Harry Potter et les Gardiens du Temps
Résumé : Un mystérieux livre envoie Harry dans le passé pour d'obscures raisons. Mais dans le Poudlard de ses parents le Survivant découvre un monde troublé par un Voldemort toujours plus puissants. Après avoir fait connaissance avec la mystérieuse Soleilla, notre héros, sous le pseudonyme de Tay, décide d'entrer à Serpentard, se lie d'amitié avec Lily et se brouille avec les Maraudeurs. Il fait un rêve sur « celle qui est deux mais qui est une » qu'il oublie le lendemain matin. Parallèlement, James fait ce qui semble être une prophétie en présence de Lily… Tay décide de devenir animagus avec l'aide de Faryel mais lors de sa transe, il assiste à la mort de Suam, la Gardienne du Temps et apprend que quelqu'un d'autre à fait un voyage temporel vers une destination inconnue.
Un petit ajout pour fêter le dépassement des 100 reviews ! Ce chapitre est un peu extérieur à l'histoire mais nous pensons qu'il éclairera pas mal de vos interrogations !
Merci à tous ceux qui ont reviewé cette fic, ce chapitre leur est dédié ! Continuez ;)
Appendice 1 : Fanélëa
Fanélëa était née un jour tout à fait banal, dans un hôpital sorcier de France. Sa mère était une jeune sorcière pleine de vie travaillant dans une modeste échoppe d'ingrédients en tout genre – pas tous très légaux par ailleurs. Son père était un moldu assez simple dont la vie se partageait entre la demeure familiale et le zoo dans lequel il était vétérinaire.
Bref, une vie banale, pour une jeune fille assez simple. Elle était promise à entrer à Beauxbâtons si elle développait, à l'instar de sa mère, des pouvoirs magiques, sinon, élève moyenne, elle entrerait dans un collège moldu des environs.
Sa vie semblait donc toute tracée. Son père espérait qu'elle serait comme lui dénuée de pouvoirs magiques : il aimait certes sa femme de tout son cœur, mais la magie était pour lui un peu trop bizarre. Sa mère, quand à elle, affirmait qu'elle serait une grande sorcière et l'éduquait dans ce sens.
Dans les histoires du monde magique qui lui étaient racontées, la fillette aimait par-dessus tout les dragons. Sa mère l'avait bien entendue mise en garde : il s'agissait d'animaux féroces que l'on ne pouvait dresser, mieux valait qu'elle prenne un chat, une chouette ou un crapaud. Cette dernière proposition ne plaisait guère à son père, d'ailleurs.
Elle avait donc oublié sa fascination pour ces reptiles et avait prit un chat, qu'elle avait affectueusement appelé Gratouille.
La vie suivait son cours normal, les jours succédant aux mois et aux années…
Pour fêter son dixième anniversaire, ses parents décidèrent d'un voyage en Hongrie où ils avaient des amis sorciers. Cette destination avait un peu inquiétait son père, la situation politique du pays n'étant pas très bonne, mais sa femme l'avait rassuré : ils allaient dans la partie sorcière du pays qui n'avait pas le moindre problème. Aucun mage noir n'était apparu depuis longtemps et l'économie n'était en rien le cœur du monde magique, l'URSS pouvait donc difficilement l'influencer.
L'endroit semblait fantastique aux yeux de la fillette. Elle se régala, jouant avec des enfants du pays sans le moindre problème de langue – merci aux sortilèges de traductions.
Finalement, sa vie était celle d'une enfant heureuse, épanouie et bien dans sa peau. Elle marchait, entourée de ses parents et des amis de ceux-ci lorsque se produit cet évènement qui devait à jamais changer son existence. Elle s'était toujours demandé ce qui se serrait passé si elle n'avait pas été là ce jour-là. Mais finalement c'était certainement sans importance…
Elle se souvenait de cette affaire avec une netteté surprenante, elle n'était alors qu'une enfant. Elle marchait donc avec eux au moment où un cri strident se fit entendre. Tout le monde se mit à courir autour d'eux. Il y eut des cris, certains de terreurs, d'autres d'avertissements. Tout cela était très trouble dans l'esprit de l'enfant.
