Série : Escaflowne
Titre : Je ne te trahirai pas
Note : rien de spécial. Bonne lecture, et si jamais vous avez un commentaire… Ah si. Je ne sais quand mon prochain chap viendra car mon autre fic me demande beaucoup de temps. A bientôt !
Des noms que je connais…
« Quand Van m'a dit qu'il comptait repartir seul sur Gaïa, j'ai été…choquée. Je savais qu'il devait le faire, que sa place était là-bas. Comme l'était la mienne sur Terre. Mais pourquoi si vite ? Pourquoi, alors que sa vie y est menacé ? Pourquoi ? »
« Pourquoi ? » Hitomi marchait seul dans la rue. Ce qui s'était passé avant, elle s'en rappelait à peine. Les mots de Van l'avaient touché et elle n'avait pu soutenir le regard sans émotion du roi de Fanélia. Aussi était-elle partie, loin de lui, loin de ce qu'il représentait. En sortant, elle avait bousculé Amano et Yukari qui venait les voir. Et elle errait maintenant à la recherche d'une réponse à ses questions à ses doutes, à sa peur. Elle regarda sa montre.
« Il est tard… Je devrais rentrer, avant qu'il ne retourne sur Gaïa. Pour lui dire adieu. Oh et puis non, qu'il s'en aille ! Tu n'es qu'un cauchemar !
-Où qu'un rêve. » Hitomi aperçut alors que Yukari se trouvait près d'elle. Elle lui souriait d'un air compatissant.
« Tu ne peux pas comprendre, répliqua Hitomi en continuant son chemin.
-Ah oui ?!
-Il vit ailleurs, dans un monde qui n'est pas le mien ! Un monde que je hais ! Et lui aussi !
-Je ne te crois pas. » Hitomi regarda Yukari. Cette dernière s'assit sur les marches de l'escalier, d'où on apercevait la mer. Elle invita Hitomi à l'imiter et toutes deux contemplèrent un instant l'océan.
« Tu sais Yukari… J'ai peur. Quand nous étions seuls…
-Je suis au courant, la coupa Yu. Van nous a expliqué.
-Il t'a parlé de ce Slanzar ? Mais comment l'as-tu compris ? Sa langue est différente de la nôtre.
-Il portait ceci, dit doucement son amie en lui tendant le pendentif atlante. Il me l'a ensuite remis, pour que je te le rende.
-Je n'en veux plus. Redonne-lui. Il a besoin pour rentrer.
-Hitomi !, cria Yukari la prenant par les épaules. Tu ne comprends pas ?! Toi qui connaissais tout de nos sentiments, de nos humeurs ! Comment as-tu pu changer à ce point ?! Tu es égoïste et tu fais du mal à cet homme et à toi même par la même occasion ! Ecoute-moi, je t'ai bien vu hier, lorsqu'il est apparu. Tu semblais transformée. Il y a si longtemps que je n'avais pas eu l'impression de te voir si heureuse et inquiète. Inquiète parce que tu l'aimes ! A la folie !
Hitomi, je sais ce que c'est de vivre séparés alors qu'on s'aime tant. J'ai mal et suis triste quand Amano est loin. Et si j'avais la chance de pouvoir rester près de lui, je la saisirai.
«Non, je ne peux pas l'aimer, le suivre. Je suis trop lâche et si Slanzar dit vrai, je ferai du mal à Van. Je ne l'aime pas !
-Pourquoi te mens-tu à toi-même ? » Hitomi sursauta. Cette voix, c'était la sienne. Et elle se voyait à bord du Croisé… avec en face d'elle, Allen.
« Je ne crois pas que tu le déteste vraiment Allen. Ton père a commis des erreurs, c'est vrai. Mais, tu veux le comprendre pour pouvoir l'aimer.
-Comment aimer un être qui vous fait tant de mal ?!
-Ce n'est pas facile. Cependant tu l'aimes. Parce qu'il est ton père. Parce qu'en toi, il y a quelqu'un de bon et de noble, qui ne peut que pardonner et aimer. »
« Hitomi ?, interrogea Yukari inquiète.
-Je… dois lui parler. Il faut que je lui rende mon pendentif. Yukari où est-il ?
