Let me be
Auteur : Sahad.
Note : réponse aux reviews.
Onarluca : voici la suite, avec beaucoup de retard, je l'admet. Mais j'ai des parents chiants, c'est tout ce que e peux dire.
Dstine : Moi aussi, je t'aime. Ça va être dur de pas se voir pendant 1 an... Bouhou ! Tu vas me manquer !
Hentaï-chan : Lol ! Désolée pour les fautes, il est vrai que je ne regarde plus beaucoup... Enfin, pour ce qui est de l'intrigue... Ben c'est intriguant pour moi, dans ma tête je veux dire... J'ai l'histoire, mais pour ce qui est de la coucher sur du papier, c'est plus dur... Argh ! Surchauffe !
Léti : Contente que le chapitre précédent t'aie plu ! J'espère que celui-ci aussi... ?
Seilin : Moi ? Sadique ? Mais nan... Argh, cette fausse auréole m'étrangle ! Bon, oui, c'est vrai, je suis sadique... Et j'adore ! Muahahaha ! Je sais que les chapitre sont courts, mais déjà que pour ça je mets trois siècles, qu'est-ce que ça serait avec des chaps de 45 pages, ne ?
Gabrielle : Voili voilà ! Contente /chibi eyes/
Karasu999 : Mais ils sont toujours mignons ! Même quand ils souffrent ! Surtout quand ils souffrent ! Muahahaha ! Mode-of-tarée... ! Ahem... Excusez-moi. Je voulais dire, ils sont mignons en toute circonstances, ce sont des bisho, ne ?
Sei : La voilà, la voilà... Désolée pour l'attente.
Bonne lecture, les gens.
Chapitre 5 :
Gojô était sagement retourné en cours après l'incident Sanzô, mais ce n'était néanmoins pas pour écouter le cours : il demeurait pensif, se demandant ce que pouvait bien avoir le blond. Ce type l'avait empêcher de faire des bêtises dignes d'un gamin de collège, il n'aimait pas le voir dans cet état... Lorsque la sonnerie libératrice retentit, il fut l'un des premiers dehors et parti au pas de course vers l'infirmerie ; chemin faisant, il croisa une tête qu'il connaissait bien :
« Dokugakuji ? Ça va pas ? »
L'intéressé releva la tête, le fixant. Il avait une clope au bec, comme d'habitude, mais ce qui intriguait vraiment Gojô, c'était le regard vague qu'il avait, un regard douloureux... Que c'était-il donc passé ?
« Sanzô va bien ? » demanda le rouquin.
« Il va mieux... » répliqua le pion.
« Il s'est passé quelque chose ? » voulu savoir Gojô.
« Retourne en cours. » fut la seule réponse qu'il obtint.
Renfrogné, l'adolescent obéit néanmoins. Il comprenait que Dokugakuji n'allait pas très bien mais il en ignorait la raison. Il n'écouta bien sûr rien du cours suivant, l'esprit torturé par des questions sans queue ni tête à foison ; ce fut Kôgaiji qui le tira de ses pensées :
« Qu'est-ce qu'il y a ? » chuchota ce dernier.
« Sanzô me préoccupe... » rétorqua Gojô.
« Sanzô ? » répéta son voisin de table sans comprendre.
« Le pion blond. » précisa le kappa. « Il a l'air d'aller franchement mal... Et je comprend pas pourquoi... »
« Ça te taraude à ce point ? » s'étonna Kôgaiji.
« Ce mec a fait beaucoup pour moi... » s'expliqua Gojô. « Je lui dois beaucoup, c'est tout. »
Son interlocuteur hocha la tête, signe qu'il avait compris, puis il reporta son attention sur le cours, ou du moins c'était ce qu'il semblait faire. Gojô se replongea dans ses pensées, tant et si bien qu'il ne prêta plus attention à rien de ce qu'il se passait autour de lui.
De son côté, Kôgaiji avait bien du mal à rester concentré : il avait une espèce de douleur bizarre qui parcourait son corps, l'impression que quelque chose de démangeait... Il se mordit la lèvre inférieure pour penser à autre chose mais c'était bien en vain. Qu'avait-il ? Non, en fait, il ne se posait pas la question, il le savait : cela faisait longtemps qu'il n'en avait plus pris. C'était la seule réponse possible, il n'en avait plus pris depuis qu'il était là et il commençait à en ressentir des effets... Son regard se posa sur ses mains : elles tremblaient. Il se mordit une nouvelle fois la lèvre inférieure, il fallait qu'il trouve une solution, il commençait à avoir mal à la tête tant son crâne était rempli des pulsations de son propre cœur... ! Ses yeux se tournèrent vers Gojô, peut-être que...
OoO
Hakkaï soupira à nouveau en avalant une nouvelle gorgée de café, son regard prouvait qu'il était plongé dans ses pensées, dans ses souvenirs...
« J'ai laissé Sanzô dans sa cellule, pour moi, c'était la seule place que pouvait occuper un criminel... A chaque fois que j'y repense, je me demande encore comment j'arrive à regarder Sanzô en face à présent... »
Yaone considérait son supérieur avec intérêt, écoutant attentivement la suite de son histoire. Le brun avait un étrange sourire aux lèvres, à la fois tendre et triste...
