Mardi le 2 janvier 20XX
Un début d'année mouvementé.
Je croyais pourtant que je serais tranquille : réunion de la Compagnie, actionnaires réunis, souper ennuyeux, profits annoncés avec applaudissements… C'était avant que je ne remarque que les Suou faisaient partie des invités.
Évidemment, dès qu'il m'a vu, Tamaki m'a sauté sur le dos en me demandant où je m'étais caché durant tout ce temps. Heureusement pour moi (car j'étais sur le point de mourir étouffé) sa grand-mère est apparue dans les environs et il s'est calmé. Le regard dégoûté qu'elle lui a jeté aurait suffi pour contrer le réchauffement climatique au pôle Nord, je crois… Enfin, il avait presque l'air d'un humain normal.
Si ça n'avait été que de Tamaki, tout aurait pu aller bien. Malheureusement, plusieurs clientes du Host Club se trouvaient aussi à la fête. Voyant l'attroupement autour de nous, mon père a décidé de nous laisser une pièce séparée. Pas question pour lui que mes activités parascolaires soient trop bien connues.
Malheureusement (et j'insiste, malheureusement), comme c'était le nouvel an, on a laissé du champagne à notre disposition. Tamaki dans son état normal, c'est déjà pas très beau à voir, mais Tamaki soûl… j'en ai encore des frissons à l'échine rien que d'y penser. Évidemment, MOI, je ne suis pas du genre à perdre l'esprit, même avec un peu d'alcool dans le sang. J'ai tant horreur de perdre le contrôle de la situation…
Mais je n'ai pas pu contrôler les choses comme je le voulais. Et je me suis retrouvé, on ne sait comment, à jouer à la bouteille avec Tamaki et toutes les filles. Elles criaient une octave plus haute que d'habitude, j'ai eu mal à la tête.
Ça ne se passait pas trop mal, au début. Les filles ne tombaient que sur d'autres filles, et elles s'embrassaient sur les joues, c'était mignon de les voir rougir. Mais quand ce fut à mon tour de tourner la bouteille (je soutiens qu'on m'a forcé, dois-je toujours préciser), le destin a décidé que le goulot s'arrêterait devant Tamaki.
Là, la situation est devenue incontrôlable. Les filles, hystériques, nous ont poussés l'un sur l'autre pour que nous nous embrassions en bonne et due forme. Et Tamaki, complètement ivre, avait l'air d'approuver la chose et il me tendait ses lèvres. Et finalement, à cause d'une poussée un peu plus vigoureuse que les autres, mes lèvres se sont retrouvées sur les siennes.
Je dois avouer que ce ne sont que des lèvres, que ce n'est rien de bien terrible, et puis Tamaki est un ami proche et comme nous sommes deux hommes, ça n'a pas de signification, mais les hurlements qui ont suivi étaient si forts que j'en suis encore sourd… et puis mon père a voulu me sermonner à cause du tapage et de la débauche, mais quand il a vu que je n'entendais rien de ce qu'il disait il m'a rapatrié dans ma chambre avec quelques médecins…
Ça devrait passer, selon ce qu'il a affirmé. Et au moins, aujourd'hui, j'ai eu droit à du repos au lit. Aucune visite n'a été permise, heureusement. Enfin la paix.
"et comme nous sommes deux hommes, ça n'a pas de signification"
Et là toutes les fans de yaoi et de shonen-ai se lèvent en bloc et gueulent: OUI, ÇA A UNE SIGNIFICATION!
Mais pas dans ma fic. Désolée! XD