Mais elle se souvenait clairement d'avoir vu une forme gigantesque passer au dessus d'elle et se poser dans un nuage d'épaisse fumée. Elle se souvenait d'un grand œil jaune et des bras de sa mère autour de elle. Ils tremblaient. Mais Fanélëa n'avait pas peur. Au contraire, elle se sentait attirée par cet animal immense. Ses écailles rugueuses, ses cornes couleur bronze et sa queue pourvue d'épines ne l'impressionnaient qu'à moitié. Elle regardait sa pupille dorée. Il n'était pas dangereux, il ne lui voulait pas de mal, elle le savait. Il avait mal…
Elle tenta de s'approcher mais l'étreinte de sa mère se resserra, lui interdisant tout mouvement.
Des hommes vêtus étrangement se précipitèrent sur la bête. Fanélëa cria douloureusement lorsqu'un sort atteint l'œil de l'animal. C'était comme si elle sentait sa douleur.
-Arrêtez ! cria-t-elle ave désespoir.
Un des agresseurs se tourna vers elle. Son visage était ridé et ses yeux semblaient perdre peu à peu leur couleur, il devait être très vieux, avait songé l'enfant. Mais cela ne l'intéressait pas vraiment pour le moment.
-Arrêtez, vous lui faites mal ! répéta-t-elle.
Un autre homme la regarda. Lui était plus jeune…
-Madame, dit-il à sa mère, éloignez cette enfant de là, ce dragon est dangereux.
-Non ! protesta Fanélëa en échappant à l'étreinte maternelle et en ignorant les ordres de son père.
Elle s'élança vers l'animal mais une poigne ferme la souleva du sol comme une plume : le jeune homme.
-Lâchez moi ! s'exclama-t-elle en se débattant comme une diablesse. Vous ne voyez pas qu'il a mal ! Je dois l'aider ! LÂCHEZ MOI !!!
Le vieil homme s'approcha d'elle.
-Dis moi, demanda-t-il gentiment, où a-t-il mal d'après toi ?
Fanélëa le regarda en cillant. Quelle question étrange. Cela se voyait pourtant très bien, cet homme ne pouvait pas ne pas l'avoir comprit !
-À l'aile ! fit-elle sur le ton de l'évidence en la désignant.
L'ancien se tourna vers son collège qui tenait toujours la fillette au dessus du sol.
-Regardez son aile gauche, ordonna-t-il.
Le jeune homme sembla dubitatif mais s'exécuta, prenant pour cela un drôle d'objet. La surprise se peint sur son visage.
-Il a un corps étranger d l'aile, s'écria-t-il, incrédule.
Aussitôt, les autres hommes s'employèrent à retirer l'objet qui faisait souffrir le martyr l'animal. Profitant de l'ébahissement de son geôlier, Fanélëa en profita pour se faufiler jusqu'au dragon. Celui-ci semblait quelque peu calmé mais demeurait extrêmement dangereux. La fillette entendit sa mère crier quelque chose mais elle ne comprit pas quoi. Déjà elle posait la main sur le museau pointu de la bête.
-Ça va mieux ? lui demanda-t-elle en le caressant.
Le spectacle devait être renversant, mais cette époque-là, l'enfant n'en avait pas conscience. L'animal devait bien faire une douzaine de mètre et Fanélëa n'avait jamais était très grande. Pourtant, alors qu'elle flattait ses naseaux desquels pouvaient sortir une véritable fournaise, le dragon semblait complètement soumis.
Le vieil homme eut un sourire qui accentua les rides de ses yeux.
-Je ne pensais pas revoir un tel spectacle de mon vivant ! s'exclama-t-il avec enthousiasme.
-Que voulez-vous dire ? lui demanda-t-on.
-Cette jeune fille est une Dompteuse.
En entendant cela, Fanélëa s'était tournée. Une Dompteuse ? Qu'est-ce que cela pouvait bien être ?
