Let me be

Auteur : Sahad.

Note : réponse aux reviews !

Onarluca : Heureuse que ce début de fic te plaise... Ça va encore en faire une en chantier... Je suis incurable !

Sei.Yukino : T'inquiète, t'es pas la seule à pas avoir reconnu le Kôkô ! Lol ! Comme quoi, ej dois pas être une bête en descriptions, honte à moi !

Florinoir : Merci pour l'encouragement ! C'est vrai que c'est facile de lancer des début, c'est plus dur de poursuivre !

Jenni944 : Voilà la suite !

Letti : On appelle la suite à l'accueil !

Mayu-chuu : Voici the suite, mais je sais pas si la continuation ira aussi vite : je m'approche inexorablement du terrible cauchemar des lycéens, le BAC ! Il est possible que je ne poste pas du mois de juin ! Désolée !

Gabrielle /Essaye de pas tomber à la grande claque/ Je t'envoie la suite /Peur de Dark-Gabi/

Dstine /Rire/ C'est vrai que t'as dû lire ce chapitre au moins des dizaines de fois ! Je te propose de découvrir une suite avec les autres !

The-Koruni : Gogo-kun arrive /le "gogo" est fait exprès! Je pouvais pas le laisser à la ramasse, ne ? Lol. Je pense essayer de faire apparaître un peu tout les persos, c'est pas dit que j'y arrive mais je vais faire de mon mieux. Si ça peut te faire plaisir, Gojô est un des persos clés de cette histoire. Du moins dans ma tête pour le moment ! Lol !

Tsukiyo Yanagisawa : Pour les pairings j'ai quelques idées, mais chut ! C'est effectivement une vieille fic mais je l'ai un peu revue pour changer quelques passages et en rajouter parfois. J'espère que cette suite te conviendra !

Bonne lecture, les gens !

Chapitre 2 :

Le rouquin entra en premier dans la cellule qui allait être leur chambre. Il sentit la main de Gokû se glisser dans la sienne alors que les deux lacs d'or embrassaient la pièce avec curiosité. C'était une chambre très simple : un lit superposé dans un coin, un bureau et une chaise, ainsi qu'une porte qui devait conduire aux toilettes. Le jeune châtain lâcha sa main pour aller jusqu'au lit :

« Kô, je peux prendre celui du haut ? »

« Si tu veux... » répondit l'intéressé en se forçant à sourire.

« Merci ! »

Les yeux de l'aîné se baladèrent encore sur ce qui l'entourait... Il ne passerait qu'une année ici, après il serait majeur et serait transféré dans une vraie prison. Et Gokû ? Que deviendrait-il ? Pourrait-il se débrouiller seul ? Kôgaiji serra les poings, préoccupé par cette perspective d'avenir : il considérait à présent le jeune châtain comme la seule famille qu'il ait jamais eue et il n'acceptait pas l'idée de s'en séparer. De plus, son cadet s'était muré dans l'innocence de l'enfance, il n'en était que plus naïf, plus fragile...

« Kô, pourquoi tu fais une tête si triste ? » demanda subitement Gokû.

« Ce n'est rien... » se força à sourire le rouquin.

« J'aime pas quand tu dis ça, ça veut dire que tu penses à quelque chose qui te fais mal... » grimaça l'adolescent.

« ... » les deux émeraudes le fixèrent avec surprise puis un sourire étira ses lèvres. « Avec toi, je n'ai pas de pensées tristes... »

Gokû laissa échapper un rire enfantin et alla se nicher dans les bras de Kôgaiji qui le serra contre lui avec tendresse.

POV Sanzô

Je surveille la cou, encore... Il fait frisqué, je garde ma clope au bec. Pas que ça soit d'un grand réconfort mais bon... Les gamins ressemblent à des gamins comme les autres... J'ai encore du mal à croire ce que m'a dit Hakkaï : que ce môme, Gokû, qui a un comportement de petit garçon, soit accusé de meurtre... Si c'est vraiment le cas, d'après ce que j'ai compris, il ne doit même pas s'en être rendu compte. Je les cherche du regard et les trouve tous les deux assis dans un coin, le plus jeune causant pour quatre ou cinq et le rouquin souriant...

