Hôpital Sainte Elizabeth. Le lendemain matin.
House avait passé la nuit au chevet d'Allison Cameron, assis sur une chaise, la jambe relevée, il regardait sa poitrine se soulever et s'abaisser en rythme. Personne n'avait pu le déloger de là. Après qu'elle soit sorti du bloc opératoire, il l'avait accompagné dans la chambre et était resté à son chevet et ce même si on lui ai dit qu'elle allait bien malgré son état.
Dans la salle d'attente de l'hôpital, après avoir négocié le transfert d'Allison et Camille pour midi, le docteur Cuddy avait finit par s'endormir sur l'épaule de Wilson qui avait passé son bras autour des épaules de sa supérieure. Il hésita quelques instants puis fini par lui poser un baiser dans les cheveux, inconsciemment, Lisa se blottie un peu plus dans les bras du médecin. Voyant qu'elle ne se réveillait pas, il laissa courir ses doigts sur sa joue avec une extrême douceur, la frôlant à peine. Elle ouvrit les yeux et se redressa sans quitter les bras du cancérologue.
Wilson : Bonjour.
Cuddy : Bonjour.
Wilson : Bien dormie ?
Cuddy : Oui merci.
Wilson : Se fut un plaisir de vous servir d'oreiller.
Cuddy : Pardonnez-moi.
Wilson : Il n'y a pas de problème.
Cuddy : Quel heure est-il ?
Wilson : Il doit être environ six heure.
Mais au lieu de bouger comme il s'y attendait, la jolie brune reposa sa tête sur le torse de son collègue et referma les yeux. Elle se sentait si fatiguée…
Dans la chambre de Camille, Kit s'était allongée dans le lit à coté de la jeune historienne, Camille avait refusé de la laisser partir, elle était encore sous le choc de ce qui s'était passé et ne voulait pas rester seule, elle s'était donc glissé tant bien que mal malgré ses blessures dans les bras de Katheryn House. C'est l'arrivée d'une infirmière qui les réveilla. Sans un mot, Kit quitta le lit et se dirigea vers la sortie.
Kit : Je passe te voir plus tard ma chérie.
Pour seul réponse, Camille lui sourit doucement.
Chambre 346.
Voilà un bon quart d'heure que le docteur Cameron essayait de refaire surface, House observait les traits de son visage, bien qu'abîmer par l'agression, ses bourreaux ne l'avaient pas trop défiguré. Elle avait une coupure sur la tempe gauche et sa pommette droite était bleue et gonflé. Mais le plus gros de ses blessures se trouvaient plus bas. Les coups avaient provoqué la fêlure du bassin au niveau de la hanche et celle-ci s'était retrouvée démise. Elle avait aussi prit un coup de couteau qui avait endommagé son utérus. Il savait qu'en se réveillant, elle souffrirait le martyr mais il avait besoin de la savoir réveillé pour s'assurer qu'elle allait bien. Elle ouvrit les yeux enfin et commença à paniquer. House lui posa une main sur l'épaule pour l'empêcher de bouger.
House : Chut… Doucement. Vous êtes à l'hôpital Sainte Elizabeth. (anticipant sa question) Mademoiselle Saurel est dans la chambre d'à coté avec Kit, elle va bien.
Le regard que lui lançait la jeune femme lui faisait mal, elle était inquiète et terrifiée en même temps.
Cameron : Soif…
Il prit le gobelet sur la table de chevet et l'aida à boire en lui soutenant la tête. Elle semblait si faible. Elle réussit à boire une gorgée d'eau et se mit à tousser.
House : Doucement.
Cameron : Merci. Je dois être un cas vraiment grave pour que vous ayez fait le déplacement.
House : Vous n'êtes pas un cas que nous traitons d'habitude, Cameron.
Cameron : Alors pourquoi êtes vous là ?
House : Peu importe reposez-vous.
Et il quitta la chambre, dehors derrière la vitre se trouvait le docteur Kit House. Cette dernière se glissa dans les bras de Greg sans un mot. Ne se doutant pas que Cameron l'observait, Gregory House eut un geste tendre envers Kit en la serrant un peu plus dans ses bras voyant l'angoisse et la fatigue de la jeune femme.
House : Tu es un peu plus qu'amie avec Camille Saurel.
