Blacky: Tu me fais rougir, là...

Thealie: Mais c'est pas moi, Merlin ! Voici donc la suite, mais pour le prochain chapitre, par contre, je peux pas vous dire combien de temps il faudra attendre...

Satya: Tu vas être contente, revoici Harry !

Yumi4: La voici, la voici, la voici ! Mais comme je l'ai déjà dit, il faudra être VRAIMENT patient pour la prochaine...

Mystick: Je répète que je ne suis responsable de rien ! Note qu'au moins les méchants sont s'en pris plein la gueule, ça défoule... Euh... tu as reçu mon mail ?

Onarluca: Tiens, toi aussi t'as eu des problèmes d'ordi ? Décidemment...

Alinemcb54: Tu as raison, l'espoir fait vivre ! Pour la bonne santé et la bonne mémoire, ça me semble assuré... Et... MERCI BEAUCOUP !

Cocbys: Ouh là ! Vous avez vraiment tous détesté cette fin, hein ? Mais je vous JURE que j'y suis pour rien ! J'devrais peut-être demander à Hilarity d'arrêter de terminer ces prochains chapitres comme ça, qu'est-ce que vous en pensez ?

Chapitre 18: Des vérités douloureuses

Madame Pomfrey était complètement hors d'elle.

Ron et Hermione avaient été soignés pour des égratignures et des contusions sans gravité, et tous deux allaient bien, mais Dumbledore ne voulait pas les autoriser à partir. Pas encore, avait-il dit. En temps voulu, en temps voulu.

Severus Snape, qui avait toujours été un patient peu disposé à se soumettre aux soins de la bonne infirmière, s'était plaint qu'il n'avait besoin d'aucune aide médicale, et qu'il allait tout à fait bien. Madame Pomfrey étant trop occupée pour se disputer avec lui, Snape avait donc pu se dissimuler dans les recoins les plus sombres de l'infirmerie.

Le cas de Sirius Black était tout autre.

"Retournez dans votre lit, Monsieur Black !", s'exclama pour la ixième fois Madame Pomfrey. Lorsque Sirius fit mine de l'ignorer, elle insista une nouvelle fois: "Laissez ce pauvre garçon tranquille, et retournez dans votre lit !"

Sirius avait fait apparaître une chaise et l'avait immédiatement tirée à côté du lit de Harry. Il avait passé les quinze dernières minutes à observer le garçon inconscient et ecchymosé, empêchant Madame Pomfrey de faire quoi que ce soit pour l'aider, à la grande contrariété de cette dernière.

"Vraiment, Monsieur Black ! Il ne va aller nulle part, et vous êtes blessé !"

"Poppy", appela Dumbledore. Ses yeux bleus pétillaient. "Je crois que nous pouvons nous permettre de laisser Monsieur Black jouer son rôle de parent pour l'instant."

Malgré un regard méprisant, Madame Pomfrey hocha la tête et se déplaça de l'autre côté du lit, marmonnant quelque chose sur l'état de Harry.

Sirius ne pouvait quitter des yeux le visage blême de son filleul endormi. Sa cicatrice était cachée par sa frange, et Sirius en était infiniment reconnaissant. Harry remuait de temps en temps, mais la potion censée lui assurer un sommeil sans rêves semblait fonctionner. Et Sirius en était également infiniment reconnaissant.

Lorsqu'ils avaient été transportés par portoloin à l'infirmerie, en compagnie de Snape, Sirius était à peine conscient, et en très mauvais point. Mais sa première et unique inquiétude était Harry, qui gisait dans ses bras, du sang coulant d'une profonde blessure à la naissance de ses cheveux.

Il avait pensé que Harry était mort.

Tout autour de lui n'était qu'une masse de couleurs floues, et il ne pensait qu'à Harry. Quelque part pendant que Harry était mis dans un lit, Pomfrey avait informé Sirius que le garçon était bien vivant, mais à peine.

Et Sirius s'était trouvé à ses côtés depuis lors.

"Sirius", dit doucement Dumbledore, qui se tenait au bout du lit de Harry. "Je dois insister pour que vous preniez vous aussi un peu de repos. Je vous assure que Harry est entre de bonnes mains, et nous allons placer un paravent autour de son lit, de sorte qu'il ne subisse aucun dérangement."

