Petite note de l'auteur : Je dois dire qu'en lisant vos reviews, j'ai été assez surprise : personne n'a gueulé contre le fait que Remus espionne Hermione et Harry pour le compte de la directrice. A vous entendre, ce serait même une faute de la part d'Hermione d'avoir des soupçons sur lui...Mais bon, ce qui m'embête le plus, c'est que le prochain chapitre vous donne raison... Bref passons aux choses sérieuses les

Remerciements pour les reviews à : Demoiselle Altanien, DrDanaScully, JazzyJo, Rebecca-Black, Valalyeste, Asuka Snape, re-Rebecca-Black, Maïlis et Misty.

Champagne ! Nous avons dépassé ensemble le cap des 50 reviews... ce phénomène étrange et complexe et inexplicable s'est produit le 14 mars 2007 aux environs de 20h!

A Asuka Snape : Non, tu ne te trompes pas, j'avais déjà publié ce chapitre, mais sans la petite note de début... Et pour une fois tu n'avais pas encore mis de review. Quand au nom à utiliser avec moi, tu peux m'appeler Roxanne (je préfère) ou Elwinwea (nom plus ou moins secret). Je prends en note ta réponse à ma question... mais chuuut, ne dis rien aux autres par rapport à la suite, c'est un secret ! Pour la révélation, j'avais presque imaginé une scène... faudra que je pense à la mettre dans les scènes coupées.

A Rebecca-Black : Whaou, deux reviews carrément, pour le même chapitre ! Je suis d'accord quand au manque de confiance en elle, du moins pour le moment, mais peut-être que ta vision d'elle évoluera au fil des chapitres et qu'elle parviendra à mieux s'affirmer. D'après ce que j'en sais elle va faire de gros progrès niveau manipulation, déjà rien que dans celui-là.

A Valalyeste : Ma 50e review, je t'aime ! En plus, je ne te connaissais pas encore. Merci, c'est très encourageant de voir qu'il y a autre chose que des obsédés sur ce site.

A Misty : Tiens, une deuxième nouvelle parmi les revieweuses ! Tu as beau dire que tu n'es pas très douée pour écrire des reviews, je trouve que tu t'en sors très bien. Merci pour tous tes compliments (il y a des gens qui ne supportent pas les cliffhangers, mais apparemment tu n'en fais pas partie) et aussi pour tes encouragements pour le bac ! J'espère que tu vas apprécier ce chapitre !

Avis à tous les interessés, je suis à la recherche d'un traducteur /d'une traductrice pour mes fics, si vous êtes interessés, mailez-moi !


Ils étaient tranquillement sur le point de terminer un repas de brioche et de café dans les cuisines quand un des elfes, nommé Tinky, apparut devant eux.

- Miss, miss ! s'écria-t-il de sa petite voix flûtée en se précipitant vers Hermione en sautillant.(1)

Hermione leva vers Lupin un regard interrogateur avant de se tourner vers la créature.

- On m'a dit de vous prévenir, poursuivit-il à toute vitesse, le jeune Mr Weasley est là, le jeune Mr Weasley est revenu !

A ces mots, ils se levèrent tous deux d'un bond et, après avoir remercié l'elfe, se dirigèrent vers la porte. Mais, juste avant de la franchir, Hermione fut rattrapée par la réalité et retint Lupin par la manche. Ni Ron, ni personne ne devait savoir qu'elle n'était pas réellement telle qu'elle se montrait, elle ne pouvait pas se permettre de se griller de la sorte.

- Pas un mot à Ron, supplia-t-elle, vous me le jurez ?

- Tant que tu m'en expliques la raison... accepta-t-il avec hésitation.

Elle le relâcha puis, avant de franchir la porte, recomposa son masque d'impassibilité. Le loup-garou songea alors que c'était bien la plus étrange jeune fille à laquelle il avait eu affaire, mais toutes les questions ne tarderaient pas à trouver leurs réponses, se rassura-t-il, certain de la confiance qu'elle lui portait.