Kit : Possible. Comment va Allison ?
House : Je ne sais pas trop. Je ne suis pas psychologue.
Hôpital Princeton Plainsboro. Une semaine plus tard.
Cameron avait été rapatrié à l'hôpital où elle travaillait habituellement, House ne l'avait pas revu depuis ce fameux matin, il savait que sa guérison était sur la bonne voie par Wilson et Katheryn. Il savait aussi qu'elle avait rompu avec Chase et qu'elle ne voulait voir personne s'enfermant dans une sorte de solitude. Il avait peur d'aller la voir ne sachant comment se comporter avec elle. Il savait ce qu'elle endurait pour être passé par là. Mais ce matin après avoir discuté longuement avec Kit, il avait décidé d'agir. Il était arrivé à l'hôpital l'air décidé avec une deuxième canne. Il souffla d'exaspération en apercevant Wilson se diriger vers lui.
Wilson : Alors tu en as besoin de deux aujourd'hui apparemment ton état s'aggrave.
House : Tu sais très bien que ce n'est pas pour moi.
Wilson : Mais c'est bien une de tes cannes.
House : Oui.
Wilson : Oh c'est pour Cameron.
House : T'as pas du travail à faire ???
Wilson : Si mais ça peut attendre.
Cuddy : Docteur Wilson, je peux vous voir ???
Wilson : Oui.
House fut soulagé de voir son ami se diriger vers le bureau de sa supérieure plutôt que de l'avoir dans les pattes.
Bureau du docteur James Wilson.
A peine la porte fut-elle refermée que leurs bouches se scellèrent l'une à l'autre dans un baiser plus passionné.
Cuddy : James pas au travail.
Wilson : Pourquoi venir ici alors ?
Cuddy : J'avais aussi envie de t'embrasser.
James Wilson plongea son regard dans celui de la jolie brune. Il pouvait y lire du désir mais aussi de la détermination. Apparemment elle voulait savoir quelque chose.
Chambre d'Allison Cameron.
En entrant dans la pièce, le silence qui régnait fit froid dans le dos au docteur House. Le lit était fait, sur la table de chevet un bouquet de fleurs à moitié fané. Et enfin au bout de la pièce, une Allison Cameron, pas coiffée, pas maquillée dans un siège roulant. Elle regardait en direction de la fenêtre mais il savait qu'elle ne regardait pas vraiment. Il s'approcha et se plaça entre elle et la fenêtre pour l'obliger à le regarder.
Cameron : Foutez moi la paix House.
Elle était vexée, elle avait apprécié de le trouver à son chevet à son réveil mais voilà que depuis son transfert il n'était pas passé la voir une seule fois.
House : Hors de question ! Je n'ai pas fait le déplacement pour rien.
Il lui tendit la canne et l'obligea à la prendre. Cette canne, elle la connaissait s'était une des siennes. Pourquoi ne pas en avoir prit une à l'hôpital ? Elle prit la canne et la regarda quelques instants.
House : Maintenant debout.
Cameron : Je ne peux pas.
House : Bien sûr que si.
Cameron : Je n'ai pas envie.
House : Vous me reprochez de me refermer sur moi-même depuis mon problème de jambe mais regardez vous, vous faîtes la même chose, je vous croyais plus solide, vous êtes pitoyable.
Il se dirigea vers la sortie sachant pertinemment que ses propos allait faire réagir la jeune femme. Il l'entendit serrer les freins du fauteuil roulant. Il se retourna pour la regarder faire mais il ne fit aucun mouvement pour l'aider pour ne pas qu'elle se sente diminuée. Après quelques efforts titanesques, elle parvint enfin à son but. Et un début de sourire se dessina sur ses lèvres même si il fut bien vite remplacé par une grimace de douleur.
House : Maintenant allons faire quelques pas dehors, ce ne serait superflu vous êtes tellement pâle qu'on se demande si vous êtes vivante.
Elle encaissa la remarque et le suivit dans le couloir, il marchait doucement, suivant le rythme de la jeune femme.
Un peu plus loin…
Cuddy, Wilson, Kit, Camille, Foreman et Chase observaient depuis le bout du couloir, la jeune femme suivre son mentor dans le couloir.
Foreman : Je me demande comment il a fait.
Wilson : House peut être très persuasif quand il veut.
