Titre : « Je ne te trahirai pas »

Disclaimer (le truc que personne ne lit ( ?!)) : Persos à Sunrise ! Sauf Dral et Slanzar !

Notes : Pardon ! Encore pardon ! Ce chapitre traîne depuis 6 mois sur mon ordi sans que j'ai eu le courage de terminer de le relire ! Mais bon le voilà enfin. En croisant les doigts, je vais essayer de vous promettre que le prochain sera en ligne dans moins de 2 mois. En tout cas, je vous remercie de vos mots d'encouragements et de votre sympathie. D'ailleurs êtes-vous venus à la Japan Expo ?

L'histoire de ma fic se poursuit. Ce chapitre a été dur à écrire… et j'espère que ça vous plaira ! Merci encore !

Réponses aux Reviews :

Lulu : Merci à toi. Tes mots veulent tout dire !

Clémence : Excuse-moi d'avoir été aussi longue ! Enfin si j'aime Allen, il est quand même compliqué avec ses sentiments ! lol

Zillah666 : Merci pour tes compliments !

Mini Clio : Tu peux me tutoyer lol Je suis une fan du triangle amoureux d'Escaflowne. Cela dit si je le remets en place dans ma fic, ce n'est pas anodin. De plus, dans ce chapitre, Mirana va laisser entrevoir qu'elle est désormais bien plus au centre d'un triangle que Hitomi…

Ashtana : Merci beaucoup ! Voilà la suite ! Bisous


La Voie qu'il faut choisir

« Paï, dépêche-toi de charger les vivres ! Et là-bas ! Faites attention avec ces caisses sinon vous aurez de mes nouvelles ! Allez plus vite ! »

Gadès s'épongea le front d'un revers de la main. Il faisait une chaleur épouvantable sous le soleil de midi, mais l'équipage n'avait pas une minute à perdre. Il fallait que le Croisé soit prêt à appareiller dans les plus brefs délais. Et le capitaine ne leur pardonnerait aucune erreur. Rabrouant une nouvelle fois les hommes, il entreprit de terminer son examen minutieux d'Escaflowne et du Shéhérazade. Allen et le roi de Fanelia auraient sans doute besoin de leurs armures pour lutter contre Dral et Slanzar. Mais qui sait ce qui les attendrait tous à Zaïbacher…

De nouveau, il passa sa main sur front. Gadès était loin d'être un lâche, toutefois, il ne pouvait s'ôter de la tête l'idée que cette fois-ci, il aurait vraiment aimé se dispenser de ce voyage.

« « «

« Sales rats, vous allez me lâcher ?!! Enlevez-moi ces chaînes !! Où te caches-tu, Van ?! Allen ?! Montrez-vous !! »

Des cris emplis d'une colère sans limite résonnaient dans tous les recoins des cachots du palais d'Astria. Intrigué, Folken sortit de sa torpeur dans laquelle il s'était assoupi, et se releva, frottant ses vêtements des quelques brins de paille qui les recouvraient. Les hurlements étaient forts mais tendaient à diminuer au fur et à mesure que Dilandau était traîné vers les escaliers, et au bout de quelques secondes, tout redevint silencieux. Cela n'était d'ailleurs pas déplaisant car ses cris l'avaient rendu très mal à l'aise. Folken s'apprêtait à se rasseoir quand à nouveau il tendit l'oreille. Des bruits de pas se faisaient maintenant entendre. Il eut à peine le temps de se rendre compte qu'ils venaient dans sa direction que la porte de sa cellule s'ouvrit violemment.

« Mais qu'est-ce que…, commença le jeune homme alors que deux gardes royaux s'emparaient de lui et commençaient à le pousser hors de la pièce. Où m'emmenez-vous ?

-Tu devrais le savoir, puisque ce sont tes « amis » qui sont à l'origine de tout ça. » Folken remarqua enfin celui auquel il n'avait pas cessé de penser depuis qu'il lui avait parlé. Celui qui hantait son esprit, au travers de rêves confus et lointains.

-Je… je ne sais pas, non !

