Let me be

Auteur : Sahad.

Note : Rien de tel qu'un petit chapitre pour se remonter le moral en observant sa propre dégringolade scolaire...

Note 2 : Réponses aux reviews.

Onarluca: Pour ne pas changer, merci pour ta review qui m'a fait très plaisir! Lol.

Kyochan95: Tu vas rire, j'ai revérifié les noms 5 fois mais je suis toujours pas sûre! Lol. Tu me dis si je me suis encore trompée?

Dstine: Voilà la suite, qui a tardé, comme d'hab me diras-tu... Demain, partiel de compta ana... Je vais mourir.

Jenni944: Viement la review! Lol.

Dodo: Merci,j'espère que la suite sera àton goût.

Kaoru: Lol, bienvenue au club!Tu auas ta dose mais pas dans ce chap, désolée.

Bonne lecture, les gens!

Chapitre 9 :

Une fois de plus, Kôgaiji n'était pas en cours... Gokû soupira : il ne savait pas où était son ''grand frère'' et n'avait pas osé lui demander la raison de toutes ces absences répétées. Kôgaiji avait montré plus d'une fois qu'il n'aimait pas qu'on se mêle de ses affaires ; bien sûr, il n'avait jamais crié sur Gokû, ni ne l'avait frappé, mais le jeune brun l'avait connu bien avant qu'ils ne se retrouvent dans cet endroit et il connaissait le rouquin à présent. Du moins le pensait-il, puisqu'il ne trouvait pas d'explication à la disparition de son frère et ami.

Kôgaiji se trouvait dans un coin, non loin des cellules d'isolement, derrière un bâtiment où il savait que personne ne venait jamais. Il savait qu'il y irait tôt ou tard dans ces dites cellules en continuant de la sorte, mais il ne voulait pas aller en cours, il ne le pouvait pas. Il entendit des pas venir vers lui :

« Encore en train de sécher...

- Sanzô... articula le rouquin.

- Ecoute, je veux pas jouer les nounous, mais il faudrait que t'ailles en cours... soupira le blond en s'asseyant à côté de l'adolescent. Tu vas finir en isolement comme ça (c'est d'ailleurs curieux que t'y sois pas encore) et je peux te dire que c'est pas la joie ces trucs...

- Je sais... marmonna son interlocuteur. Mais je ne peux pas y aller...

- Ah ? Et pourquoi ça ? l'interrogea le surveillant.

- Gokû... murmura-t-il. Je ne veux pas qu'il me voit comme ça... J'ai une gueule à faire fuir un mort.

- ça, je te le fais pas dire... approuva le blond.

- Trop aimable... grogna le rouquin.

- Et si tu me disais ce qui te fait si mal ? » proposa le pion.

Kôgaiji ne répondit pas, les genoux serrés contre sa poitrine, il y enfouit son visage. Ça devenait de pire en pire, il le savait et ce n'était pas le temps qui le ferait passer. Il se souvenait encore des paroles de cette gamine :

''Même si t'as mal à en crever, faut tenir le coup, ok ?''

Tenir le coup... Elle en avait de bonnes. Mais combien de temps ? Il ne pourrait pas tenir longtemps comme ça. Il grimaça et préféra ne rien dire au blond : il n'avait pas besoin en plus qu'on lui propose une cure et un psy, il n'était pas taré, non plus ! Sanzô n'insista pas, lui proposant tout simplement une cigarette que le rouquin accepta :

« T'as le droit de filer des clopes aux bagnards d'ici ?

- D'abord, vous n'êtes pas des ''bagnards'' au sens propre du terme... grommela le blond. Ensuite, ça me regarde.

- Ok, ok, j'ai rien dit... lâcha Kôgaiji en allumant la cigarette avec le briquet du surveillant. Mais t'es quand même un drôle de pion, toi.

- On me le dit souvent... soupira Sanzô. Mais bon...

- T'avais fait quoi pour te retrouver ici ? le questionna alors Kôgaiji.

- J'ai buté... murmura le surveillant d'un ton neutre. J'ai buté un couillon, je l'ai littéralement massacré. Ce qui a le plus fait halluciner les juges, c'est que je n'ai même pas cherché à fuir devant les flics, ils disaient que j'étais pourri au point de bien vouloir montrer que c'était moi qui l'avait tué.

- Ah...

- ça a l'air de beaucoup t'émouvoir... remarqua Sanzô.

- Tu sais, moi, les morts, j'ai vu que ça depuis que je suis gosse... soupira l'adolescent en haussant les épaules. Mais bon... C'est peut-être pas pareil...

