« Sara… je…comment pouvez-vous penser que rien ne vous retient à cette vie ? J'y ai réfléchi toute la nuit, et je n'arrive pas à concevoir que vous puissiez penser que l'on ne tient pas à vous !

« Grissom, sincèrement, je pense que de votre part c'est de l'ironie ! S'il y a bien une personne au labo qui m'a bien montré qu'elle ne tenait pas à moi, c'est bien vous. A chaque pas que je faisais vers vous, vous étiez prêt à partir en courant !

« Que vous faisiez ? Répéta grissom. Pourquoi utiliser le passé ?

Sara lisait l'incompréhension dans le regard de son supérieur.

Elle était là, face à lui, les bras croisés sur sa poitrine, elle fulminait de l'intérieur. Elle haussa le ton.

« Je pense que vous avez été clair sur vos sentiments à mon égard. Et il est vrai que depuis quelques mois, n'ayant pas réussi à vous convaincre de mon attachement, et bien je me suis plus penchée sur le côté amical de notre relation et j'avoue que je m'en contente fort bien ! Puisqu'il n'y a rien d'autre à espérer, finit-elle dans un soupir.

« Sara, vous espérer ? La réponse fusa Mais c'est moi qui vis d'espoir ! Comment pouvez-vous espérer vivre avec quelqu'un de 15 ans votre aîné ! Dans 15 ans je serais inactif et vous dans la force de l'âge. Supporterez-vous de vivre avec quelqu'un dont vous devrez vous occuper, et pire plus tard. ? Quand je serais plus vieux, et que les traces du temps marqueront mon visage supporterez-vous, vous étant si belle, si magnifique, de vous promener au bras d'un vieillard ? Que diront vos amis ? Que vous êtes insensée ! Que vous feriez mieux de vous trouver quelqu'un de jeune et de beau dont vous n'aurez pas honte. Rêvez-vous d'une vie monotone, à visiter des musées, à regarder des reportages sur les insectes le soir à la télévision au lieu de sortir et vous amuser ? Je ne pense pas que ce soit le genre de vie dont vous rêvez !

Grissom n'en revenez d'avoir enfin su dire à Sara tout ce dont il pensait depuis plusieurs années. Il avait enfin révélé ses peurs. Oui il l'aimait et Dieu seul sait à quel point, il l'aimait assez que pour lui donner la chance d'avoir une meilleure vie que celle qu'il pouvait lui offrir. Et pour lui, c'était certainement cela la plus belle preuve d'amour !

« Alors c'est encore pire que ce que je pensais, conclut-elle. Nous nous connaissons depuis plus de 10 ans et je viens de constater qu'apparemment vous ne savez rien de moi. Ai-je une seule fois était en retard au travail parce que j'étais sortie faire la fête avec des amis ? Ai-je seulement pris une seule nuit de congé parce que quelqu'un m'avait invitée ? Ai-je jamais refusé des heures supplémentaires ou laissé une enquête non terminée jusqu'à mon prochain service afin de pouvoir avoir une vie sociale ? Ai-je jamais mentionné le fait de sortir avec un petit ami et des autres couples d'amis pour une soirée à l'extérieur ? Non, tout ça n'est jamais arrivé pour la simple et bonne raison que je suis comme vous, quand le boulot est terminé je rentre chez moi, je ne sors jamais. Et le pire point commun que nous ayons, c'est bien que même chez moi, je vis en fonction du travail. Mes magazines sont scientifiques, mes émissions de télévision préférées sont scientifiques, même mon régime alimentaire est scientifique. Alors vous voyez je ne pense pas que je pourrais me contenter de quelqu'un de jeune et de beau, avec qui m'afficher dans la rue. Je préfère de loin à tout ça quelqu'un comme vous, avec qui je pourrais discuter pendant des heures et des nuits de sujets qui nous passionnent. Je préférerai me blottir dans vos bras le soir devant la télévision à regarder des insectes, et tant pis si mes amis n'acceptent pas mes choix, car après tout je suis la seule à décider de qui je dois être amoureuse !

Sara n'eut pas le temps de réaliser la dernière phrase qu'elle avait dite, grissom avait plongé sur elle, et ils étaient en train de s'embrasser fougueusement.

Ils étaient collés l'un à l'autre, leurs lèvres scellées. Grissom la repoussa jusqu'à la porte de la chambre, ne lâchant pas son étreinte. Il chercha dans le dos de Sara à ouvrir la porte, avec une impatience, une telle fougue dont Sara n'avait jamais soupçonné l'existence. En moins de 2 secondes il la plaqua sur le lit, et commença à la déshabiller. Sara qui attendait ça depuis si longtemps, commença à douter des intentions de Grissom. Ne ferait-il pas marche arrière demain quand il se sera rendu compte de son geste. Elle voulu lui parler mais il ne lui laissa pas le temps. Elle était nue et grissom était en train de parcourir son corps de baisers et de caresses. Ce qui provoqua chez Sara de petits cris d'extase.

Lorsqu'il vint en elle la première fois, il s'arrêta et la regarda droit dans les yeux. Sara prit peur, était-il en train de se rendre compte de ce qu'il faisait, allait-il tout arrêter ????

« Je veux garder l'image de ton visage heureux en ce moment à tout jamais dans mon esprit, je veux graver à tout jamais cette sensation de toi m'appartenant complètement à tout jamais dans mon cœur » lui dit-il, ce qui ébranla complètement Sara , qui pour toute réponse recommença à l'embrasser.

Leurs ébats furent passionnés, ils étaient heureux. Sara venait de découvrir un Grissom dont elle ne pouvait soupçonner l'existence. Oui, elle le savait passionné par son travail, mais bien des situations lui avaient montré qu'au point de vue relations humaines Grissom était loin d'être un spécialiste.

Le sourire ne quittait plus ses lèvres, elle était heureuse et plus que jamais amoureuse.

Mais demain, quand il se réveillera pensera-t-il toujours à ça ? Ne prendra-t-il pas peur ??????

A suivre…