-Tais-toi, répliqua sèchement Van, les yeux glacés. Hâtez-vous de le conduire en lieu sûr au Croisé. Et surtout faîtes bien attention à lui.

-Attends, je voudrais te parler ! Attends s'il te plaît ! »

Mais Van s'était déjà détourné et remonter les marches. Folken cessa de se débattre et suivit ses gardiens la mine sombre. Ses « amis » étaient sans doute Dral et le seigneur Lacour. Il aurait dû être heureux que ces derniers ne l'aient pas oublié mais pourtant… Il ne voulait plus leur obéir. De ça il en était persuadé. Il ne voulait pas tuer le prince Van. Ses rêves le lui soufflaient. Le jeune homme n'était pas son ennemi. D'ailleurs, en y pensant, pourquoi avait-il tenté de le tuer ? La réponse le laissa perplexe. Juste parce qu'on lui avait dit. Sans aucune explication, ni raison. Juste parce que le seigneur Lacour lui avait dit. Et que cela avait sonné comme un ordre auquel on ne peut se soustraire.

« « «

«Vous pensez vraiment que c'est raisonnable, demanda Elise en regardant tour à tour Allen et Van qui venait de rejoindre Dryden, Hitomi, Elise et le chevalier dans le salon privé de la princesse. L'ennemi vous tend un piège, sur son propre territoire qui plus est. Et la vie de notre neveu Cid est en jeu.

-C'est précisément la raison pour laquelle nous devons nous rendre à Zaïbacher et ce au plus vite, répliqua Allen d'un ton calme. Le messager de Flied a été très clair quant aux conditions exigées par les hommes qui ont enlevé le jeune duc. Nous devons aller à l'ancienne capitale avec Dilandau et Folken qui serviront de monnaie d'échange. »

Hitomi se sentit envahie de tristesse en écoutant parler ainsi Allen. Il n'avait pas cillé en prononçant le nom de Dilandau. Pas plus que Van au nom de celui qui ressemblait à l'identique à son frère décédé. Les deux hommes semblaient de marbre malgré la situation tragique à laquelle ils étaient maintenant confrontés. Mais Hitomi n'oubliait pas non plus que la vie du jeune Cid comptait énormément pour Allen. L'enfant du secret et du souvenir de Marlène.

« Si vous êtes décidés, je ne peux vous empêcher de vous rendre là-bas. Mais avez-vous bien réfléchi ? Le roi de Fanélia ne peut avoir oublié que son peuple a besoin de lui.

-Je ne l'oublie pas, princesse Elise. Mais Flied est un allié qui nous a sauvé dans le passé. Aussi nous lui devons de ramener son prince. Je vous remercie pour votre hospitalité et votre aide. Nous allons nous retirer, si vous le voulez bien », ajouta Van en s'inclinant légèrement et en entraînant Hitomi vers la sortie.

Toutefois, il n'eut pas à ouvrir la porte en bois laqué car Mirana vêtue d'un habit proche de ce qu'elle avait porté lors de leur périple d'il y a 3 ans, fit son entrée dans la pièce décorée avec goût par sa sœur aînée.

« Et bien, et bien, marmonna Dryden en se grattant la tête.

-Mirana, je t'avais pourtant…

-dit de rester dans ma chambre ? J'ai passé l'âge, ma sœur. Je pars avec eux, lança Mirana d'un ton décidé.

-Et tu crois vraiment que je vais donner mon accord, rétorqua l'aînée des sœurs Aston dont le regard se durcit instantanément.

-Je ne pense pas, non. Malgré cela je veux les accompagner.

-Princesse Mirana, ce n'est pas raisonnable. Vous serez en danger…

-Comme vous tous Allen, l'interrompit la jeune femme. Comme Hitomi qui vient avec vous. Comme Cid, le fils de notre sœur qui joue en ce moment même sa vie, répliqua Mirana en regardant droit dans les yeux le chevalier.

-Mirana…

-Elise si vous me le permettez, je crois que Mirana a gagné sa place à bord de notre folle équipée, coupa Dryden en prenant la main de celle qui l'avait épousée.

-Vous n'y pensez pas, dit Elise qui ne pût cacher son étonnement ainsi que son agacement.