Soudain, alors qu'ils marchaient dans les couloirs, il crut ressentir une présence connue bien qu'effacée par l'oubli et la trahison. Mais le corridor était vide de toute vie en-dehors d'eux deux. C'était impossible, pensa-t-il, il ne pouvait pas être là, pas lui, le château était trop bien protégé. Il se fit toutefois la remarque que la présence était différente que dans son souvenir mais, avant qu'il n'ait pu en ressentir toutes les nuances, elle disparut brusquement. L'intrus l'avait-il senti ? Etait-il soudainement mort ? Une seule chose était sûre : il n'avait pu ni transplaner ni se cacher derrière un sort, car ses sens l'en auraient immédiatement averti. L'homme jeta un regard en coin à la Gryffindor qui l'accompagnait mais aucune émotion particulière ne l'animait en dehors de sa nervosité naturelle, elle n'était au courant de rien, c'était évident. Et si elle avait eu vent d'une quelconque présence étrangère, elle en aurait aussitôt fait part à son ancienne directrice de maison, il en était sûr, malgré tout ce que Slughorn pouvait insinuer.

Ma foi, se dit-il à lui-même en haussant les épaules, ce ne sera qu'un secret de plus à cacher à Minerva...

- Comment a-t-il pu ? demanda cette dernière pour la dixième fois de la matinée alors que Slughorn levait les yeux au ciel et étouffait un bâillement. Pourquoi a-t-il refusé de nous aider. Nous ne cherchons que le bien de Potter...

- Vraiment ? demanda-t-il avec un soupir. Mais peut-être que nous nous sommes fourvoyés, peut-être qu'en dépit de ses actes et de son attitude Hermione a raison. D'après ce que vous m'avez rapporté, elle en sait énormément du fait de sa proximité avec Harry au cours de ces dernières années, et elle en a certainement été très affectée. Peut-être, reprit-il en baissant la tête, ne le traitons-nous pas réellement comme un être humain, mais comme l'Elu et rien d'autre, sans tenir compte de sa volonté à lui. En cherchant le bien du monde sorcier, nous provoquons peut-être la perte de son seul espoir.

Il vit la sorcière baisser la tête, pensive et comme attristée et son cœur se serra, il n'aimait pas la voir dans cet état. Quand à lui, il commençait à comprendre la force de son prédécesseur et ami. Il ne demandait pas et n'avait jamais demandé la moindre confidence. Il se contentait d'instaurer un climat de confiance et de s'adapter à chaque personnalité et les révélations suivaient naturellement. L'homme soupira une fois de plus, ils avaient fait une énorme erreur en essayant de forcer les secrets d'Hermione et une faute encore plus grave en voulant charger Lupin de les leur transmettre ainsi que ceux de Harry. A présent, il lui semblait évident que le loup-garou, bien que sans nul doute aussi doué pour amener les confidences que l'était Dumbledore, était bien trop attaché et fidèle à ses anciens élèves pour les trahir, même en pensant que c'était pour leur bien.

Ce ne serait pas simple de succéder à Albus, et Minerva n'était pas encore de taille à faire face seule à toutes les responsabilités de chef de l'ordre du phénix, poste que chacun s'attendait à la voir reprendre. Pour le moment elle avait accepté la succession « jusqu'à ce que l'ordre élise un chef plus capable », Horace savait qu'au fond d'elle-même elle voulait que Potter reprenne le flambeau. Et c'était ce que tous attendaient aussi réellement, Harry était le successeur désigné par ses actes et ceux du vieil homme. Mais au fond de lui-même, le maître de potions préférait que sa collègue soit à la tête de l'ordre plutôt que le Survivant. Selon lui, le rôle de ce dernier était de tuer Voldemort et le garçon devrait se tenir à cela. Mais, malgré tout, il ne la pensait pas assez forte pour diriger l'ordre seule. A nouveau, il proposa ce qu'il n'avait pas osé depuis plusieurs jours.

- Minerva, commença-t-il en plantant son regard dans le sien, si seulement vous acceptiez que je sois votre soutien dans cette lutte, je...

- Je ne veux pas en entendre parler ! Coupa-t-elle, furieuse.