- Pas trop, non... acquiesça son vis-à-vis.

- Mais... Vous êtes plus en taule, pas vrai ? lança le rouquin.

- Et alors ?

- Comment ça se fait que vous ayez été relâché aussi vite ? s'étonna-t-il. Je veux dire... On prend pas à perpét pour le meurtre ?

- Non, on en prend pour dix ans... Enfin, la sentence peut aller jusqu'à dix ans suivant les circonstances et l'humeur des jurés... expliqua Sanzô. On est dans un pays tellement merdique que quoiqu'on fasse, si on a une bonne gueule et la tchatche qui va avec, on peut en prendre pour pas gros...

- Désolé de dire ça mais... T'as pas vraiment le profil... ricana Kôgaiji.

- Je n'ai pas cherché à me défendre... grogna Sanzô. Je l'ai tué et je ne le nie pas... A cette époque, je m'en foutais complètement et c'est encore le cas aujourd'hui... Je n'ai pas eu de scrupules à démolir une enflure...

- Tu le portais vraiment pas dans le cœur, ce type... remarqua son jeune interlocuteur.

- Nan... grimaça le blond. C'est pas vraiment le genre de type pour qui je pleurerais...

- Je vois... » sourit Kôgaiji.

Un long silence s'installa durant lequel les deux jeunes hommes continuèrent de fumer leurs cigarettes. Ils n'avaient pas spécialement besoin de parler, Kôgaiji se sentait plutôt à l'aise avec ce type, il n'avait pas de comptes à lui rendre et il ne le prenait pas non plus de haut. De son côté, Sanzô se sentait proche de ce gamin un peu paumé, il se voyait en lui tout en le trouvant totalement différent... Le jeune rouquin écrasa son mégot par terre et soupira :

« Je veux pas aller en classe.

- J'dis ça pour toi, moi. Si tu veux te retrouver en isolement, c'est ton problème... soupira son vis-à-vis.

- Je sais... grogna l'adolescent. Mais ça m'est égal, je sais ce que c'est, la solitude... »

A cet instant, jamais Kôgaiji n'avait affiché un air aussi solitaire. Son regard dans le vague, toute énergie semblant l'avoir quitté... Le blond se pencha :

« Eh... »

Il n'eût pas le temps de finir sa réplique, deux bras enlaçant rapidement son cou et l'attirant sans attendre vers le jeune garçon qui plaqua ses lèvres sur les siennes. Sanzô ne réagit pas, retrouvant tant bien que mal son équilibre ; il ne le repoussa pas, observant le visage de Kôgaiji, les yeux fermés, ses traits meurtris semblant se détendre... Le jeune surveillant se laissa faire, l'adolescent continuant à l'attirer contre lui, s'allongeant au sol. Il se retrouva bientôt au-dessus de ce corps mat, embrassant cette bouche entreprenante ; il s'écarta légèrement, brisant leur baiser :

« Tu me fais quoi, là ?

- Je prépare mon isolement. » répliqua Kôgaiji, le plus sérieusement du monde.

Et, ne laissant pas le temps pour une réponse, le rouquin reprit les lèvres de son aîné dans un profond baiser, insinuant sa langue entre les lèvres de son vis-à-vis. Sanzô se laissa d'abord faire puis devint à son tour un peu plus entreprenant, ses mains glissant sur les courbes du corps de Kôgaiji qui s'offrait à lui, sans réserve. Le jeune rouquin se laissait embrasser, caresser, sans protester, encourageant même son aîné par des mouvements fluides de son corps. Le blond répondait à ses provocations, mais les choses n'allaient-elles pas soudainement trop vite ? Il ne savait plus trop... Dokugakuji s'était-il posé toutes ces questions lors de leur première union ? Il l'ignorait. Mais quelle importance ? Lui, il était là, maintenant, et Kôgaiji l'y invitait, que demander de plus ?