''Leurs actes ne sont que le résultat de quelque chose...''

FIN POV

Le blond soupira : il était bien placé pour le savoir. De leur côté, Gokû et Kôgaiji discutaient sans se rendre compte que le jeune pion les observait. Le jeune châtain continuait à babiller :

« C'est vraiment grand ici ! Et puis on reste ensemble ! On devrait être bien ici ! »

« Tu as raison... » sourit son aîné.

« Mais on est ici... Parce qu'on a fait quelque chose de mal ? » demanda soudainement Gokû.

« ... » le rouquin hésita. « Oui, c'est ça. »

« Alors on est méchants ? » poursuivit-il.

« Non... » lui sourit Kôgaiji. « Il fallait faire tout ça... Sinon, on serait morts. »

« Moi, je veux pas te voir mort... » souffla le jeune châtain. « Et je veux pas mourir non plus... »

« Tu crèveras pas, Gokû... » répliqua son ''grand frère''. « Et je ferais tout pour que tu restes en vie. Je me souviens t'avoir déjà promis de te protéger. »

« Merci, Kô, grand frère... »

Gokû se bouina contre le rouquin, lui faisant sentir sa reconnaissance et l'amour fraternel qu'il lui portait. Une voix attira leur attention :

« Comme c'est mignon... ! » ironisa un adolescent aux cheveux bleus. « Moi aussi, je veux un câlin ! »

Leur interlocuteur se tenait devant eux, bras croisés, un sourire moqueur aux lèvres ; toute une petite bande l'entourait. Kôgaiji fronça les sourcils, desserrant un peu son étreinte sur son ''petit frère'', prêt à se battre. Mais Gokû intervint :

« Laissez grand frère tranquille ! »

« ... ! » le visage de leur vis-à-vis s'obscurcit l'espace d'un instant avant que le sourire moqueur ne se redessine sur ses lèvres. « Oh ! Suis-je bête ! C'est beaucoup mieux de venir en famille ! Maman est dans le coin ? »

« Ça suffit. »

Le groupe se divisa en deux, laissant passer un rouquin aux cheveux mi-longs retenus par un bandeau, sur sa joue gauche se dessinaient deux cicatrices, il portaient des vêtements larges et déchirés par endroits ; il s'avança jusqu'à celui aux cheveux bleus et lança :

« Qui t'as permis d'empiéter sur mon territoire ? »

« Go-Gojô... ! » souffla son interlocuteur.

« J'ai accepté d'arrêter les hostilités si toi et ta bande ne veniez pas semer la pagaille sur mon territoire. »

Les deux adolescents se dévisageaient tels un prédateur et sa proie. Kôgaiji se tourna vers un garçon qui était non loin de lui :

« Qui c'est ? »

« Shâ Gojô... » répondit-il avec, dans sa voix, un mélange de crainte et de respect. « Il est arrivé il y a trois mois. Il a 17 ans et a réussi à tenir la bande dominante d'ici en respect... ! »

« Seul? » s'étonna Kô en remarquant le nombre assez important d'adolescents qui s'étaient regroupés.

« Non, il y avait un autre type avec lui... » répliqua son interlocuteur. « Nataku. »

« A deux, il ont terrassé une bande d'une vingtaine de mecs? »

Le rouquin reporta son attention sur gojô et sur le chef de bande, ce dernier semblait se recroqueviller encore et encore sous le regard écarlate. Gojô lança :

« Barrez-vous. »

« Bien, patron ! »

En quelques instants tout l'attroupement s'était dispersé. Kôgaiji et Gokû fixaient leur ''sauveur'' qui vint s'asseoir à côté d'eux :

« Ça va ? »

« Ça va ! » répondit le jeune châtain en souriant.

