabbe dans lequel elle venait de rentrer. Bien sûr, il fallait s'en douter, à côté se trouvait Goyle et Draco.

-Oh, comme on se retrouve ma petite rousse adorée…minauda Draco avec un sourire des plus malsains.

-La ferme, j'en ai marre de t'entendre me parler…

-Mais tu peux arrêter de mentir deux secondes ? Ouais les gars vous pouvez nous laissez ?...

-Ok, répondirent en chœur les deux frères, Crabbe et Goyle, et ils s'en allèrent sans demander leur reste.

-Bravo, ils sont dressés dis donc, comme de vrais toutous, fit sarcastiquement Ginny en les regardant se diriger vers la salle de potion.

-Oui, et j'arrive à faire ce que je veux d'eux…comme toi…

Draco prit la main de Ginny sans prêté attention au reste des gens autour d'eux, et la tira vers un mur, comme l'avait fait Hermione, une heure plus tôt.

-Lâches-moi Draco…et qu'est-ce que tu sous-entends quand tu dis que tu fais ce que tu veux de moi ?

-Il suffit que je vienne d'aguicher et tu ne me repousse même pas…ah ah, c'est si facile de jouer avec les gamines comme toi !

Et sans se contenir, la petite sœur lui mit une claque, qui résonna autour d'eux.

-Qu'est-ce qui t'as pris ?

Malefoy se frottait la joue (qui avait pris une teinte rougeâtre) car il avait terriblement mal.

-Tu joue avec moi et en plus tu lance des rumeurs totalement fausses sur moi ! Tu es vraiment qu'un salau…

-Ginny, Ginny, Ginny, tu apprendras vite qu'il ne faut faire confiance à personne…et puis avoue que les rumeurs sont croustillantes, n'est-ce pas ?

Derechef Draco se prit une gifle sur la même joue.

-Tu es susceptible à ce que je vois ? Tu es bien comme ton frère…Tu sais, je vais t'avouer un truc, j'aime te voir t'énerver, tu es si bête que ça en devient un jeu tellement excitant de te provoquer…

Ginny leva la main pour lui donner une nouvelle fois une claque, mais Draco fut plus rapide et lui retint la main.

-Jamais deux sans trois n'est-ce pas ? Mais cette fois-ci je ne te laisserais pas avoir le plaisir de me toucher, continua l'adolescent en tenant les bras de la jeune fille avec force.

-Tu te crois invulnérable, irrésistible mais dis-toi que toutes les filles te méprise, pauvre crétin, dit la sixième année en pensant qu'elle aurait pût cracher sur lui pour accentuer son envie de le tuer.

-Détrompes-toi, la plupart sont à mes pieds…tout comme toi… »

Précisément lorsqu'il finit sa phrase, il approcha docilement son visage de celle qu'il retenait prisonnière, ferma les yeux et n'hésita pas à effleurer ses lèvres. Il ré-ouvrit les yeux, fit un sourire qu'il pensait charmeur, et décida d'embrasser Ginny langoureusement. Il pressa de nouveau ses lèvres contre les siennes, et glissa doucement sa langue, qui se mit à faire une danse folle avec celle de Ginny. Il sembla que le temps s'arrêta un moment, et les deux jeunes n'avaient l'impression d'exister que pour l'autre. Draco reprit le dessus, sentant que la situation lui échappait et lâcha le bras de la fille.

Ils paraissaient tous deux troublés par ce baiser, cependant Malefoy, en retirant une mèche qui lui tombait dans les yeux, commença avec une voix qui se voulait railleuse :

« Je te l'avais bien dit, je suis irrésistible ! Quand tu veux on remet ça petite poupée…

-Très drôle Draco…Ne fait pas le gars qui n'est pas dérangé, je sais que tu as été ébranlé…

-Ah ah, moi je joue avec toutes les poupées que je veux, et cela resteras toujours un jeu…sur ce je te laisse…

Et comme la première fois, Draco s'en alla tel un voleur, en laissant Ginny seule, avec ses idées. Le garçon l'avait tellement surprise qu'elle en avait oublié son frère. Progressivement, elle retrouva ses esprits et se dirigea vers la salle des Gryffondor. Il fallait à tout prix qu'elle se venge, car lui-même l'avait avoué, c'était un jeu pour lui, et il avait réussi à mettre le doute en elle. L'aimait-elle ou non ?

Alors qu'en pensez-vous ? Et ne dîtes pas que là je ne privilégie pas la romance tant attendue ! XD

Bisous à tous