Non, elle ne voulait pas, pensa-t-elle. Dumbledore avait bien pris garde de ne se reposer sur personne afin de n'entraîner personne dans sa chute. Elle se rappelait également avoir proposé la même chose, dans le même bureau et avoir reçu la même réponse. Les raisons étaient certainement les mêmes à l'époque que maintenant : Albus avait voulu la protéger, mais elle se rappelait bien, et ce souvenir lui brûlait encore le cœur, de ne pas l'avoir compris dans ce sens. L'Histoire était donc bien un éternel recommencement et elle attendit que, comme quelques jours plus tôt et comme elle avant lui, Slughorn s'en aille en claquant la porte.

- Puis-je vous demander pourquoi vous vous obstinez à refuser mon aide ?

Loin de partir, son collègue avait posé ses mains sur le bureau avec une expression presque neutre. Elle fut sur le point de s'insurger devant un tel comportement, jamais elle n'aurait osé faire cela à sa place, elle avait bien sûr hésité, mais heureusement la raison avait vite repris le dessus. Malheureusement, se souvint-elle, l'homme en face d'elle ignorait jusqu'à l'orthographe du mot « raison ». De plus, il était plus âgé qu'elle alors qu'elle était plus jeune qu'Albus lorsqu'elle avait formulé la même demande. Les circonstances étaient donc les mêmes, se rendit-elle compte, mais pas les personnes, ce qui pouvait conduire à des résultats aléatoires.

- Accepter, fit-elle doucement en lui expliquant ce qu'elle-même n'avait compris que bien plus tard, c'est être sûre de provoquer votre perte par la mienne...

L'homme resta quelques secondes à la regarder avec un vague sourire aux lèvres avant de se redresser et de se diriger vers la sortie.

- Si je peux vous donner un conseil, fit-il d'un ton qui aurait pu passer pour nostalgique, ne faites pas la même erreur qu'Albus...

Lorsqu'il ouvrit la porte, il se trouva face à Ron qui finissait de monter l'escalier.

- Ron ! s'exclama-t-il vous êtes venu bien vite !

- Plus vite que prévu, répondit l'élève en entrant. J'ai abandonné mes bagages lorsque Dobby est apparu pour me dire qu'Harry était réveillé.

McGonagall sursauta puis se leva et rejoignit les deux hommes. Potter était réveillé ? Mais quand et comment ? Et pourquoi ne l'avait-on pas averti immédiatement de cette nouvelle ? Hermione était-elle au courant ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête qu'elle n'arrivait plus à penser correctement. Tout d'abord, il fallait rejoindre Potter à l'infirmerie, elle aviserait par la suite.

- Suivez-moi, Weasley, fit-elle en passant devant eux pour descendre l'escalier. Horace, je vous prie de retrouver Remus et Miss Granger, continua-t-elle en arrivant en bas, les autres sur ses talons, et de leur annoncer la nouvelle...

- Si c'est du réveil de Harry que vous parlez, dit Hermione en arrivant au même moment au bas dudit escalier avec Lupin, nous sommes déjà au courant. Ah, bonjour Ron, fit-elle distraitement, Tinky nous a prévenu de ton arrivée et nous avons pensé que tu te présenterais ici avant toute autre chose.

Ron se contenta de la saluer d'un geste bref de la tête et avant que McGonagall ait pu dire quoi que ce soit d'autre et demander comment ils étaient au courant de la situation avant elle, Lupin prit la parole.

- Cela ne sert à rien d'aller à l'infirmerie maintenant, il s'est rendormi leur apprit-il, il a demandé une potion de sommeil sans rêves juste avant que je parte.

- J'ai demandé à Remus de passer la matinée à l'infirmerie, expliqua Slughorn devant l'air perdu de sa collègue, c'est également à ma demande que Dobby est allé prévenir Ron.

- Dans ce cas, commença la sorcière, il est inutile de nous presser et comme nous avons un certain nombre de choses à régler pour l'ordre je propose que nous...

- Si vous n'y voyez aucun inconvénient, intervint Hermione d'une voix doucereuse, je retourne à mes recherches sans quoi elles ne seront pas achevées avant la fin du monde, auquel cas j'ai bien peur qu'elle ne soient plus que d'une utilité fort réduite.

