Chapitre 5 : Quand les cœurs se rapprochent
Des
boites de hamburger en cartons jonchaient la table basse du salon et
l'odeur de friture inondait la pièce entière.
Parker
se leva dés que le premier mot du générique
apparut. Il vint se blottir sur les genoux de son père qui
terminait son soda.
« Ho non mon p'tit bonhomme il est
l'heure d'aller faire dodo...»
Le petit fit une moue
boudeuse espérant que ses yeux de cocker affecteraient son
père mais rien. Booth secoua la tête négativement
et le fit se lever du canapé.
« Tu file te laver les
dents, et je viendrais te coucher »
- Je veux que c'est
docteur Bones qui vienne me coucher, dit Parker se dirigeant déjà
vers la salle de bain.
Bones qui jusqu' à maintenant
regardait la scène à la fois amusée par ce
tableau mais également impatiente que le petit aille au lit
pour qu'elle et Booth puissent enfin travailler, fut assez
interloquée par la demande du bambin. Booth, lui, afficha un
large sourire, il savait déjà que Brennan allait être
complètement affolé à l'idée de s'occuper
de Parker.
- Booth ...je ne peux pas, chuchota-t-elle terrorisée
- Mais si, et puis si vous n'y aller pas il sera dessus, je crois
qu'il vous adore.
Un silence s'installa.
- Tempérance,
vous dirigez une équipe d'anthropologue, vous avez je ne sais
combien de diplômes alors je pense que vous vous en sortirez
très bien, rassura l'agent du FBI.
Elle finit par se lever
et rejoindre Parker qui était déjà en pyjama
l'attendant patiemment dans sa chambre.
La pièce
ressemblait banalement à une chambre de petit garçons :
une étagère exposé de belles voitures sportives,
à côté du lit dont la couverture affichée
un gros nounours, une petite commode azuréenne était
installé. Dessus était installé une veilleuse et
un petit cadre. Sur la photo, Brennan put distinguer une photo de la
mère de Parker.
- ici, j'ai une photo de maman et chez
maman j'ai une photo de papa comme ca j'ai l'impression ... je suis
toujours avec maman et papa
Brennan posa gentiment sa main sur la
tête du bambin.
Booth se leva, à sont tour, du
canapé et débarrassa le salon des restes du repas
qu'ils venaient de partager avec Tempérance et son fils.
Il
revint de la cuisine avec deux bières mais alors qu'il allait
s'installer sur le sofa son regard se stoppa sur la fenêtre du
salon. Posant les deux bouteilles sur la table basse il s'approcha
lentement de la fenêtre. Il fronça les sourcils essayant
d'apercevoir quelque chose dehors mais la rue était obscure et
ses yeux mirent plusieurs secondes a s'habitué à la
pénombre. Non loin de là il aperçut un buisson
bouger, pourtant la nuit était chaude et la brise légère
ne pouvait déplacer un tel massif.
S'écartant de la
fenêtre, il sortit son arme et se dirigea furtivement vers la
porte d'entrée.
« Qui est là ! »
cria-t-il du pas de la porte visant le massif buissonnant. Après
quelques secondes un chat noir sortit du buisson et vint se frotter
sur les jambes de l'agent.
Un sourire naquit sur le visage de
Booth... un chat...ce n'était qu'un chat. Il admit qu'il
devait être fatigué et angoissé. Après
avoir caressé l'animal quelques instants, il rentra à
l'intérieur de la maison.
Lorsqu'il arriva dans le
salon, Tempérance était déjà assise sur
le canapé la bière à la main. Elle avait sortit
les dossiers des victimes et attendait Booth pour établir un
portrait du sérial Killer.
« Vous faisiez quoi ? »
- je caressais le chat des voisins, dit-il encore amuser par la
scène qui venait de se produire. Parker s'est endormi ?
-
oui...
Booth vint s'installer à côté d'elle et
commença à fouiner dans les dossiers.
Après
quelques heures de travail, Brennan tendit un tableau,
caractéristique de sa logique habituelle, à son
partenaire pour qu'il jette un coup d'œil.
« Plus de 25
ans, masculins, choix des victimes: familles d'agent du FBI »
ces derniers mots lui restèrent coincés dans la gorge.
Son regard ce posa sur la porte de la chambre de son fils.
Brennan
qui comprit ce que ressentait son ami, lui posa une main
réconfortante sur l'épaule.
- Ce n'est pas le genre
d'affaire où il est bon d'avoir de la famille, dit-il en
plaisantant.
- Booth, l'humour est, selon beaucoup de psychologue,
une façon de livrer nos craintes.
