Remerciements pour les reviews à : Viescale, Kaorulabelle, Lolaboop, Solène et Maroua


- Je n'en peux plus, Filius, s'exclama Minerva en fermant brutalement le livre qu'elle tenait.

Elle se leva sous le regard surpris de son collègue et contempla la montagne de livres ouverts devant eux. Ils avaient épluché tous les ouvrages de défense magique de la réserve sans rien trouver d'utile.

- Vous avez raison, couina-t-il, nous ne sommes plus d'aucune utilité, mieux vaudrait nous reposer, ajouta-t-il en se levant.

Ils se souhaitèrent une bonne nuit et chacun repartit dans la direction opposée. En passant devant l'infirmerie, la directrice entendit des voix et s'approcha pour mieux entendre.

- … mais je sais qu'il ne reste que deux horcruxes, ce que j'ignore encore, c'est comment les détruire et surtout où les trouver. Fit la voix d'Harry.

Le pauvre garçon est fou, pensa-t-elle jusqu'à ce qu'une autre voix lui réponde.

- Mais comment as-tu trouvé celui d'Irlande ? demanda la voix de Dumbledore

- Il était…

Le garçon fut interrompu par la porte de l'infirmerie qui venait de s'ouvrir, laissant entrer une directrice plus morte que vive.

- Bonsoir Minerva, fit calmement l'ectoplasme du vieil homme

La femme prit appui sur le mur pour ne pas tomber à la renverse. Le fantôme de Dumbledore, ici, dans l'école, non, c'était impossible ! L'esprit lui sourit paisiblement et Harry se leva pour l'aider à marche jusqu'à une chaise sur laquelle elle s'affala.

- Dobby va vous amener du thé dit l'image du vieil homme, j'espère que vous attendrez mes explications jusque là.

Elle hocha la tête, tandis qu'Harry se rasseyait par terre, de toute manière, elle aurait été bien incapable de faire un seul pas par ses propres moyens. Elle n'en croyait toujours pas ses yeux ni ses oreilles. Dumbledore était vivant, ou presque. Depuis quand rôdait-il dans le château ? Pourquoi les autres fantômes ne lui en avaient pas fait part ? Et pourquoi n'avait-il averti personne en dehors de Potter ? L'elfe apparut enfin, avec un petit plateau en argent sur la tête qu'il déposa doucement sur une table avant de s'incliner et de disparaître.

- Vous devez vous poser beaucoup de question, commença Dumbledore, et j'espère pouvoir y répondre, mais la première et la plus importante de toutes celles que je dois vous dire est que personne, absolument personne ne doit être au courant que je ne suis pas mort. Et avant d'expliquer quoi que ce soit, je tiens à vous faire mes excuses les plus sincères pour ne pas m'être manifesté plus tôt, mais je cherchais surtout à vous protéger.

Protéger les autres par tous les moyens, même le mensonge s'il est nécessaire, Albus aurait pu en faire son credo s'il l'avait voulu, songea-t-elle. Mais pourquoi voulait-il toujours les tenir à l'écart, ne savait-il pas que tous les membres de l'ordre du phénix seraient morts pour lui s'il l'avait fallu ? Mais non, une fois de plus, il avait décidé de n'en faire qu'à sa tête et, pour une fois, cela s'était mal… très mal terminé pour...

- Mais alors, Severus... murmura-t-elle en reprenant le nom de son ancien collègue.

- ... A agi sur mon ordre, compléta Dumbledore, bien qu'avec beaucoup de résistance il a accepté de faire le plus grand sacrifice que j'aie jamais exigé de lui. Et il a obéi il n'est donc pas le traître que vous pensiez.

- Mais alors...

- Il est essentiel, cependant, la coupa-t-il, que vous continuiez, du moins en apparence, les recherches assidues pour le retrouver. Bien qu'en réalité cela fasse plusieurs mois qu'il vit tranquillement au château dans ses anciens appartements.

- Vous voulez dire que...

- Il travaille avec Miss Granger sur ses recherches depuis déjà quelques semaines, confirma-t-il.

