Dimanche le 17 décembre 20XX
Moi qui croyais être libre (du moins, un peu moins occupé) après le dernier examen de vendredi ! Il faut croire que je me suis lourdement trompé dans mes prévisions, mais il faut aussi dire que ce cher Tamaki défie toutes les prévisions et même tout la logique du monde.
Ça a commencé hier quand ce CHER Tamaki a débarqué dans ma chambre à six heures du matin. Du moins en ai-je le vague souvenir. Quand j'ai vraiment eu conscience de la situation, ma montre affichait neuf heures et j'étais assis sur le banc d'un stade de base-ball vide. Tamaki, à ma droite, un hot-dog en bouche, m'a expliqué qu'il avait envie de voir le niveau des joueurs japonais ou je ne sais trop quoi.
Après l'avoir massacré à coups de batte de base-ball et m'être excusé auprès des joueurs qui s'entraînaient là pour le bris de matériel que j'avais causé, je retournai chez moi dans un taxi ordinaire. J'avais un peu d'argent sur moi – heureusement ! – mais pas mon téléphone portable…
Pendant la soirée donnée par une des compagnies affiliées à celle de mon père, je revis Tamaki. Apparemment, les Suou avaient aussi été invités. Il s'est excusé du kidnapping du matin, mais il s,est plaint de mon égoïsme : « Pour une fois qu'on pouvait être juste tous les deux, comme avant le Host Club, entre amis ! » m'a-t-il dit. Comme nous étions en public, j'ai gardé mon calme et je lui ai expliqué qu'il aurait peut-être dû me demander mon avis dans cette histoire… (Et accessoirement, je lui ai aussi expliqué que le base-ball est un sport d'été et qu'on ne pouvait rien y changer…)
Aujourd'hui, la journée était calme alors j'ai emballé les cadeaux pour ma famille (ceux pour mes amis et nombreuses connaissances sont déjà faits). Quelques diamants énormes pour ma mère et ma sœur (facile à envelopper) et quelques voitures pour mon père et mes frères (moins évident).
Il y a encore un bal ce soir. J'en ai assez d'entendre toujours les mêmes cantiques, mais bon, vivement le 25.