-Malheureusement si. Non pas que j'ai envie de risquer sa vie, et la mienne par la même occasion, mais j'ai l'intuition que tout ceci ne pourra que nous être utile.

Je ne peux pour l'heure être plus précis mais ayez confiance en mon instinct. Et après tout, on ne change pas une équipe qui gagne », conclut Dryden en adressant un clin d'œil à l'encontre d'Hitomi.

Elise fronça les sourcils. Pendant quelques secondes, elle et Mirana se regardèrent silencieusement sans mots dires. Hitomi sentit qu'un dialogue muet avait lieu entre les deux sœurs, et sans le vouloir, son regard se porta vers Allen. Elle le sentait. Le chevalier d'Astria avait un rôle dans ce combat silencieux.

« Très bien, fais comme tu veux. »

Dryden sourit et Allen eut du mal à cacher son étonnement ainsi que sa désapprobation. Elise s'avança vers la grande fenêtre pour observer la cité de Pallas. Résignée, sa main se crispa sur l'épaisse étoffe de velours pourpre qui tenait lieu de rideaux.

D'un signe discret de la tête, Dryden fit signe à Van et Hitomi de le suivre, laissant les deux sœurs et Allen seuls dans le salon royal. Ce n'est qu'une fois, que la porte fut refermée qu'Allen prit la parole.

« Je ne suis pas d'accord. Je refuse d'emmener la princesse Mirana avec nous.

-Allen ?!

-Non, je regrette. Le danger est trop important.

-Mais Hitomi…

-Hitomi c'est différent. Princesse, c'est ici votre place. Pas au combat.

-Non, Allen, répliqua Mirana en secouant la tête. Tu ne peux pas me demander ça. Je dois venir avec vous. Je veux venir !

-Princ…

-Il suffit, coupa Elise soudainement. Allen, cesse donc de jouer cette comédie devant moi. » Allen tressaillit et échangea un regard avec Mirana qui baissa la tête.

« La situation ne pourra pas continuer éternellement. Je ne pourrais le tolérer, continua la princesse régente en se retournant vers eux. J'ai fermé les yeux sur beaucoup de choses. Pour vous deux. Dans votre propre intérêt. Cependant il y a des moments où il faut prendre une décision. Je gère au mieux notre pays et essaie tant bien que mal d'étouffer les va-et-vient de Dryden. Cependant, je vais te demander de choisir une bonne fois pour toute, Mirana.

-Elise ?

-Tu es celle qui est appelée à régner sur Astria. Et cela ne se fera qu'aux côtés de Dryden. Si tu refuses cela, alors je me verrais dans l'obligation de prendre des mesures radicales.

-Princesse Elise…

-Je regrette Allen. Mirana n'est plus une enfant. Le devoir des filles Aston est de veiller sur leur pays. Renier ce devoir, c'est renier Astria. Et se condamner à l'exil. »

Mirana crispa les poings, et serra les lèvres.

« Chevalier Allen. Il en est de même pour toi. Réfléchis Allen. Pense à ton pays que tu te dois de défendre. »

Allen ne dit rien. Qu'y avait-il à dire du reste. Elise avait raison, et venait de les confondre tous les deux.

« Mirana. Pars maintenant. Mais souviens-toi. A ton retour, tu auras pris ta décision. Allez, partez. Que les dieux veillent sur vous. Je prierai pour cela. »

La discussion était clause. Allen, fit comprendre à Mirana qu'ils devaient se retirer et tous deux sortirent en silence de la pièce. Elise en fut soulagée. Ils ne purent ainsi voir les larmes perler au coin de ses yeux.

« « «

Dilandau frappa violemment le mur. Une fois de plus. Il n'en pouvait plus de tourner en rond entre quatre murs. Rageant et pestant, il regarda par le minuscule hublot. Des nuages, toujours des nuages. Tantôts noirs, tantôt blancs. Gris parfois. Non plutôt toujours noirs.

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« Aïe !!

-Ce que tu peux être maladroite ! Tu ne fais jamais la cuisine chez toi ?!

-Si, mais chez nous, on a des plaques électriques.

