Oh ... c'est la fin. Ouais la fin de la fic, quoi d'autre ? En tout merci d'avoir suivi, j'en ai une autre en attente et deux en co-écriture. Et d'ici à ce qu'une nouvelle idée me passe par la tête ... enfin voilà. Bonne lecture


Cela faisait des heures que le groupe de soldats patientait sur le bateau. Riza était accoudée au bord, scrutant l'eau pour voir si elle apercevait son colonel ou bien le FullMetal.

« Toujours rien ? » demanda Breda en approchant.

Il ouvrit une bouteille de bière, et s'accouda à côté d'elle.

« Non. J'espère qu'il ne leur est rien arrivé, je déteste rester là à attendre. » répondit la blonde.

« C'est sûr, c'est pas facile. Mais vous en faites pas tant, c'est des durs à cuire ces deux-là. Je dirais même du genre indigeste pour les bestioles marines. » sourit le rouquin.

Le lieutenant sourit à son tour. Certes le colonel n'avait plus son alchimie du feu, mais il avait d'autres moyens de défense. Et il n'était pas seul : Ed était avec lui, et c'était un des meilleurs alchimistes du pays. Sans compter que lui n'avait pas besoin de cercle pour s'en servir. Donc Breda avait raison : inutile de se faire un sang d'encre. Riza soupira, et se décida à rentrer à l'intérieur. A la question de ses collègues quant aux nouvelles, elle hocha négativement la tête.

La jeune femme s'assit, même si elle savait qu'elle ne restait pas longtemps sans aller de nouveau scruter l'eau.

Mais nous, on va aller voir ce qui se passe là-dessous.


Callirohé, le démon des eaux a reprit connaissance, et n'a pas manqué de hurler de rage en découvrant qu'elle a été trompée. Aussi a-t-elle décidé d'envoyer une véritable armée détruire les élus du dieu des mers. Requins, espadons, murènes et toute sa cohorte d'êtres moitié humains moitié animaux étaient en ce moment à leur poursuite. Nos deux ondins faisaient ce qu'ils pouvaient pour les semer. Le Cœur les avait bien aidé pour les ralentir.

« Décidément ils sont du genre têtu ! » s'exclama Roy, qui zigzaguait dans les récifs.

Un espadon tenta de l'embrocher. Le brun vira de bord à la dernière seconde, et le poisson se retrouva le nez planté dans le corail.

« Ouais mais pas autant que nous ! » dit Ed en opérant une cabriole.

Il fit ainsi face à une tripotée de requins, et tendit les mains. Des éclairs vinrent s'enrouler autour des terribles carnivores, les mettant hors course. Roy se précipita vers le blond, remonta et le tira vers le haut, au moment où une bestiole allait lui fendre la tête.

« Aourf ! » souffla le blondinet.

Le colonel évita un requin et se fit égratigner par un espadon. Le FullMetal se servit encore du Cœur de l'Océan.

« Essaie de les emprisonner ! » fit Roy en le relâchant.

« Ok. Euh … »

Une énorme bulle se gonfla entre eux et les animaux marins, absorbant les bêtes.

« Bien joué, mais il en reste encore. » constata Roy.

« Venez ! » dit le jeune.

Ed piqua vers le fonds, suivit de son supérieur. En chemin il claqua des mains. Il les posa ensuite directement sur le sol, sans prendre la peine de se remettre à l'endroit. Un gros mur jaillit, que percutèrent nombre d'animaux. Nos amis profitèrent de cette diversion pour fuir.

« Bon mais il est où Posinet ? On va plus pouvoir tenir très longtemps à ce rythme ! » dit le brun.

( Ndla : avé Posinet XD ! ) Les ondins commençaient à être sérieusement fatigués, à nager si vite et à cabrioler dans tous les sens. Ils suivaient toujours le rayon émit par le Cœur, en se demandant si un jour ils en verraient le bout. Et alors qu'enfin ils arrivèrent en bout de course, un éclair tomba devant eux.

« OUPS ! » s'exclamèrent-ils.

« Je ne vous laisserais pas le réveiller ! » s'exclama Callirohé, à cheval sur un énorme espadon.

L'animal leur fonça dessus à une telle vitesse qu'il n'évitèrent son terrible nez que par miracle. L'espadon s'en prenait surtout au porteur du Cœur de l'Océan, autrement dit le FullMetal. Ce dernier esquivait assez bien le pic. Il pirouetta par-dessus et déséquilibra la néréide. Roy saisit l'occasion.

