Disclaimer : Le monde, les lieux et les personnages relatifs à Harry Potter appartiennent à JK Rowlings : Seul l'histoire m'appartient ainsi que quelques personnages.

Pairing : Harry/Drago, et vous verrez plus tard pour les autres !

Rating : Romantique, noir et agrémenté de mon humour cynique ! Ajoutez à cela quelques scènes chaudes vous obtiendrez un rating de classe R (sans violence gratuite).

Je remercie tout spécialement ceux qui m'ont laissé sous trace de review, un commentaire, un encouragement ou encore une bonne dose de bonne humeur !

Merci donc à : Zoomalfoy, Yami Aku, Blizzy, Blue-Prince, elorra31, Louange et à Leelo calavera !

Je vous tous répondu normalement !

Note : Les pensées son en italiques

Chapitre 2 : Parle moi de tes Droits !

(Londres, côté magique)

Lorsque Drago se réveilla il était étendu sur un martela assez fatigué si on en jugeait par la répartition inégale de la laine sous le tissu, une épaisse couverture de lin recouvrant son corps nu.

« Nu ! »

Drago se redressa d'un bond, faisant grincer les ressorts du lit, une sueur froide lui coulant dans le dos.

« Comment suis-je arrivée ici ? Qui m'a dévêtu ? » puis doucement, à travers le voile de panique les derniers évènements lui revinrent, ce qui ne manqua pas de lui arracher quelques frissons.

- Par contre je ne me souvenais pas avoir été emmené dans cette cellule ni d'avoir reprit ma forme d'animagus. Marmonna t-il les sourcils froncés, s'efforçant de gratter un peu plus dans sa mémoire.

Au bout de deux minutes le plus jeune des Malfoy s'avoua vaincu et commençais à faire quelques suppositions :

- Wealsey et Potter ont du m'emmener dans un des nombreux poste d'arrestation qui ont poussés comme des champignons depuis cette glorieuse époque… et quelqu'un à du me rendre ma forme humaine… obligé d'ailleurs puisque en tant qu'animagus il faut que je le veuille… Potter…Potter et ses super pouvoirs va…

Il n'y avait pas de haine, à peine de la moquerie. Drago avait perdu plus que sa liberté dans cette guerre… il était fatigué… et si las de tout…

Mais l'instinct de survie était toujours là et lui refusait l'apaisement qui survient lorsqu'on ne craint même plus pour sa propre vie.

« Et maintenant ? Où sont donc allés Potter et Wealsey ? Sont il déjà parti ? Récupérer une récompense ? Mais peut être n'en font ils pas parti… oui n'est ce pas ? C'est une élite qu'ils disent ! Et une élite c'est un faible pourcentage ! »... Drago cherchait à se rassurer car il n'osait imaginé ce que ses kidnappeurs lui feraient tant la détermination dont ils avaient fait preuve dans son arrestation étaient farouche.

C'est alors que la porte de sa cellule s'ouvrit dans un grincement et deux hommes entrèrent. Ils étaient vêtus de pantalons et de pull en coton noir, d'une cape noire également, bottée de grosses chaussures à crampons, de gants en cuirs qui tenaient respectivement une baguette et une crosse.

Drago déglutit difficilement et resserra fébrilement la couverture sur son corps, tentant de cacher à leur regard la moindre parcelle de sa peau trop blanche. Ils étaient grands, athlétiques, jeune, environs 25 ans, et brun tout les deux. Celui qui était le plus proche du blond, avait une longue et laide cicatrice boursouflée sur la joue gauche, défigurant sans conteste son agréable visage.

Il détourna rapidement le regard. Mieux valait éviter de s'attirer les foudres de ses gardiens. Un ricanement se fit entendre mais Drago garda la tête basse.

Cinq minutes passèrent dans un silence de mort qui le laissa se rendre compte de la température très basse qui régnait dans la cellule. Son corps s'était mit à trembler sans qu'il ne puisse l'en empêcher.

« Encore quelques minutes et je me mettrais à claquer des dents ! Vite, cherchons à obtenir quelques informations sur ma condition ! »

- Que…

- Tient ! Couvre toi ! Le balafré lui coupa la parole et lui jeta à la figure sa chemise. Drago leur jeta un coup d'œil et commença à se tortiller mal alaise lorsque qu'il vit qu'ils n'avaient pas l'intention de détourner les yeux.

