Note de Syla : Bonsoir tout le monde !! Chapitre 5 en vue.

Le petit résumé rapide : Abby et Brennan rencontre Harry. En gros c'est ça, on va pas s'étaler. :D

Personnellement (oui je donne mon opinion, non mais je fais ce que je veux :P) J'ai trouvé ce chapitre très beau, et bien écrit. Bon je dirais pas pourquoi sinon je vais spoiler et vous allez me lancer des tomates après… Et c'est pas drôle pour moi. :P

Et oui atchoum le trouve fade, alors dites lui que non. Qu'il est bien. :) Pas vrai que j'ai raison ?!

Donc bonne lecture à tous. Et à la prochaine pour la suite.

Chapitre 5

Mi grognon mi-soulagé, Harry descendit, dans le but de prévenir sa tante qu'il s'en allait.

Lorsqu'il entra dans la cuisine, les trois Dursley étaient attablés.

« Je m'en vais cet après-midi, et je ne reviendrai jamais. »

Si son oncle et son cousin ne levèrent pas la tête de leurs assiettes, la tante Pétunia jeta un regard plus que bizarre à Harry. Il le négligea et remonta dans sa chambre. Il y était à peine arrivé que Molly et un jeune homme qu'il ne connaissait pas transplanèrent dans sa chambre, accompagnés de Lupin et Maugrey.

« Bonjour ! Oh Harry ! »

Molly, presque effrayée par son aspect, le serra contre lui. Il avait maigri certes, mais ce qui lui faisait le plus peur était son regard vide, presque terne. Elle jeta un œil alentour et vit que la chambre était dans le même état que son propriétaire.

« Failamalle ! Récurvite ! »

Une seconde plus tard, la chambre était propre, le lit défait et les draps et les couvertures pliés.

« Harry, tu transplanes avec Br… » Elle fut coupée par l'ouverture de la porte.

La tante Pétunia fut effrayée en voyant tant de sorciers dans sa maison.

« Harr..oh ! »

« Nous partions, tante Pétunia. Comme tu le vois, la chambre est propre. »

« Non ce n'est pas ça… »

Molly fronça les sourcils et observa la femme qui se tenait en face d'eux.

« Je sais que… l'on ne t'a jamais témoigné beaucoup d'affection, mais …je voulais quand même…te souhaiter bonne chance… »

Molly haussa les sourcils, surprise. Brennan fronça les sourcils, Maugrey et Lupin ne bougèrent pas d'un poil.

La tante Pétunia se décida à battre en retraite.

« Et bien… au revoir. »

« Adieu » répliqua Harry, en attrapant le bras de Brennan. Comprenant le message, le jeune homme transplana aussitôt, suivi de peu par les trois autres.

Ils réapparurent dans la cuisine du Square Grimmaurd, vide.

Abby surgit soudain du salon, la main levée. Ginny, la suivait, baguette levée.

Elles s'apaisèrent en voyant les nouveaux arrivants.

Ginny alla embrasser Harry, à la fois triste et heureuse de le voir. Triste parce qu'il lui avait clairement indiqué qu'il ne voulait pas la mettre en danger et qu'il ne voulait pas donner à Voldemort une arme de plus, mais heureuse car elle se doutait qu'il n'allait pas bien, et pensait pouvoir l'aider un peu.

Elle l'accompagna à la chambre qu'il occupait en général avec Ron. Le rouquin se leva d'un bond en voyant son ami entrer.

« Harry mon vieux ! Comment ca va ? »

« Bien.. » tenta de balbutier Harry.

Non il n'allait pas bien. Mais il pensait que personne ne pourrait le comprendre.

Il s'installa néanmoins, prenant des nouvelles d'Hermione et du reste de la famille Weasley. Il s'enferma dans un mutisme inquiétant, et c'est en zombie qu'il suivit Ron jusqu'à la cuisine pour le diner.

« Ah Harry mon chéri, installes toi » fit Mme Weasley en le servant généreusement.

Brennan et Abby, installés en face de lui de part et d'autre de Ginny, l'observaient attentivement.

« Harry, on n'a pas eu le temps de vous présenter tout à l'heure. Voici Abby, qui sera en septième année, comme toi, et Brennan, son ami, qui sera ton professeur de Combat. »

« Son ami ? » Il ne put s'empêcher de relever.

« Parfaitement Potter » fit la voix de la directrice. « Je sais qu'il n'est pas courant de laisser un élève et un professeur sortir ensemble, mais la situation de Monsieur Mulwray et Miss Peters est un peu particulière… »

« Ah. »

Il n'en demanda pas plus.

« D'ailleurs, la potion est-elle prête Molly ? »

Abby et Brennan soupirèrent.

Pas devant tout le monde mince…

Molly remplit deux verres avec le contenu d'un petit chaudron, et les apporta au couple. Ils avalèrent chacun leur verre sans même se regarder.

« Vous devez… »

« Oui, on sait. » fit Abby un peu agacée.

Ils se regardèrent et se levèrent, pour se tourner face à face.

Corazon revelatus, prononcèrent-ils en même temps.

Pendant quelques secondes, rien ne se passa, puis un éclair bleu sortit de chacune de leur baguette. Ils rejoignirent, formant une double spirale, avant de former un cœur entre eux deux et de disparaître.