-Des quoi ?!

-Non rien, et pousse-toi, répliqua Hitomi en plongeant sa main dans l'eau fraîche, soulageant ainsi un peu sa brûlure.

-Franchement, faire une soupe c'est le BABA d'une bonne cuisinière, commenta Merle d'un air critique en observant le désastre qui tiendrait probablement lieu de dîner pour l'équipage.

-C'est bon j'ai compris. Je suis désolée, soupira Hitomi en continuant de masser sa main endolorie.

-En tout cas, heureusement que j'ai pu sauver un peu de légumes. Avec ça, Maître Van aura de quoi se régaler, conclut Merle les poings sur les hanches.

-Et bien dans ce cas, je te laisse faire », dit Hitomi en ouvrant la porte de la « cuisine » du Croisé.

Décidément, elle n'était pas douée, elle devait l'admettre. Mais toute cette histoire lui avait au moins permis de se sentir mieux. La tension qui régnait à bord depuis leur départ était palpable. Et Mirana qui refusait obstinément de sortir de sa cabine… De plus, elle ne pouvait s'empêcher d'éviter de croiser le regard d'Allen. Pourquoi ? Elle ne le savait pas vraiment. Ou alors elle préférait ignorer ce qu'elle croyait y lire.

Marchant silencieusement, elle sentit alors quelque chose dans sa poche. Elle plongea la main dans celle-ci et en retira un biscuit recouvert de chocolat et s'il était un peu écrasé, semblait encore comestible. Un réfugié en provenance de la Terre…, pensa Hitomi. Mais ça, Van n'était pas obligé de le savoir, décida-t-elle en partant à sa recherche.

« « «

Gadès rejoignit Allen et Van au poste de pilotage. Ces derniers interrogèrent le second du Croisé d'un regard.

« Rien de nouveau, annonça Gadès. Dilandau a jeté la moitié de sa nourriture par terre, et Folken… pardon l'autre captif a tout mangé sans rien dire », raconta Gadès en jetant un bref coup d'œil vers le roi de Fanélia, qui ne broncha pas.

Le chevalier hocha la tête et attira de nouveau l'attention de Van.

« Nous serons à la citadelle dans 2 jours. Au plus tôt demain dans la nuit. Après, as-tu décidé d'une marche à suivre ?

-J'allais te demander la même chose, dit Van un sourire en coin. En ce qui me concerne, la chose est simple. Je ne me soucis pas de notre monnaie d'échange. Seul compte la vie du duc et la neutralisation de Dral et Slanzar.

-Notre but premier sera donc de récupérer et de mettre à l'abri le prince Cid. Ensuite…

-Ce sera à nous de jouer », termina Van en empoignant son épée.

Allen regarda son ami d'un air pensif. Ils se connaissaient bien tous les deux, se faisaient désormais entièrement confiance. Pourtant, Van ne voulait pas partager avec lui le fardeau que représenter cet homme ressemblant trait pour trait à Folken Fanel. Et lui-même ne désirait pas s'étendre sur Dilandau, ni sur Mirana. Et depuis le retour d'Hitomi…

« Van, puis-je te demander une faveur ?

-Je t'écoute, répondit Van légèrement étonné.

-Je voudrais que nous interrogions cet homme qui ressemble à ton frère avant de le livrer », dit Allen en regardant Van droit dans les yeux.

Van se crispa, serrant les poings. Il lui fallut quelques secondes pour retrouver son calme.

« Fais comme tu veux. Après tout nous sommes chez toi sur ce vaisseau, lança-t-il finalement d'un ton sec en sortant du pont.

-Eh bien…, marmonna Gadès en se grattant la tête. Où est-il passé notre fougueux prince au sang chaud ?!

-Ne te méprend pas. Il est toujours là, sourit Allen. On ne change jamais complètement. »

En disant cela, le chevalier alla s'adosser contre la vitre du pont. Il se mit à contempler distraitement les nuages défilant sous ses yeux. Des nuages blancs, parfois noirs. Souvent blancs en fait.

