Mardi le 23 janvier 20XX

Journée froide et grise.

Tamaki a eu l'air morose tout au long de la journée, il a même fallu qu'on l'empêche de faire pousser des champignons dans un coin sombre. Lorsqu'il est parti dans un autre coin en tenant son nounours brun et en suçant son pouce, je me suis décidé à aller lui tirer les vers du nez. (Comme il ne prenait pas de clientes, cette perte inutile de profits m'était insoutenable.)

Apparemment, sa grand-mère était venue le voir dans sa résidence secondaire, hier, chose qu'elle fait rarement. Elle était, lui avait-on dit, bien disposée (chose encore plus rare), jusqu'à ce qu'elle voie Tamaki, encore coiffé à la Cloud. Le prenant pour un punk, elle n'aurait même pas pris la peine de l'engueuler et lui aurait simplement balancé quelques méchancetés de son ton si sec en le toisant de haut, avant de tourner les talons et de partir.

Donc, si j'ai bien compris, Tamaki s'en veut d'avoir encore gâché ses chances de plaire ne serait-ce qu'un peu à sa grand-mère. Ça lui ressemble bien.

Mais même après m'avoir tout expliqué, il ne voulait pas sortir de son coin. Après l'avoir tiré un peu, sans succès, j'ai demandé à Mori de le soulever et de le traîner hors de là. Pas la peine que je me force trop pour Tamaki quand il est dans son état larvaire.

Durant l'après-midi, il s'est mis à neiger. Nous avons donc décidé d'aller jouer un peu dans la neige. Évidemment, les jumeaux ont commencé une bataille de boules de neige, et nous avons tous finis couverts de neige de la tête aux pieds, trempés, décoiffés et frigorifiés. Mais je crois que ça nous a tous fait du bien, surtout à Tamaki. (Même si les jumeaux ont profité de la confusion générale pour glisser pas mal de neige dans le col de son manteau.)

292 à 4 pour les tiroirs. Ma sœur commence sérieusement à se demander si l'armoire qu'elle m'a acheté ne réduit pas au lavage, au lieu des vêtements. Décidément, elle n'a rien de mieux à faire…