N/A : encore une fois je suis en retard, et je n'ai aucune excuse si ce n'est la flemme de taper mon chapitre.
Chapitre 8.
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Ziva et McGee passèrent une bonne partie de leur journée à pianoter frénétiquement sur leur ordinateur ou à passer des coups de téléphones, le tout sous le regard inquisiteur et irrité de Gibbs. Rien n'allait assez vite à son goût. Les heures s'égrainaient depuis la disparition de Tony, et il savait que plus le temps passait, plus les chances de retrouver Tony s'estompaient. De plus, Gibbs ne se faisait pas d'illusion, il avait suffisamment travaillé avec Tony pour savoir que l'agent était tout a fait capable de disparaître. Il avait bien vu comment il pouvait devenir quelqu'un d'autre lorsqu'il était sous couverture, et cela avait toujours fasciné Gibbs, cette capacité d'adaptation.
"Alors ?" demanda Gibbs pour la énième fois de la journée, mais il ne reçut que deux regards confus.
Augustins était aussi très bon pour brouiller les pistes, et si Tony avait appris de lui, alors cela expliquait certaines choses.
"J'ai peut-être quelque chose" s'exclama d'un coup Ziva, un sourire victorieux aux lèvres. "Je viens d'apprendre que lors de la dernière enquête sur DiNozzo senior, le FBI avait mis tout un système d'écoute qui malheureusement n'a pas été retiré. Sûrement un manque dans le budget ou un oublie fâcheux."
Gibbs resta un moment à dévisager la jeune femme. Il savait que le FBI n'était pas du genre à 'oublier' ce genre de chose, et que cela voulait dire que les DiNozzo pouvaient à tout moment être remis sur écoute.
"McGee ? Combien de temps pour la pirater ?" questionna Gibbs, en dévisageant le jeune homme.
"Mais c'est… c'est illégal" remarqua McGee, troublé par cette demande.
"Et ?" insista Gibbs, qui n'avait pas l'air de trouver cela trop gênant. Après tout il s'agissait de retrouver l'un des leurs, donc tout était permis.
"Mais si on nous surprend… ?" commença McGee.
"Mais vous ferez en sorte de ne pas vous faire surprendre. Abby va vous aider. Tous les deux vous ferez sûrement du bon boulot !" coupa Gibbs.
McGee sentit ses joues rougir. Ce n'était pas tous les jours que son patron lui faisait ce genre de compliment, surtout quand cela relevait de ses compétences informatiques.
"Bien, je vais voir avec Abby, mais il va nous falloir un peu de temps…"
"Pour ce soir. Cela sera très bien !" fit Gibbs.
McGee voulut répliquer, mais il sentit que toute demande de délais supplémentaire ne serait pas accordée. Il se rendit donc au labo sans rien ajouter.
"Qu'as-tu appris de plus ?" interrogea Gibbs, une fois qu'il fut seul avec l'israélienne.
"Pas ici" répondit Ziva, en se demandant comment Gibbs pouvait savoir qu'elle en savait plus qu'elle n'en avait dit.
Il lui fit signe de la suivre dans l'ascenseur, qu'il arrêta entre deux étages.
"Alors ? Pourquoi tant de secrets ?"
Ziva plongea ses yeux dans ceux de l'ancien marin et y lut de la détermination à tirer toute cette histoire au clair. Elle hésita un moment. L'info qu'elle avait n'était pas vérifiée et semblait même invérifiable selon sa source, sauf à questionner l'intéressé, qui bien sûr, n'était autre que Tony.
"La disparition de Tony après la mort de sa mère…. J'ai demandé à celui qui s'occupe du dossier de Tony au Mossad de voir ce qu'il pouvait trouver de plus. Rien n'est sûr Gibbs, peut-être que tout cela n'est pas vrai, mais il a réussi à tracer des sommes d'argent qui transitaient beaucoup à cette époque, avant qu'elles ne trouvent leur destinataire" commença-t-elle à expliquer.
Gibbs leva un sourcil. Il avait rarement vu la jeune femme manier une information avec autant de précautions.
"Et où était Tony pendant ces deux ans ?" finit-il par demander.
Ziva respira profondément avant de lâcher son tuyau. "Il semblerait qu'il était dans une clinique."
Cette fois ce fut de l'incrédulité qu'elle lut dans le regard de Gibbs.
"Une clinique ?" répéta Gibbs, tentant de comprendre de quoi il pouvait bien retourner. Toute cette histoire était de plus en plus bizarre, et plus il avançait, plus il avait l'impression de reculer, que l'image de Tony se brouillait devant lui pour ne plus ressembler de ce qu'il connaissait.
"Rien n'est sûr… Mais ce n'est pas n'importe quelle clinique. Disons qu'elle ne reçoit que des stars, des politiciens en vue, des personnes influentes et aux portefeuilles bien fournies. Ils y vont tous pour des problèmes de dépendances, de dépressions… de tout ce qui pourrait ruiner leur carrière. La clinique est connue pour sa discrétion, et pour son service de sécurité des plus défensif."
"Pourquoi Tony est-il allé dans un endroit pareil à cet âge ?" demanda Gibbs.
"Peut-être un rapport avec la mort de sa mère. Je veux dire que si on se fit au dossier, il était dans la voiture…"
"Si c'est bien un accident de voiture" contredit Gibbs, qui commençait à sérieusement douter de cette histoire d'accident.
"… Il est traumatisé par l'accident, ou par autre chose qu'il n'aurait pas du voir. Et il à besoin d'aide pour surmonter le choc pendant deux ans" fit Ziva.
Les deux agents se dévisagèrent. Tout cela commençait à prendre une drôle de tournure.
"Mais pourquoi opté pour l'anonymat ?"
"Son père ne voulait sûrement pas qu'on sache que son fils avait des problèmes" fit Ziva.
"Mais quel genre de père est-ce ?" fit Gibbs en remettant la cabine en route. Il n'avait jamais eu une image très positive de cet homme qu'il ne connaissait qu'à travers les rares réflexions de Tony.
"Je suis sûre que DiNozzo senior et mon père s'entendraient bien, ils pourraient même sûrement écrire un manuel sur comment ne pas élever ses enfants" marmonna la jeune femme, en voyant très bien quel genre d'homme devait être le père de Tony, provoquant un regard amical de la part de l'ancien marin.