A ces mots, Harry tiqua et Minerva le regarda avec commisération. Cela faisait beaucoup de lourdes vérités à accepter d'un seul coup, serait-il capable de supporter le choc ? A peine avait-elle pensé cela qu'elle se gifla mentalement. Elle ne faisait que reporter sur lui ses propres craintes la concernant. Après tout ce que le garçon avait traversé, ce n'était qu'une épreuve de plus pour lui, mais dans son cas, ce n'était pas pareil. Albus avait tellement veillé à ce que rien ne l'atteigne qu'elle n'était plus sûre, désormais, d'être capable d'accepter tout cela.

- Avant toute chose, fit-elle après réflexion, il faut que vous me disiez exactement qui est au courant et que vous me disiez ... ce que vous êtes devenu. En dehors de ça, je ne pense pas pouvoir absorber beaucoup plus d'informations.

- Snape est au courant depuis le début, vu qu'il fait partie du complot, Hermione depuis environ un mois, Remus, vous et moi depuis seulement ce soir, répondit Harry.

- Donc Horace n'est pas...

- Non, l'interrompit Albus, Horace est bien trop...volubile pour que je puisse me permettre de lui dévoiler un tel secret. Le moins il en saura, le mieux ce sera, ajouta-t-il avec un soupir, c'est désolant de devoir le tenir en dehors de cela, mais c'est mieux pour tout le monde, l'ordre y compris.

La non-mort d'Albus et la fidélité de Severus clarifiaient tellement les choses pensa-t-elle en regrettant de ne pouvoir confirmer les soupçons de son collègue. Il était dans le vrai, il avait vu juste dès le début, dès que Miss Granger était revenue au château il avait comme senti ce qui se tramait alors qu'elle-même et tous les autres n'y avaient vu que du feu. Tout prenait un sens maintenant : le tableau, les enchantements qui ne disparaissaient pas.

- Comment cela est-il possible ? murmura-t-elle les larmes aux yeux.

- Je vais simplifier un peu pour ce soir, commença-t-il, disons que je suis sorti de mon corps que Severus a tué, en temps normal j'aurais dû mourir, mais j'ai réussi à négocier pour rester un peu plus longtemps.

La femme hocha la tête, serrant le cœur du fantôme. Si seulement tout avait été aussi simple, pensa-t-il, mais ils n'étaient pas prêts, pas encore... mais seraient-ils jamais prêts à entendre son ignoble trahison ? Mais pour le moment, ce la n'importait pas, tout ce qui importait, c'est qu'il puisse encore la voir, lui parler, sentir ses ondes si délicates frémir comme sous une brise légère.

- Je suis désolé de vous avoir mis tout cela sur les épaules, fit-il au bout d'un moment de silence en suivant les pensées de la sorcière sur son visage.

Elle ne répondit pas, il n'y avait rien à répondre de toute façon, ce qui était fait était fait, et rien ni personne ne pourrait changer le cours des choses.

- Nous parlions des horcruxes, je crois, fit soudain Harry en dissipant la tension gênée qui s'était sournoisement installée. Voldemort est obsédé par eux, il en rêve sans arrêt, c'et comme cela que j'ai découvert celui qui était dissimulé en Irlande. Malheureusement, je crois qu'il s'en est aperçu et, depuis ce jour, je n'ai plus rien vu, jusqu'à hier soir. Au moins j'ai échappé aux scènes de massacre, ajouta-t-il avec un maigre sourire.

- Harry, commença Dumbledore, je pense que je connais un chemin pouvant mener aux horcruxes restant. Mais il est long et difficile et je ne te le montrerai que si tu es prêt à aller jusqu'au...

- Je suis prêt, le coupa le jeune homme sur un ton de défi.

-Es-tu prêt à oublier tout ce que tu as appris jusqu'alors, et même les notions de Bien et de Mal et cela, ajouta-t-il, pour parvenir à l'essence même de la magie ?