Elle ne l'avait appris que plus tard, après qu'à grand renfort de patience, le vieil homme ait convaincu sa mère qu'elle n'était pas une enfant comme les autres et qu'il allait lui falloir un enseignement spécial qu'aucune école de sorcellerie ne dispensait. Elle était alors devenu la disciple d'un dénommé Luke Romavski, un vieux Dompteur que les années avaient voûté mais dont l'œil était toujours aussi vif qu'au premier jour.
Fanélëa avait alors apprit que les dragons étaient liés à elle et que c'était pour cette raison qu'elle pouvait les comprendre. Ce qui s'était passé en Hongrie avec le Magyar à pointes n'était rien en comparaison de ce qu'elle pouvait faire.
En tant que Dompteuse, elle pouvait se faire obéir des dragons, les comprendre, parler avec eux. De plus, sa magie était différente de celle des sorciers ordinaires, elle était profondément liée aux reptiles volants.
Elle avait aussi étudier les différentes races de dragons pour découvrir ses propres affinités – elle préférait définitivement des Magyars même si ses goûts surprenaient Luke.
Ce dernier lui avait enseigné beaucoup de choses, théoriques et pratiques. Elle passa dix années avec lui, se détachant peu à peu du monde qu'elle connaissait jusque là, de ses parents. Ils ne pouvaient pas la comprendre, pensait-elle. Luke et les dragons devinrent sa nouvelle famille, et elle s'en contenta parfaitement. Le vieil homme lui expliqua que le terme de Dompteur par lequel il était appelé n'était pas totalement juste. Contrairement à ce qui était cru par la majorité des sorciers, elle ne devait pas penser qu'elle avait tout pouvoir sur les dragons.
Certes, il lui obéirait, mais elle ne devait pas oublier qu'il s'agissait d'un échange. Les dragons ne pouvaient en aucune façon tuer un Dompteur. Parallèlement, celui-ci était soumis à la même règle, mais pouvait toutefois donner un ordre tout en sachant qu'il se terminerait par la mort du dragon. Le lien était donc inégal, mais il n'en restait as moins un lien. De plus, une action malveillant et volontaire d'un Dompteur envers un des reptiles volants emporterait toujours de graves conséquences : la mort d'un dragon était quelque chose de très mauvais pour la magie.
Tout cela, Fanélëa le comprit, et comprit également que seul un de ces semblables pouvait réellement saisir toute la mesure de cette règle tacite. Ce n'était pas du racisme, elle ne se considérait pas comme supérieure aux autres, simplement différente. Et elle savait que certaines de ces différences l'éloigneraient à jamais des autres, mais elles faisaient aussi sa richesse.
C'est pendant sa vingtième que Luke décida de terminer sa formation. Elle était depuis bien longtemps plus puissante que lui, mais il l'avait jusque là jugée trop jeune pour recevoir son ultime enseignement, à tort ou à raison, il ne le savait pas.
Cette nouvelle surprit la jeune femme. Elle savait qu'il existait très peu de Dompteur – pas plus d'une dizaine dans le monde et encore moins ayant reçu une formation adéquate. Quelle pouvait-elle bien être cette chose que Luke tenait tant à lui apprendre.
C'est à ce moment qu'elle entra réellement dans le monde magique. Son mentor décéda peu de temps après et elle le pleura entourée de nombreux autres. Désormais, elle faisait partie de la Confrérie des Huit.
Jamais Fanélëa n'aurait pensé devenir une consœur, elle s'en jugeait indigne. Mais pourtant, cela lui avait été proposé, à sa grande surprise. Elle n'avait certainement pas, même après sa nomination prit conscience de sa puissance et de sa force, Luke avait toujours été très exigeant avec elle et elle était d'une nature modeste.
Elle avait donc pris sa place dans la Confrérie avec une certaine insouciance. Elle avait apprit à composer avec chacun des Peuples composant cet ensemble assez hétéroclite.
Les Elfes, fiers et polis, parfois un peu hypocrites à son goût, mais d'une fidélité sans bornes dans leurs serments, très attachés à leur fierté.