Pour la première fois durant cette dernière heure, Sirius leva les yeux et hocha la tête. "D'accord, mais donnez-moi le moins de potions possible."

"Je crains que cela soit hors de mes compétences", répondit Dumbledore en riant.

Se levant avec un grognement et un tressaillement, Sirius se dirigea vers le lit dans lequel il était supposé se trouver depuis qu'ils étaient arrivés. Il devait admettre, bien qu'il répugne à le faire, qu'il était plutôt confortable.

En un clin d'oeil, Madame Pomfrey se retrouva soudain devant lui, en train de lui administrer potions et sortilèges.

"Sirius", commença Dumbledore, forçant un peu sa voix pour couvrir le bruit du paravent qui était installé autour du lit de Harry et les marmonnements désapprobateurs de Madame Pomfrey. "Avez-vous eu des nouvelles de Remus ?"

Sirius leva un sourcil, puis le fronça en direction de Madame Pomfrey. Il retira son bras d'un coup sec, ce qui le fit tressaillir, et l'infirmière en profita pour lui reprendre le bras, assez énergiquement. "Non. J'aurais dû ? Je pensais -

"Il était chez lui toute la journée, oui", l'interrompit Dumbledore. "Toutefois, il était censé prendre part au... raid organisé contre les Mangemorts ce soir. Il n'était pas chez lui lorsque je suis allé le chercher."

Sirius était trop occupé à se battre avec Pomfrey pour prendre la pleine mesure de ces paroles. "Il n'était pas avec nous, si c'est où vous vous voulez en venir. AÏE !"

"Monsieur Black !"

"Poppy, je crains que vous ne deviez nous excuser un moment".

A nouveau, Pomfrey fusilla Dumbledore du regard, mais elle se retira du côté de Ron et Hermione.

"Maintenant, êtes-vous sûr que vous n'avez réellement eu aucune nouvelle de Remus aujourd'hui ?", continua Dumbledore, faisant apparaître une chaise et la tirant vers le lit. Il croisa ses mains et plongea ses yeux dans ceux de Sirius.

"Euh... hé bien, euh, juste un peu. Nous, hem, avons parlé un peu, mais il m'a dit qu'il allait rentrer chez lui, et c'est tout ce que je sais." Sirius frotta nerveusement son bras.

Dumbledore hocha la tête, soupira, et se leva. "Très bien, si vous en êtes sûr."

Sirius fut une nouvelle fois attaqué par Pomfrey, ce qui, pour le moment, l'arrangeait plutôt.

Lorsque Harry se réveilla, sa tête était en feu.

Pendant un instant, il fut tenté de crier au secours, puis il réalisa sa sottise. Sa tête n'était très certainement pas en feu, par contre il n'avait absolument aucune idée de l'endroit où il se trouvait, si ce n'est qu'il était entouré de blanc et qu'il était très probablement mort.

Peut-être que c'était le ciel, alors.

Mais pourquoi est-ce que sa tête était sur le point d'exploser ?

Une fois que sa vue se fut ajustée à son entourage - autant que le peut une mauvaise vue, c'est-à-dire - il sut soudain exactement où il se trouvait. L'infirmerie ! A Poudlard !

Et alors il se rendit compte qu'il savait où il était, et qui il était, et ce qui s'était passé, et le déploiement de ces diverses émotions manqua lui refaire perdre connaissance.

Il pouvait se rappeler de tout.

Il y avait eu une bataille. Et Sirius - Sirius était là ! Et, oh non, et s'il était mort ?

Il devait se lever; pour découvrir où ils étaient tous. Il devait aussi trouver ses lunettes, ou ses deux premiers buts étaient sans espoir.

Une voix le fit sursauter si fort qu'il en tomba presque de son lit.

"Ah, Monsieur Potter !" Dumbledore ! "Vous êtes -"

"Harry !" Une autre voix. Sirius ! Et un mouvement flou d'une forme si indéfinissable qu'il aurait pu s'agir de n'importe qui avec des cheveux noirs s'effondrant à ses côtés.