Il ne répondit
rien, il savait qu'elle avait raison. Il reprit la lecture du
tableau.
« Il tue ses victimes en les battant, son bras
droit a dû subir une ou plusieurs opération » «
Comment le savez-vous ? » Questionna-t-il se retournant vers sa
collègue.
- et bien d'après les coups portés
et les expériences qu'Hodgins et Zack ont faites, un homme de
plus de 25 ans, même gauché doit pourvoir taper plus
fort du bras droit que les marques retrouvées sur les
victimes, les statistiques que nous avons établies le
prouve...
- Ok Bones, j'ai confiance. Demain j'organiserai un
auditoire avec les agents qui ont travaillé sur cette enquête
et les victimes...hormis les photos le tueur doit bien avoir un
schéma ...ils en ont toujours. J'aimerai que vous soyez là.
On pourrait avoir besoin de vos compétences...
Bones
acquiesça, elle ramassa ses affaires « je vais rentrer
il est tard ... »
Booth se leva et fourra ses mains dans les
poches de son jeans délavé. « Oui, vous avez
raison »
Il la raccompagna jusqu'au porche de la maison
-
Demain, je passe vous prendre chez vous ?
- Non, je serai déjà
au jeffersonial, j'ai encore du travail sur les corps, répondit-elle
immédiatement
- Hum, oui très bien, dit-il
légèrement confus
- Merci, c'était une très
agréable soirée
Il la détailla du
regard, fronçant imperceptiblement les sourcils. Avait-elle
dit cela par simple affabilité ou y avait-il quelque chose de
plus sérieux dans ses paroles ? Des sentiments ou juste de la
politesse ?
Il la connaissait depuis déjà un bon
moment et il avait toujours autant de difficulté à la
cerner, c'était justement ce qui lui plaisait chez elle :
cette façon qu'elle avait de toujours le surprendre.
Elle
sentit son regard pesant la détailler des pieds à la
tête. Etait-ce à cause des paroles qu'elle avait dites
?
Lorsqu'elle avait connu Booth, elle ne le portait pas dans son
cœur. C'était un homme à l'opposé d'elle, plein
d'intuitions et de valeurs que elle, ne défendaient pas.
Pour
temps au fil du temps, elle avait appris à l'apprécier
pour ce qu'il était et elle savait que la force de leur duo
résidait dans leurs différences.
C'était un
homme bon qui lui apprenait à démolir la carapace
qu'elle s'était construite au fil du temps, il lui apprenait à
s'ouvrir au monde qui l'entourait.
Il continua de la
détailler, il savait qu'elle l'avait remarquée mais
elle n'avait encore rien dit donc il se permit de continuer tout
aussi discrètement qu'il avait commencé.
Il plongea
son regard sombre dans les siens. Il pouvait y lire toute la misère
qu'elle avait endurée dans son enfance mais il pouvait aussi y
reconnaître la femme qu'elle était devenue : une femme
pleine de caractère qui savait ce qu'elle voulait.
A cet
instant, il aurait voulu la prendre dans ses bras, sentir son parfum
si doux, poser ses lèvres sur les siennes.
Un sourire
naquit sur son visage lorsqu'il imagina la réaction brutale
qu'elle aurait eue.
- Pourquoi vous souriez, lança Brennan
sortant Booth de ses pensées
- Pour rien Bones, dit-il
toujours amusé
- A quoi vous pensiez ? Questionna-t-elle
encore plus intéressée
- Il ne vaut mieux pas pour
moi que vous le sachiez, affirma-t-il très sérieusement
Elle
croisa les bras voulant apparaître plus sérieuse devant
son partenaire imposant.
- Question de vie ou de mort ?
- Ca
pourrait, en effet, dit-il puis il éclata de rire.
Elle
saisit son sac à main et le frappa avec gentiment «
Booth ce n'est pas amusant ! »
- Au vous ne pouvez pas
savoir comme ça l'est Bones !
Elle fronça les
sourcils et positionna sa mâchoire inférieure en avant
pour paraître plus abjecte que jamais.
- Moi ca ne me fais
pas rire !
Il recula d'un pas, et lui fit un clin d'œil en la
pointant avec le pouce levé et l'index en avant « Mais
je vous jure que ça l'est ! »
Il referma la porte
derrière lui et la regarda s'éloigner, monter dans sa
voiture et disparaître dans le noir.
Puis il prit une bière
dans le frigo et alluma la chaine hifi. Un morceau de rock s'échappa
des enceintes. Il s'installa sur le sofa, puis il ferma les yeux,
prit une gorgée de la bière, sa tête suivait la
cadence de la musique. Il se laissa bercer par la musique au rythme
plutôt agité.