Camille : Il était le seul à pouvoir faire ça.
Chase : (plus pour lui même que pour les autres) Oui il est bien le seul…
Kit : Ah l'amour !
Cuddy : J'ai peur qu'ils deviennent trop proche après ça.
Kit : Avec ou sans ça, il aurait fini par réagir.
Wilson : Espérons qu'il ne gâche pas tout cette fois.
Dans la cour de l'hôpital.
House et Cameron étaient assis sur un banc, la jeune femme profitait du soleil sur sa peau, les yeux fermés. House l'observait, l'hématome sur son visage avait viré au vert et sa coupure avait cicatrisé. La jeune femme se sentait observé mais elle ne disait rien, préférant profiter de la chaleur des beaux jours, elle n'était pas sortie depuis une semaine à cause de la peur mais avec lui elle avait confiance. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était là, mais elle pourrait y rester longtemps. Elle en oubliait presque la douleur de sa hanche.
Cameron : Pourquoi êtes vous venu me chercher ???
House : Chase et Foreman me tapent sur les nerfs.
Cameron : Sérieusement.
House : Vous voulez entendre quoi ??? Que vous me manquiez ???
Cameron : Si c'était le cas, vous seriez venu me voir plus tôt.
Sans un mot, House se leva et se dirigea vers l'hôpital, toutefois il avança doucement pour laisser le temps à Cameron de le rattraper. Il savait que si elle n'était pas sortie dehors plutôt c'était par peur. Elle était terrifiée et pourtant il savait aussi que cette sortie lui avait fait du bien.
Cameron : House attendez-moi.
Il ne se retourna pas mais s'arrêta quand même lui laissant le temps de le rattraper.
Cameron : Au faites merci pour la canne.
House : C'est rien j'en ai d'autre, je ne voudrais pas qu'un de mes employés se trimbalent avec une canne minable.
Le sourire qui accompagnait cette petite pointe d'humour réchauffa le cœur de la jeune femme.
House : Aller venez avant que les infirmières déblatèrent à notre sujet.
Il lui fit signe de la main de passer devant, et il se dirigea vers l'hôpital avec elle.
Cameron : C'est sûr qu'à nous deux on ne passe pas inaperçu. J'en ai marre de me traîner à la vitesse d'une tortue.
House : C'est pas plus mal parfois.
Cameron : Courir ne vous manque pas ?
House : Si parfois mais on fait avec ce qu'on a. Vous verrez vous n'y penserez plus quand vous retrouverez l'usage de votre hanche.
Ils rentrèrent dans l'hôpital et il l'accompagna jusqu'à sa chambre, près de l'entrée se trouvait la sœur jumelle de Cameron.
House : Puisque vous êtes capable de marcher, je vous veux demain matin au travail.
Cameron : Bien, alors à demain.
Elle souriait, elle avait passé un bon moment avec lui. Camille aussi souriait, voir sa sœur heureuse lui avait manqué cette dernière semaine.
Camille : Je crois qu'on n'a pas bien été présenté, je suis Camille Saurel et comme vous l'avez deviné la sœur jumelle de Allie.
House : House, docteur Gregory House.
Camille : Enchantée de vous connaître.
House : Euh, j'ai du travail, je dois vous laisser.
Et il s'éloigna.
Camille : Dis donc il est aimable comme une poignée de porte ton House.
Cameron : Exacte !
La jeune femme souriait à pleine dent cette fois, ce petit tour dehors en compagnie de House lui avait fait tellement de bien.
Camille : Tu es vraiment accro à lui.
Cameron : Possible.
Le sourire de Camille s'élargit un peu plus, elle aimait bien voir sa sœur heureuse de temps en temps, depuis qu'elles s'étaient rencontrées à l'age de 21ans, Camille n'avait vu Allison heureuse qu'en de rares occasions. Les deux femmes entrèrent dans la chambre et Allison s'installa difficilement dans le fauteuil pendant que Camille prenait place sur le lit.
Camille : Tu en as une bien jolie canne.
Cameron : House est venu avec. Mais assez parlé de ça. Où en est ta vie amoureuse ?
Camille : Je sors avec quelqu'un depuis plusieurs mois.
Cameron : Je la connais ?
Camille : Oui, enfin un peu.
