Réponse aux reviews :
Tenshi-No-Yoru: En effet, c'est difficile de n'être pas déstabilisé face à un individu de ce genre! Sauf si on travail dans une aile psychiatrique. Mais encore, puisque Duo n'est pas fou…
Iroko: Pauvre Heero, c'est le cas de le dire! Et il n'a encore rien vu… Voici la suite!
SNT59: Maintenant!
ElangelCaido: Hmm, disons que je répond à ta requête… en retard? Décolée! Mais bonne lecture quand même!
EyPi: Duo est le personnage clef de l'histoire… c'est lui qui attire les lecteurs! XD Et bien sûr, c'est parce que personne ne le comprend. Décidément, je suis fière de l'effet qu'il a!
Cacacounette: La voici!
Marnie02: Qui est réellement Duo? Si je le dévoilais, ce ne serait plus drôle non? Qui est-il selon toi? Sinon, c'est vrai que jusqu'à maintenant, c'est Duo qui fait le mystère, mais il ne sera bientôt plus seul!
Noan: Ah vi? C'est bien alors, ça me donne l'impression d'avoir révolutionné Duo! Zé suis contente!
Hahn Tah Yhel: Évidemment qu'il y a une suite. Il y en a encore pour une dizaine de chapitre xD C'est juste moi qui suit atrocement lente. Je ne sais même pas si tous mes lecteurs se souviennent de cette fic!
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Chapitre 3 :
Rue Pavillon, ou personnages personnifiés
31 octobre 06
Cette fois, je n'avais pu oublier Duo. J'avais penser à lui pendant ces quatre jours. Pendant tout mon temps. Et Dieu, s'il existe, sait que j'en ait à revendre, du temps. Mes pensés étaient donc toutes tournées vers lui, tantôt avec colère, tantôt avec exaspération, tantôt avec torpeur. Il m'était même venu en tête que Duo n'était pas un être normal. L'influence de mes histoires d'horreur, probablement. Oui bien sûr, ça arrive tous les jours de rencontrer un extraterrestre… Je me faisais presque pitié à me casser la tête pour lui. J'avais eu peur à cause de certaines sensations stupides et j'avais confondu mon malaise avec quelque chose d'extraordinaire. C'était sans doute dû au fait qu'il ne m'arrivait jamais rien et que, tout d'un coup, je faisais la connaissance d'un illuminé et le revoyait par hasard jouer de la cithare par grand froid… Je m'étais d'ailleurs demandé une bonne vingtaine de fois si j'allais le revoir. Cette idée me rendait extrêmement mal à l'aise. Duo lui même me rendait nerveux. Sa façon d'agir, ses mots débiles et pourtant provocateurs, sa proximité gênante… Mais je me mentais à moi même. Les deux premières fois, c'était moi qui avait provoqué des conversations que j'aurais très bien pu évité. Le fait est que Duo m'intriguait. Beaucoup. Tellement que j'aurais pu en faire mon nouveau personnage de roman. Un roman de science-fiction mettant en vedette un extraterrestre illettré et exubérant. Ç'aurait été pas mal.