Des mains rencontrèrent les siennes, et Harry se mordit la lèvre inférieure pour ne pas pleurer. Il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle il se sentait si malheureux tout d'un coup. Il savait surtout qu'il ne pouvait pas voir clairement Sirius, et que ça ne faisait qu'empirer son mal de tête.

"Tu es vivant", croassa Harry, surpris que sa voix soit à ce point enrouée. Sirius s'étrangla. "Bien sûr que je suis vivant", murmura-t-il. "C'est à toi..." Un autre étranglement, et Harry fut entraîné dans une étreinte, des bras forts enveloppant son corps encore douloureux. Il essaya de ne pas tressaillir, et se laissa plutôt aller dans les bras de son parrain, enfouissant sa tête contre son épaule.

"Je crains qu'il ne faille discuter de beaucoup de choses", dit Dumbledore, qui se tenait au pied du lit. Pomfrey tournait nerveusement derrière lui.

Sirius se détacha de Harry et lança très probablement un regard à Dumbledore, mais Harry ne pouvait pas le voir. "Maintenant ? Il vient seulement de... pas maintenant, Professeur !"

"Il n'y a pas de moment adéquat, Sirius. S'il vous plaît, asseyez-vous là et écoutez, mais ne dites rien. Je dois comprendre ce qui s'est passé. Vos plaintes et vos objections n'aideront pas les choses." Une autre chaise fut amenée, et Harry regarda stupidement Dumbledore s'asseoir de l'autre côté de son lit et lui tendre une paire de lunettes. Harry les enfila, et le monde prit un brusque relief. Sirius attrapa ses mains.

"Maintenant, Harry -"

Des bruits de pas retentissants et le claquement de lourdes portes interrompirent la conversation. Dumbledore se leva, les sourcils froncés, et sortit derrière le paravent. Sirius fit mine de le suivre, mais Harry ne voulait pas le laisser partir.

"Sirius..."

"Je -"

Dumbledore réapparut, et il portait l'expression d'une colère soigneusement dissimulée. "Sirius, venez avec moi. C'est urgent."

Le regard de Harry passait nerveusement d'un homme à l'autre, et son front était plissé. "Maintenant, Sirius", le pressa Dumbledore. Harry sentit qu'il aurait dû faire une objection au départ de Sirius, mais il ne dit rien, choisissant à la place d'avoir l'air simplement dérouté.

A contrecoeur, Sirius se leva. Il ne lâcha pas immédiatement les mains de Harry, mais seulement une fois que Dumbledore l'eut appelé pour la troisième fois. Il serra alors la main droite du garçon, et s'en alla.

"Il y a du nouveau", déclara immédiatement Dumbledore. Sirius fronça les sourcils en voyant un groupe d'Aurors se tenir près des portes de l'infirmerie.

"Sirius Black", commença l'un des Aurors. Sirius reconnut immédiatement Kingsley Shacklebolt. "Venez avec nous, s'il vous plaît." Sirius fronça à nouveau les sourcils, mais s'exécuta.

"Êtes-vous capable de monter sur un balai, Sirius ?", demanda un autre Auror - cette fois, il s'agissait d'Emmeline Vance.

"Aussi capable que possible, je suppose. Mais qu'est-ce -"

"Ne posez pas de questions, contentez-vous de nous suivre, s'il vous plaît."

Le groupe conduisit Sirius hors du château et sur le terrain de Quidditch, où plusieurs balais planaient à quelques centimètres du sol. Chacun des Aurors en enfourcha un, et Kingsley montra à Sirius celui qu'il devrait utiliser. Sirius réussit à l'enfourcher rapidement, et Kingsley prit la tête du groupe.

"Alastor Moody est déjà là-bas", cria-t-il, et il décolla.

Le voyage les ramena à l'emplacement de la bataille. Du ciel, Sirius put voir les restes du feu, et la quantité assez excessive de brûlures et de dégâts commis. Et il put aussi voir un petit comité de personnes se tenant près de l'entrée de la maison.