FLASH BACK
Les bagarres étaient fréquentes et bien plus violentes à ce moment-là. Mais à vrai dire, c'était le rôle des surveillants de s'occuper de ça ; Hakkaï se moquait bien de ce qu'il pouvait leur arriver, ce n'étaient que des criminels après tout...
« Je vais te faire la peau, connard ! »
Le psychologue tourna la tête, son attention attirée par ce haussement de voix. C'était une nouvelle bagarre... Plusieurs adolescents semblaient vouloir se battre entre eux, des vétérans des lieux pour la plupart...
« Tss... » Hakkaï allait en détourner les yeux lorsque quelque chose attira à nouveau son attention : un éclair blond.
Sanzô était là, debout, fixant les cinq adolescents qui lui faisaient face. Ils devaient avoir deux ou trois ans de plus que lui... Mais il semblait passablement désavantagé par sa carrure : il avait un corps fin, il n'était pas spécialement grand et semblait d'une fragilité excessive... Le grand brun demeura interdit, regardant la scène.
« C'est pas parce que t'es le chouchou d'un de ces cons de pions qu'on va te laisser vivre ! » ricana l'un d'entre eux.
Le petit blond ne répondit rien, regardant simplement ses adversaires à tour de rôle. Son visage était de marbre, pourtant, on sentait déjà une grande tension au sein du petit groupe... Hakkaï n'avait toujours pas bougé, observant tout simplement le déroulement de la chose. Celui qui semblait être le chef de la petite bande eût un sourire mauvais :
« Alors ? Ça devrait pas t'emmerder une bagarre, paraît que t'as déjà buté quelqu'un... »
Sanzô ne bougea pas, son visage toujours impassible, son regard s'étant figé dans celui du chef de bande. Un coup de vent passa, soulevant ses mèches de cheveux, faisant ressortir tout à coup la couleur crépusculaire de ses yeux, lui donnant un aspect étrange. L'un des jeunes voyou eût une hésitation, se redressant imperceptiblement ; mais le chef reprit :
« J'ai entendu dire que t'avais buté ton père, hein, couillon ? »
Hakkaï écarquilla les yeux : son père ? Il n'y avait rien de tel dans son dossier... ! Même s'ils n'étaient plus ensemble, le lien de parenté aurait été mentionné... Il porta son attention sur le visage du jeune blond : celui-ci n'affichait plus du tout la même expression, ayant laisser son masque de marbre aux oubliettes, il affichait à présent un regard haineux et ses traits étaient déformés par un mélange de colère et de dégoût.
« Ce n'était pas... Mon père... ! » grinça-t-il.
« Ouais, c'est ce qu'on dit... » ricana son adversaire.
« Retire ça. » Sanzô avait serré les poings.
« Pas question. » répliqua le chef de bande.
« Retire ça ! » ordonna à nouveau le blondinet en haussant la voix.
« Non ! »
Ce simple mot fut comme un déclic : Sanzô je jeta sur l'adolescent avec une rage non dissimuler et la seule chose que l'on pouvait percevoir qui se dégageait de lui c'était cette envie de meurtre. Le chef de bande devait l'avoir compris car son visage perdit toute trace de courage et il se mit à appeler ses comparses à grands cris, ceux-ci répondant comme de vulgaires chiens aux ordres de leur maître.
FIN FLASH BACK
Hakkaï but une dernière gorgée de café et reposa sa tasse vide dans l'évier. Yaone était suspendue à ses lèvres, sa tasse toujours à moitié pleine dans les mains. Le brun poussa un soupir, regardant à nouveau la cour...
« Ils se sont battus sauvagement... Et je n'ai pas levé le petit doigt pour les arrêter. Je restais là, à regarder ce gamin blond qui se battait avec toute la force de la colère... »
« Vous ? Vous n'avez rien fait ? » s'étonna sa secrétaire.
« Oui... C'est surprenant, n'est-ce pas ? Aujourd'hui encore, j'éprouve une certaine honte en y repensant... » avoua-t-il.
« Et comment cette histoire s'est-elle terminée ? » demanda alors la jeune femme.
« Sanzô a fini à l'infirmerie, mais il a envoyé certains de ces voyous à l'hôpital... J'étais intrigué par ce que j'avais entendu et j'ai décidé de faire quelques recherches... De mon côté... »
« Et... Qu'avez-vous trouvé ? » souffla Yaone.
Hakkaï tourna vers elle un regard peiné, son sourire était triste ; il passa une main dans ses cheveux brun, ramenant quelques mèches en arrière.
« Et bien... »
OoO
Sanzô s'était quelques peu remis de son mal de crâne et déambulait à nouveau dans les couloirs. Il savait que les gosses étaient toujours en cours, ce n'était donc pas eux qu'il cherchait, mais bel et bien son collègue. Il avait été des lus stupides et des plus égoïstes avec Dokugakuji, il souhaitait au moins s'excuser. Ses pas résonnaient dans les couloirs, il connaissait ce bruit, depuis longtemps, il le connaissait même trop bien...