Tous étaient bouche bée. Ceux qui n'avaient pas compris ce que signifiaient ces éclairs étaient babas devant le spectacle.

« Bon… » finit par faire Mr Weasley, « je crois que la preuve est faite, Minerva, n'est-ce pas ? »

« En effet. »

La directrice de Poudlard semblait avoir du mal à digérer l'information. .

« A vrai dire…jamais je n'avais encore vue deux personnes aussi liées… » prononca-t-elle.

« Bon, et bien la question est réglée…Vous pourrez passer la nuit dans ses appartements aussi souvent que vous le souhaiterez. Je vous remettrai une autorisation de circulation nocturne dans Poudlard. »

« Bien Professeur. »

« Merci, Madame le Directrice. »

Brennan était soulagé. Ils auraient de toute manière trouvé un moyen pour se voir, mais ils préféraient tous les deux que ce soit en toute légalité, sans risquer qu'Abby aie une retenue chaque fois qu'ils feraient un entrainement de mutant ensemble ou qu'ils voudraient passer un moment ensemble.

« Vous pouvez m'appeler Minerva, Brennan. Vous aurez quand même une place dans le dortoir de votre maison, Abby. » renchérit la directrice.

Le repas se termina dans une ambiance plus ou moins détendue, et Harry finit par s'excuser et monter dans sa chambre. Abby et Brennan s'entre-regardèrent, et la jeune femme s'excusa et sortit rapidement, sous l'œil suspicieux de Ginny.

Brennan, qui avait remarqué le regard de la jeune rouquine, s'empressa de la rassurer.

« Ne t'inquiètes pas. Dès que Hermione sera arrivée, on vous expliquera tout. D'accord ? »

De plus en plus intriguée, Ginny acquiesça tandis que Molly, mise au courant, retenait Ron sous un prétexte quelconque.

Elle frappa doucement à la porte de la chambre de Ron, et entra. Harry lui tournait le dos, les yeux perdus dans le vague, regardant à travers la fenêtre.

« Harry ? »

« Quoi ! » répondit-il d'une façon un peu aggressive.

Il se calma aussitôt. « Pardon. »

« Ca a pas l'air d'aller. »

Abby commença aussitôt à parler, essayant de l'amener là où elle voulait.

« Qu'est-ce que ça peut te faire ? »

« Hey ! Du calme ! Tu respires la déprime à trois cents mètres, au moins. Même Brennan l'a remarqué… »

« je SUIS calme . »

« Ah ? Pourquoi tu manges pas, pourquoi tu ne ris pas, tu n'as aucune lueur dans les yeux, alors que Dumbledore nous vantait tes yeux si expressifs ! »

A l'énoncé du nom de son mentor, Harry perdit son calme.

« Putain mais merde à la fin ! Foutez moi la paix ! Dumbledore est mort, et c'est de ma faute ! DE MA FAUTE TU ENTENDS ! »

Au rez-de-chaussée, tous s'immobilisèrent en entendant les hurlements.

« Vous inquiétez pas c'est juste pour le faire réagir. » Pendant que Brennan donnait quelques explications, Abby continuait. Elle laissait parler Harry.

Il criait, hurlait même. Et étrangement, cela lui faisait du bien.

« MAIS COMMENT JE SUIS CENSE VENIR A BOUT DE CE CONNARD DE VOLDEMORT MOI ! CES FOUTUS HORCRUXES JE NE POURRAIS JAMAIS LES TROUVER TOUT SEUL »

« T'es pas seul Harry. »

« AH OUAIS ? C'EST MOI QUE LA PROPHETIE MET EN CAUSE C'EST MOI QUI DOIT TUER OU ETRE TUE. »

« Je sais. Mais on peut au moins te faciliter la tâche Harry. » Elle parlait calmement d'une voix douce et calme, qui invitait à la réponse.

« MAIS C'EST IMPOSSIBLE !!! PAS SANS DUMBLEDORE !»

Il criait toujours, mais sa voix se voilait, s'enrouait. Il était au bord des larmes.

« Mais si tu regardes, tu verras autour de toi plein de gens prêt à t'aider. »

Elle s'approcha un peu plus de lui, et lui mit une main sur l'épaule.

« On ne peut pas prendre ta place Harry. Tu devras accomplir la tâche finale seul. Mais on peut au moins t'aider à y arriver le mieux préparé possible. Il suffit de le vouloir… »

Elle s'interrompit : il s'était retourné, les yeux pleins de larmes.

« …et de garder espoir. »

Le Survivant s'effondra. Il se laissa tomber à genoux éclatant en sanglots.

Abby soupira : il avait besoin d'évacuer toute cette tension. Elle s'agenouilla à ses côtés et le prit dans ses bras, le berçant même légèrement.

Molly entrouvrit la porte, et poussa un soupir de soulagement.

Les autres, massés dans le couloir, avaient entendus les dernières phrases d'Abby.

Brennan se retourna et repoussa tout le monde vers la cuisine.

« Vous voyez. Cette guerre est loin d'être perdue. Nous, les mutants, avons la même. Il suffit de s'organiser et de ne refuser AUCUNE bonne volonté. Il faudra tout faire pour nous préparer le mieux possible. »