Les Gardiens du Temps, souvent absents et très puissants, parlant le moins possible et ne s'immisçant presque jamais des affaires des mortels.
Les Centaures, prophétiques et sibyllins, n'aimant pas se mêler aux autres peuples, comme les Elfes d'ailleurs, mais toutefois un peu moins discret que ces derniers vis-à-vis des sorciers.
Les Walkyries, impétueuses et droites, gardiennes de la mort pleines de contradictions et assez imprévisibles, elles étaient incroyablement impudiques et pouvaient être de fantastiques compagnes festives.
Les Nymphes, belles et naturelles, rejetaient toutes formes de violence, préférant se fondre à la nature les entourant, danser et chanter, mais pouvait être impitoyables en cas d'offense commises à leur encontre.
Les Gobelins, logiques et implacables, semblaient toujours se servir de leur raison pour analyser les faits en présence, Fanélëa se demandait franchement s'ils ressentaient des sentiments.
Les Licornes, pures et majestueuses, n'étaient des créatures comme les autres. Vivant au loin, dans un univers mystique qui ne semblait accessible qu'à elles seules, elles ne s'intéressaient que rarement aux affaires de ce bas monde, mais étaient de très bon conseil lorsqu'elles le faisaient.
Et enfin des Dompteurs, comme elle.
Il arrivait, dans des cas exceptionnel que la Confrérie accueille un neuvième membre. Cela n'arrivait que durant des temps troublés et chacun souhaitait que cela ne se produise pas. Mais Fanélëa sentait que bientôt, les Dix Familles, seuls sorciers acceptaient sans problème par toutes les Peuples, viendraient rejoindre les confrères.
Voldemort…
Tel était le nom, que beaucoup n'osaient prononcé, de celui qui ferait revenir le neuvième membre. Cet homme devenait chaque jour plus dangereux. Héritier de Salazar Serpentard il pensait que sa mission était de rétablir une lignée de sangs purs. Pour cela il ne reculait devant rien. Tuant sans vergogne.
Certes, il n'était pas le premier mage noir observait par la Confrérie, mais il était le premier depuis longtemps à l'inquiéter. Fanélëa n'aimait pas ça, en tant que sang-mêlé en comprenait la détresse des sorciers, et pour la première fois depuis des années, se sentait poche d'eux.
Cet homme était dangereux et devait être arrêté. Mais les Centaures étaient formels : seul l'Elu pouvait faire cela. Alors il allait falloir attendre… La Dompteuse n'aimait pas cela, mais elle ne pouvait aller contre, c'était ainsi. Elle avait donc décidé de se rendre dans la Forêt Interdite. Ce lieu était, même si les sorciers n'en avaient pas conscience, un des plus magiques du monde, ce qui expliquait la concentration de membres des Peuples dans cet endroit.
Elle avait observé de loin le château de Poudlard pour s'assurer que les jeunes élèves ne courraient pas de risques. Et puis un soir, les autres étaient venus…
-Le destin est en marche, avait dit Hera'a. L'Elu est ici…
Hera'a était un Centaure, membre du Haut Conseil de la Confrérie et chef de son troupeau, il était connu pour sa sagesse mais manqué, à l'avis de Fanélëa d'indulgence.
-Mais c'est impossible ! s'insurgea Spirilaë. Si il était né nous l'aurions sentit !
Disant cela, elle agita ses ailes translucides avec un air crispé. La petite fée était inquiète. Les fées n'étaient pas à proprement parlé des consoeurs, mais elles étaient si proches des Nymphes, qu'on les considérait souvent comme faisant partie de ce peuple.
-C'est parce qu'il n'est pas né, Spirilaë, intervint l'Elfe Al'gorar. Il vient du futur.
-Le futur ? hoqueta Spirilaë. C'est un Gardien ?
Cette question avait brûlé les lèvres de Fanélëa, après tout elle savait, comme tout le monde, que seuls les Gardiens pouvaient voyager à travers les époques.