Il secoua la tête pour éviter de trop repenser au passé et poursuivit sa route en accélérant le pas. Où pouvait bien se trouver son collègue ? Il pestait ferme et aurait continuer longtemps s'il n'avait pas entendu du bruit derrière lui ; se retournant, le jeune pion reconnu l'un des enfants :
« Nataku ? »
L'adolescent lui jeta un regard à la fois inquiet et peiné, il se mordilla la lèvre inférieure, ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Sanzô regarda ce petit garçon au cheveux de jais refermer sa bouche d'un air désolé et s'approcher de lui pour lui saisir la manche de sa chemise. Nataku la serrait fortement entre ses doigts et la secoua doucement, comme s'il avait voulu attirer l'attention du blond.
« Hey... Qu'est-ce qu'il y a ? »
Sanzô s'agenouilla pour se mettre à peu près à la même hauteur que le jeune garçon. Celui-ci lui lança à nouveau un regard douloureux sans que le surveillant ne puisse le comprendre. Que voulait-il dire ? Il cessa de secouer le bras du jeune homme, fixant tristement le sol.
« Quelque chose ne va pas ? C'est Gojô ? » tenta de comprendre son aîné.
Nataku secoua négativement la tête. Non, ce n'était pas Gojô. Quelque chose d'autre inquiétait l'adolescent muet, mais Sanzô ne parvenait pas à comprendre... De plus, il était rare que Nataku vienne le voir : la seule fois qu'il était venu le chercher, c'était lorsqu'il avait trouvé Gojô adossé à un mur, inconscient, une trace carmine sur le mur... Qu'est-ce qui pouvait donc être assez grave pour que Nataku vienne le voir ?
La sonnerie retentit. L'adolescent leva la tête, lança un dernier regard au blond, tout aussi chargé de douleur, et s'en alla en courant. Le blond demeura un long moment pensif : que se passait-il ?
OoO
Nataku était retourné en cours, ne sachant s'il était en colère ou triste. Pourquoi ne le comprenait-on pas ? Pourquoi n'arrivait-il pas à parler, même dans ces cas-là ? Il fallait pourtant qu'il y arrive ! Mais Gojô n'était pas dans sa classe, ni même Gokû... Comment les prévenir ? Il demeura un moment pensif, se torturant l'esprit : il sentait bien que quelque chose n'allait pas chez Kôgaiji, mais ni Gojô ni Gokû ne semblaient le remarquer... ! Il leva la main pour attirer l'attention du professeur et désigna la porte, l'adulte l'autorisa à sortir, ce qu'il fit sans demander son reste. Il s'attarda dans les couloirs en évitant soigneusement de se faire voir : il avait besoin de réfléchir.
Il devenait urgent de faire comprendre ce qu'il se passait. Nataku soupira profondément, il avait espéré que Sanzô aurait compris... Mais ça n'avait pas été le cas...
« Nataku ! »
L'intéressé tourna la tête : l'un des murs de l'établissement possédait une ouverture grillagée qui donnait une bonne vue sur l'extérieur. Une jeune fille de son âge s'y tenait, souriante. Nataku la connaissait bien, ils avaient été amis avant même qu'il vienne dans cet endroit : Ririn était la seule qui s'inquiétait vraiment de savoir ce qu'il pensait, même si Gojô s'y intéressait aussi, elle était plus forte que lui lorsqu'il s'agissait de le comprendre. Il courut jusqu'au grillage, elle colla sa joue contre le fer froid, le jeune garçon déposa un baiser sur sa peau douce.
« Ça faisait longtemps... » murmura-t-elle.
Le jeune garçon acquiesça d'un signe de tête : ils ne s'étaient pas vu depuis plus d'une semaine alors qu'ils avaient pour habitude de se voir tout les jours. Les deux cours étaient collées l'une à l'autre mais n'étaient en contact que par un grillage... Nataku fit un mouvement de la tête, lui posant une question muette.
« J'étais pas là... Je me suis battue avec une fille, elle est allée à l'infirmerie et moi je suis allée en isolement... Je t'ai beaucoup manqué ? » rit-elle, un brin de malice dans les yeux.
Nataku hocha la tête. Oui, elle lui avait manqué. Comment le contraire aurait-il pu être possible ? Ils avaient fait la même connerie et avaient partagé tant de choses ensemble... Ils étaient tous deux orphelins mais ils se suffisaient, ils étaient chacun la famille de l'autre et n'avaient rien besoin d'autre. Frère et sœur, rien de plus...
« Toi aussi... » sourit-elle, puis son sourire s'effaça un peu en remarquant l'air préoccupé qu'arborait son ''frère''. « Ça ne va pas ? »
Le jeune garçon secoua négativement la tête, son visage affichait un air à la fois triste et perplexe, ce qui intrigua un peu plus son amie.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
A SUIVRE
Sahad : c'est pas bien long, désolée, j'ai essayer de me dépêcher un peu... J'espère ne pas avoir trop bâclé ce chapitre...A la prochaine, les gens !
