Let me be

Auteur : Sahad.

Note : Je vais finir par croire que je radote beaucoup mais désolée pour l'attente, c'est pas simple de marier études supérieures (même si on glande pas grand-chose) et créativité.

Note 2 : réponse aux reviews !

Smirnoff : Hey, hey ! Alors comme ça on attend le lemon avec impatience ? Et bien faut prendre ton mal en patience, ma grande. Désolée, mais je crois que dans l'histoire, le moment est un peu mal choisi... Lol. Je suis vache, hein ? Meuh !

Karasu999 : Ririn est effectivement apparue, je ne sais toujours pas si d'autres persos vont apparaître ; je pense que c'est peut-être un peu trop d'essayer de tous les caser dedans, mais bon... On verra bien !

Jenni944 : voilà la suite.

Seilin : Contente que tu aimes ! Mais j'ai décidée d'être un peu sadique... Muahahaha ! Ne t'inquiète pas, les explications viendront en temps et en heure.

Dstine : Merci ma Dstine ! Je sais que c'est court mais vu que maintenant je les tape pendant les cours de bureautique, ça prend énormément de temps... Désolée. J'espère que tu verras la uite depuis l'Irlande. Kissous !

Onarluca : Merci du compliment ! Espérons que celui-ci sera à la hauteur !

Lily-kohai : Toi aussi, tu aimes ce tandem ? Cool ! Mais j'ai peur de te décevoir à la fin de cette histoire... Enfin, bon, vive les sales gosses quand c'est pas nous qui les avons !

Fanderpg : Contente ! Lol ! Mais bon, même si ce chapitre est... Enfin, tu verras, comme j'ai dit à Seilin, les explications viendront en temps et en heure. Courage !

Bonne lecture, les gens.

Chapitre 6 :

Kôgaiji était dans sa chambre, la nuit était tombée et Gokû dormait déjà profondément. Le rouquin était assis sur son lit, pensif ; sa main droite se crispait sur son avant-bras gauche avec force, les ongles s'enfonçaient sous la peau en minces croissants de lune qui se tintaient de rouge. Il déglutit et fixa le tiroir du bureau : il l'avait rangée là et l'envie le démangeait d'aller la chercher. Mais il ne devait pas, non... Peut-être n'aurait-il plus la chance d'en posséder une...

Gokû émit un faible gémissement, faisant sursauter son aîné qui se leva et se percha sur la pointe des pieds pour le voir : le petit brun dormait toujours. Kôgaiji lâcha un soupir de soulagement et se rassit sur son lit. Il n'avait absolument pas sommeil, il n'y avait qu'elle qui peuplait ses songes... Le sommeil venait à lui manquer. Il se sentit soudainement nauséeux et jugea bon de s'allonger, cela passerait sûrement... Avec un peu de temps...

OoO

« Mr. Hakkaï ! » l'interpella une voix féminine.

« Ah, bonjour Yaone. » la salua le directeur en accompagnant sa phrase d'une légère inclination de la tête. « Avez-vous bien dormi ? »

« Pour tout vous dire... Non. » avoua-t-elle. « Je ne peux pas m'empêcher de penser à cette histoire que vous m'avez racontée... »

« Je comprend... Cette histoire est assez marquante, mais vous ne l'avez pourtant pas vécue... » sourit tristement Hakkaï en traversant la porte de son bureau. « Vous mourez d'envie d'aller parler à Sanzô, n'est-ce pas ? »

« Eh bien... Oui... » souffla la jeune femme, l'y suivant. « Il y a tellement de choses que j'aimerai savoir... »

« Sur son passé ? » supposa le brun.

La secrétaire acquiesça d'un signe de tête. Cette histoire l'intriguait au plus haut point, il y avait encore quelques petites choses qu'elle ne parvenait pas totalement à saisir. Mais plus que ça, elle regardait les autres enfants de ce pénitencier avec un regard peu à peu différent... Elle ne parvenait toujours pas à chasser de son esprit qu'à ses yeux, ils étaient des criminels ; mais son esprit semblait admettre qu'ils ne l'étaient pas tous volontairement ou du moins que quelque chose les avait menés à agir de la sorte.

Un soupir de Hakkaï la ramena dans le bureau dans lequel ils se trouvaient, il affichait toujours cet air légèrement peiné, comme s'il se rendait coupable du malheur de ces adolescents...

« Sanzô... N'apprécierait pas qu'on le questionne là-dessus... C'est du moins ce que je crois, je n'ai jamais eu le courage de lui reposer des questions sur ce qu'il s'était passé... Je ne suis au courant de certaines choses que grâce à Dokugakuji. »

« Dokugakuji ? » répéta Yaone sans comprendre.

« Oui... » approuva Hakkaï. « Lui-même... Je vous mentirais si je disais que j'ai sauvé Sanzô... Car c'est grâce à lui si Sanzô est là... Avez-vous remarqué la petite chaîne qui pend à son cou ? »

« Ou-Oui... » acquiesça-t-elle. « Mais... Quel rapport ? »

« Je me souviens lorsque Dokugakuji et moi l'avons trouvé...C'est une nuit que je n'oublierai jamais... » le regard émeraude du directeur glissa lentement vers les abysses de sa mémoires.