-Non, déclara Hera'a. Non. Mais c'est une Gardienne qui l'a envoyé ici.
-Que faisons-nous ?
C'était une bonne question, la Dompteuse attendait avec attention la réponse.
-Pour le moment rien, fit Atlantéa, les Anges sont déjà là et le surveillent.
-Atlantéa, tu es celle parmi nous qui connais le mieux les Anges, que penses-tu que nous devons faire ?
Il fallait savoir que la susnommée était une Walkyrie très puissante faisant partit de l'entourage de la Reine-Guerrière régnante.
-Nous méfier d'eux, exposa-t-elle, les desseins des Anges ne s'accordent pas forcement avec les notre et leurs méthodes sont… pff… désespérantes ! Mais le pire est qu'elles peuvent tout de même être efficaces.
L'histoire voulait que les Anges aient fait parti des Huit mais s'en soit détaché pour des raisons obscures, notamment ne plus avoir à accepter les avis des autres et être entièrement libres de leurs mouvements. Cela expliquait l'hostilité de la Confrérie envers eux.
–Je pense que le meilleur moyen de nous assurer de garder le contrôle des évènements serait d'avoir quelqu'un à nous dans l'école, suggéra Izira, néréide de son état.
Les néréides étaient des Nymphes vivants principalement dans les montagnes – elles avaient de grandes affinités avec les glaces et les roches notamment, mais c'était tout ce que Fanélëa savait sur elle, elle ne les connaissait pas bien et avait donc du mal à se faire une idée sur elles.
-Je suis d'accord avec Izira, approuva Atlantéa. Mais il faut que cette personne se fasse passer pour une humaine. Pas question que quiconque apprenne notre prise de parti dans cette guerre !
-Est-ce bien possible ? intervint alors et pour la première fois, la jeune Dompteuse en regardant un à un ses interlocuteur. Je ne pense pas. Nous devrons tôt ou tard entrer en jeu, abattre nos cartes et dévoiler notre nature. Quoique vous vouliez c'est ainsi. Tous les camps devront en faire autant. Les Anges ne dérogerons pas à ça. Mais une chose est sûre : nous devons assurer notre position pour faire face au moment où cet enchevêtrement de petits complots deviendra une guerre ouverte. Nous devons agir par phase : d'abord nous implanter dans le territoire que nous voulons posséder – Poudlard en l'occurrence – puis éliminer les ennemis, même potentiels, qui s'y trouvent. Ainsi nous serons maîtres du territoire et nous aurons un avantage tactique sur l'ennemi.
L'entraînement quasi-militaire de Luke avait finalement porté ses fruits, malgré le désespoir du défunt Dompteur qui avait assuré que son élève serait toujours un cœur d'artichaut – la jeune fille trouvait qu'il exagérait sur ce sujet.
-Je reconnais bien là la Dompteuse que tu es Fanélëa. Mais tu as raison, nous agirons ainsi.
-Merci Al'gorar, dit-elle simplement. Mais il faut choisir ceux d'entre nous qui exécuterons la première phase.
-J'ai déjà ma petite idée là-dessus… répondit l'Elfe avec un petit sourire aux lèvres.
Ce sourire ne plaisait guère à son interlocutrice. Elle n'aimait pas que le membre du beau Peuple, malgré son prestige, prenne les affaires en mains. Mais que pouvait-elle bien faire ? Elle était certes un membre du Haut Conseil, mais l'Elfe en était le Président, alors elle allait le laisser faire pour le moment et aviser après. Elle croisa le regard d'Atlantéa, la Walkyrie semblait en être venue à choisir la même ligne de conduite.
En attendant que toute décision soit prise sur le sujet, Fanélëa avait décidé de rester surveiller discrètement l'école de sorcellerie.
Elle avait donc prit le parti d'observer de loin celui qui lui avait été présenté comme l'Elu. C'était ce qu'elle faisait ce jour-là, perchée sur une haute branche à la lisière de la Forêt Interdite.
Il lui avait semblé aller mal au début mais l'arrivée d'une jeune fille aux cheveux roux lui avait redonné le sourire.
