Let me be
Auteur : Sahad.
Note : J'espère que mes quelques erreurs ne vous auront pas trop embrouillés... Sincèrement désolée.
Note 2 : réponses aux reviews !
Onarluca : Merci ! A la prochaine !
Smi-chan : Kikou Smi-chan ! Contente que cette petite fic te plaise et oui tu as deviné juste (sauf que je ne sais pas à quelle drogue je voulais qu'il soit accro donc je ne le précise pas dans l'histoire). Mais bon, tu sais, ils sont un peu tous couillons dans leur genre, c'est pas leur faute. Héhé... !
Kyochan95 : Merci pour ta lecture ! Et oui, j'ai honte de l'avouer mais j'ai bien merdé dans mon histoire avec les prénoms... Désolée. Mais merci de m'en avoir fait la remarque ! Grâce à toi, l'histoire va reprendre son cours normal ! Merci encore !
Chapitre 8 :
Sanzô se rendit au bureau de Hakkaï, songeur. Il haussa un sourcil en constatant que Yaone le regardait d'un air inhabituel... Bah, peu lui importait. Il ouvrit la porte de son supérieur hiérarchique et attendit sagement qu'il lui dise d'entrer ; ceci fait, il pénétra dans la pièce et eût droit à un nouveau regard inhabituel :
« Sanzô... Ce sang... ? » souffla le brun.
« Hein ? » suivant le regard de son vis-à-vis, le blond jeta un coup d'œil à sa chemise. « Ah... C'est un des mômes... »
« Un des mômes ? » répéta le psychologue d'un air inquiet.
« Ouais... Faudrait p'têt que t'ailles le voir... » proposa Sanzô. « Quoique je peux peut-être m'en occuper... Mais je ne suis pas un pro. »
« J'irai le voir au moins pour voir son état... » murmura Hakkaï. « De qui s'agit-il ? »
« Du jeune Kôgaiji qui est arrivé récemment. » répondit le surveillant en s'asseyant et en s'allumant une nouvelle cigarette.
« D'accord... » le regard émeraude se posa sur lui et un voile d'amusement passa sur le visage de son supérieur. « Tu ne devrais pas fumer autant... T'en es à combien ? »
« ... J'en sais rien, je compte plus le nombre de fois où j'en demande à Doku alors que j'en ai encore... » répliqua-t-il.
Hakkaï esquissa un sourire puis reporta son attention sur son ordinateur. Il ne leva pas les yeux de l'écran mais Sanzô savait qu'il lui parlait :
« Je regardais justement un dossier... »
« Celui de Gokû ? » demanda son interlocuteur.
« Non... » nia-t-il. « Celui de Nataku. »
« Nataku ? » répéta le blond, surpris. « Pourquoi ? »
« C'est à la demande d'une gamine d'à côté... Je ne sais pas si tu vois qui c'est, il s'agit de Ririn. »
« Non, ça ne me dit rien... » avoua Sanzô.
« Elle m'a dit que d'après lui, quelqu'un avait un problème. Elle n'avait pas très bien compris parce que Nataku semblait très nerveux... » expliqua le brun. « Et si j'en crois ce que tu viens de me dire... Il y a des chances pour que ça soit Kôgaiji. »
Le jeune surveillant en resta muet, puis réfléchissant un peu, il se souvint du comportement bizarre de l'adolescent aux cheveux de jais... Il avait essayé de le prévenir, et lui, il n'avait rien compris. Il soupira n se massant la tempe et se leva :
« Je vais me changer. »
OoOoO
Gojô avait passer son heure de cours à repenser à ce que lui avait dit le jeune brun. Kôgaiji avait apparemment des problèmes mais est-ce qu'il avait le droit de s'en mêler ? C'était délicat. Ils ne se connaissaient pas tant que ça et s'il y mettait son grain de sel, ça ne serait peut-être pas très bien venu... Il soupira et passa sa main dans ses cheveux rouges, les ramenant en arrière. Il aperçût Kôgaiji dans le couloir et hésita : y aller ou non ? Bah, il fallait bien qu'il s'en fasse une idée ! Il n'était pas du genre à laisser ses potes crever la gueule ouverte ! Il se rapprocha de son ami en quelques enjambées rapides :
« Salut Kô. »
L'intéressé releva la tête vers lui et là, Gojô crût qu'il allait pousser un cri, aussi bien de surprise que de peur : son vis-à-vis avait une tête à faire peur, ses cernes dénonçaient un manque de sommeil évident et son teint était bien pâle.
