Bien, nous allons savoir ce que cache le médaillon qu'on reçu nos militaires. Ravie qeu ça vous aie plus, et bonne lecture
« Bonjour jeune homme, que puis-je pour vous ? » demanda le bijoutier chez qui Ed était entré.

Le jeune alchimiste marcha jusqu'au comptoir.

« Voilà, j'ai reçu ce bijou mais je ne sais absolument pas de qui. Et il y a aussi un symbole à l'intérieur. Est-ce que vous pourriez me dire si vous le connaissez ? » raconta le blond en montrant le médaillon.

Le bijoutier le prit, et bien évidemment le relâcha aussitôt.

« C'est normal. Vous feriez mieux de l'examiner à distance. » avertit le blond.

« Il a l'air ancien. En tout cas c'est une pièce magnifique, je n'ai jamais vu un saphir d'une telle beauté. On vous l'a envoyé vous dites ? »

Le bijoutier avait dit ça d'un air soupçonneux. Ed sortit alors sa montre en argent.

« Si je vous le dis. »

« Entendu monsieur l'alchimiste. C'est que de nos jours voyez-vous… »

« Je vois très bien, certainement mieux que vous d'ailleurs. Et donc ? Vous ne pouvez rien me dire d'autre ? » reprit le FullMetal.

« Euh non, monsieur l'alchimiste. » répondit le bijoutier contrit.

« Bien, je vous remercie. »

Ed reprit le médaillon et le passa à son cou. Bon, échec pour cette fois-ci. Tout en reprenant le chemin du Q.G, l'ado réfléchissait. Il savait que ce bijou était ancien, et que lui seul pouvait y toucher. En outre, il paraissait incomplet, et possédait un symbole à l'intérieur. Voyons … où pourrait-il bien trouver des réponses ?

« Mais c'est bien sûr ! La bibliothèque ! » s'exclama-t-il à la surprise des passants.

Aussitôt il fit demi-tour pour s'y rendre. De là il appela son petit frère pour qu'il vienne l'aider dans ses recherches.

« On cherche quoi au juste ? » questionna Al une fois à la bibliothèque.

« Tout ce qui a un rapport avec les bijoux anciens. » répondit Ed en retirant un gros livre.

Rassembler des ouvrages sur le sujet ne fut pas bien dur : ce n'était pas courant comme thème. Une fois qu'ils en eurent suffisamment, ils s'installèrent à une table pour commencer. Ed ôta le médaillon et le posa entre lui et son frère. Durant un long moment, chacun fut plongé dans les livres. On entendait ainsi que le bruit des pages qui se tournaient.

« Hé Ed ! Regarde je crois que j'ai trouvé. » fit soudain Alphonse.

Il tourna le livre face à son frère. Ed reconnut le médaillon, en entier cette fois. Rond, très bleu et avec une perle au centre, rattaché par une chaîne en argent. Il parcourut le texte qui accompagnait le dessin :

« Le Cœur de l'Océan. Selon la légende il appartiendrait au dieu des mers Poséidon. Ce bijou possèderait quelques pouvoirs, notamment une maîtrise alchimique de l'eau et du tonnerre. Une autre partie de la légende, plus récente, affirme que le dieu a été emprisonné par la néréide Callirohé au fonds de l'océan. Seuls les élus du dieu pourront permettre sa délivrance, armés du Cœur. Le salut est dans la moitié et dans l'entier, le Cœur vaincra le démon des eux, et le roi des mers et des océans sera libre. »

Ed écarquilla les yeux en lisant cette phrase. Exactement ce qu'il y avait marqué dans le mot joint au bijou. Non ... ce n'était quand même pas vrai cette légende. Le FullMetal en vint à penser qu'on lui avait fait une blague.

« Je ne sais pas Ed. Pour que tu sois le seul à pouvoir toucher ce médaillon, et surtout qu'il disparaisse pour atterrir dans ta poche … honnêtement j'ai de sérieux doutes. Ou bien c'est vrai, ou bien celui qui t'a fait cette blague a réussi là un tour de maître. » déclara Alphonse.

« Moi aussi, je ne sais plus quoi penser. Un dieu … ça par contre c'est un peu fort. »

« Oui. Que fait-on à présent ? »

« Rien. Je vais garder le médaillon, puisque d'une on ne sait pas d'où il vient et de deux, je ne peux pas m'en débarrasser. » répondit Ed.