Fanélëa l'observait sans mot. Elle ne pouvait s'empêcher de trouver qu'un si jeune homme doive porter un tel fardeau. Bien qu'elle n'ait qu'une dizaine d'année de plus que lui, elle avait l'impression qu'il n'était qu'un enfant portant sur ses épaules une charge trop lourde.
Elle secoua la tête, décidant de sortir de ses pensées. Luka avait raison, elle était un vrai cœur d'artichaut. Après tout, elle n'atait pas là pour s'appitoyer sur le sort d'un elu mais pour s'assurer qu'il puisse accomplir sa mission pour le bien de la Confrérie. C'est affreusement égoïste, observa-t-elle mentalement.
Elle se figea soudainement et se retourna brusquement. Elle grimaça, mécontente en découvrant qui se trouvait derrière elle, flottant dans le ciel.
-Que veux-tu, Ange ?
Comme tout membre de la Confrérie, elle était très hostile envers le peuple ailé. Elle les trouvait un peu trop égocentré à son goût, entre autres défauts. Peut-être était-elle injuste. Le préjugés n'étaient pas une bonne chose…
-Je te retourne la question, Dompteuse.
Il fallait quand même admettre qu'il manquait de savoir-vivre celui-là ! Il commençait à sérieusement agacer la jeune femme. Ils se défièrent du regard.
-Vous n'êtes pas très discret, Ange Cloragorë et Dompteuse Fanélëa.
Les deux susnommés sursautèrent et se retournèrent d'un même mouvement. Adossée contre un arbre non loin de là, se tenait une élève de l'école, les bras croisés.
-Cet endroit n'est pas un terrain de jeu pour vous, prévint-elle sans agressivité.
L'ange soupira bruyamment et s'en fut à grands battements d'ailes vers la Forêt Interdite. Fanélëa le regarda faire avec un certain amusement. Vois un Ange se faire clouer le bec était un vrai plaisir. Elle ne se tourna vers la nouvelle venue.
-Qui êtes-vous pour nous connaître ? s'enquit-elle simplement curieuse.
Une sorcière normale n'aurait pas du pouvoir le voir. Celle-ci sourit avec amusement.
-Je ne suis que la Préfète-en-Chef de cette école, fit-elle. Et je dois, en tant que telle, m'assurer de la bonne marche de cet établissement. Vous me comprenez, n'est-ce pas ?
Ce que la Dompteuse comprenait, c'était que la jeune fille n'était pas vraiment ce qu'elle prétendait être. Mais elle ne savait rien d'autre… les mystère lui avaient toujours plus, cette Préfète-en-Chef en était un qu'elle prendrait plaisir à découvrir. Mais pour le moment, elle décida de capituler.
-Je n'avais en aucun cas l'intension de semer le trouble ici, dit-elle avec simplicité, mais je n'ai pas non plus à me justifier devant vous, signala-t-elle tout de même.
Le sourire de la sorcière s'élargit. Fanélëa ne s'en étonna pas.
-C'est un fait reconnu, assura-t-elle. Bonne journée, Dompteuse !
Sur ce, elle tourna les talons et s'éloigna en chantonnant gaiement. La consoeur la suivit du regard en silence. Elle allait devoir se méfier, cette fille ne semblait pas dangereuse pour l'Elu, mais mieux valait prévenir que guérir, elle décida de garder un œil sur elle.
Mais pour l'instant, la présence de l'Ange l'inquiétait plus. Elle savait que le peuple ailé pouvait leur mettre des bâtons dans les roues, même s'il devait lui aussi vouloir la fin de Voldemort. Les vieilles rancunes sont tenaces, se dit-elle. En tout cas, elle devait au plus vite prévenir ses confrères de cette affaire.
Elle n'eut aucun mal à trouver Al'gorar qui se montra fort intéressé.
-Ainsi donc ils sont entrés en scène. C'est plus tôt que ce que j'avais prévu, mais pas dramatique.