Le serpentard avait toujours été d'une nature très pudique et depuis sa vie d'errance ce trait n'avait fait que s'accentuer d'avantage.

- Qu'est ce que t'attends ! Aboya le balafré. Paniqué par ce brusque éclat, Drago fit glisser la couverture de ses épaules, et enfila son t-shirt noir le plus rapidement possible. L'habit était humide et lui arracha un désagréable frisson. Puis il releva les yeux sur les deux hommes ; le corps tendu, s'étant rendu compte que ses geôliers ne lui avait pas donné ses sous-vêtements ainsi que son vieux pantalon.

- Mon pantalon s'il vous plait, tenta Drago timidement en regardant l'objet de sa convoitise dans les mains du balafré. Il n'y avait d'ailleurs pas trace de son boxer, de ses chaussettes, de ses bottines rapiécées ni de son long manteau en grosse laine noir. Son cœur ce remit à battre sourdement lorsque il vit le balafrer esquisser un rictus.

- Viens donc le chercher.

Drago resta un instant indécis, puis prenant son courage à deux mains, il posa ses pieds nus sur le sol cimenté de la cellule. Les mains crispées sur la couverture dont il avait entourée sa taille trop fine, il fit un pas en avant. Il semblait en cet instant, marcher sur quelque chose d'extrêmement répugnant et de douloureux : ses pieds se soulevant à peine hésitaient à chaque pas à regagner la terre ferme et une fois qu'ils avaient franchis le pas, son corps était parcouru de frissons qui donnait la chair de poule à sa peau pâle.

A un mètre du balafré une des mains de Drago quitta la couverture et se tendit timidement vers l'un des pans du pantalon. Ses doigt se resserrèrent dessus comme des sers et il l'attira lentement vers lui en jetant des coup d'œil apeurés et méfiants aux deux hommes qui, jusque là, n'avaient pas bronchés. Son cœur s'emballa un peu plus quand il rencontra une résistance. Le balafré souriait narquoisement.

Le jeune blond fronça les sourcils et tira un peu plus fort mais se ne fut que pour obtenir en réponse un sourire un peu plus large du gardien.

C'est alors qu'un sursaut de son ancien lui refit alors surface et d'ardent des yeux gris bleu tranchant sur son ennemi, Drago lui renvoya à la face la jambe de pantalon qu'il tenait.

- Gardez le donc puisqu'il semblerait que vous ayez trouvez en lui le saint Graal ! Je me contenterais de garder cette couverture à moins que vous ne voyiez en elle votre éducation perdue! Dans ce cas je vous l'adonnerais volontiers tant vous me faite pitié !

Les narines de son tourmenteur se mirent à palpiter de fureur et les yeux marron s'assombrirent, et la voix maligne se fit coupante.

- Tu n'es rien ici ! Tu m'entends espèce de chien ! Rien ! Alors maintenant si tu veux tes guenilles tu va laisser tomber ta jupe et tu vas revenir me les demander gentiment en rampant!

Quelle humiliation. Drago tremblait de rage et ses yeux lancèrent des éclairs. Il refusait d'obéir à cette brute en mal de pouvoir.

La porte s'ouvrit alors brusquement.

Dans l'encadrement de la porte se tenait le Survivant dans toute sa puissance.

Habillé de pied en cape de l'uniforme des Aurors, son beau visage figé, ses yeux vert attentifs et froid.

Drago se rendit compte à quel point celui ci avait grandit depuis la sixième année. Il dépassait maintenant les deux gardiens d'une demi tête alors les deux brutes devaient bien mesurer un mètre 80 ! Quand à sa carrure, elle n'avait rien à envier à celle d'un nageur de haute compétition avec ses fortes épaules, sa large poitrine et ses longues jambes musclées.

Drago en comparaison faisait figure de nain rachitique avec son 1 mètre 70 et ses 50kg.

- Qu'est ce qui se passe ici ? Claqua sa voix en fixant Drago. Que fait il encore à demi nu ? Je vous ferais remarqué que le juge et nous même vous attendons depuis bientôt 10 minutes !

Sa voix était grave et était de l'étoffe des chefs ; l'homme qui n'avait pas encore desserré les dents jusque là se mit alors en devoir d'expliquer la délicate situation… à sa manière.

- C'est la faute du prisonnier Monsieur Potter. Il a refusé de remettre son pantalon en prétextant que cela n'était pas digne d'un Sang Pur de sa condition.