La directrice approuva d'un signe de tête et aussitôt la jeune fille reprit la direction des cachots.

- Mr Weasley, dit la vieille femme en se tournant vers ce dernier, prévenez votre famille que vous resterez ici quelques temps, demandez-leur de vous envoyer vos affaires par cheminée.

- Je viens avec toi, ajouta Remus, je demanderai quelques nouvelles à tes frères.

Ils décidèrent d'un commun accord de se retrouver tous à l'infirmerie à quatre heures et Lupin se proposa pour prévenir Hermione du rendez-vous. Et peut-être, se dit-il en suivant Ron, que je pourrai en apprendre plus sur cette présence.

Lorsqu'elle revint dans les cachots, Hermione jeta inutilement un d'œil au laboratoire dans l'espoir d'y trouver Snape.

- Mais où est-il encore passé ! s'écria-t-elle en tapant rageusement du pied par terre.

- Aïe s'exclama Dumbledore, modérez vos humeurs Mss Granger !

- Oh, fit-elle, surprise de l'entendre, je suis dés...

- Je plaisantais, la rassura-t-il, je ne peux pas sentir ce genre de dégradations, par plus que je n'ai senti l'acide hier, mes pierres sont protégées par un charme très ancien.

Hermione eut une impression de malaise en repensant aux évènements de la veille, la perte de sa baguette avait été pénible et elle ne savait pas comment elle pourrait s'en passer. Peut-être que Dumbledore savait quelque chose sur d'autres formes de magie se pratiquant sans baguette. Elle secoua la tête, chassant cette idée, les baguettes étaient indispensables pour pratiquer une magie contôleé. Sans elles, les ondes magiques peinaient à se concentrer vers un seul but et à obéir à la force de l'esprit. Mieux valait changer de sujet.

- Ce n'est pas trop désagréable ? demanda-t-elle. Je veux dire, de ne pas avoir de bras...

- C'était le prix à payer... répondit-il doucement, je n'ai plus de bras, mais maintenant, et peu de gens peuvent s'en vanter je crois, j'ai des escaliers et des portes à faire bouger, ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie.

La jeune fille ne put s'empêcher de rire.

- Tout de même, fit-elle en reprenant haleine, je ne comprend pas comment vous av...

- Vous cherchiez Severus, je cro... commença Dumbledore. Oh, pardon, s'excusa-t-il, vous disiez ?

- Il est revenu, demanda-t-elle en oubliant sa question.

Le château lui répondit que l'homme faisait les cent pas dans son bureau. Elle prit à peine le temps de le remercier et y courut. Elle trouva Snape, à présent assis, l'œil noir et terne et la mine maussade.

- Vous allez mieux ? demanda-t-elle après avoir noté que la table était vide de tout flacon.

Elle le vit tressaillir au son de sa voix et porter une main à sa tête. Croyant que c'était le bruit qui lui était insupportable, elle s'approcha de lui le plus silencieusement possible et le regarda. Mais ses yeux vides se détournèrent aussitôt, comme si son regard l'avait brûlé. A plusieurs reprises, elle essaya de se placer dans son champ de vision, mais il s'arrangeait à chaque fois pour ne pas la voir en se tournant.

- Professeur Dumbledore, appela-t-elle en levant la tête, que lui arrive-t-il ?

- Je ne sais pas, admit le château, il est revenu il y a quelques instants et il n'a pas dit un mot, mais je sens beaucoup de peur, de regrets et d'hésitation en lui...

Ce n'était pas normal, que lui avait donc fait subir Voldemort pour qu'il en soit réduit à cet état ? Qu'avait-il fait si longtemps loin du château pour en revenir si mal en point. Et surtout pourquoi ne voulait-il pas la voir ni entendre le son de sa voix. Il sursautait à chacune de ses phrases et se recroquevillait de plus en plus dans son fauteuil. Il fallait qu'elle dise quelque chose, n'importe quoi pour le faire réagir. La jalousie marcherait peut-être...