A nouveau, le rituel se répétait, pensa Albus, mais voilà deux fois qu'il se faisait le maître d'un apprenti. Que risquait-il vraiment à briser ainsi les unes après les autres les règles des Esprits ? Le maître toisait l'élève et l'élève toisait le maître, chacun dans son esprit se demandant ce que l'autre lui réserverait comme surprises. Mais cette fois-ci, Harry semblait comprendre ce qu'impliquait le passage vers l'ancienne magie, la magie des Esprits.

- Je suis prêt, répéta-t-il, montrez-moi le début de ce chemin et je vous suivrai.

Le Gryffindor s'était levé et avait sorti sa baguette, la directrice était curieuse d'en savoir plus, mais au même moment, elle se sentit s'assoupir et les bruits de voix la bercèrent encore quelques secondes sans qu'elle parvienne à distinguer leurs paroles avant qu'elle ne sombre dans un sommeil profond.

- C'était nécessaire, fit le vieil homme en réponse à la question muette de son apprenti, ce secret ne doit pas être ébruité et je romps déjà une règle cruciale en l'apprenant à plus d'un seul...

Harry s'éloigna de quelques pas, l'air soupçonneux tandis que la phrase de Dumbledore mourait dans sa gorge fantomatique. Mais au fond, le jeune homme était rassuré. Pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, Dumbledore révélait son jeu, derrière sa folie et son infantilité se cachait un grand calculateur et un penseur. L'homme lui faisait confiance en lui révélant ses armes.

- Pourquoi n'avez-vous pas usé de ce moyen plus tôt ? demanda-t-il.

- Ah ça, sourit le vieil homme, c'est une longue histoire...

Hermione ne revint pas aux cachots le lendemain, ni le surlendemain. Snape avait espéré qu'elle reviendrait chercher son chat, mais elle avait apparemment décidé de ne pas revoir l'homme. Ni Minerva, ni Remus ne descendirent, aucun d'eux n'avait réellement le courage de faire ou refaire face à celui qu'ils avaient considéré comme un traître pendant si longtemps. Une semaine passa dans cette attente avant que Snape n'ouvre la porte à l'animal roux.

- Va-t-en, fit-il, va la rejoindre...

Mais Crookshanks se contenta de le regarder d'un air narquois et de se frotter contre ses jambes avant de sauter sur son bureau. L'homme eut un soupir de dépit et ferma la porte.

Après deux semaines, Hermione avait perdu cinq kilos, devenant encore plus maigre et creusée par les soucis qu'avant et elle ne disait plus un mot. Elle avait abandonné ses recherches, dont la majorité se trouvaient dans les cachots, et ne sortait plus de sa chambre. Harry lui, avait quitté l'infirmerie pour s'installer dans une aile isolée du château, le plus loin possible de tout autre habitant. Il y restait également enfermé la plupart du temps, mais les plateaux que Dobby prenait soin de lui apporter revenaient toujours vides. En cachette des autres, il travaillait avec Dumbledore et faisait des progrès d'une rapidité étonnante. De temps à autre, Minerva les rejoignait pour gérer les actions de l'ordre du phénix, Slughorn avait été volontairement écarté par cette dernière de leurs réunions pour préserver le secret et les autres professeurs le croisaient souvent dans les couloirs, traînant et râlant.

La directrice avait été ravie de retrouver son supérieur et ne manquait jamais une occasion de lui prouver son dévouement à sa cause en proposant presque chaque jour de nouveaux plans contre les death-eaters. Malheureusement, sans l'aide de Miss Granger, les recherches qu'elle avait entreprises avec Fltiwick ne les menaient pas très loin.

Tonks avait quitté le 12 square Grimmaurd pour suivre son loup-garou et s'était installé dans sa chambre. Un matin, le château fut réveillé par ses cris et tous sortirent de leurs chambres et s'observèrent, l'air alarmé, sans savoir que faire. Lorsqu'ils arrivèrent devant la porte de leur ancien collègue, ils louvoyèrent entre les divers objets brisés pour trouver une jeune femme aux cheveux gris et ternes qui sanglotait dans un fauteuil. Face à elle se tenait Lupin, l'air désespéré, embarrassé et franchement désolé par le spectacle qu'offrait la jeune Auror.