Drago cru que ses cheveux allaient se dresser sur sa tête en entendants ses mensonges diffamatoires prononcés sur un ton neutre.

- Si c'est pour déblatter des cracs vous auriez mieux fait de continuer à jouer le rôle du simplet muet aux tendances voyeuses, monsieur !

Fureur et peur se mélangeait dans son sang formant un poison qui menaçait de lui couper la respiration à tout instant. Le Héros du monde sorcier le regarda fixement et Drago sentit comme un étau se resserré sur son crâne. Le noir semblait l'engloutir, puis il se mit à revoir des brides des évènements des dernières minutes, il donna alors tout ce qu'il lui restait de réserve de magie pour expulser Potter hors de son esprit.

Des points noirs apparurent devant ses yeux et Drago tomba à genoux le souffle court, une sueur froide coulant en fines traînées sur ses tempes.

« Merlin…Je n'avais même pas le droit de gardées mes penser pour moi… »

Quand Drago trouva la force de relevé la tête Potter était debout devant lui, son vieux pantalon à la main.

- Lève toi Malfoy. Lentement et avec difficulté Drago s'exécuta. L'instant suivant le survivant lui arrachait sa couverture, ignorant son cri de détresse, plaquait son pantalon contre la peau nue et murmura un sort. Le moment d'après le pantalon couvrait le corps du blond.

Le Sauveur attrapa son bras droit d'une poigne de fer, promit au deux gardiens de toucher un mot sur leurs comportements à leur supérieur et le traîna hors de la cellule.

Commença alors un long parcours. Ils arpentèrent de longs couloirs aux mûrs propres et assez décorés, croisèrent des gens qui saluèrent Potter chaleureusement avant de se figer à sa vu pour finir par se mettre à discuter avec effervescence entre eux, ils prient deux fois l'ascenseur, longèrent des bureaux où Drago parvint à déchiffrer suffisamment de noms pour deviner qu'il se trouvait au quartier général des Aurors et par extension de la Justice, pour finir s'arrêter devant une immense porte fermée en bois de chêne.

Là, une dizaine de personnes étaient en train de discuter et Drago supposa avec raison qu'un jugement venaient de prendre fin. Il essayait de reprendre sa respiration lorsque Potter se remit en marche vers eux.

Un homme au long cheveux bouclés blonds qui parlait affreusement fort s'arrêta de faire des mouvements de moulinet avec ses mains lorsqu'il vit l'étrange couple approcher.

- Harry ! Mon très cher ami !

Et Drago reconnu alors Gilderoy Lockart, son professeur de DFCM de 3ème Année.

« Mais que faisais ce niait superficiel et imbue de sa personne ici ? »

Mais le serpentard n'était pas au bout de ses surprises quand il le vis se pencher sur lui et prendre mon menton entre ses doigts fin et manucuré l'obligeant ainsi à lever un peu la tête.

- Mais c'est le petit Malfoy ! Alors mon chaton on s'est fait attraper par le grand méchant loup ?

Son sourire était toujours aussi blanc mais il y avait rajouté une dureté et une perversité qui fit l'effet d'un électrochoc à Drago.

« La guerre n'avait elle laissée derrière elle que des hommes dérangés et pervers ?! »

- Cela suffit, et je vous interdis de m'appeler par mon prénom ! Et Potter frappa sans ménagement sur sa main provoquant un rire tonitruant chez l'homme qui poursuivit tout en le détaillant.

- Alors ? Le héros vient chercher sa récompense au ministère ?

Potter était plus grand que le blond mais celui-ci trichait en portant des bottes à hauts talons. Ainsi le brun et le blond se retrouvèrent nez contre nez.

- oui, et tu ne peux même pas imaginé quelle récompense ! Cela avait été dit suffisamment bas pour que seul l'ancien professeur et Drago entendent. Lorsque Potter se recula il affichait le genre de rictus que, Drago gamin, affectionnait lorsque il était à Poudlard : calculateur et suffisant.

La porte s'ouvrit sur Wealsey, obligeant les gens encore agglutiné derrière et qui avaient suivit avec intérêt l'échange à s'éloigner et par là même occasion empêchant Gilderoy de répondre.

- Il était temps ! Le vieux bouc commençait à menacer de remettre ça à demain ! Lança t-il à Harry à voix basse en l'apercevant.