Quoi qu'il en soit, c'est en faisant la lessive –je devais m'ennuyer atrocement ce jour-là car je fais rarement le ménage- que je trouvai le papier dans ma poche de manteau. Un papier tout froissé dont l'écriture maladroite était à peine lisible. En fronçant les sourcils, on pouvait voir qu'il s'agissait d'une adresse. En réfléchissant un peu, je pouvais deviner qu'il s'agissait d'une invite. Il voulait que j'aille chez lui. Il, c'était Duo. Qui d'autre aurait pu placer ce papier là? Enfin, la serveuse dont j'avais déjà oublié le nom, peut-être. Si c'était le cas, je ferais mieux de jeter l'adresse. En fait, que c'eut été cette folle ou Duo, j'aurais mieux fait de la jeter. Mais non. Je l'ai gardé. Et plus que ça, j'ai eu la folle idée de me rendre à cette adresse pour jeter un coup d'œil. Pour remercier Duo de ne pas m'avoir laisser mourir dans le froid, quoi que c'eut été un bien piètre prétexte. En tout cas, partir à la rencontre du propriétaire de ce billet en était tout un pour éviter les sonneries incessante à ma porte. Je n'ai jamais donné de bonbons à Halloween, je n'ai jamais même mis de citrouille à ma fenêtre, mais les gosses s'obstinaient à venir sonner et cogner. Ils étaient plus effroyables que leurs costumes…
Enfin, je profitai donc de Halloween pour prendre mon manteau et quitter ma demeure. Heureusement pour moi, le temps s'était réchauffé. Je marchai donc jusqu'à l'adresse : 141 Pavillon. Sur le coup, ça ne m'avait rien dit, mais c'était bel et bien l'adresse que Duo recherchait lorsqu'il était venu frapper à ma porte, quelques jours plus tôt. La rue Pavillon se trouvait seulement un peu plus loin et j'étais un bon marcheur. Ainsi, il me fallut seulement une quinzaine de minutes pour y accéder. Quelle ne fut pas ma surprise de constater à quel point cette rue était délabrée. Les bâtiments étaient tous abîmés, vieux et menaçaient pratiquement de s'effondrer à tout moment. Elle me fit penser à un bidonville dans une métropole pleine de riches fonctionnaires. C'était dégoûtant et déplorable. Et Duo vivait là. En fait, non, c'était son pote qui vivait là. Duo ne semblait pas avoir de maison…
Me promener dans ces pauvres ruelles me mettait mal à l'aise. Et dire que j'ignorais même qu'il y avait un cartier pauvre ici. Le pire, c'était qu'il n'y avait personne. Absolument personne. Un grand silence de mort y régnait. Je me serais cru dans l'une de mes histoires, ce qui n'avait rien de rassurant. Quoique mes histoires ne m'effrayaient pas vraiment, tant je les trouvais absurdes…
Je m'arrêtai soudainement. 141-142 Pavillon. J'y étais. C'était un immeuble en fait, un espèce d'appartement délabré qui menaçait de s'écrouler d'un moment à l'autre. Ses murs, défraîchis, sentait le taudis à plein nez, et de plus, ils étaient recouverts de graffitis obscènes. Que de maturité dans les environs. Voilà pourquoi les ados me purgeaient. D'autant plus qu'ils étaient les premiers lecteurs-cible de mes romans…
Je pénétrai quand même dans l'appartement. Sur un mur, un assortiment de sonnette et de boîtes à male s'étendait à la vertical. Les numéros étaient pour la plupart effacés. Il y en avait 6. Donc 6 appartements. Donc 141 A B et C. Dans lequel des trois habitait mon excentrique natté? Je faillis rebroussai chemin. Ce fut mon orgueil qui me rappela à l'ordre. J'avais fait vingt minutes pour arriver dans un endroit nauséabond et disgracieux pour l'œil, je n'allais quand même pas partir tout de suite. Il fallait que je fasse un essai. Je gravis l'escalier et cognai à la première porte, 141 A. Pas de réponse. Je collai l'oreille sur la paroi. Pas un son. J'haussai les épaules et passai à la porte suivante. 141 B. En collant mon oreille de nouveau, je pouvais clairement percevoir des rires qui fusaient et une musique d'ambiance.
J'ai la fâcheuse tendance de toujours commencer par le mauvais choix. Aussi, je cognai, et comme on ne venait pas, j'ouvris la porte avec front. Aussitôt, une odeur écœurante me sauta au nez. Je portai ma main à mon visage, répugné, mais fis néanmoins quelques pas. C'était la pire demeure que j'aie jamais vu. La tapisserie était arrachai par endroits, laissant parfois entrevoir une espèce de moisissure. Des déchets imprégnaient le sol ainsi que des vêtements sals et des substances séchées par le temps. Entre l'odeur puante, je décelais celle du sexe. Il m'apparut évident que Duo ne pouvait vivre dans un tel lieu. Mais pourtant, je frayai mon chemin jusqu'au bout du couloir et arrivai dans une ébauche de cuisine. À mes souvenirs, à part le frigo, le four et le comptoir, il n'y avait qu'une table et des chaises. Rien d'autre, sinon les personnes assises dessus.