- Eh bien, fit-elle en se levant, s'il veut continuer à bouder, c'est son affaire. Je vais rejoindre Ron et Lu...

- Weasley est ici ? s'écria Snape en recouvrant l'usage de la parole et en lui bondissant presque dessus.

- Il est en contact avec sa famille à l'heure qu'il est, je pense, bredouilla-t-elle, surprise que son plan prenne un chemin aussi imprévu, ils doivent lui préparer ses bagages et les lui envoyer par cheminée...

- Granger, courez le rejoindre et faites venir sa famille ici ! Ordonna-t-il d'un ton alarmé.

Il n'y avait rien à discuter, le ton était aussi impératif qu'effrayé, il devait s'agir d'une affaire de vie oumde mort pour que l'homme se trouve dans cet état, le Burrow était-il menacé ? Snape était-il au courant d'un plan visant à anihiler la famille Weasley, famille d'adoption de Harry ?

- Ils sont dans la chambre de Mr Weasley, les prévint Dumbledore, à côté de celle de Remus où il y a aussi une cheminée, fit-il alors qu'un feu magique s'allumait de lui-même dans la cheminée, cela vous évitera de vous essouffler pour rien...

- Décidément, fit Hermione en saisissant une poignée de poudre verte dans un crâne sur le manteau de la cheminée, j'adore votre décoration, termina-t-elle avant de disparaître dans un tourbillon de flammes.

Après son départ, Snape se rassit et replia ses genoux contre lui, ce qu'il n'avait plus fait depuis vingt ans. Pourvu qu'elle arrive à temps, pensa-t-il, qu'eux au moins soient sauvés si son âme ne l'était pas...

A peine arrivée à l'autre bout du château, Hermione se précipita dans la chambre de Ron où elle trouva Lupin sur le point de partir. Sans un mot, mais avec un regard impérieux, elle lui prit des mains le pot de poudre et s'élança dans le feu.

- Hermione ! s'exclama la famille Weasley à l'unisson en la voyant débarquer. Mais qu'est-ce que...

- Pas le temps de vous expliquer, haleta-t-elle, venez tous à Hogwarts, à l'instant ! C'est une question de vie ou de mort.

Les jumeaux empoignèrent alors chacun leur petite sœur par un bras et ils partirent tous trois pendant que Mrs Weasley décrochait l'horloge dont les aiguilles étaient pointées sur « danger de mort ».

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Ron en regardant ses frères et sœur disparaître.

- Plus tard, fit-elle en l'entraînant à son tour vers la cheminée. Allez, Mrs Weasley ! l'encouragea-t-elle.

Lorsque les flammes les entourèrent, ils eurent juste le temps d'entendre un immense craquement avant d'être emportés vers le château. Presque aussitôt, ils apparurent dans la chambre de Ron où une explosion les jeta à terre. Des volutes de fumée verte volèrent quelques instants dans la pièce avant de se disperser. A côté de la cheminée Hermione apperçut Remus et les jumeaux, l'air soulagé, bien qu'intrigués, et Ginny qui lui tendit la main pour l'aider à se relever.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?demanda-t-elle, tremblante de tout son être.

- Je dirais, petite sœur, dit George, que grâce à notre chère Hermione nous venons, tous autant que nous sommes, d'échapper à une mort lente et douloureuse...

- ... Dans les sombres cachots de Voldemort, ajouta Fred. Mais quand je pense à notre stock de pétards entreposé dans notre ancienne chambre...

- ... Oui, reprit George, moi aussi ça me fait mal au cœur, mais j'espère qu'ils auront autant de mal à s'en débarrasser qu'Umbridge lors de notre dernière année...

Les deux garçons pouffèrent, sans doute suite à une image de death-eaters poursuivis par des fusées feuxboum apparue dans leur tête. Lupin les regarda avec bienveillance et Hermione se rappela alors les paroles de Harry et hocha la tête. Oui, le monde sorcier aurait maintenant bien besoin de rire de leurs farces. Bientôt, Ron et sa mère se laissèrent gagner par la bonne humeur générale mais Ginny les interrompit.

