Merci pour tous les review, j'avais promis de répondre personnellement à ceux qui ont une adresse mail, et je ne l'ai pas fait. Promis, cette semaine, je prends le temps de répondre à chacun. Encore une fois, pas grand de choses de nouveaux, mais j'avais envie de donner une raison de plus à Gibbs de vouloir « sauver » Sammy. Et je voulais faire un retour sur le départ de Gibbs et la façon dont cela a été vécue par son équipe, et surtout Ducky. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop de ne pas faire avancer l'histoire, mais cela va bientôt changer ! Bonne lecture.
Chapitre 3
Gibbs pénétra dans la morgue, où le médecin légiste venait de le demander.
"Ha ! Jethro ! Au sujet de notre capitaine, j'ai enfin trouvé la cause du décès…" Ducky se coupa net en voyant les mâchoires serrées de son vieil ami. Il connaissait suffisamment Gibbs pour reconnaître ces petits signes qui montraient la contrariété.
"Un souci, Jethro ?" demanda-t-il. Le capitaine Roger Master pouvait bien encore attendre quelques minutes, à présent qu'il avait l'éternité.
Gibbs hésita, avant de cracher le morceau, de tout façon, la nouvelle n'allait pas tarder à se savoir.
"Tony a donné sa démission."
"Ho !"
Gibbs sourcilla. Pourquoi Diable, 'Ho' était-il la seule réponse qu'il entendait face à cette nouvelle.
"Le jeune Anthony veut donc nous quitter" soupira Ducky.
"Cela n'a pas l'air de te surprendre plus que ça !"
"D'une certaine façon, non" répondit Ducky, débonnaire.
"Comment ça ?" demanda Gibbs, surpris.
Le médecin anglais resta un moment silencieux, tentant de mettre de l'ordre dans ses pensées, avant de reprendre, "Tony n'est pas du genre à rester longtemps au même endroit… il n'aime pas que les gens s'approche trop de lui, alors il joue la comédie, mais lorsque le masque risque de tomber…"
"… il fuit" finit Gibbs.
"Il fuit, oui" répéta Ducky.
"Pourquoi n'ai-je rien vu ?"
"J'avoue avoir eu du mal à le comprendre moi-même, mais lorsque tu n'étais pas là, un soir, nous avons parlé. Je crois que c'est là que j'ai commencé à voir sous le masque."
"Et qu'est-ce qu'il y a dessous ?" questionna Gibbs, intrigué.
"Ca, c'est la question à un million de dollar !"
"Je ne comprends toujours pas, Ducky. Pourquoi maintenant ? Tony n'est jamais resté plus de deux ans au même endroit, et là, cela fait presque sept ans qu'il a rejoint le NCIS."
"Et tu pensais qu'il avait enfin trouvé sa place… que tu avais enfin trouvé le successeur idéal, celui a qui tu pourrais confier les clefs du bureau le jour de la retraite" fit le médecin légiste, comme s'il racontait un conte de fée à un enfant.
"Oui" avoua Gibbs.
"Je t'avoue que je pourrais te retourner la même question, Jethro. Toi aussi, tu nous as menti sur ton passé et quand celui-ci a éclaté au grand jour tu as fui…. Quelque part, tu es peut-être le mieux placé pour le comprendre" expliqua Ducky.
"Ce n'est pas la même chose. Je n'ai pas fui, j'ai…"
"Tu as abandonné ton équipe, tu ne lui a rien expliqué de tes motivations, tu es parti sans même te retourner" le contredit le médecin légiste.
Gibbs lui envoya un regard noir. Peut-être que son ami avait raison, il avait même parfaitement raison, il avait fuit, mais ce n'était pas une raison pour laisser Tony partir. Il n'allait pas le laisser commettre la même erreur que lui !
"Peut-être que j'ai fui…" avoua Gibbs.
"Tu as fui" coupa Ducky.
"J'ai fui" se reprit Gibbs, "mais si tu avais vu son regard hier soir… Cela n'avait rien à voir avec le Tony DiNozzo que l'on connaît. C'était comme l'ombre et la lumière. "
"Docteur Jeckylls et Mister Hydes ?"
"Peut-être pas à ce point… Mais il avait l'air tellement détaché, comme si rien n'avait d'importance, comme si il n'y avait plus rien à espérer ou à perdre."
Ducky observa l'ancien marin qui faisait les cent pas. Il l'avait rarement vu aussi énervé, inquiet, voir peut-être même déstabilisé.
"Je veux comprendre, Ducky. Je veux savoir pourquoi Tony peut-il penser ça ? Il a tout pour lui, un brillant avenir, alors pourquoi tout gâcher encore une fois ?"
"Seul Anthony et Dieu le savent, Jethro."
"Et moi aussi je veux savoir, Ducky. Je ne vais pas le laisser partir si facilement" déclara Gibbs.
Et Ducky n'ajouta rien. Il savait mieux que quiconque, que lorsque Gibbs avait une idée en tête, rien, peut-être même pas la Mort, ne pouvait le faire lâcher prise.
L'agent du NCIS avait déjà dégainé son téléphone et attendait qu'on lui réponde à l'autre bout.
"Jen ? Tu as encore le dossier de DiNozzo ?" demanda-t-il. Puis, une fois la réponse connue, il ajouta, "bien, je viens le chercher tout de suite… Non, le capitaine Master peut attendre encore un peu, les vivants ont priorité sur les morts."
Chapitre 4 : lundi prochain ! Donc comme d'hab', bonne semaine !