Cameron : Aller dis-moi.
Camille mal à l'aise regarda machinalement sa montre mais elle fut surprise par l'heure.
Camille : Oh c'est pas vrai !
Cameron : Quoi ?
Camille : Je dois aller au musée.
Cameron : Mais il est presque 20h.
Camille : Je sais mais on doit recevoir une collection assez importante dans moins de deux heures et en temps que conservatrice, je dois superviser la livraison.
La jeune historienne embrassa rapidement sa sœur et quitta la chambre pour se diriger rapidement vers la sortie. D'un coup, Allison se sentie vraiment seule. Elle se mit debout, s'appuyant sur la canne qu'House lui avait prêté. Elle quitta la chambre, et erra dans l'hôpital passant à plusieurs reprises devant le bureau vide de son patron. Sa hanche lui faisait trop mal et elle était trop loin de sa chambre, elle entra donc dans le bureau de House et se posa quelques instants dans le fauteuil, allongeant ses jambes, elle ferma les yeux quelques instants.
Hôpital Princeton Plainsboro. Le lendemain. 8h45.
Pour la première fois depuis vraiment très longtemps, House était arrivé un peu plus tôt, il voulait passer chercher Cameron pour s'assurer qu'elle était en état de reprendre le travail, mais en passant devant son bureau, il aperçu une forme remuer un peu dans son fauteuil, il entra sans faire de bruit et fit le tour pour finalement se rendre compte qu'il s'agissait de Cameron. La jeune femme dormait profondément et il comprit qu'elle avait du passer la nuit là. Il s'assit au bord du fauteuil et tendit la main pour lui caresser l'ovale du visage mais au moment de la frôler, il stoppa son geste. Pourtant au moment où il allait s'éloigner pour la laisser finir sa nuit, son sommeil devint plus agité, il pouvait voir le mouvement de ses yeux sous ses paupières, et de fines gouttes de sueur apparaître sur son front. Il lui posa une main sur la joue.
House : Cameron…
La jeune femme, terrorisée, se réveilla assez brusquement. Avant de se glisser dans les bras de House. Il ne savait pas comment réagir mais il finit par la serrer dans ses bras.
House : On se calme, ce n'était qu'un mauvais rêve.
Elle pleurait doucement, légèrement apaisée par la présence de House. Il ne dit rien, il savait que tout ce qu'il dirait n'apaiserait pas la jeune femme du traumatisme qu'elle avait vécue. Quand elle eut terminé d'évacuer toute cette tension, elle se rendit compte qu'elle était dans les bras, à contre cœur et mal à l'aise, elle s'éloigna un peu de son torse et leva ses yeux embrumés vers lui.
Cameron : Je suis désolé.
House : Ca va mieux ?
Cameron : Pas vraiment, mais je tiendrais le coup. Je suis désolé d'avoir dormie dans votre bureau.
House : On dira que j'ai rien vu. Aller venez on a du travail.
Il l'aida à se lever, la laissant prendre appuie sur lui pour se mettre debout puis il lui tendit la canne qu'elle avait laisser tombé à terre en s'endormant. Surprise elle plongea son regard dans le sien et y découvrit une certaine douceur qui lui procura un délicieux frisson dans le dos. Une fois qu'il savait qu'elle était stable, il se mit debout à son tour, la dominant ainsi de sa taille mais il ne l'avait pas quitter des yeux pour autant. Mais deux coups sur la porte de verre, les ramena à la réalité. Greg House leva les yeux au ciel avant de finalement apercevoir, à moitié soulagé qu'il s'agissait de Wilson. Ce dernier avait entrouvert la porte en se maudissant de ne pas avoir regarder avant de frapper.
Wilson : Je peux repasser…
House : Entre.
Cameron se sentait plutôt mal à l'aise, elle était encore très près de House, et ne savait pas quoi faire.
Cameron : Il faut que j'aille me rafraîchir.
Elle se dirigea vers la sortie passant à coté de Wilson avant de se rendre aux toilettes.
Wilson : (s'assurant qu'elle était loin) Je suis désolé.
House : Non tu es arrivé à temps, j'allais faire une bêtise.
Wilson : Tu es un idiot House ! Elle est superbe, et elle te veux, toi !
House : Elle a la moitié de mon age et elle travail pour moi.