- Comment pouvez-vous rire dans un moment pareil, s'insurgea-t-elle. Nous avons failli tous mou...

-Laissons-les tranquilles, la coupa Hermione en la prenant par le bras sous l'œil amusé de Lupin, allons prévenir McGonagall.

La rouquine résista un instant avant d'abandonner la lutte et de suivre son aînée. Elle fulminait et Hermione se disait qu'elle ne l'avait jamais vu dans un état pareil. Dans le doute, elle mit cette nervosité sur le compte de l'attaque qui avait dû provoquer tension trop forte dans les nerfs de la soeur de Ron.

- Quels gamins ! pesta-t-elle quand elles furent sorties, je n'arrive pas à comprendre comment maman peut entrer dans leur jeu. !

Hermione ne répondit pas, tout en marchant, elle ne pouvait empêcher un tourbillon d'idées d'envahir sa tête. Snape l'avait prévenue, il était donc au courant de l'attaque, mais pourquoi n'avait-il pas réagi plus tôt et avait tant tardé avant de donner l'alerte ?

- Euh, osa Ginny d'une petite voix, je n'ai pas le mot de passe...

Hermione reporta son attention sur la jeune fille et s'aperçut qu'elles étaient au pied de l'escalier en colimaçon.

- Phénix, murmura-t-elle.

La gargouille grogna en leur ouvrant le passage et Ginny fit un bond de côté.

- Désolée, murmura-t-elle en voyant le regard presque moqueur de son amie. Mais, reprit-elle avec plus d'assurance tout en s'éloignant de la gargouille, ce n'est pas très sûr comme mot de passe.

Hermione toqua à la porte et entra... Aussitôt, elle sentit que quelque chose n'était pas normal, un détail qui lui échappait avait changé, rendant plus sinistre qu'accueillante l'atmosphère de la pièce.

- Que me vaut votre vi... Miss Weasley ? s'étonna la directrice assise à son bureau. Mais que faites-vous...

- Le Burrow a été... commencèrent-elles ensemble.

- ... attaqué, poursuivit Ginny sur un signe de l'autre. Hermione est arrivée juste à temps pour nous faire évacuer la maison, ajouta-t-elle sur un coup d'œil interrogatif de la sorcière.

- Miss Granger, s'eclama cette dernière, mais par quel miracle... ?

-J'utilise du cristal pour mes recherches, inventa la jeune fille avec l'air sérieux numéro 1 surnommé « je n'ai aucune attache avec le monde bassement physique qui m'entoure » en se rappelant la présence de l'objet dans la salle de potions. J'effectuais un dosage spécial quand j'ai vu des formes bouger à l'intérieur et je me suis précipitée pour empêcher ce que je voyais.

- C'est une chance que vous ayez été là, la remercia McGonagall.

Hermione se retint de se mordre la lèvre : la directrice ne la croyait absolument pas, cela se lisait dans son regard. Elle dût reconnaître que l'histoire était bien trop invraisemblable pour être vraie.

- C'est dommage que tu aies quitté le cours de divination, lança innocemment Ginny, tu as visiblement un don, un don qui nous a tous sauvés.

Elle laissa planer le silence un instant puis reprit :

- Ah, je n'ai pas pu t'en parler avant mais... Ron nous a dit qu'Harry s'était réveillé, vous avez pu lui parler ? demanda-t-elle. Est-ce qu'il a dit quelque chose ?

- Non, fit Hermione fermement, il a juste demandé une potion de sommeil...

C'est alors qu'elle se rendit compte de ce qui la dérangeait dans la pièce : le portrait de Dumbledore avait été drapé de toile noire...


(1) Je me suis toujours dit que les elfes de maison devraient sautiller pour se déplacer... Du moins à chaque fois que je les imagine c'est comme ça... Peut-être que je suis désespérément perdue.


Ce n'est pas du chantage, je répète : ce n'est pas du chantage, mais c'est vrai que quelques reviews de temps en temps c'est super encourageant quand on se trouve face à des dizaines de pages à taper. On se dit qu'au moins on ne fait pas ça pour rien.