FLASH BACK

« Tout est en ordre. » murmura Dokugakuji. « Les adolescents seront de retour de l'hôpital d'ici peu... »

« Cela fait tout de même deux mois. » grogna Hakkaï.

« Tout est en ordre. » répéta le jeune pion d'un ton plus sûr.

Le psychologue haussa un sourcil et soupira : il ne cherchait plus à comprendre ce jeune homme qui semblait être sûr de détenir la vérité. D'ailleurs que savait-il ?

« Dites, Sanzô est toujours en isolement ? » demanda soudainement le surveillant, brisant ainsi un lourd silence qui s'était glissé entre eux.

« Bien entendu... » répliqua Hakkaï.

« Monsieur ? » s'étonna Dokugakuji. « Votre voix semble moins sûre qu'il n'y a quelques mois... »

L'intéressé haussa les épaules en guise de réponse : bien sûr que sa voix était moins sûre, avec ce qu'il savait ! Mais cela ne faisait que peaufiner l'idée qu'il s'était faite du petit blond. Mais le jeune pion ne semblait pas vouloir se taire :

« Vous savez ce qu'il lui est arrivé ? »

« Parce que vous le savez ? » ironisa le psychologue.

« Malheureusement... » soupira son vis-à-vis.

Hakkaï s'arrêta net, bientôt imité par le jeune homme, celui-ci le fixa d'un regard indéchiffrable. Il attendait vraisemblablement quelque chose... Son aîné réfléchit un moment puis lâcha :

« Si vous parlez de la victime, oui, je suis au courant. »

« Apparemment, Sanzô aurait fait une belle erreur... » répondit Dokugakuji. « Savez-vous les détails de l'histoire ? »

« Il a tué cet homme pour lui prendre le peu qu'il avait, je suppose... » marmonna son interlocuteur.

« Ce n'est pas vrai ! »

Le jeune pion se retourna presque brutalement, faisant face au jeune psychologue, ce dernier sursauta d'ailleurs, n'ayant jamais vu le jeune brun dans cet état. Dokugakuji dévisageait son supérieur avec une insolence toute nouvelle, il s'en rendit compte et détourna les yeux :

« Il... Il a tué cet homme parce que... »

« Vous savez quelque chose ? » demanda alors Hakkaï.

« ... » le surveillant baissa un peu la tête. « Il... Je l'ai entendu parler... Il lui arrive de parler tout seul, comme si quelqu'un était en face de lui... »

Le psychologue le considéra un long moment avant de prendre un air pensif, il ne s'était pas beaucoup penché sur la question qui semblait vraisemblablement plus profonde. Il eût un mouvement de tête :

« Allons le voir. »

Dokugakuji hocha la tête et l'invita à le suivre. Ils marchèrent un long moment dans les bâtiments et traversèrent de nombreux couloirs jusqu'à ce qu'ils arrivent dans un coin plus sombre. Les murs étaient délabrés, des trous s'étaient faits dans les parois de béton, il devait y avoir une fuite dans l'un d'eux car le mur s'effritait plus vite que les autres. Hakkaï n'aimait pas cet endroit, les cachots de détention n'étaient pas le meilleur des lieux à visités mais ils étaient suffisants pour les punis...

« C'est là... » murmura soudainement son vis-à-vis en désignant une lourde porte en bois usée.

Hakkaï hocha la tête, Dokugakuji prit ses clés et en glissa une dans la serrure, elle tourna dans un bruit sinistre, rapidement suivi par le long râle de la porte. Elle donnait sur une pièce plongée dans l'obscurité, on ne voyait rien à plus de un mètre...

« Sanzô, Mr. Hakkaï désire te parler. »

Il n'obtint aucune réponse. Ce n'était pas très surprenant du point de vue de Hakkaï, il s'attendait à voir l'adolescent sortir de la pièce d'un pas lent, comme tous ceux qui passaient par les cellules d'isolement... Mais en jetant un coup d'œil au jeune pion, il comprit que quelque chose n'allait pas ; le surveillant s'avança un peu :

« Sanzô ? »

Seul le silence lui répondit une nouvelle fois, Dokugakuji tendit la main vers l'interrupteur et alluma la lumière. Les deux hommes eurent un hoquet de surprise, pétrifiés par le spectacle qui s'offrait à eux : le jeune blond était là, devant eux, la tête ballante, ses cheveux cachaient son visage mais ses membres ne bougeait pas, son corps dans la continuité de la corde qui le raccrochait à une poutre du plafond. Hakkaï en était bouche bée et ce fut Dokugakuji qui le ramena à la réalité : le jeune homme se précipita et détacha l'adolescent, le prenant dans ses bras. Son cri de douleur transperça le silence et se répandit dans le couloir ; ce cri glaça le sang du psychologue mais il pouvait y lire comme dans un livre... Ce cri déchirant était la plus grande preuve d'amour qu'il lui avait jamais été donnée d'entendre...