Wilson : Et alors ?
House : Et si elle finit par me détester ??? Non je veux pas prendre le risque.
Wilson : Tu as plus de chance de la perdre si tu ne fais rien. Elle va perdre patience et elle est déjà déboussolée à cause de l'agression. J'ai discuté avec Kit et Camille, avant que tu passes la voir pour aller lui faire faire un tour, Cameron menaçait de quitter l'hôpital, on lui a offert un poste important à New York.
House : Elle ne peut pas…
Wilson : Bien sûr que si.
House prit appuis sur sa canne et se dirigeait vers la fenêtre. Il n'avait pas réalisé qu'elle pourrait partir un jour. Il l'avait prit dans son équipe par curiosité, il trouvait tellement anormal qu'une si belle femme fasse médecine, il avait voulu en savoir plus mais sa détermination et sa compassion l'avait touché plus qu'il ne voudrait jamais le reconnaître. Il se tourna vers Wilson, l'air intrigué.
House : Comment se fait-il que tu connaisses Camille Saurel ???
Wilson : Kit me l'a présenté. C'est une charmante jeune femme. Kit la trouve à son goût en tout cas.
House : Tu veux dire que Kit et miss Saurel sont…
Wilson : Oui
House : Je le savais qu'elles étaient plus qu'amies.
Wilson : Pas trop jaloux ?
House : Moi jaloux ??? Non.
Wilson : Menteur, tu en veux à Kit d'être heureuse et pas toi. Tu as eu ta chance, maintenant à toi de voir.
House : (cynique) Oh merci pour tes conseils. Qu'est ce que tu voulais ?
Wilson : Un cas pour toi.
House : Je te l'ai dit je ne m'occupe pas des cancéreux.
Wilson : Ce n'est pas un cancéreux, Lisa m'a passé le dossier se matin.
House : Lisa ??? Tu appelles Cuddy, Lisa maintenant ?
Wilson : Tu le prends ou pas ?
House : Seulement si ça n'oblige pas Cameron à s'attacher. Je ne veux pas la voir courir partout.
Wilson : Une femme, la soixantaine, pertes de connaissance sans raison apparente, fièvre élevée, asthénie et je te passe les symptômes.
House : D'accord je prend.
Il lui prit le dossier des mains et l'ouvrit pour y jeter un œil.
Wilson : Je vais divorcer Greg.
Le diagnosticien referma le dossier et regarda son ami, intrigué.
House : Alors c'est sérieux entre Cuddy et toi.
Wilson : Je pense oui, enfin pour moi, je ne sais pas pour Lisa.
Mais alors qu'il allait répondre, ils virent Cameron entrer dans la salle de travail.
Wilson : Invite la à dîner.
House : De quoi tu parles ???
L'oncologue désigna la jeune femme dans la pièce d'à coté d'un signe de tête.
House : J'ai déjà assez de problèmes avec Kit !
Wilson : Oublie Kit, c'est une grande fille. Pense un peu à toi. Et pense à elle.
Encore une fois, il montra la jeune femme entrain de bouquiner une revue médicale dans la pièce d'à coté. Il l'observa quelque instant, toutefois quand il reposa ses yeux sur Wilson celui ci avait disparu. A sa place, Kit était planté là devant lui.
Kit : On se réveille, Greg !!!!
House : Quoi encore ???
Kit : Je m'ennuie !
House : Trouve toi une occupation.
Kit : Greg je suis là pour bosser, je ne suis pas comme toi. Je ne peux pas passer mes journées à jouer à la console et regarder des soaps opéra à la télé.
Gregory House attrapa le dossier et le tendit à la jeune femme.
House : Maintenant que tu as un os à ronger, fous-moi la paix.
Kit : Oulà on dirait que tu es de mauvais poil.
House : Qu'est ce qui te fait penser ça ?
Kit se tourna vers la pièce d'à coté et croisa le regard de Cameron.
Kit : Oh je vois !
House : Non tu ne vois rien du tout.
Kit : Ecoute Wilson et Cuddy nous ont invité à dîner, Camille et moi, il a demandé à ce que je t'invite aussi.
House : Arg, je n'aime pas…
Kit : Se genre de chose, je sais. Se soir à 19h.
Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et entra dans la pièce pour rejoindre Cameron.