-Au lycée, naturellement » répondit gentiment son amie.
Sur Gaïa…
Le Croisé s'éloignait rapidement de Fanélia. Mirana, Séréna, Gadès et Merle, et des membres de l'équipage jetaient un dernier regard à la citée.
« Cap sur Astria, ordonna Gadès.
-Pas de problème, lança Kio en tournant la barre.
-Tu crois que c'est la bonne décision ?, questionna Séréna en posant sa main sur le bras du second d'Allen.
-Fanélia sans son roi, est une ville qui ne peut avoir de l'influence. Astria et particulièrement Pallas, pourront se renseigner sur ce Dral et ces prétendus chiens de Zaïbacher. Ils sont notre seule piste quant à la disparition de ton frère et du jeune roi.
-Et si ils ne font rien ?
-Merle !
-Ce dont je me souviens, c'est de la lâcheté d'Astria, envers Van-sama.
-Ils agiront. Elise et mon père s'en chargeront. Ou bien je ferai revenir Dryden au palais » répliqua Mirana en fermant les yeux.
Merle vit que la princesse ne se sentait pas bien et qu'elle avait été un peu trop sèche.
« Excuse-moi Mirana.
-Ce n'est rien. Je suis un peu fatiguée. Je vais aller m'allonger un peu.
-Je t'accompagne, proposa Séréna, déjà prête à lui prendre le bras.
-Non, tout va bien. Merci. » Mirana sortit de la salle de commandement. Elle prit le chemin de sa chambre, et s'y enferma. Elle sortit d'un coffret un objet. Cette gravure représentait les armoiries des Schézar. Elle eut soudain une douleur au ventre et s'assit à terre, laissant aller ses larmes.
Le garçon pleurait. Tout le monde aussi d'ailleurs. Ils étaient dans un jardin très beau, mais qui semblait si gris et maussade aujourd'hui. Il leva la tête. A ses côtés, il y avait un homme grand et fort. Mais dont l'aura semblait proche de la guerre. La guerre… il n'aimait pas ça. Agenouillée près de lui, une femme sanglotait, en silence. Une main s'empara de la sienne. Une main chaude, douce, innocente. L'enfant qui venait de se rapprocher de lui, lui rendit son regard. « Pourquoi Papa est parti ? »
Dral s'assit dans un fauteuil, et médita un instant. Aucune nouvelle du maître. Ni de Van et de cette fille de la Lune des Illusions. Et Allen avait pris la fuite grâce au gamin. Et puis après tout, quelle importance. Dral se sentait comme légèrement soulagé que le chevalier ne soit plus son captif. Il ne serait pas obligé, du moins pour l'instant de mettre fin à ses jours.
Et au sujet du gamin…
« Vous m'avez appelez, seigneur Dral ?, demanda le garçon en s'avançant.
-Exact, Folken.
-Vous voulez me punir. C'est parce que j'ai libéré Allen Schézar.
-Non. Toutefois, dis-moi, pour quelles raisons as-tu laissé s'évader notre captif ?
-Il avait l'air gentil, et noble. C'est comme si je l'avais rencontré, avant…
-Bon, ça suffit, le coupa Dral en se levant. Tiens, ordonna-t-il en lançant par terre une épée. A défaut d'Allen, je serai ton professeur. Prends l'épée. » Folken considéra l'objet à ses pieds. Une arme. Quelque chose qui blesse. Qui tue la guerre.
« Non. Je ne veux pas.
-Je te le répète. Prends-la !
-Mais je… » L'air agressif de Dral le fit taire et Folken s'exécuta.
« Bien. Maintenant, tu vas devenir un vrai guerrier.
-Je n'ai jamais su me battre !
-En quelque sorte, si. C'est dans votre sang… Et tu apprendras vite l'art de manier l'épée, mais également, celui de piloter un guymelef. »
Sur Terre…
Van et Amano se trouvaient au milieu du terrain de sport. Le soleil se couchait lentement derrière les bâtiments du lycée. Ils ne disaient rien. Et quelle importance puisqu'ils ne pouvaient plus se comprendre avec des mots. Van pensait à Hitomi. Il s'était montré froid et distant avec elle. Mais il fallait qu'elle croit qu'il ne souhaitait et n'attendait rien de sa part. Pourtant, là encore sa détermination avait fléchi et il avait prié Yukari de chercher son amie… pour la revoir.