« Salut... » finit tout de même par lui répondre le rouquin.
« Heu... Tu te sens bien ? » se hasarda Gojô. « T'as une tête qui ferait fuir ma grand-mère... Enfin, elle est plus là, mais je suis sûr qu'elle pourrait rassembler tous ses morceaux et partir en courant ! »
La plaisanterie fit naître un sourire sur les lèvres de Kôgaiji, il se passa la main sur le visage et murmura :
« Ça se voit tant que ça... ? »
« Suffisamment pour que Gokû s'inquiète... » répondit son interlocuteur en haussant les épaules. « Et moi aussi maintenant. »
« Ah... Il s'en fait... » sourit tristement l'adolescent. « J'essaye pourtant d'être comme d'habitude... »
« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda alors Gojô. « T'as l'air crevé... Tu dors, au moins ? »
« J'essaye... » répondit Kôgaiji.
« Eh, mon vieux... Tu sais que si t'as un problème, tu peux en parler ? » lui rappela son ami.
« Merci, Gojô... » répliqua-t-il. « Mais je crois que ça va aller... »
L'intéressé le considéra encore un moment avant d'hocher la tête : si le rouquin avait un problème, il viendrait le voir. Il n'avait pas à lui forcer la main, aussi retourna-t-il dans sa propre classe. Kôgaiji alla dans la sienne, bien qu'il n'y prêta pas grande attention, son corps le faisant encore souffrir. Il ne voyait plus que ça et n'entendait plus que ça : son corps douloureux. Ce fut une bousculade involontaire qui le ramena à lui : le cours était fini et les élèves sortaient.
Le rouquin sortit à son tour de la pièce et alla dans la cour, il ne savait pas et n'avait pas envie de savoir s'il avait encore cour dans la journée ; de toute façon, ça ne lui servait à rien puisqu'il savait à peine lire et écrire. La seule chose qu'on lui ait vraiment appris, c'était compter l'argent et basta. Pourtant perdu dans le monde de son esprit où résonnait sa douleur, une voix l'appelant attira son attention.
« Hé, toi ! »
Le rouquin stoppa, il releva vaguement la tête en une question muette.
« Oui, c'est à toi que je cause ! »
Le regard de l'adolescent se porta vers un grillage dans le mur de la cour, une jeune fille aux cheveux orangés s'y tenait et l'appelait vraisemblablement. Par un effort de volonté, il alla jusqu'au grillage où il s'adossa, se tenant les bras et tremblant comme s'il avait froid.
« Nataku m'a parlé d'un garçon... » lui murmura-t-elle. « C'est toi ? Celui qui va pas bien ? »
Kôgaiji ne lui adressa qu'un bref coup d'œil et reporta son regard sur la cour, il n'avait même pas envie de s'énerver, pourtant il lâcha :
« Qu'est-ce que vous avez tous à me demander ça ? C'est vot' B.A. de l'année ? Si oui, tourne-toi vers quelqu'un d'autre, tu veux ? »
« Oh là, tout doux. » grogna la jeune fille. « Je fais que poser une question, moi. »
« Justement, on m'en pose trop et je n'aime pas ça. » répliqua sèchement le rouquin.
« Bon, ok. On est mal partis... Je m'appelle Ririn. » se présenta-t-elle.
« ... » il lui lança un nouveau coup d'œil et finit par répondre. « Kôgaiji. »
« T'as pas l'air au mieux de ta forme... » lui fit remarquer Ririn.
« On me le dit souvent en ce moment... » grommela son interlocuteur.
« Tu trembles comme une feuille... T'as froid ? » l'interrogea-t-elle.
