N/A : merci pour tous les com'. Je ne pensais pas en avoir autant, ça me fait peur maintenant, je vais devoir être super exigeante avec moi-même pour pas vous décevoir. Normalement je réponds par MP, mais je ne l'ai pas fait cette fois, désolée.

Je suis aussi désolée de n'avoir pas posté ce chapitre hier comme prévu, mais j'avais un entretient pour un travail, et j'avoue que j'ai complètement oublié de poster ma fic. Mais j'ai le boulot !


Chapitre 2

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Gibbs avait bien tenté de travailler à son bateau, mais il était hanté par le regard de Tony et ses paroles ne faisaient que résonner dans sa tête. Comment avait-il pu se tromper à ce point sur Tony ? Il avait réétudié le dossier du jeune agent, et rien n'indiquait la raison de tout ça. Pourtant, Gibbs était sûr qu'il s'était passé quelque chose dans son passé qui expliquait ce comportement.

Il savait comment trouver une partie de ses réponses. Il avait pensé à Ziva. L'agent du Mossad avait tout de suite montré ses cartes, en clamant haut et fort qu'elle savait tout sur eux, et qu'elle avait des dossiers. Peut-être l'un d'eux contenait la clef du mystère DiNozzo. Puis il s'était souvenu des anciens coéquipiers de Tony et de leurs remarques, lorsqu'il les avait interrogés. Il l'avait fait lorsqu'il avait engagé Tony, et il se souvenait à présent que la dernière personne avec qui Tony avait travaillé avant qu'il ne parte, que ce soit de Peoria, de Philadelphie ou même de Baltimore, avait toujours décrit Tony comme quelqu'un de bien, mais il y avait toujours en dessous de tout ça un 'mais' que Gibbs n'avait pas tenté d'élucider à ce moment là. Il avait pensé que Tony avait la bougeotte, qu'il aimait varier ses activités, même si déjà à l'époque, il soupçonnait autre chose.

Une phrase l'avait marqué, au cours de leur explication, comme quoi Tony était devenu flic pour emmerder son père. Mais Gibbs aurait mis sa main au feu que Tony avait la vocation, qu'il n'y avait pas que ce désir de rébellion qui lui avait fait choisir ce boulot. Il n'aurait pas été aussi bon, si cela avait été le cas. Mais Gibbs fut interrompu dans ses pensées, par son téléphone.

"Agent Gibbs ?" demanda une voix féminine.

"Lui même" répondit-il.

"On m'a dit que vous essayiez de me joindre ? Je suis l'inspecteur Mel… Melissa Pingusson… De Phily" expliqua-t-elle.

"Oui. Je cherche les anciens partenaires d'Anthony DiNozzo, et je sais…"

"Il est arrivé quelque chose à Tony ?" coupa-t-elle, affolée.

"Non, Tony va bien" la rassura-t-il, sans vraiment être sûr lui-même que Tony allait bien. "En faite, Tony travail actuellement avec moi, au NCIS."

"Mais ?" fit-elle.

"Mais il veut partir" ajouta-t-il.

Un silence s'installa entre les deux interlocuteurs, puis au bout d'un moment, Mel soupira.

"Vous voulez savoir pourquoi, n'est ce pas ?" demanda-t-elle, mais elle n'attendit pas la réponse de l'ancien militaire. "Moi aussi, j'ai voulu savoir. Tony était… est un bon flic. Il avait un de ses flairs, cette capacité à comprendre les gens… j'avoue que j'étais épatée. Puis toujours souriant, à plaisanter alors que notre boulot n'avait rien de drôle, comme si… comme si rien ne le touchait."

Mel s'arrêta, mais Gibbs respecta ce temps mort.

"Puis le masque a commencé à tomber, ou bien j'ai commencé à comprendre comment fonctionnait Tony… je n'en sais rien, mais j'ai compris que tout ça, cette extravagance, ce côté macho… c'était juste pour la galerie, pour faire semblant, pour ne pas laisser les gens s'approcher. Mais quand je l'ai compris, c'était trop tard, il était déjà parti avant que je ne puisse poser la première question, avant que je ne puisse vraiment savoir qui il était… Je devrais plutôt dire…"

"…fuir ?" proposa Gibbs.

"Oui, fuir" confirma-t-elle.

"Vous savez pourquoi ?"

"Non."

"Inspecteur Pingusson, je…"

"Agent Gibbs, je sais que vous voulez aider Tony, mais faite attention… je ne suis pas sûre" commença-t-elle, se stoppant, comme pour chercher ses mots.

"Pas sûre de quoi ? " insista Gibbs.

"Pas sûre que cela soit dans l'intérêt de Tony" finit-elle par déclarer.

Gibbs la remercia, puis resta à méditer sur ces paroles. Il ne voulait pas laisser Tony, partir. C'était l'un de ses meilleurs éléments, si ce n'est le meilleur, mais surtout au cours de ses presque sept ans à travailler avec lui, Tony était devenu le fils qu'il n'avait jamais eu.

Il regarda l'heure et constata qu'il allait être en retard au travail. Durant tout le trajet, il se demanda comment Tony allait se comporter avec lui, maintenant qu'il savait la vérité. Allait-il s'ouvrir ? Revenir sur sa décision ? Et sans même s'en rendre compte, il se retrouva devant les locaux du NCIS. Il se gara, et resta un moment au volant. Il n'était pas sûr d'être capable d'affronter le Tony de hier soir. Puis il prit une profonde respiration avant de sortir de sa voiture.

Le bureau était encore calme, le rush du matin n'avait pas encore eu lieu, mais son équipe était déjà là. Gibbs se faisait un point d'honneur à ce qu'ils soient tous là avant les autres. Ziva était plongée dans la lecture d'un rapport, McGee tapait plus vite que son ombre sur le clavier de son ordinateur, et DiNozzo… DiNozzo était en retard comme à son habitude.

"Tony est …" commença-t-il, passablement énervé. Ce n'était pas parce qu'il allait quitter le NCIS, qu'il pouvait se permettre de ne pas être à l'heure.

"… A l'heure, comme tu me l'as explicitement demandé hier soir" compléta Tony, en descendant les escaliers qui menaient aux MTAC, mais aussi aux bureaux de la direction.

"Il faut qu'on parle" annonça Gibbs.

"Je crois que nous nous sommes tout dit hier, non ?"

Ziva et McGee observèrent l'échange entre les deux hommes, se communiquant un regard déconcerté. La tension entre Gibbs et Tony était plus que palpable.

"Pas pour moi !" répliqua sèchement Gibbs. Tony n'allait pas partir comme ça.

Ils se regardaient droit dans les yeux, et si le téléphone n'avait pas sonné, ils en seraient restés comme cela un moment.

"Gibbs" aboya-t-il, en décrochant violement. "J'arrive" ajouta-t-il, quelques minutes après.

"Retournez au boulot !" ordonna-t-il, alors qu'il partait d'un pas décidé vers l'ascenseur.

"Qu'est ce que tu lui as fait ?" entendit-il demander Ziva.

"Rien" rétorqua Tony.


N/A : encore merci pour tous les commentaires. Chapitre 3, lundi prochain, cette fois, il sera à l'heure !