« Attends un peu sale gamin ! » s'exclama Callirohé en tentant de poignarder l'adolescent.

« Pas mal, mais t'es un peu lente, en plus d'être idiote ! » sourit Edward.

« Quoi ? »

« Au cas tu n'aurais pas remarqué, je n'ai plus le médaillon ! »

Elle fronça les sourcils en s'apercevant qu'effectivement il ne l'avait plus autour du cou.


Soudain, la néréide fut brutalement plaquée au sol. Quand elle regarda qui avait osé, elle pâlit.

« Poséidon … » souffla-t-elle.

Devant elle se tenait en effet le dieu des mers et des océans. Ses yeux très bleus la fixaient avec colère à travers les mèches de cheveux noirs flottant autour du visage du dieu.

« Callirohé. » dit-il.

Les poissons avaient décampé. Poséidon maintenait la néréide au sol avec son trident. Il portait le Cœur de l'Océan autour du cou, à sa taille évidemment. Car le dieu était bien plus grand que tout le reste. Ses élus avaient l'air perdus à côté d'une baleine bleue. Callirohé décida d'arranger sa taille elle aussi, pour affronter son ennemi. Craignant les coups perdus, les ondins filèrent s'abriter derrière l'ancienne prison de pierre de Poséidon.

La néréide attaqua avec son poignard. Le dieu para avec son arme, avant de répliquer par un éclair. Le courant commença à devenir de plus en plus en fort autour des deux combattants. Tant et si bien que cela se répercuta à la surface.

Depuis le bateau, on pouvait apercevoir un énorme tourbillon se former. Les vagues n'étaient pas en reste. Les passagers virent soudain émerger de l'eau quelque chose de blanc, puis du noir et des nageoires gigantesques.

« C'était quoi ça ? » s'exclama Fuery.

« Aucune idééééee! » s'écria Havoc en se cramponnant à une poignée de porte.

Le bateau venait en effet de monter et de redescendre d'un coup sec. Callirohé et Poséidon émergèrent à nouveau de l'eau. Le ciel s'obscurcit, et les éclairs fusèrent. L'un d'eux passa au-dessus du bateau.

« Je vais vomiiiiiir ! » fit Brian.

Le navire tanguait dans tous les sens. Cela sembla se calmer quand les deux ennemis retournèrent dans les profondeurs de l'océan. Les nuages disparurent, les vagues aussi.

« C'est fini ? » demanda Breda.

En réponse, une grosse vague manqua de faire chavirer l'embarcation. Puis le calme revint.

« Eh ben ! Quelle tempête ! » commenta Havoc.

Chacun se releva tant bien que mal, et regarda vers l'océan. Plus rien, mer d'huile. Soudain, il y eut un grand bruit. Poséidon sortit de l'eau, et tendit les mains vers le navire. Roy et Ed se trouvaient dedans, et atterrirent sur le plancher. Le dieu leur avait redonné leurs jambes, et ils portaient leurs vêtements habituels.

« Colonel ! » fit Riza en allant vers lui.

Le brun l'attira à lui, et posa son front contre le sien.

« Dites-nous que Callirohé n'existe plus ! » fit Brian.

« Le démon des eaux a été vaincu, comme il se devait. » fit Poséidon en agitant une main avec un bracelet d'or.

Les soldats furent soulagés d'apprendre cette nouvelle.

« En récompense de ce service rendu, mes deux élus ont le droit de me demander une faveur. » reprit le dieu avec un doux sourire.

« Eh bien … je voudrais que mon frère retrouve son corps d'origine. Voyez-vous il est emprisonné dans une armure par ma faute. Et moi, je voudrais retrouver mes membres. » dit Edward en montrant son automail au bras, puis à la jambe.

« Ton vœu sera exaucé Edward. »

Une aura lumineuse enveloppa la divinité un court instant. Puis il posa l'index sur la tête du blond. Il y eut un tintement métallique. Quand le jeune regarda son bras, il était de nouveau de chair, tout comme sa jambe. Ses automails étaient par terre, remplacé par ses membres. Il n'en revenait pas

« Moi je voudrais que vous abolissiez une règle stupide. » dit Roy, qui tenait toujours son lieutenant.