« Ouais. Non. J'sais pas... » grimaça le rouquin. « J'ai mal partout... Mal... »
L'adolescente le considéra un moment en silence, comme pensive ; puis elle s'approcha un peu de lui et demanda plus bas :
« T'es en manque ? »
Pour toute réponse, son vis-à-vis lui lança un regard à la fois interrogateur et surpris. Elle haussa machinalement les épaules et sourit :
« Les gens qui n'y ont pas touché ont du mal à s'en rendre compte... Mais pour quelqu'un qui est passé par là, c'est évident... »
« T'es passé par là ? » répéta Kôgaiji, presque incrédule.
« Pas moi directement, mais mon frère, oui... » murmura-t-elle. « D'ailleurs, tu lui ressembles beaucoup... Mais bon, il est crevé maintenant. »
« Charmant... » sourit Kôgaiji d'un air fatigué.
« C'est bien pour ça que je te le dis : ça fait mal mais il faut tenir le coup. » lui souffla-t-elle. « Même si t'as mal à en crever, faut tenir le coup, ok ? »
Kôgaiji hocha vaguement la tête et se détacha du grillage. Il se foutait bien de ce qu'on pouvait lui dire maintenant. A vrai dire, ils le soûlaient tous un peu de vouloir absolument savoir s'il allait bien ou non, ça ne les regardait pas, c'était son corps, pas le leur. Elle le faisait marrer, celle-là, cette Ririn qui causait comme si elle savait ce que ça faisait... Mais personne ne pouvait comprendre comme ça faisait mal ! Il avait l'impression qu'un brasier s'était allumé en lui et chacune de ses veines semblaient vouloir le démanger... Il ressentait également un grand vide en lui, comme si, à la place de ses poumons, il y avait un trou béant...
Mal... Mal... ! Mal ! Ce mot tambourinait dans sa tête. Mais il fallait qu'il tienne le coup... Au moins jusqu'au soir... Juste ça... Peut-être que ça passerait d'ici là... ? Peut-être que tous ces cons l'auraient oublié... Peut-être que...
« Kôgaiji ! »
Putain, c'était trop beau... ! Il se retourna et se retrouva face à l'homme qui l'avait ''accueilli'' ici, un peu comme le grand maître de la maisonnée. Cette idée fit naître un sourire moqueur sur son visage mais Hakkaï ne s'en offusqua pas :
« Il faudrait que nous parlions... Tu as un petit peu de temps ? »
« Non, désolé. »
Sur ces quelques mots, il se détourna et commençait à s'en aller lorsque la main du brun le retint par l'épaule :
« Tu sais, si tu as besoin de quelque chose, il suffit de le dire... » murmura le psychologue. « Les gens ne lisent pas dans la tête des autres, c'est pourquoi il faut expliciter ce qu'il y a en toi, pour qu'on comprenne et qu'on t'aide... »
« Ah... Ok... J'essayerai... » promit vaguement l'adolescent en repoussant d'une main celle de son aîné.
Hakkaï soupira en laissant le jeune garçon partir : son métier était d'aider les jeunes qui le demandaient, il n'obtiendrait rien en le forçant... Peut-être valait-il mieux attendre le soir... ? Il se détourna et se rendit dans son bureau. Yaone lui adressa une question muette à laquelle il ne répondit pas, il retrouva Sanzô qui s'était changé :
« Alors ? »
« Comme tu dirais, il m'a joliment envoyé balader... Sauf que toi ça serait plus vulgaire. Je pense que je n'ai plus qu'à attendre qu'il se calme pour lui parler... »
« Je vois... » soupira le blond. « Quel sale caractère... »
« Tu peux parler... » ricana Dokugakuji en entrant à son tour dans la pièce. « Niveau caractère, t'as bien le pire de tous ! »
« Doku... » grinça Sanzô.
« Quoi ? J'ai tort ? »
Le blond ne répondit pas, se contentant d'hausser les épaules. Il reporta son attention sur Hakkaï et demanda :
« Et pour Nataku ? »
« J'ai bien essayé de lui parler... » avoua Hakkaï. « Mais je n'arrive pas bien à le comprendre et ça récapitule en gros ce que m'a dit Ririn. »
« J'irai bien lui parler à celle-là... » marmonna Sanzô. « Elle sait peut-être quelque chose... »
« Elle n'en sait pas beaucoup plus que nous... » soupira le psychologue. « Et je ne sais pas si on peut en parler à Gokû... Après tout, c'est lui qui passe le plus de temps avec Kôgaiji. »
Le blond hocha la tête et se leva pour sortir de la pièce, suivit par Dokugakuji. Ils marchèrent un long moment dans les couloirs avant que Sanzô ne lance :
« C'est quoi toute cette histoire, à ton avis ? »
« J'en sais rien... » soupira Dokugakuji.