« Van. » Une voix féminine attira leur attention. Deux jeunes filles venaient à leur rencontre. Van demeura silencieux pendant que Yukari et Amano s'enlaçaient et qu'Hitomi marchait vers lui.
« Hitomi, je… Je te demande de me pardonner. Je ne voulais pas te blesser.
-Je comprends. Et excuse-moi. J'ai été assez maladroite en partant sans rien dire. Van, il faut que…
-Je dois rentrer Hitomi. Ils ont tous besoin de moi.
-Je sais.
-Viens avec moi. » Hitomi ne détourna pas son regard de celui de Van. Elle devait prendre une décision. Maintenant mais laquelle ?
« Que ferais-tu à ma place ? Ce n'est pas un choix facile. Ici, j'ai ma famille, mes amis, mon univers.
-Hitomi.
-Et si je repars, je risque… de te tuer ! Jamais je ne voudrais te faire du mal ainsi. Slanzar, il veut ta perte. Et il veut que je sois son instrument. » Elle s'arrêta un instant. La souffrance qu'elle lisait dans les yeux du jeune homme la troublait. Ce qu'elle venait de lui rappeler était sûrement une cause mais il y avait autre chose…
« Van… tu connais cet homme ?
-Non. Cependant, son nom et prénom me sont familier. On m'appelle Van Fanel mais normalement, c'est Van Slanzar de Fanel.
-Slanzar ?
-Oui. Et mon… frère, Folken se nommait…
-Folken Lacour de Fanel.
-Tu as deviné juste. Je ne crois pas aux coïncidences. Si il porte nos noms, il doit y avoir une raison, qui nous lie à lui.
D'après ce que j'ai vu, il est puissant. Mais malgré cela, malgré ses menaces, je te le demande. Viens. Retourne sur Gaïa avec moi. J'ai besoin de toi, Hitomi. Je ne veux plus te laisser et endurer cette solitude.
-Tu n'as donc pas peur du risque que e représente pour toi ?
-Non. J'ai confiance. Tout ira bien. Je te protègerai… » Soudain, une lumière jaillit du ciel et commença à soulever lentement le prince du sol. Hitomi comme hypnotisée ne cessait de regarder le jeune homme qui lui tendait sa main. Puis elle reprit ses esprits et se jeta dans la colonne de lumière. Van saisit sa main et tous deux s'entourèrent de leur bras.
« Hitomi ! Ne nous oublie pas ! Et reviens un jour !, dit Yukari en les saluant de la main.
-Je te le promets ! Toi aussi ne m'oublie pas ! Et veille sur ma famille !, répondit en criant Hitomi dont la voix tremblait. Au revoir ! » La gerbe lumineuse les emporta vers Gaïa. Il ne resta bientôt aucune trace du couple. Amano serra Yukari dans ses bras. Elle laissa les larmes coulaient sur ses joues, observant toujours le ciel.
« Elle la dit. Tout ira bien, Yu. C'est une battante. Et nous la reverrons… »
Ailleurs au Japon, une femme leva les yeux vers le ciel. Sans savoir pourquoi, elle se mit à pleurer, tout en souriant.
« Maman, qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien.
-Eh regarde ! Une étoile filante ! Tu as fait un vœu ?
-Oui.
-Lequel ?
-C'est un secret. Allez. Ton père nous attend. » Elle referma la fenêtre et essuya son visage.
« Fais attention, ma chère Hitomi. Nous t'attendrons… »
Sur Gaïa…
Merle contemplait la Lune des Illusions. Une si jolie planète, si mystérieuse. Les autres dans la cabine de pilotage dicutaient un peu. Mirana, elle aussi, se tenait devant la vitre. Et toutes les deux remarquèrent une raie de lumière fendre l'obscurité.
« Là ! » Tous les regards convergèrent vers la direction qu'indiquai la chatte.
De cette éblouissante clarté, surit un couple enlacé. Deux ailes magnifiques se déployèrent. Merle ne put s'empêcher de chuchoter leurs prénoms : « Van, Hitomi… »