Allons donc ! songea Fanélëa. Il avait déjà tout prévu. Elle n'aurait pas du en être surprise, d'ailleurs elle ne l'était pas. Elle trouvait simplement cette manie de tout prévoir toujours à l'avance assez embarrassante.
-Je pense que le mieux et encore d'aller les voir.
La proposition de l'Elfe surpris tellement la Dompteuse qu'elle s'en étouffa. L'idée n'était toutefois pas mauvaise. Les deux confrères se s'employèrent donc à contacter le peuple ailé.
Il leur fallut attendre deux jours pour recevoir une réponse sous la forme d'une délégation. Une Ange vint vers eux, se présentant comme Arty'rëa, envoyée des Archanges qui étaient les quatre sages dirigeant ce peuple.
-Nous savons tous que l'Elu est venu ici par le biais d'un voyage temporel, exposa Al'gorar, nous voudrions savoir quelles sont vos intensions vis-à-vis de lui ?
L'Ange le regarda un instant en silence.
-Nous voulons qu'il accomplisse sa mission, répondit-elle avec simplicité.
-C'est également notre but, fit l'Elfe, j'espère donc que nous pourrons mettre nous différents de coté pour accomplir cette tache.
-Je ne le crois pas, le contredit Arty'rëa.
Fanélëa eut un soupir intérieur. Fichue indépendance angélique ! Pourquoi fallait-il qu'ils détestent à ce point les alliances.
-C'est bien dommage, observa simplement Al'gorar, car si d'autres personnes ont profités du voyage…
-Ce n'est pas le cas, Elfe, le coupa l'Ange, et le mieux serait encore que vous nous laissiez faire, vous risquez de nous gêner.
La Dompteuse envisagea sérieusement de lancer un dragon qui se trouvait non loin de là sur la femme ailée, mais se contint, inutile d'envenimer les relations plus qu'elles ne l'étaient déjà.
La discussion ne fut pas longue et absolument pas construction avant que l'Ange s'en reparte vers ses cieux. Fanélëa décida qu'elle laisserait ce peuple là où il était et se concentrerait sur autre chose.
Elle s'en retourna donc à sa surveillance poudlardienne. Les jours devenaient pluvieux et n'arrangeaient rien à l'humeur maussade de la Dompteuse.
Elle regardait devant elle la silhouette du château de Poudlard se découper dans le ciel obscur de cette nuit de septembre. Elle se demandait comment les choses allaient évoluer. Pour le moment, personne ne bougeait. Chacun demeurant à sa place. Mais pour combien de temps ?
Le Seigneur des Ténèbres n'était pas réputé pour sa patience et l'entrée en scène des Gardiens du Temps brouillait toutes les prévisions. Combien de voyageurs temporels étaient venus lors de la dernière déchirure ? Seulement l'Elu comme le prétendait les Anges ? Ou d'autres l'avaient suivis ? Elle n'écartait certainement pas cette hypothèse, dotant plus que les Gardiens étaient aux abonnés absents, ne répondant aux appels aucuns des autres Peuples.
La Dompteuse soupira. Son inquiétude grandissait alors qu'elle veillait de loin sur l'école de magie. Cependant, elle ne pouvait rien faire pour le moment. Son intervention viendrait en son temps et elle devait pour l'instant simplement se montrer patiente. Et espérer que l'Elu ne fasse pas d'erreurs… Car, même s'il ne s'en rendait peut-être pas encore compte, il tenait la vie de milliards de personnes dans ses mains. En avait-il conscience ? Elle n'en était pas certainement.
De plus, elle redoutait une action idiote des Anges qui pourrait créer des problèmes. Bref, tout n'allait certainement pas pour le mieux.
-Es-tu inquiète, amie Fanélëa ?
La susnommée se retourna et vit son interlocuteur. Elle sourit. Discuter avec une Licorne ne lui ferait certainement pas de mal.
-Bonjour Horsyor. Que faites-vous ici ?
L'équidé à la pureté éblouissante s'approcha d'elle.