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Etouffant pour la énième fois un éternuement d'un revers de la main, rejetant ses longs cheveux bruns derrière ses épaules, et repoussant ses lunettes sur son nez, Dryden entreprit de terminer la lecture d'un livre qui avait dû être écrit il y a bien des décennies. Il en était sûr, ses découvertes, la venue d'un homme lié par le nom à Van Fanel et son frère et pour couronner le tout, le retour d'Hitomi sur Gaïa… tout ceci devait avoir un lien. Et ce lien rimait avec Destin.

En refermant son ouvrage, il leva les yeux au ciel, et se massa ses tempes quelque peu douloureuses. Quelle ironie effectivement. Il avait parcouru Gaïa du Nord au Sud, et d'Ouest en Est, pour finalement se retrouver dans le vaisseau d'Allen Schézar et à une cabine de Mirana.

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Tout en marchant d'un pas ferme, Van n'arrivait pas à calmer sa colère. Nier l'existence de cet homme ne le mènerait à rien. Et se refuser à l'appeler « Folken » était puéril. Car après tout, lui-même était conscient que cette personne ne pouvait être que son frère. Et pourtant, comment un mort pourrait être là, dans une cellule. Même s'il y avait quelque chose de différemment dans l'aura, dans le regard de ce Folken-là. Quelque chose que l'autre avait perdu, après des années passées aux côtés de Dunkirk.

« Van ! » Sortant de sa rêverie, il aperçut Hitomi qui venait à sa rencontre.

« A quoi pensais-tu ?

-A… rien de spécial, répondit Van en se forçant à sourire. Viens, dit-il en saisissant sa main.

-Mais où veux-tu aller ?

-Allons voir Escaflowne.

-Ah… », laissa échapper le jeune fille d'un air mi figue, mi raisin.

Quelques secondes plus tard, ils entrèrent dans le hangar du navire. D'un coup d'œil, Hitomi vit que les hommes avaient dû déjà se rendre à la cuisine chercher leur ration. Van s'arrêta devant Escaflowne et regarda la jeune terrienne.

« Tu veux bien rester là ? Je voudrais vérifier une chose.

-Euh oui », répondit Hitomi étonnée et un peu agassée en voyant Van monter sur le genou du Guymelef pour atteindre le cœur d'Escaflowne.

Il posa la paume de sa main sur la pierre écarlate, et recula pour que s'ouvre le sas du Guymelef.

«C'est la preuve qu'il est bien réel.

-Qui ça, questionna Hitomi.

-Folken. Cet homme qui a su réveiller Escaflowne et qui partage le même sang que le mien, répliqua Van la mine sombre.

-Tu devrais retourner lui parler, Van. Essayer de savoir d'où il vient, et pourquoi…

-Il a essayé de me tuer ? Oui sans doute. Mais peut être que ça me fait peur », murmura Van.

Hitomi ne dit rien. Admettre que cet homme n'était pas un imposteur était déjà un grand pas pour Van. Il ne restait plus qu'à comprendre comment on avait pû en arriver là. Elle mieux que quiconque savait que Folken était mort, là-bas à Zaibacher. Mais pour le moment, il valait mieux essayer de changer les idées noires de Van.

« Tiens.

-Qu'est-ce que c'est, s'enquit le jeune homme en prenant dans sa main le biscuit recouvert de chocolat.

-C'est un gâteau, ça se voit, lui reprocha gentiment Hitomi. Une spécialité terrienne.

-C'est toi qui l'a fait ?

-Hum, en quelque sorte, répondit distraitement la jeune fille en croisant les doigts. Allez mange. Tu verras, ça va te mettre du baume au cœur. »

Docilement, Van prit une bouchée et Hitomi vit avec plaisir qu'il ne se fit pas prier pour achever de le manger.

« Tu as aimé ?

-Oui. Je n'avais jamais goûté une chose pareille.

-Une chose, releva Hitomi en croisant les bras.

-Je veux dire un délice pareille », s'empressa de corriger Van, ce qui fit rire Hitomi.

Il hésita et remonta sur Escaflowne. Puis il s'engouffra dans le sas afin de donner au Guymelef, sa forme de dragon blanc.

« Viens, monte, cria-t-il en lui tendant la main.

