Chapitre 16 : Joyeux Anniversaire Severus (début janvier)
Quelques
jours passent avant que le professeur Rella ne revienne au Château.
Elle récupère doucement de sa mésaventure aussi
bien physiquement que psychologiquement.
Finalement le mercredi 6
janvier, elle fait son retour … discrètement. Avant même
de se présenter chez la directrice, elle passe par le bureau
du directeur de Serpentard pour le remercier. Bien qu'heureux de la
revoir, celui-ci la salue froidement comme à son
habitude.
Blessée par cet accueil, elle le laisse à
ses activités et reprend le chemin de sa classe. Elle ignore
que Rogue a eu très peur de s'être trompé dans
son dosage et d'avoir causé des dommages irréversibles
pour sa santé, elle ignore combien il a eu peur pour elle et
elle ignore que dans ce genre de situations il est encore pire qu'à
l'ordinaire …étant incapable de montrer ce qu'il ressent
!
Le
vendredi, alors qu'ils sont en train de dîner en devisant
gaiement un hibou Grand-duc se pose devant le gobelet de la jeune
femme. A sa vue, elle blêmit et ses mains commencent à
trembler tandis que l'animal semble lui jeter un regard
froid.
Rogue qui a remarqué l'état de sa collègue,
donne un coup de coude à Nymphadora, assise entre eux, pour
qu'elle voie quel est le problème.
- Que t'arrive-t-il
?
- C'est le hibou de Max' !
La
voix de Célia est aussi tremblante que ses membres. Tonks
décide de se saisir de la lettre et de renvoyer l'animal
mais celui-ci refuse de bouger d'une plume, il a visiblement reçu
la consigne d'attendre une réponse. Célia fait signe
à Nymphadora de sortir de la grande Salle. Les deux femmes se
rendent donc en salle des professeurs suivies de Lupin et Rogue ainsi
que de l'animal. L'étrange cortège ne manque pas
d'attirer l'attention des élèves mais la tension
est trop forte pour que les professeurs ne s'en soucient.
Une
fois confortablement installée dans un fauteuil, Nymph' a
ses côtés pour la soutenir, c'est à Remus que
Célia demande de lire la lettre à haute voix tandis que
Severus reste un peu en retrait :
Célia
Chérie
Ne
crois pas te débarrasser de moi aussi facilement. Père
a des relations et je sortirai de prison d'ici 1 mois tout au
plus.
Je n'ai pas renoncé à toi. Je te veux pour
épouse et il ne sera pas dit qu'un DeLaFontenaille échoue
à obtenir ce qu'il veut.
Si tu t'excuses de ton
attitude d'avant Noël, je suis prêt à passer
l'éponge et à t'accueillir les bras ouverts. Sinon
je ferai ce qu'il faut pour que tu reviennes à moi en
rampant !
Elegans
attend ta réponse, ne me déçois pas !
Je
t'aime,
Max'
-
Quel odieux bonhomme ! s'exclame Nymphadora.
- Jamais il ne me
laissera en paix.
- Vous n'êtes pas seule. Severus vient
de s'exprimer avec une once de chaleur dans la voix. Nous vous
protégerons. N'est-ce pas Remus ?
Rassérénée
par ces paroles, Célia prend une grande inspiration et renvoie
fermement le hibou sans réponse pour l'expéditeur.
Puis en s'excusant auprès de ses amis, elle sort en courant
les larmes aux yeux, Nymphadora fait signe aux deux hommes de les
laisser et elle part à sa poursuite.
2 heures s'écoulent
avant qu'un elfe de maison miteux se présentent chez les
Lupin et les informent que Mrs Lupin sollicite leur aide à la
Tête du Sanglier.
Sur
place, ils retrouvent les deux femmes. Nymphadora leur explique que
prise d'une crise de nerfs, Célia est venue ici pour se
noyer dans le whisky pur feu ce qui ne lui réussit visiblement
qu'à moitié. Celle-ci est, en effet, en train de rire
aux éclats en s'accrochant au cou d'un individu à
l'allure inquiétante et dont les mains s'avèrent
dangereusement baladeuses. Sans un mot, Remus et Severus embarquent
la femme sans ménagement pour la reconduire dans ses
appartements
- Oh là là on p-p-p-eut même pas
s'amuser avec vous.
- Vous êtes ivre ! Taisez-vous !
-
Oh Sevichou ! Soyez pas si rabat-joie ! Je suis sûre que si
vous vous décoinciez un peu vous pourriez être sacrément
mignon.
Les Lupin ne peuvent s'empêcher de rire en
entendant ses délires alcoolisés. Mais Severus leur
somme de se taire pour éviter que des élèves ou
leurs collègues ne les surprennent. Arrivés dans le
couloir menant à leurs 2 appartements, il leur fait signe de
rentrer se coucher, il peut s'occuper d'elle seul.
- Severus !
Faites-moi une risette !
- Qu-quoi ?!
- Ben oui quoi vous êtes
très chou quand vous souriez ! Je le sais je vous ai vu une
fois. Craquant !
Il
la regarde avec stupeur tout en entrant chez elle, puis il la dépose
sur son lit. Voyant qu'elle commence à se dévêtir
devant lui, il détourne rapidement le regard et quitte la
pièce pour se rendre chez lui. Quelques minutes plus tard, il
revient avec un flacon. N'entendant aucun bruit, il jette un œil
dans la chambre où il l'aperçoit étendue sur
le lit. Elle a tout de même réussit à enfiler une
chemise de nuit. Il s'avance et la recouvre avec la
couverture.
Puis il dépose sur la table de la cuisine le
flacon qu'il a en main avec un mot expliquant de prendre la potion
au réveil pour limiter les effets de la gueule de bois.
Le
lendemain, aux environs de 9h, on frappe à sa porte.
-
Bonjour Severus ! Puis-je entrer ?
- Comment vous sentez-vous ce
matin ?
- Ca va, j'ai connu pire ! Merci pour la potion.
Il
ne répond rien et elle semble un peu gênée.
-
J'espère que je n'ai rien dit ou fait …d'embarrassant
!
Il
ne dit toujours rien mais elle devine un léger sourire et elle
craint sincèrement d'avoir été un peu loin !
Mais elle choisit de passer outre.
- Je-j'ai quelque chose pour
vous. Je l'ai reçu ce matin. C'est pour vous remercier …
de m'avoir sauvée des griffes de Maximilien. Tenez.
Elle
lui tend un petit paquet.
- Des larmes de licorne ! Mais c'est
extrêmement difficile à trouver !
- J'ai une amie
qui a un bon contact avec les licornes, elle m'a fait cette faveur.
Je me suis dit que ça pourrait vous aider …pour la potion
que vous essayez de mettre au point.
Il
la regarde ne sachant pas trop quoi dire mais réellement ému
du présent. Au moment où elle s'apprête à
prendre congé, elle s'approche de lui et souffle :
- Au
fait, Joyeux anniversaire !
Elle lui dépose un léger
baiser sur la joue avant de se sauver.
Stupéfait par cette
marque d'affection, il reste quelques minutes immobile à
contempler la porte restée ouverte par laquelle elle vient de
sortir. Puis décidant qu'il n'y a rien de plus dans ce
baiser qu'une façon française de remercier les gens,
il referme la porte.
Un peu plus loin dans le couloir, Célia
entend le claquement et continue son chemin une larme à l'œil.