-Tu es dans la Forêt Interdite, amie Fanélëa. C'est un domaine où vivent les Licornes.
Elle approuva de la tête. C'était tout à fait logique. Luke lui aurai certainement tiré les oreilles s'il l'avait entendue poser une telle question.
-Excusez moi. La question était idiote. Je suis un peu… sur les nerfs ces temps-ci.
-À cause de l'arrivée de l'Elu, je présume ?
Elle soupira profondément.
-Je ne sais pas. Qu'en pense les votre ?
La Licorne mâle tourna sa tête blanche vers le ciel. Entendre l'avis de son peuple était intéressant, d'autant plus qu'ils semblaient peu à peu sortir de leur isolement pour se mêler au monde réel – du moins ce que la Dompteuse pensait être le monde réel.
-Nous pensons que le temps ne doit être brouillé. Les actions de l'Elu formeront notre choix pour la guerre à venir.
-Je vois, fit simplement Fanélëa.
Cette réponse lui suffisait pour le moment. L'attente, voilà ce qui allait se passer pour le moment. Elle regarda l'école où les enfants se trouvaient, insouciants. Cette attente ne lui plaisait guère. Elle était pesante et la Dompteuse était une femme d'action. Mais en même temps, elle espérait qu'elle dure pour donner le temps à l'Elu d'être prêt…
Elle ferma les yeux, adressant une prière muette à des dieux en lesquels elle ne croyait pas.
Le calme avant la tempête…
Comme vous l'avez vu, ce chapitre traite uniquement de Fanélëa. Nous avons donc reprit plusieurs scènes d'autres chapitres pour vous les montrer sous un nouveau jour. Nous espérons que ce chapitre aura éclairé pas mal de vos interrogations.
Inutile de retenir tous les noms, même nous on les connaît pas tous ! Concentrez vous sur Fanélëa pour le moment !
En attendant, nous espérons que cela vous a plut, puisque ce chapitre est un peu différent de autres. Nous en revenons à Harry au prochain !
En attendant, un petit sondage : quel est votre personnage préféré dans cette fic ? Vous pouvez voté pour n'importe lequel. On va faire un petit concours pendant quelques chapitres et on écrira un autre appendice sur le gagnant, donc à vos reviews !!!
Rori et Eterna
Petits extraits pour la mise en bouche !
Tay les regarda faire d'un air froid puis se tourna vers Lily, qui se trouvait être la victime de ses condisciples.
-Ça va ? s'enquit-il.
La jeune fille hocha la tête. Elle semblait plus en colère qu'inquiétée.
-Tout ça, c'est la faute de Potter ! affirma-t-elle, vindicative.
Son interlocuteur cilla.
-Euh… Arrête moi si je me trompe, mais là, comme ça, à froid… euh… J'ai du mal à voir le rapport entre Malefoy et ses amis serpents et Potter. Le seul rapport que je vois entre eux c'est qu'ils ne peuvent pas se voir en peinture, à la limite…
Le Serpentard affichait un air dubitatif.
¤¤¤
Le faux Serpentard n'eut aucun mal à saisir qu'il avait fait une bêtise en prenant la défense de Lily quelques minutes plus tôt. Tous les sixièmes années étaient là, et le jeune homme avait comme l'impression de se trouvait devant un tribunal en manque d'impartialité. Il regretta alors de ne pas avoir un peu mieux écouter Soleilla et ses conseils.
-Endoloris !
¤¤¤
Le Survivant regarda son ami. Il haussa les épaules.
-J'ai peut-être un peu ridiculisé cet abruti mais il y a pas de quoi fouetter un chat.
MacDaimoo éclata de rire.
-Tu t'es tellement bien intégré au château que j'en oublie parfois que tu es nouveau. Alors je vais t'expliquer – j'aurais déjà du le faire. Il y a des règles au sein de Serpentard qu'il faut que tu connaisses et que tu respectes. Toutes les années ont leur chef et ces chefs sont eux-mêmes sous l'autorité d'un supérieur-chef.
Tay regarda son compagnon avec une certaine incrédulité.