Il referma le livre, et tous deux allèrent remettre les autres à leur place. C'est donc en ayant l'impression d'en savoir moins qu'avant que nos deux frères sortirent de la bibliothèque.


Pendant ce temps, bien loin de Central …

« Les humains … le Cœur est chez ces stupides créatures. Les élus en ont déjà pris possession. Mais … plus pour longtemps … »

A l'endroit d'où provenait cette voix, plusieurs paires d'yeux luisant dans l'obscurité apparurent.

« Allez me le chercher ! »

Des grondements suivirent cet ordre, et les yeux disparurent.

« Une fois que j'aurais le Cœur de l'Océan, plus rien ne s'opposera à mon règne sur les mers … et la terre. Poséidon est enfermé et seul le Cœur peut le libérer. Si je le détruis, il sera prisonnier pour l'éternité. »

Il n'y avait personne pour voir le sourire sadique qui étirait les lèvres, révélant une dentition digne d'un troll de Troy. Quant aux élus vous vous en doutez, ils ne se doutent pas une minute de ce qui les attends. Roy était encore en train de jouer avec les dossiers, le jouet favori des militaires. Ces petits objets les amusent toute la journée, ils ne s'en lassent pas. En plus il y en a de différentes couleur, de différentes tailles … bref y'a de quoi bien s'amuser.

« Dites lieutenant, trouvez pas que mon bureau est assez ... décoré comme ça ? » lança Mustang.

« L'expression artistique ne connaît pas de limite, colonel. » répondit Riza qui venait de déposer une autre pile.

Roy sourit devant la répartie de sa subordonnée.

« Vous devriez songer à organiser une exposition de dossiers, colonel. » lança Kain.

« Ouais. Ceux qui ont plus de trois jours de retard peuvent être considérés comme des pièces de musée. » répondit Roy.

Cette petite remarque fit sourire l'équipe y comprit Hawkeye.

« En tout cas j'imagine le thème de l'exposition : l'évolution des dossiers à travers les âges. » fit Havoc.

« Ah ben non, on dirait que je mets des siècles à les traiter. » releva Roy.

« Et pourtant … » lança Riza.

« Ben ça fait plaisir ! Si vous n'êtes pas contente, fondez donc la SPD : la Société Protectrice des Dossiers. » rétorqua Mustang.

Des rires succédèrent à cette réplique. Riza sourit à son supérieur, qui lui répondit par un clin d'œil. La jeune femme rosit légèrement. Le silence se réinstalla.

« Roooh mais j'en ai marre de cette paperasse ! Vais y passer la nuit ! » maugréa Roy quelque temps plus tard.

« Mais non, vous n'aurez qu'à les emporter chez vous ce soir. » dit Riza.

« Bonne idée, j'en abandonnerais quelques uns au bord de la route, une autre partie sera noyée, et le reste trouvera peut-être un foyer convenable. »

« Colonel ! » fit Riza, partagée entre l'amusement et la lassitude.

Ah quand le colonel faisait dans l'humour ce n'était pas triste. Enfin, ça détendait l'atmosphère. La journée se termina donc, et chacun rentra chez lui fourbu par toute cette paperasserie. Roy ôta son uniforme, et en passant devant un miroir se rappela qu'il portait une partie du Cœur de l'Océan. Il passa les doigts dessus. Une hypothèse lui traversa alors l'esprit.

« Et si … ma capacité soudaine à faire jaillir de l'eau venait de là ? » se dit-il.

Le brun secoua la tête. En voilà une idée farfelue. Et en même temps, il avait déjà vu des alchimistes porter leur cercle sur un bijou. Ca expliquerait tout : il aurait ainsi activé le cercle caché dans le médaillon par mégarde. Roy l'enleva aussitôt pour vérifier cette idée. En l'examinant à la lumière, il distingua effectivement un symbole à l'intérieur.

« La voilà l'explication. Je ne connais pas ce signe, mais il pourrait très bien être alchimique. Ca fait un mystère de résolu. Il reste son expéditeur à découvrir, et comment se fait-il que ce bijou me suive partout. »

Satisfait d'avoir trouvé enfin un peu de logique, Roy posa donc le médaillon sur sa table de chevet.


Entre-temps, de drôles de créatures rôdaient dans les rues de Central. Une dizaine en tout, toutes avec des têtes d'animaux marins. Pour ceux qui ont vu des pirates du côté des Caraïbes, que ce soit la deuxième ou la troisième fois, c'est le même genre de joyeux lurons. Le groupe se sépara : une moitié prit la direction de la demeure du colonel, l'autre celle d'Edward Elric. En silence, un groupe entra chez Roy, qui dormait à poing fermé.