Si Gojô avait été surpris par le ton enfantin de Gokû, il préféra ne pas relever et se contenta d'hocher la tête :

« Vous êtes nouveaux ici, non ? Je me souviens pas de vos visages... »

« On est arrivés aujourd'hui... » lui confirma Kôgaiji quelques peu sur ses gardes.

« Ah bon... » les deux rubis scrutaient la cour d'un air attentif.

« Tu ne nous demandes pas pourquoi on est là ? » reprit le rouquin, toujours méfiant.

« Ça me regarde ? » demanda son vis-à-vis en les considérant. « Et quand bien même ça me regarderait, tu m'en parlerais ? »

Kôgaiji était à la fois étonné et surpris du raisonnement de ce garçon, il était assez différent de l'idée qu'il s'en était fait au premier abord ; il se détendit un peu. Gojô semblait surveiller les alentours et murmura :

« A midi, je bouffe avec Nataku. Vous vous joignez à nous ? »

« D'accord ! » s'exclama Gokû, heureux.

« Si Gokû veut, y a pas de problèmes... » répondit son ''grand frère''.

« Alors comme ça, vous êtes frangins ? » lâcha leur copain.

« Pas au sens biologique du terme... » rétorqua Kôgaiji. « Un jour, je t'expliquerais... »

Gojô acquiesça d'un signe de tête. La sonnerie stridente retentit, les adolescents se séparèrent ; Sanzô avait observé la scène, il avait pensé à intervenir mais s'était abstenu en voyant Gojô : il avait surveillé ce rouquin depuis son arrivée et avait remarqué qu'au fond, c'était quelqu'un en qui on pouvait avoir confiance. Les cours ayant repris comme dans une école normale, le blond alla faire un petit tour pour voir si personne ne les séchait...

« Hakkaï... Puis-je vous poser une question ? » demanda la secrétaire.

« Mais je vous en prie, Yaone... » sourit le brun en posant une tasse de café sur son bureau à l'attention de la jeune femme.

« Merci... » elle prit la tasse. « Pourquoi avoir choisi ce métier ? Vous êtes diplômé de grandes écoles très réputées, vous pourriez trouver bien mieux... »

« Eh bien... » le jeune homme regarda par la fenêtre, toujours un sourire aux lèvres. «Je pense que beaucoup de jeunes ne font pas ces horreurs d'eux-mêmes, à quelques exceptions près... Je pense que ce sont les circonstances qui y sont pour beaucoup. »

« Comment ça ? » demanda-t-elle, intriguée.

« Pourquoi certains jeunes volent-ils ? » lui sourit-il.

« Parce qu'ils ont envie de ces choses qu'ils les prennent... ? » supposa-t-elle. « L'Homme désire ce qu'il n'a pas. »

« C'est une théorie intéressante... » admit Hakkaï. « Mais ne la trouvez-vous pas un peu cruelle ? »

« La réalité est cruelle. » répondit Yaone, son regard perdu dans son café.

« Je ne suis pas totalement de votre avis... » avoua le brun. « Je pense que s'ils volent c'est parce qu'ils ont faim... Je parle des jeunes. »

« Je vois mal des jeunes manger des portefeuilles, des cartes bleues, des CDs, des livres, etc... » répliqua la jeune secrétaire.

« Bien sûr, il y a de tout, mais je peux peut-être vous raconter une histoire... » murmura-t-il. « C'était il n'y a pas si longtemps, à ce moment-là j'étais le psychologue de cet établissement... A cette époque, je pensais comme vous, mais j'étais loin de penser qu'un adolescent allait changer du tout au tout ma façon de voir les choses... »

FLASH BACK

« Allez ! Avance ! »

Un garde colossale poussait dans les couloirs un adolescents aux poignets liés, lui frappant au passage la tête contre les murs. Le jeune garçon criait de douleur, l'homme lui décrocha une gifle puissante pour le faire taire :

« Tu vas fermer ta gueule, oui ! »

Le garde l'amena dans une salle où trônait un bureau imposant derrière lequel se tenait un jeune homme brun qui le regardait, impassible. Ses lunettes lui donnaient un air sévère ; le garde fit asseoir sans douceur l'adolescent sur une chaise et sortit. Le brun considéra l'enfant d'un air indifférent, presque las :

« Comment t'appelles-tu ? »

« ... Mon nom ne vous regarde pas... ! » grogna le blond sur la défensive.