- Comment as-tu pu... u... u... hulula-t-elle.

Minerva fut la première à réagir et, aidée par Slughorn, elle fit sortir tout le monde tandis que le loup-garou tentait une fois de plus de calmer Tonks dont les sanglots ne firent que redoubler à cette marque de gentillesse.

- Tu es ignoble ! Cria-t-elle, Je ne veux pas que tu me touches, ajouta-t-elle en le faisant reculer.

La directrice les regarda alternativement, atterrée. Elle connaissait l'homme depuis bien des années et elle était sûr que jamais il ne se serait laissé aller à... non, c'était inconcevable, il était bien trop respectable et respectueux pour qu'une telle idée soit imaginable !

- Nympahdora, fit-elle calmement, est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui s'est passé ?

- Ce... ce matin, hoqueta l'Auror alors que le vieille femme s'asseyait près d'elle et que Slughorn barrait la sortie à son ancien élève, quand je me suis réveillée, il était là, debout et... il m'a dit...

A nouveau, des larmes jaillirent des ses yeux comme un torrent et tous les efforts de Minerva pour l'arrêter furent vains. Alors les enseignants se tournèrent vers le loup-garou qui s'était rabattu sur la fenêtre et la regardait d'un air vague, comme s'il voulait s'envoler.

- Mais enfin, Remus, qu'avez-vous pu lui dire pour la mettre dans un état pareil ? demanda Slughorn.

- Je ...balbutia l'homme, je suis désolé.

- Ah non ! S'exclama Minerva en se levant, c'est un peu simple !

- Mais ai essayé, se défendit-il, j'ai fait des efforts mais je ne suis pas... il faut quelqu'un d'autre à Tonks... laissa-t-il tomber.

Slughorn se mit alors à rire doucement et, devant l'indignation générale, il s'expliqua.

- Vous vous cachez derrière une fausse excuse, Remus, quelle qu'elle soit. Vous prétendez n'être pas assez bien, que vous n'êtes pas celui qu'il lui faut, mais la vérité c'est que vous avez juste peur de vous engager.

Lupin rougit et le maître de potions poussa un rugissement de triomphe.

- J'aimerais bien que cela soit aussi simple, murmura l'homme en se cachant derrière ses cheveux. Mais en vérité... je ... je ne suis pas... intéressé par les femmes...

Sous le coup de cette révélation, la directrice manqua de s'étrangler et le vieux sorcier hoqueta.

- Vous ? s'exclama-t-il, on peut dire que vous avez bien caché votre jeu. Il faut avouer que vous avez toujours été très discret sur vos amours, plus encore que Peter.

- Mais, balbutia Minerva, vos amis, est-ce que…

- Je ne leur ai jamais dit, la coupa-t-il, mais je crois qu'ils avaient deviné, Sirius du moins…

Suite à cet événement, Tonks demanda à quitter le château et plus rien ne vint troubler la vie ralentie du château. L'hiver arriva bientôt, mais le froid ne sembla avoir aucune influence sur les habitants d'Hogwarts. Lupin depuis l'accrochage avec Tonks s'était lui aussi cloitré. Severus restait seul, Dumbledore ne revenait plus le visiter. Le seul qui semblait encore un peu vivant était Slughorn qui passait tout son temps à fureter et à essayer de faire sortir les autres de leur isolation. Sur demande de Harry, les Weasley avaient retrouvé le 12 Square Grimmauld où ils avaient consolé Tonks de leur mieux. Mais un matin où la neige tombait dans le parc, Harry sentit un changement dans l'atmosphère et il se précipita à la fenêtre.

- Que se passe-t-il, fit l'ectoplasme de Dumbledore.

- Ce fouineur de Slughorn a fait venir Moody, grogna Harry en tapant du point sur la fenêtre rageusement.

- Severus, murmura le vieux sorcier tandis que son apprenti prenait sa cape et sortait en toute hâte.