Kôgaiji lui vola un nouveau baiser, s'attardant sur ses lèvres, remontant doucement le long de sa mâchoire, offrant son cou au blond. Sanzô, tout en l'effleurant du bout des lèvres, y déposa plusieurs baisers, goûtant cette peau exquise, y laissant parfois une petite marque de son passage, ce qui ne semblait pas déplaire à son jeune compagnon. Il frissonna en sentant les doigts fins du rouquin glisser sur la peau de son dos, faisant lui-même glisser l'une de ses mains en direction du bas-ventre de l'adolescent. Kôgaiji eût un hoquet lorsque cette même main atteignit une zone sensible de son anatomie déjà bien réveillée, laissant ensuite venir, au rythme de sa mer de plaisir intérieure et à celui de cette main sur son entrejambe, de petits gémissements de bien être. Ces bruits constituaient une douce mélodie aux oreilles de Sanzô, avait-il été aussi désirable aux yeux de Dokugakuji ? Avait-il eu ce souffle court si envoûtant ? Ce regard fiévreux si brûlant ? Ces joues rougies si sensuelles ? Ne résistant pas à l'envie, il alla reprendre ces douces lèvres dans un tendre baiser qui se fit profond, trahissant son envie. Kôgaiji commença alors à esquisser des mouvements de bassin, accentuant le mouvement de son vis-à-vis sur son membre, quémandant plus que cette simple caresse.

Sanzô accepta de céder, débarrassant le rouquin de ce pantalon encombrant, pouvant ainsi parfaire ce mouvement qui commençait à arracher au jeune garçon des gémissements plus puissants. Les doigts de ce dernier se crispèrent, ses ongles pénétrant dans la peau pâle du surveillant alors que de sa bouche s'échappait un cri de désir assouvi, sa semence se répandant doucement dans la main de son vis-à-vis. Le souffle court, Kôgaiji laissa sa tête basculer un peu en arrière, s'appuyant contre le sol, laissant l'air réintégrer pleinement ses poumons ; de sa main sèche, le blond lui caressa tendrement la joue, plongeant son regard dans celui légèrement hagard de son charmant compagnon. Son autre main, elle, se glissa vers sa propre entrejambe, y déposant consciencieusement le précieux liquide ; le rouquin passa ses bras autour du cou de Sanzô et l'attira doucement à lui pour lui soumettre un nouveau baiser auquel son vis-à-vis répondit sans se faire prier.

Profitant de ce moment d'inattention, il écarta et releva les jambes de Kôgaiji et pressa doucement son gland contre cette petite ouverture, forçant peu à peu l'entrée. Le rouquin resserra son étreinte, attirant un peu plus le blond contre lui, ses lèvres appuyant plus fortement sur les siennes, sa langue étant plus raide, Sanzô rouvrit les yeux pour voir ceux fermés de son amant, l'expression de son visage mat trahissant une sensation douloureuse. S'écartant légèrement, le jeune pion murmura :

« Tu veux continuer ? »

Le regard de l'adolescent réapparut, plus meurtrier que jamais, se plantant dans celui de son compagnon ; son ton ne permettait visiblement pas l'ombre d'une réponse :

« Essaye seulement d'arrêter et je t'arrache le cou avec mes dents... !

- Charmant... » répliqua toutefois son aîné.

Puis ce regard noir disparut à nouveau sous ses paupières, crispation due à une nouvelle avancée en lui, Kôgaiji redressa la tête pour noyer son visage dans le cou de son vis-à-vis. Il se détendit pourtant au bout d'un moment, surprenant Sanzô par cette rapidité d'adaptation ; remarquant sa surprise, Kôgaiji esquissa un sourire et murmura :

« Toi, tu ne me feras pas mal... »

Les yeux crépusculaires s'écarquillèrent à cette remarque alors que l'adolescent laissait échapper un petit rire amusé.

« Kôgaiji, qu'est-ce que tu... ?

- Tu crois être le premier à me passer dessus ? » ricana le rouquin.

Sanzô n'en revenait pas, fixant simplement cet adolescent transpirant, les joues rougies, lui sourire avec malice ; ce dernier vint lui voler un baiser et souffla :

« Mais tu es le premier à ne pas me prendre de force... »

Il ponctua cet aveu par un nouveau baiser, plus prononcé. Puis, ne remarquant aucune réaction chez son amant, il s'écarta légèrement, son regard trahissant une certaine inquiétude :

« Je te... Dégoûte ? »

Un moment de silence régna entre eux, puis le blond calma l'anxiété de son jeune compagnon en lui déposant un bisou sur la pommette. Il se redressa légèrement pour plonger son regard dans le sien et murmura :

« Non... »

Puis, sans brusquerie, il reprit doucement son mouvement de bassin, pénétrant un peu plus son amant qui se détendit légèrement avant de respirer profondément. Le mouvement se transforma en va et vient lent, faisant soupirer le rouquin ; ce simple mouvement donnait une sensation de plénitude et, paradoxalement, de manque à Sanzô qui commença à accélérer la cadence. Kôgaiji gémit de plus en plus fort, ses doigts se crispant sur les épaules de son amant.