Elle le regarda en fronçant les sourcils. Poséidon attendit qu'il formule clairement sa demande.

« Celle qui dit que les relations entre officiers sont interdites. » reprit Mustang.

Cette fois Riza le regarda les yeux grands ouverts. Il était sérieux ?

« Voilà qui est fait. N'hésitez pas à revenir dans mon royaume, je vous y accueillerais avec plaisir.» fit Poséidon.

« On y pensera. » répondit le FullMetal.

Poséidon leur sourit, et leur souhaita un bon retour avant de plonger. En voyant les nageoires, les soldats se tournèrent vers Roy et Ed.

« Dites, il a une queue de poisson lui aussi ? » questionna Fuery.

« Eh ouais ! Poséidon est tout simplement un ondin géant. » répondit Edward en ramassant son bras et sa jambe métallique.

« Bon ! Retour à Central, sur la bonne vieille terre ferme ! » déclara Brian.

Il remit le moteur en route, et fila vers le port.


« Colonel. » appela Riza.

« Hm ? »

« Pourquoi … pourquoi avoir demandé que la règle des relations soit abolie ? »

Roy lui sourit et la reprit dans ses bras.

« Pour que vous soyez enfin à moi. » répondit-il à mi-voix.

Hawkeye afficha une teinte rivalisant avec celle de la cerise.

« Mais … je croyais que … Liglaé … »

« Ah c'était donc ça ! Hahahahaha ! Allons Riza, comme si j'allais m'intéresser à une femme-poisson ! » rit le colonel.

« Alors vous … »

« Oui Riza, je vous aime. Et j'espère bien que c'est réciproque … » susurra-t-il avant de l'embrasser.

La jeune femme répondit avec bonheur à son étreinte et à son baiser. Quelques heures plus tard, Edward revenait à Resembool. Il vit un jeune garçon courir vers lui à toute allure.

« Nii-san ! Regarde j'ai retrouvé mon corps ! C'est arrivé comme ça tout d'un coup, je ne sais pas ce qui s'est passé ! » s'exclama-t-il.

« Alphonse ! Rassure-toi c'est normal. Disons que c'est pour services rendus au peuple marin. » répondit le blond.

« Edwaaard ! » entendit-il.

« Ah voilà Winry. » fit Al.

« Tu as encore cassé ton automail ! Tu veux me rendre folle c'est ça ? » attaqua-t-elle.

« Mais où as-tu vu qu'il était cassé ? » fit Ed avec un air de malice.

« Parce que tu le porte sur l'épaule ! »

« Et tu trouve pas ça bizarre ? »

Winry regarda plus attentivement, et vit qu'il tenait le bras mécanique avec … son bras droit. Sa mâchoire alla se fracasser au sol.

« Et j'ai aussi récupéré ma jambe gauche ! » annonça-t-il en soulevant son pantalon.

« Mais mais mais … comment … d'abord Al qui sort de son armure, maintenant ça … qu'est-ce qui se passe ? » reprit la jeune fille.

« C'est vrai que je ne comprends pas moi non plus. Nous n'avons pas trouvé la pierre philosophale pourtant. » ajouta Al en se grattant la tête.

« Héhéhéhéhé non ! Allez venez je vais tout vous raconter ! » fit Edward.

Pendant ce temps-là au Q.G, Roy regardait le soleil briller à travers la fenêtre, Riza pelotonnée contre lui. Celle-ci n'arrivait pas à croire ce qui se passait. Elle était rentrée dans le bâtiment main dans la main avec son supérieur, et personne n'avait eu l'air de trouver ça anormal. Mieux, ils avaient même croisé d'autres couples.

« J'espère que quand je me réveillerais demain, rien de tout ça n'aura disparu. » dit-elle.

« Oui … mais je pense pas qu'il y ait un risque. » fit Roy avant de poser ses lèvres sur les siennes.

« L'inondation a vite passé. » reprit le lieutenant.

« Et malgré la surprise, personne ne pense à chercher plus loin ce qui s'est passé. En même temps, il faudrait qu'ils aillent sous l'eau pour ça. »

« Donc, pas de danger de ce côté-là non plus. » ajouta Riza avant de poser la tête sur son épaule.

Roy sourit, et reporta son regard vers le ciel azur. Encore une drôle d'aventure qui leur était tombée dessus, mais vu les résultats le jeu en avait valu la chandelle.