Le long du couloir, les pensées du jeune homme allaient à la même vitesse que ses jambes. Il avait toujours détesté Snape, mais si Moody le trouvait avant de voir Dumbledore, l'homme mourrait à coup sûr. L'ex-Auror était intransigeant en ce qui concernait les mages noirs. Il arriva aux serres presque en même temps qu'eux.

- Harry le salua chaleureusement Slughorn, quel plaisir de vous voir, c'est plaisir si rare que…

- Potter grogna Moody avec un hochement de tête.

D'un regard glacial, le jeune homme fit taire l'horripilant maître de potions avant de faire signe à l'Auror de le suivre.

- Je remarque qu'il y a du changement, murmura l'homme lorsqu'ils se furent éloignés. Dumbledore n'est pas mort, n'est-ce pas ?

Harry sursauta, Moody était plus perspicace qu'il ne l'avait imaginé.

- Votre attitude se rapproche de plus en plus de la sienne, il y a longtemps, commença-t-il, mais en réalité je l'ai vu et je vous ai vu me regarder arriver. Vous êtes en froid avec Horace, ajouta-t-il, ça ne m'étonne pas, à force de fourrer son nez partout il va finir par se faire détester de tous. Au fait, lança-t-il en s'arrêtant, il faut me dire qui est au courant pour Dumbledore, que je ne me trompe pas.

Harry soupira et, tandis qu'ils reprenaient leur promenade dans le parc, il entreprit de raconter ce qu'il avait appris depuis qu'il était au château. Mais dès que l'Auror posait des questions sur son voyage en Irlande, le jeune homme s'arrangeait pour détourner la conversation. Lorsqu'il eût dit tout ce qu'il s'était passé, Harry hésita : devait-il lui parler du livre qu'il avait reçu ? En-dehors de Ron, il n'en avait pas parlé, pas même avec Dumbledore, mais Moody était sans doute la personne la plus discrète de ce château, à l'exception de Snape bien sûr, mais il n'avait aucune envie de se confier à l'homme. D'un autre côté, l'ex-Auror saurait sans aucun doute de qui provenait l'ouvrage et quel était exactement son degré de dangerosité.

A peine avait-il fini la description de la couverture que le sorcier lui saisit le bras et le serra, puis d'une voix rauque il lui demanda de le lui montrer.

- Ça serait absolument incroyable, répéta-t-il tout le long du chemin tandis que l'excitation d'Harry augmentait de pas en pas.

Au même moment, dans les cachots, Snape entendis une petite cloche sonner, il avait remis en place le système de son élève pour profiter du laboratoire de potions en toute sécurité. D'un coup de baguette, il fit disparaître ses recherches sous un voile d'invisibilité et se cantonna dans son bureau. La porte du laboratoire grinça et un être entra. Il pouvait sentir ses ondes magiques à travers la porte, sa dernière excursion dans le monde des esprits semblait avoir affiné sa sensibilité. Ce n'était pas un être humain mais un elfe de maison, mais qu'est-ce qu'un elfe de maison venait faire ici ?

Le séjour de la créature ne dura pas longtemps, bientôt la porte couina à nouveau et l'elfe sortit. Quelques instants plus tard, la cloche avertit la maître de potions que l'être avait quitté les cachots.

Aussitôt, il ouvrit la porte et jeta un coup d'œil : sur une des tables trônait un paquet enveloppé dans du papier rouge et or.

- Foutu Gryffondor, murmura-t-il avec un sourire en s'approchant.

Sur le paquet, un petit mot d'une écriture fine et régulière. « A plusieurs reprises, j'ai remarqué que vous vous frottiez les mains pour en chasser le froid en hiver, j'espère donc que ceci vous sera utile, de plus elles sont accordées à votre habit. » Avec des gestes précis l'homme défit le nœud orné de petits lions et découvrit une paire de mitaines en laine noire. Revenant dans ses appartements, le paquet rouge et or à la main, il laissa tomber son regard sur son mini-calendrier et son cœur se serra alors qu'il regardait à nouveau les gants. C'était son premier cadeau de Noël depuis plus de dix ans.