Kit : Bonjour Allison.
Cameron : Salut Kit.
Kit : Comment ça va ? Votre hanche ?
Cameron : Je dois dire que c'est encore très douloureux mais j'ai pu dormir et ça, ça fait vraiment du bien.
Kit : Oui rien de mieux qu'une bonne nuit de sommeil.
Cameron : Qu'est ce que c'est ???
Elle désigna le dossier que Kit House avait dans les doigts.
Kit : Un nouveau cas. Mon premier !!!
Chase : (arrivant avec Foreman) Mes félicitations Kit.
Kit : (souriant) Merci.
House : C'est pas pour ça les enfants mais on a du travail.
Cameron : Quels sont les symptômes ?
Kit : (lisant) Maux de tête, courbatures, asthénie, forte fièvre…
Foreman : Notre patient a la grippe.
House : La grippe n'explique pas les pertes de connaissance, les nausées, les vomissements et le collapsus.
Chase : Avec se genre de symptômes je pencherais pour une infection bactérienne.
House : Et bien ne vous penchez pas trop vous allez tomber.
Chase : (cynique)Très drôle House !
House : Foreman, vous allez fouiller le domicile de la patiente, Chase allez faire des prélèvements sur la patiente. Kit, tu fais les gaz du sang. Maintenant au travail !
Cameron : Et moi ???
House : (avec une voix mielleuse) « Et moi ??? » Vous je n'en sais rien. Mais vous ne vous approchez pas du patient.
Cameron : Pourquoi n'aurais-je pas le droit d'approchez du patient ????
Kit, Chase et Foreman, partirent en vitesse ne voulant pas se retrouver dans la joute entre les deux médecins. Cameron s'était levé et regardait House avec défi et colère.
Cameron : Pourquoi ?
House : Je ne suis pas obliger de vous donner mes raisons.
Cameron : Si c'est pour me protéger sachez que je n'ai pas besoin de protection !
House : Est ce que j'ai une tête à protéger quelqu'un ???
Elle s'avança d'un pas et se prit le pied dans une chaise, House fit un pas en avant pour la rattraper, il lâcha sa canne et tomba avec elle lui amortissant la chute.
House : Ca va Cameron ???
Pas de réponse.
House : Cameron ???
L'inquiétude le gagna, il venait de se rendre compte que la jeune femme était inconsciente. Une main sur son ventre, il sentit quelque chose de chaud, du sang en l'occurrence la plaie qu'elle avait au ventre avait dû se rouvrir. Il était incapable de se redresser et il ne pouvait pas la bouger sous peine de risquer d'aggraver la blessure de la jeune femme. Il sortit son téléphone portable et composa le numéro de James Wilson. L'oncologue ne mit pas plus d'une minute pour arriver.
Wilson : Qu'est ce qui s'est passer ???
House : Elle est tombée !
Wilson : Et toi est ce que ça va ?
House : Occupe-toi d'elle.
Wilson se mit debout, récupéra le matériel médical dont il avait besoin et souleva le chemisier de la jeune femme avec précaution.
Wilson : Les points de suture ont lâché.
Tout en la soignant, le cancérologue observait les réactions de son ami, machinalement il caressait les cheveux de la jeune doctoresse avec douceur. Il pouvait lire plus que de l'inquiétude dans les yeux bleus du diagnosticien.
House : Comment est la plaie ??? Je ne vois pas d'où je suis.
Wilson : Ca n'a pas l'air trop grave. Ne bouge pas House, je ne voudrais pas que sa plaie s'ouvre plus. Je vais lui refaire ses points.
House : Fais ça proprement, si elle garde une cicatrice, je te le ferais payer.
Wilson : Ne t'inquiète pas. Elle va aller bien, ta princesse.
House : Tu te sens bien ?
Wilson : Au faite tu viens dîner se soir ?
House : On verra.
Wilson : On verra quoi ?? Selon l'état de santé de Cameron ?
House : Arrêtes d'essayer de me tirer les vers du nez. Il n'y a rien entre Cameron et moi, absolument rien et il n'y aura jamais rien.
Wilson : Pourquoi ??? Elle craque pour toi, tu craques pour elle, je ne vois pas le problème.
House : Wilson ferme là et concentre toi sur ses fichus points de suture.