« T'en sais rien ou tu ne veux pas savoir ? » demanda subitement sn interlocuteur.
« Hé, c'est quoi ce sous-entendu ? » s'offusqua le brun. « Tu crois que je suis assez con pour laisser un gamin souffrir sous prétexte que tu t'y intéresses ! Faut arrêter de déconner, mon vieux ! »
La remarque porta visiblement car, pour la première fois depuis qu'il le connaissait, Sanzô détourna les yeux. Il regrettait ce qu'il avait dit :
« Désolé, Doku... Je déraille complètement en ce moment... »
« J'vois ça... » sourit gentiment l'intéressé en lui ébouriffant affectueusement les cheveux. « Calme-toi, va, on va bien trouver une solution... »
« Doku... Pourquoi... Pourquoi est-ce que tu m'aides toujours depuis cette époque... ? » souffla le blond en s'appuyant à une rambarde pour fixer la cour où les adolescents discutaient et jouaient.
« Voyons... » son ami prit un air pensif. « Parce que tu es buté, aveugle, paumé, stupide, fonceur, que tu... »
« C'est une façon de me faire des reproches... ? » grimaça Sanzô en sortant une cigarette.
« Oui et non... Mais si tu veux vraiment le savoir, c'est aussi parce que depuis cette époque, je n'ai toujours pas démordu... »
« Doku... »
« T'inquiète, je ferais rien pour t'empêcher de vivre, je suis pas comme ça. Je suis libre de t'aimer si je veux, non ? » sourit le brun.
« ... » un triste sourire se dessina sur les lèvres du blond. « Merci, Doku... »
« De rien... » il lui ébouriffa à nouveau les cheveux. « Si on t'aide pas, tu t'en sors pas... »
« Trop sympa... »
« Non, réaliste. »
« Je te déteste. » grinça Sanzô.
« Moi aussi, je t'aime. »
Sur ces quelques mots, les deux jeunes hommes poursuivirent leur chemin à travers les couloirs, s'affublant de charmants sobriquets. Sanzô appréciait la présence du brun, elle lui permettait de penser à autre chose, il se sentait bien avec lui ; c'était d'ailleurs quelque chose qui l'intriguait : il n se souvenait même plus du pourquoi de leur séparation. Il savait que c'était lui qui avait coupé les ponts mais pourquoi ? Peut-être Dokugakuji avait-il raison et qu'il devait aller voir un psy... ? Non ! Il n'en avait pas besoin ! Ça reviendrait au moment venu et puis voilà !
Ceci étant classé, il salua son vis-à-vis et alla jusque dans une chambre où Hakkaï avait accepté de le loger ; là, il se laissa tomber sur son lit et demeura pensif, la tête noyée dans les draps. Il repensait au jeune rouquin. Il lui avait parut si désemparé... Mais qu'est-ce qui causait ça ? Il l'ignorait toujours. Repassant leur discussion dans son esprit, il se remémora également ce qui s'en était suivit ; il fut alors frapper de constater qu'il n'avait pas du tout réfléchit quand il avait embrassé l'adolescent. Heureusement, le rouquin ne s'en était pas offusqué et avait même répondu favorablement à son geste... Dokugakuji avait-il agit sur un coup de tête lorsqu'il l'avait embrassé pour la première fois dans cette infirmerie ? Il ne trouva pas la réponse à cette question et, soudainement prit d'une puissante torpeur, il sombra dans un profond sommeil.
--- A SUIVRE...
Sahad : Huitième chapitre ! Vive les vacances ! Même si elles sont sur le point de se terminer (je termine ce chapitre, nous sommes le 2 janvier). Bonne année à tous (même si je ne sais pas quand je posterais ce chapitre) !