Glissant en silence, les créatures s'approchèrent de la chambre. L'une d'elles à tête de requin et armée d'une massue approcha de la tête du lit. Le Cœur de l'Océan vint se mettre autour du cou du brun, et projeta un torrent d'eau sur l'assaillant. Mustang se réveilla en sursaut, et alluma la lumière. Il poussa un cri quand il vit une espèce d'homme à tête d'oursin brandir une hache vers lui. Encore une fois le médaillon réagit pour lui.

L'eau emprisonna la tête hérissée de piquants, et la compressa à l'en faire éclater. Le colonel baissa la tête vers le bijou, étonné à la fois de le trouver là et de ce qui venait de se produire. Un autre monstre lui envoya une lance, interceptée par un puissant jet d'eau. Roy bondit hors du lit, et saisit ses gants. Vite il les mit, et claqua des doigts vers le groupe de monstres. Les flammes envahirent la chambre, meurtrières. Il répéta son geste plusieurs fois, jusqu'à calciner chacun de ces étranges visiteurs.

Enfin, deux seulement parvinrent à s'enfuir. Eberlué, Roy regarda les tas de cendres disséminés ici et là.

« Mais c'était quoi ça ? » dit-il la voix tremblante.

Quoi qu'il en soit, le médaillon lui avait sauvé la vie. Mais il y avait encore beaucoup de mystères.

Le deuxième groupe parvint à la chambre que les frères avaient au Q.G. Y entrer ne fut pas difficile. Sauf qu'Al, qui ne dormait pas, les repéra immédiatement. Aussitôt il poussa un cri pour alerter son frère. Les yeux embrumés de sommeil, Ed entendit un vacarme métallique mêlé de grognements. Et en y mettant un peu de clarté, il découvrit son frère en train de contenir ce qui paraissait être des chimères.

Edward bondit au secours de son frère en même temps qu'une créature à tête de murène se libérait d'Al. Il bloqua la créature. Dieu que ça sentait fort le poisson ! Le FullMetal assena un coup de pieds au ventre de son adversaire suivi d'un retourné. La bête s'effondra. Ed s'en servit comme tremplin pour aller percuter les autres en un magnifique coup de pieds sauté. Il transmuta son automail en lame acérée pour combattre le reste.

Mais le nombre des adversaires fit qu'ils ne tardèrent pas à être acculé au fonds de la pièce. C'est alors que le médaillon du blond vint à leurs secours. A l'instant où tout le groupe de créatures se jeta sur eux, il y eut un flash aveuglant. Les bêtes gémirent de douleur, puis plus rien. Quand les frères regardèrent, il n'y avait plus rien. Le silence était revenu dans la chambre.

« Hé Al … j'ai pas rêvé ce qui vient de se passer ? » interrogea le FullMetal.

« Non. Et du coup, je crois que la légende sur Poséidon est vraie. Ces créatures ont dû nous être envoyées par Callirohé. » répondit l'homme de fer.

Le blond bougea enfin, et alla à la porte de sa chambre, encore ouverte. Il regarda dans le couloir. Apparemment, personne n'avait entendu quoi que ce soit. Il la referma, et rejoignit son frère sur son lit. Assis en tailleur, il réfléchit un instant.

« Tu dois avoir raison. Aussi bizarre que ce soit, c'est la seule explication. Au fonds de l'océan il y a un dieu qui attend que je vienne le délivrer. Et cette phrase : le salut est dans la moitié et dans l'entier. La moitié du médaillon nous a sauvé la vie, mais … »

« Seul le bijou entier pourra vaincre Callirohé et libérer Poséidon. » acheva Alphonse.

« Je ne sais pas qui m'a envoyé ce truc, mais je crois que ça devient secondaire. Tant que le dieu des mers restera prisonnier, les créatures reviendront à la charge. Donc, il faut que je trouve qui a l'autre moitié et qu'on aille faire ce qu'on nous demande. » reprit Ed en brandissant le médaillon.

« Ca ne va pas être facile, ça peut être n'importe qui dans tout Central. Ou même hors de Central. » souligna Al.

« Oui … mais peut-être que ce bijou nous dira comment trouver cette personne. » hasarda Ed en remettant le bijou.