L'une d'elle était une jeune femme assez mignonne, les cheveux noirs coupés courts, le regard rieur. La plupart des fou-rires étaient d'elle. La seconde était un vieil homme. Il portait un costar brun avec un nœud papillon vert absolument hideux. Il s'évertuait sur un sujet quelconque à mon arrivé. La troisième personne était un homme de mon âge à l'allure austère, mais fatigué. Il écoutait son compère distraitement et acquiesçait à maintes reprises, apparemment plus par habitude que par réel assentiment. Il était d'origine asiatique, comme moi, mais c'était plus visible pour lui…
Lorsqu'on remarqua ma présence, on se tut. Je détestais quand les gens faisaient cela. Comme si mon arrivée était spectaculaire. Mais trois secondes plus tard, on recommençait à débiter, à rire et à s'éventer, m'oubliant totalement. Pris de court, légèrement frustré, j'allais tourner les talons puisque Duo ne se trouvait pas là, quand on m'agrippa par les épaules. L'homme, le vieux, me fit asseoir à sa place, tout sourire.
-Mais vous, vous êtes d'accord! Si le vide existe, alors paradoxalement, il n'y a pas de vide, puisque le vide est nommé et que tout ce qui est nommé est concrétisé, n'est-ce pas?
Je fronçai les sourcils.
-Euh… quoi?
Homme roula des yeux et fit mine d'être patient.
-Bon. Le vide, tu connais?
Il me prenait pour un idiot. J'acquiesçai quand même.
-Par définition, le vide, c'est l'absence.
J'opinai de la tête.
-Mais si le vide est présent, alors il n'y a pas d'absence. Le vide est concret!
C'était vraiment grotesque comme raisonnement.
-Et alors? demandai-je.
-Et alors? Mais mon ami, ça veut dire que pendant tout ce temps où on se sentait vidé, on était plein! Plein de vide! N'est-ce pas grandiose?
Il me regardait avec l'air de me reprocher mon ignorance. Passablement insulté, je me suis tout de même abstenu de le contredire.
-Ah… oui, je suppose.
Il sembla satisfait de ma réponse.
-Mon nom est Wheelain!
-Comme le café, ai-je demandé avec stupéfaction.
Il se réjouit et bomba son torse maigre avec fierté.
-Eh oui! Je suis le propriétaire du Wheelain's coffee, où on vend le meilleur café de tous les temps!
C'était à demi vrai. Il faut dire que je n'étais pas un amateur de café. Je préférais de loin le thé. Le vieil hurluberlu se souvint de ses compagnons. Il pointa la jeune femme.
-Hilde Shbeiker.
La jeune fille sourit, et comme je la saluais, elle s'esclaffa. Confus, je posai mon regard sur l'autre type, qui semblait être le seul d'un peu saint d'esprit.
-Wufei Chang!
Le dit Wufei hocha la tête en me regardant. Pas très bavard. Un peu comme moi.
-Heero Yuy, dis-je machinalement.
Ils éclatèrent tous de rire… Un rire hilare, moqueur, bref, insultant. J'allais me lever, mais le vieux abattit sa main sur mon épaule. Sa force me surplomba et je tombai littéralement sur la chaise. Surpris, je le dévisageai. Il s'essuya l'œil.
-Wha… C'est trop drôle ça!
-Je ne vois pas ce qu'il y a de marrant, dis-je, humilié.
Wufei cessa de rire et afficha un petit sourire ironique.
-C'est le fait que ce ne soit pas drôle qui fait qu'au fond, ça l'ait, dit-il simplement, Tu n'es pas obligé de comprendre, mais ici, tout le monde te connais.
Je plissai le nez. Hilde réussit à contenir son rire, rouge et essoufflée. Elle me regarda et sourit joyeusement.
-Tu es idolâtré par une amie à nous. On entend ton nom huit fois par heure! Elle n'arrête pas de dire qu'elle adorerait que tu sois ici, avec elle… Et maintenant qu'elle est pas là… TOI T'Y EST!!