« Répond aux question. » lâcha sèchement le psycholoque. « Tu n'es pas vraiment en mesure de la ramener. »

L'adolescent se renfrogna, ses doigts trituraient les menottes qui enserraient ses poignets ensanglantés. Le brun ouvrit le dossier qui se trouvait sur le bureau et le compulsa.

« Genjô Sanzô, 15 ans, accusé de vol et de coups et blessures volontaires aggravés. »

« ... » le jeune garçon ne répondit pas.

« Tu as agressé un homme, lui donnant sept coups de couteau, il est à l'hôpital et a échappé à la mort de justesse. » lança Hakkaï d'un ton de reproche. « On peut savoir pourquoi ? »

« ... » les yeux crépusculaires semblaient hypnotisés par ses liens de fer.

« C'est parce qu'il était riche ? » demanda le brun d'un ton froid. « Tu avais besoin d'argent ? De te défouler ? De te sentir supérieur ? »

«... » le blond se taisait toujours.

« Répond ! » ordonna le psychologue. « Ce n'est pas le moment d'avoir un semblant de remords ! »

« Mais... Je ne regrette rien. » répliqua finalement l'adolescent.

« Quoi... ? » les yeux émeraudes s'écarquillèrent.

Hakkaï cilla un instant. Le jeune garçon avait parlé d'un vois monocorde, comme si ce qu'il avait fait n'avait aucune importance ; son geste ne l'avait absolument pas touché. Les deux émeraudes où régnait la surprise se remplirent, en quelques instants, de mépris pur et dur.

« Tss... Pour les gamins comme toi, c'est pas le pénitencier juvénile qu'il te faudrait, c'est la maison de correction... »

Sanzô haussa les épaules d'un air blasé, comme si son sort ne l'inquiétait nullement alors que sa tempe et ses poignets étaient déjà en sang le premier jour de son incarcération. Il murmura :

« Rien ne peut être pire. »

« Pardon ? » Hakkaï le dévisagea avec perplexité.

Mais un garde entra dans la pièce et le mutisme du garçon se prolongea. Le garde demanda :

« Dois-je l'emmener ? »

« Oui... » répliqua le brun en se remettant de sa surprise. « Conduisez-le à sa cellule. »

Le garde s'approcha et releva brusquement le jeune garçon qui n'émit aucune protestation à ce traitement. Ils allaient quitter la salle lorsque le jeune blond murmura :

« Un homme meurt comme un homme et un chien comme un chien. »

FIN FLASH BACK

« A-ano... Sanzô? » s'étonna-t-elle. « Il... Il était ici ? »

« Hai... » acquiesça Hakkaï. « Il y a bien plus à raconter sur lui et ce n'est sûrement pas ces quelques paroles seulement qui m'ont fait revoir mes opinions... Mais ce jeune garçon m'a intrigué... »

« Je ne l'aurais... Jamais cru... » souffla la jeune femme.

« Bien des personnes ne l'auraient pas cru en le voyant... Et pourtant, cet endroit lui a laissé des marques indélébiles... »

Sanzô soupira et passa une main sur sa nuque. Il grimaça en sentant une marque dans son cou... Brûlure qui ne disparaissait pas et qu'il camouflait par une chaîne argentée. Il soupira à nouveau et s'alluma une autre cigarette. Décidément, trop de choses lui revenaient tout à coup à l'esprit...

A SUIVRE !