Dokugakuji serrait le corps inerte du jeune garçon contre lui, ses phalanges en devenaient blanches tant il le serrait. Des larmes brûlantes perlaient sur ses joues, alors que peu à peu il sentait un vide grandir en lui...

« Sanzô... Nande... ? Sanzô... ! »

FIN FLASH BACK

Yaone dévisagea Hakkaï avec un mélange de crainte, de surprise et d'incompréhension. Elle secoua la tête doucement puis souffla :

« Comment est-ce possible ? Sanzô est... Bien là ! »

« Oui... » approuva son supérieur. « En réalité, nous sommes arrivés au bon moment... Sanzô n'était pas mort, seulement inconscient. Lorsqu'il s'est mit à tousser, nous l'avons directement emmené à l'hôpital puis il est revenu ici et est allé à l'infirmerie. Il n'avait plus besoin de grands soins... »

OoO

Sanzô arriva à la hauteur de son collègue :

« Oi, Doku. »

« Sanzô ? » s'étonna ce dernier. « C'est rare de te voir près du bâtiment des cellules d'isolement, d'habitude tu le fuis comme la peste. »

« Je sais... » grogna le blond. « Je viens te voir pour autre chose... »

Le brun dévisagea son ami avec surprise et hocha la tête, ils sortirent dans la cour déserte et il s'assit à même le sol, Sanzô préférant rester debout. Le blond sortit une cigarette qu'il alluma.

« Encore en train de te pourrir les poumons ? » sourit Dokugakuji.

« Doku, t'es mal placé pour me faire ce genre de remarque. » répliqua son jeune collègue.

« Toujours aussi aimable qu'une porte de prison... » soupira son vis-à-vis. « Bon, qu'est-ce qu'il y a ? »

Sanzô demeura un moment silencieux, ne soufflant dans le vent qu'un vague nuage de fumée de temps en temps. Dokugakuji patientait : il était habitué aux longs silences du blond ainsi qu'à sa réserve ; il était rare que Sanzô se confie... Ce ne fut qu'au bout de longues minutes que celui-ci ouvrit enfin la bouche :

« Doku... J'ai un problème... »

« C'est ce que tu m'as dit la dernière fois, tu radotes, mon grand... » répondit l'intéressé. « T'as été voir Hakkaï pour tes problèmes de souvenirs ? »

Sanzô, toujours adossé au mur et le regard vague, secoua négativement la tête. Il reprit d'une voix éteinte, comme un enfant prit en faute :

« Je ne suis pas taré... »

« C'est pas question d'être taré ou non ! » soupira Dokugakuji. « Mais tu as un problème, là, maintenant ! Et tu as besoin d'aide ! »

Le blond ne répondit rien, se contentant de lâcher un nouveau soupir de fumée, gardant sa cigarette à la bouche. Non, il n'irait pas : il n'avait pas besoin d'un psy, il n'était pas dingue. Il... Il devait être dans une mauvaise passe, voilà tout. Pourtant...

« Bah, ça passera... finit-il par murmurer.

- ... Sanzô... J'ai pas à te dire ce que tu dois faire, mais c'est un conseil d'ami : va voir Hakkaï... répondit le brun. Ça ne te coûte rien...

- Si... répliqua son ami. Ma fierté.

- Fous-la de côté ! s'exclama Dokugakuji qui commençait à s'emporter. J'te rappelle que c'est pas la fierté qui nourrit son homme !

- Je sais... répliqua Sanzô. Mais je n'irai pas voir un psy, je ne suis pas timbré.

- Timbré ? répéta son collègue comme s'il s'agissait de la pire des insultes. Et tous ces mômes ? Ils sont timbrés ? Parce qu'ils doivent voir Hakkaï ?

- C'est pas pareil...

- C'est exactement la même chose ! s'énerva-t-il. Tu as besoin d'être assister !

- J'aurais pas dû venir te voir. »

Ces paroles tombèrent dans la conversation comme la misère sur le monde, Dokugakuji ouvrit la bouche une première fois mais aucun son n'en sortit, ce ne fut qu'à la deuxième tentative qu'il parvint à formuler sa phrase :

« Sanzô... Nande... ?

- J'aurais pas dû venir... Je le savais... ajouta le blond.

- Sanzô... souffla son ami.

- Je devrais le savoir depuis le temps... continuait le jeune homme.

- Mais qu'est-ce que tu racontes ? articula le brun.

- ça fait longtemps que je ne suis plus un enfant... »

Et sur ces quelques mots, il jeta son mégot et s'éloigna sous le regard troublé de son aîné. Sanzô retourna errer dans les couloirs, perdu dans ses pensées. Oui, il n'avait plus 15 ans, il n'avait plus à aller se placer sous l'aile de son ancien compagnon. Il devait s'en sortir seul... Et il y parviendrait.

--- A SUIVRE !

Sahad : Yatta ! Et un chapitre en plus, enfin ! Yahou ! Bon, ok, vu la taille et le temps que j'ai mis, y a pas de quoi festoyer... Mais bon, j'espère que ça vous plaira toujours, les gens ! A plus !