Et elle repartit d'un bon train, suivit par le vieux. Wufei secoua la tête, le sourire aux lèvres. J'essayai de me levai de nouveau, mais le vieux me fit me rasseoir violemment. J'allais commencer à le craindre. Cette… poigne, chez un homme de son âge. Il avait quoi, soixante ans? Me faire rasseoir par un sexagénaire comme on rassoit un enfant de cinq ans qui veut quitter la table sans avoir fini ses légumes… C'était dégradant.
-Mon gars, toi t'es un type bien! Un type bien, mais peu courtois pour les jeunes filles! dit Wheelain, Maintenant on va pouvoir se moquer d'elle à volonté!
-Mais pour ça, commença Hilde.
-Il faut que tu disparaisses avant son arrivée, termina Wufei.
Sur ce, le vieux se leva, m'agrippa par les épaules et me poussa vers la sortie. Il me bouscula même jusqu'à la porte. Impuissant et très humilié, je fulminais en essayant de me remettre droit pour éviter de tomber dans les trucs dégueulasses qui jonchaient le sol. Surtout dans les traces blanchâtres.
Il me poussa finalement hors de l'appartement et me claqua la porte au nez. Vraiment. Une bande de drogués? Pendant un instant, je me rappelai un conte pour enfant que j'affectionnais étant jeune. Alice au pays des merveilles. Ah ah. Très amusant. Alors pendant un moment, je m'étais retrouvé en compagnie du lièvre de mars, du chapelier fou et de la marmotte, c'est ça? Je réprimai un grognement. C'était moi qui était fou.
Je songeai encore une fois à m'en aller. Finalement, je me résignai à essayai l'autre porte. Je frappai. J'attendis un moment. J'allais frapper à nouveau quand la porte s'ouvrit. L'homme qui apparut dans l'embrasure me jaugea du regard, plissa les yeux, et partit pour refermai.
-Duo est là? demandai-je précipitamment.
Il retint son geste, me jugea de la tête aux pieds, ouvrit la porte en grand et s'écarta. J'entrai, soulagé d'avoir trouvé. Évidemment, il aura fallu que Duo se trouve dans la dernière porte. Classique.
-Vous êtes?
Je me retournai. L'individu, aculé au mur, me toisait d'un air réticent, comme s'il regrettait de m'avoir laissé entrer.
-Oh… Heero Yuy.
Il ne cilla pas. À la bonheur. Mais il en attendait plus qu'un nom, c'était visible.
-Je suis… disons un ami de Duo.
-Ça m'étonnerait, déclara-t-il.
-Pourquoi cela?
-Duo ne m'a pas parlé de vous, et comme il parle toujours, c'est très injustifié qu'il n'ait pas mentionné une nouvelle rencontre.
Je serrai les lèvres. Perspicace.
-Pour être honnête, nous nous sommes rencontrés deux fois. Et la seconde, il m'a laissé choir dans un café.
Le type roula des yeux.
-Bien sûr, c'est exactement son genre.
Je ne sus pas s'il était sarcastique ou pas. Il bougea de son coin, me contournant en passant exagérément loin de moi, comme s'il évitait de me toucher, et se rendit à la cuisine.
-Duo n'est pas ici, déclara-t-il du fond de la pièce, Mais vous pouvez toujours l'attendre. Je suis Trowa Barton, son pote et hôte. Je ne désire pas spécialement discuter avec vous, alors je vous prierais de demeuré silencieux jusqu'à l'arrivée de Duo.
Il était pratiquement méprisant, et pourtant, je l'aimai sur le champ. Je le rejoignis à la cuisine et attendit. Trowa, un livre à la main, balaya l'air de la main en désignant une chaise. Je m'y assis et croisai les bras. Il ne me jeta pas un regard. Moi, je le dévisageais carrément. Il avait une fine silhouette, des cheveux bruns qui lui mangeaient la moitié du visage, et un seul œil visible. Un bel œil vert. Je détournai le regard, troublé. Je ne pouvais m'empêcher de trouver que Duo avait bien choisi son pote. Embêté par mes propres pensés, je me mis à observer la cuisine. Nettement mieux que l'autre. En fait, la comparaison était inutile. Cette pièce était excessivement propre. Pas la moindre tache. Mes yeux retombèrent sur Trowa. Celui-ci ne cilla pas. C'en devenait inconfortable. Je martelai la table de mes doigts, juste pour faire quelque chose. Trowa leva les yeux et son visage se crispa. Je cessai. Il replongea dans sa lecture. Amusé, je recommençai l'action. Il leva complètement la tête.