-Mais qu'est-ce que tu veux faire, répliqua Hitomi en s'avançant.

-Te remercier, dit Van l'air mystérieux.

-Bon comme tu veux, accepta la jeune fille en montant sur le dragon blanc.

-Alors on y va ! »

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« Maître Van ! Eh, vous n'avez pas vu Maître Van, s'enquit Merle en arrivant au poste de pilotage où se trouvaient le pilote ainsi qu'Allen et Gadès.

-Il n'est pas en train de manger quelque part dans le vaisseau, répondit Gadès en avalant lui-même une portion de la soupe que venait de lui tendre, ou plutôt de lui jeter Merle.

-Non, je ne l'ai pas trouvé !

-Alors c'est qu'il s'est envolé, conclut le second d'Allen en engloutissant une autre bouchée.

-Ne racontes pas de bêtise, répliqua Merle en hérissant les poils.

-Peut être pas tant que ça », lança alors Allen, un léger sourire aux lèvres.

Merle rejoignit Allen et aperçut alors ce que le chevalier regardait.

« Maître Van !! Et Hitomi ! Mais qu'est-ce qu'ils font », s'écria Merle en plaquant son visage contre la vitre.

A une centaine de mètres, volait Escaflowne et à son bord Van et Hitomi.

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« Tu n'as pas froid, demanda Van sentant sa compagne trembler contre lui.

-Non, ça va, le rassura Hitomi en resserrant son étreinte autour de la taille du jeune homme. Mais pourquoi sommes-nous sortis avec Escaflowne ?

-J'avais envie, c'est tout », répondit-il sans la regarder.

Hitomi sourit. Les cheveux aux vents, au dessus des nuages, rien qu'elle et Van. Elle regarda la Terre, la Lune des Illusions.

« On dirait un rêve, murmura-t-elle.

-Tu disais ?

-Non rien. Je suis heureuse d'être avec toi, dit-elle doucement. Tu m'as beaucoup manqué.

-A moi aussi »

Hitomi leva les yeux vers Van. A la lueur des rayons des Lunes, elle remarqua un soupçon de rougeur sur les joues du garçon.

«Je suis heureux de t'avoir retrouvé, Hitomi. T'avoir ici, auprès de moi. C'est ce que j'ai longtemps espéré.

-Est-ce que… est-ce que tu m'en as voulu, demanda Hitomi d'une voix hésitante. De te laisser pour rentrer chez moi ?

-Non. Jamais. Car je voulais seulement que tu sois là où tu désirais être. Et ici, il y avait Merle. Et Allen et Serena. Et Fanelia avait besoin de moi… Alors tout ce que je pouvais faire tout toi était de prier, en regardant ta Lune.

Ces mots résonnèrent dans la poitrine d'Hitomi. L'affection, la tendresse que Van avait pour elle, voilà ce qu'ils signifiaient. En souriant, elle se surprit à repenser au garçon qui avait surgi un soir, pourchassé par un dragon. Un garçon qui s'était montré héroïque quoiqu'un peu arrogant. Voire même agaçant, se souvint la jeune fille se remémorant la gifle, qui ne devait pas être la dernière, qu'elle avait donnée à Van sous le coup de l'émotion.

«A quoi penses-tu ?

-A toi, dit Hitomi en riant. Je trouve que tu es devenu bien romantique.

-Allen et Merle me l'ont fait remarqué, dit Van d'un ton faussement pensif.

-Et bien mon prince, cela vous sied à merveille », s'exclama Hitomi.

Van et elle se mirent alors à rire, et Escaflowne s'élança encore plus haut dans le ciel de Gaïa.

« « «

«Pour la paix, pour l'éternité.

Pour ne jamais oublié.

Le dragon s'endort à jamais,

Et La Lune se fait mon allié.

Pour que les maudits ne soient jamais oubliés.

En vos noms, je scellerais le secret. »

Se levant doucement, Lacour s'approcha du plus grand balcon de l'ancienne forteresse de Zaibacher. Et alors qu'il chuchotait ces derniers vers, il aperçut la silhouette du Croisé à l'horizon.

A suivre…