« Sa... ! Sanzô... ! articula-t-il. Sanzô... ! »

Cette voix s'élevant en cris débordant d'érotisme achevèrent de pousser le blond à prendre son vis-à-vis avec un mouvement de va et vient saccadé. Le jeune rouquin laissa ses cris s'élever, les vagues de plaisir s'écrasant sur les murailles de sa conscience comme une mer en pleine tempête. Chaque partie de son corps lui semblait en feu. Il appréciait. Il aimait.

« Sanzô ! »

Cette exclamation ponctua la montée de son extrême jouissance, sa libération, alors qu'il sentait le blond se répandre en lui. Ils ne furent bientôt plus que des souffles courts, deux cœurs battant à l'unisson, l'un contre l'autre. Kôgaiji pouvait encore le sentir, palpitant, en lui. Sanzô savourait encore la douce chaleur de cette chambre intime. Leurs lèvres se retrouvèrent à nouveau pour un baiser, doux, tendre, attentionné...

OoOoO

Gojô était adossé contre un arbre, cigarette à la bouche, mains dans les poches. Le temps était doux... C'était bien, ainsi. Même si cet endroit était loin d'être un château, il s'y était attaché... Distinguant une silhouette non loin, il tourna la tête et fit face à un visage qu'il connaissait mais qui pourtant lui semblait très changé.

« Kôgaiji.

- Gojô... répondit ce dernier avec un sourire.

- Tu as meilleure mine... commenta le jeune homme.

- Oui... approuva l'adolescent. Je me sens mieux aussi...

- Tant mieux, ça m'inquiétais de te voir comme ça alors que je ne pourrais bientôt plus rien faire pour toi... soupira le fumeur.

- Gojô ? son interlocuteur avait du mal à comprendre.

- Eh bien... Bientôt ça sera mon anniversaire... Et j'aurais 18 ans. Je n'ai plus ma place ici... »

Cette simple phrase jeta comme un froid sur les deux jeunes garçons, le plus jeune écarquillant les yeux : Gojô allait partir pour une autre prison, celle destinée aux adultes. Ils ne se verraient plus...

« Mais... Tu ne peux pas t'arranger pour rester plus longtemps ici ? Je sais pas, demande à l'autre brun binoclard ! s'exclama Kôgaiji.

- A Hakkaï ? le rouquin esquissa un sourire à l'appellation que lui avait donné son vis-à-vis. Nan, il ne peut rien faire contre ça. La loi est la loi.

- De-Demo... Et Nataku ? s'empressa d'ajouter l'adolescent.

- Il restera ici. Il est mineur. lui expliqua son aîné. Prends-en bien soin pour moi, hein ? »

Kôgaiji demeura quelques secondes à le dévisager avec un mélange de déception et d'incompréhension, puis il baissa la tête et murmura :

« S'il te plaît, ne me demande pas ça... Pas à moi...

- Hm ? Pourquoi ? Tas l'habitude des mômes, non ? Gokû a l'air d'avoir bien vécu à tes côtés... son vis-à-vis ne comprenait visiblement pas la réticence de son ami.

- Je peux pas... répliqua Kôgaiji. Je ne suis pas suffisamment responsable, je ne mérite ni ta confiance, ni celle de Gokû.

- Ben, tu l'as quand même... insista Gojô en s'allumant une cigarette.

- T'es vraiment con, tu le sais, ça ? »

Et sur ces quelques mots, Kôgaiji tourna les talons et s'en alla. Comment Gojô pouvait-il accepter comme ça, aussi facilement, d'être séparé de celui qui avait besoin de lui ? Il se rendit à sa chambre et se laissa tomber sur son lit, pensif. Gojô allait partir... Cette simple remarque passait en boucle dans son esprit comme un disque rayé. Que se passerait-il lorsqu'il ne serait plus là ?

Plongé dans ses pensées, son regard alla instinctivement jusqu'au tiroir de la commode. Il le contempla un long moment, se souvenant de ce petit sachet qu'il avait caché... Il se leva et prit sa veste, préférant sortir :

« Désolé... lança-t-il à l'intention de la commode. J'ai trouvé une autre drogue plus planante. »

Et il s'engouffra dans les couloirs.

A SUIVRE...

Sahad : j'aurais mis longtemps avant de le pondre, désolée, pas facile avec les partiels... Et j'ai un peu de mal à rédiger les lemons en ce moment... Sumimasen. J'espère que ce chapitre vous aura plu quand même.