-N'essayai pas de rendre votre ennui contagieux. Si vous voulez vous désennuyer, allez chez les voisins. Je suis sûr qu'ils vous accueilleront à coup d'excentricité.
-J'y reviens.
Trowa eut un mince sourire.
-J'espère que vous n'êtes pas trop traumatisé.
Je souris aussi et secouai lentement la tête.
-Je trouve tout de même que Duo fait plus figure de phénomène que ces trois-là.
Trowa acquiesça en replongeant dans son bouquin.
-Duo est indéfinissable alors qu'on peut aisément qualifier ces trois illuminés d'aliénés mentaux…
J'appréciai sa manière de parler et le lui fit remarquer. Il fit une moue indifférente.
-Normal, vous êtes écrivain…
J'allais répondre, quand Duo arriva dans la pièce. Lorsqu'il me vit, son regard se fronça. Une fraction de seconde plus tard, son large sourire recouvrait son visage.
-Si j'avais su, j'aurais préparé quelque chose pour ton arrivée!
-C'est vraiment pas la peine…
-Non, c'est la joie, dit sarcastiquement Trowa.
Surpris, je le regardai. Duo ricana.
-Je suppose que vous avez déjà fait connaissance. Dommage. J'aurais fait ça de manière théâtrale, mais comme je te connais Troman, tu l'as probablement assommé de propos accablants! Pauvre Heero!
Trowa roula des yeux, se leva, et quitta la pièce. Je le suivis des yeux et regardai finalement Duo.
-Il est…?
-Oh, il est susceptible, mais tout ça, c'est de la supercherie. Je ne serai pas fâché si tu ne l'aimes pas.
-Au contraire! Je…
Je me tus. Duo acquiesça.
-Ouais, tu aimes Trowa, mes yeux te font sombrer dans l'inconscience…
-Là, c'est faux, j'étais enivré par le froid et ta douloureuse proximité.
Duo rit.
-Ma proximité ?
Il se rapprocha dangereusement en mimant une démarche innocente et se pencha sur moi au point de me faire reculer. J'allongeai les bras pour l'empêcher de venir plus près.
-Arrête ça, marmonnai-je.
-Pourquoi ? Tu vas t'évanouir ?
Cette idée avait l'air de l'excité, comme un gamin.
-Duo…
-Oui ?
-Arr…
Il approcha son visage jusqu'à ce que nos nez se touche. Mes yeux s'encrèrent dans les siens. Ses yeux violets, fluides, étranges. Je le frappai. Littéralement. Mais ce fut la seule fois. Mon coup me stupéfia moi-même, comme s'il signifiait que j'avais peur de quelque chose, que je cherchais à l'éviter. Duo s'écroula par terre. Il s'agenouilla, le nez en sang, l'air plus ou moins content. Je ne fis aucun mouvement pour l'aider et détournai la tête.
-Je t'avais prévenu.
-Oh, je ne te le reproche pas le moins du monde. C'est juste que c'était moins drôle que de te voir tourner de l'œil…
-…
Duo s'appliqua à enlever le sang avec son revers de main. Mal à l'aise, je me levai, me grattai la tête, finit par sortir un mouchoir de ma poche et le lui colla sous le nez. Il se laissa faire.
-Dis-moi, Heero, ressentais-tu du dégoût ? Ou alors, est-ce vraiment mes yeux qui te font cet effet ?
Je plissai les yeux.
-Je ne suis juste pas du genre à aimer les contacts de trop près, répondis-je, Puis… Non, ce n'est pas du dégoût, seulement de l'inconfort.
-Pourquoi, de l'inconfort ?
-J'en sais rien, mais arrête de faire l'idiot en t'approchant comme ça !
-Hé hé… Oui maman !
Je dus faire une moue comique, car il se mit à rire. Je souris légèrement, résigné. À ce moment-là, je me dis que je ne réussirai pas à me débarrasser de Duo. Je me dis même que je l'aimais bien, au final…
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-Et voilà, un troisième chapitre !