Tandis que leur groupe descendait, Alastor Moody leva les yeux et fit un signe de tête à Kingsley. Ils atterrirent juste à quelques mètres du reste de l'équipe. Sirius trébucha en descendant de son balai, qu'il passa ensuite par-dessus son épaule, comme il le faisait au temps où il était joueur de Quidditch.

"Black !", grogna Moody pour tout salut. Sirius se contenta de froncer les sourcils encore une fois.

L'autre moitié du groupe était surtout composée de Médicomages, qui étaient penchés sur le sol et examinaient quelqu'un. "Est-ce que l'un des Mangemorts - "

Moody rit et indiqua le corps sans vie d'un Mangemort au nez très cassé. "Aucune vigilance, celui-ci."

"Alors qu'est-ce qu'il se passe ?"

"C'est Lupin."

"Remus ?", s'exclama Sirius. Il se fraya un chemin à travers les Aurors, et deux Médicomages s'écartèrent pour le laisser passer. Ce qu'il vit lui retourna l'estomac, estomac qui lui tomba ensuite dans les talons.

Remus était étendu sur une civière. Il était tellement couvert de sang que, si Moody n'avait pas précisé de qui il s'agissait, Sirius n'aurait jamais deviné qu'il voyait son ami le plus cher. Tombant à genoux, Sirius leva l'une des mains de Remus, la serrant doucement.

"Qu'est-ce qui s'est passé ?", croassa-t-il.

"Après avoir vidé les lieux, expédié les corps, et envoyé le reste à Azkaban, on a contrôlé la maison, et on a trouvé celui-ci en train de cuisiner celui-là pour obtenir des informations que celui-là n'avait pas."

"Monsieur Lupin a trois côtes cassées, un bras cassé, un genou tordu, le nez cassé, une blessure au couteau dans le bas du dos, et des traces d'argent dans le sang. Il a aussi été soumis à l'endoloris pour une période d'au moins trois minutes, peut-être plus. Et une possible commotion cérébrale, quoique cela soit le moindre de ses problèmes pour l'instant", expliqua un Médicomage.

Sirius ne pouvait pas croire ce qu'il entendait. Comment Remus pouvait-il avoir été là tout ce temps ? Était-il dans la bataille ? Et s'il l'était, alors pourquoi n'était-il pas rentré avec eux ? Pourquoi n'était-il pas simplement resté chez lui ?

Ses réflexions furent interrompues par un Médicomage: "Mais il vivra. On l'emmène à Sainte Mangouste immédiatement."

"Pourquoi est-ce que vous me vouliez ici ?", demanda Sirius, sans quitter des yeux son ami. Il renifla bruyamment pour s'empêcher de pleurer.

"Vous êtes son ami, et lorsqu'on l'a trouvé il était encore conscient. Il a demandé où vous étiez."

Quelqu'un mit la main sur son épaule. "On préfèrerait que vous restiez avec lui à Sainte Mangouste."

Sirius hocha la tête en automate, mais ensuite la meilleure partie de son cerveau se mit en marche.

"Vous ne pourriez pas l'emmener à Poudlard ? Je ne peux pas laisser Harry, et -"

"Il a besoin de plus d'aide qu'on ne peut lui en administrer à Poudlard, Black", répondit Moody de sa voix bourrue. "Et si vous ne pouvez pas laisser le garçon, alors restez à Poudlard On vous tiendra au courant de son état", ajouta-t-il, indiquant Remus. "Mais on doit le sortir d'ici immédiatement."

"Reculez !", cria un Médicomage, et la civière sur laquelle Remus était étendu s'éleva dans les airs.

Avec un bruit sec, l'équipe entière disparut, laissant Sirius seul avec les Aurors. Il fixait l'endroit où Remus était couché, sans bouger, sans rien voir, et complètement paralysé.

"Allez, Black", grogna Moody. "Nos balais nous attendent."

Sirius disparut lui aussi avec un bruit sec.

N/T: Et voilà ! C'était le dernier chapitre pour l'instant publié par Hilarity. Je lui ai écris un mail pour l'encourager à continuer, j'attends sa réponse. Je vous tiendrai au courant de l'évolution de la situation sur mon profil, ok ?