Le survivant resserra sa prise sur le bras de son prisonnier, lefaisant grimacer de douleur et en 4 enjambés ils se retrouvâmes devant la porte. Les lourds battants se refermèrent alors sur eux et Drago entendit rire Potter avant qu'il ne réponde à son meilleur ami sur le même ton de confidence :

- Ils n'auraient jamais remis ça à demain, ils sont bien trop curieux de savoir ce que j'ai l'intention de faire de lui !

Drago frissonna.

- Ben ils sont pas les seuls… Maugréa Wealsey avant de se faire couper par la voix rauque du Juge qui leur ordonna d'attacher pieds et poings « le condamner » sur la chaise, au centre de la pièce, avant de s'assoire derrière lui dans les gradins.

Drago se sentait mal et perdu. La salle de tribunal immense comme une arène s'emblait vouloir l'engloutir. Il exécuta un mouvement pour s'installer un plus confortablement sur la chaise dure et fit tinter ses chaînes contres ses bracelets. Il stoppa tout mouvement, ce simple bruit lui ayant paru trop humiliant.

Le tribunal ne comptait que 7 personnes :

- Celui qui devait être le juge de ce tribunal, un type qui lui était inconnu

- Une femme au allure de bibliothécaire coincée d'environ la quarantaine sa plume magique suspendue dans les airs, prête à écrire.

- Un homme que Drago reconnu sous l'identité de Remus Lupin,

« Merlin me protège cette homme semblet être le chef des Aurors si je ne me trompe pas sur la signification de la broche sur le devant droit de sa cape noir. »

- Wealsey à sa gauche

- Potter à sa droite

- Un Auror devant la porte d'entrée et un autre sur une du fond.

- Bien, déclara le juge, ça va être vite expédiez. L'homme au visage sévère se pencha un peu en avant, fit glisser ses petites lunettes rondes sur son nez aquilin avec son indexe. Il glissa sa main sous la grande pile de papier et après un rapide coup d'œil à celle-ci il redressa son visage et darda ses yeux sur moi.

- Accusé veuillez répondre par oui ou non à mes questions.

On entendit la plume à papote se mettre à gratter contre un parchemin. Le jeune homme stressé à mort ne faisant pas confiance à ma voix se mit à acquiescer par à coup pour montrer sa bonne volonté.

- Vous êtes le sorcier Draco Marius Malfoy, né le 5 juin 19XX. Fils ne Narcissa Black et de Lucius Malfoy. Le juge releva le nez du papier attendant confirmation.

- Oui monsieur… La voix était à peine audible.

- Pas de fioriture ! Oui ou non ! Claqua le juge.

- Oui…

- Vous avez fait vos études à l'école de sorcellerie de Poudlard en Angleterre jusqu'à votre sixième année avant de rejoindre de votre plein grès le Seigneur des Ténèbres vous rendant coupable de l'entrée de mangemorts dans ce même établissement et complice de la mort d'Albus Dumbeldord, directeur alors de Poudlard.

- je n'ai pas eu le choix !...S'écria-il, incapable de se retenir malgré la conscience qu'il avait de l'inutilité de la chose. Et comme pour confirmer cela le juge frappa un coup sec de marteau sur son bureau.

- Silence !

Drago baissa les yeux et se tassa un peu plus au fur et à mesure que l'impitoyable homme de lois énumérait ce qui semblait être mon sordide parcours.

- Accompagné de Severus Snape, votre parrain, vous êtes devenu à l'âge de 16 ans le plus jeune mangemort. Des rapports minutieux rédigés par des Aurors nous informent que vous avez participez à 23 attaques de villages moldus et de 5 villages de sorciers.

Vous êtes déclaré disparu en 19XX , soit un an après votre premier méfait.

Puis, il y a 1 an, lors de l'arrestation du mangemort Blaise Zabini nous apprenons que vous êtes toujours en vie, et que vous vagabondé de bouge en bouge. Nous n'en apprendrons pas plus puisque ce même mangemort meurt deux mois plus tard. Puis…

- Assassin!!! Drago avait hurlé cela au Juge, tirant sur ses entraves comme un fou furieux. Assassin ! Répéta il, vous n'aviez pas le droit le juger ! Ils étaient de nous tous le dernier qui méritait votre jugement ! Comment avez-vous pu ! Que saviez-vous de Blaise ?!

- Taisez vous immédiatement ! Hurla le juge, libérant doucement la haine que lui insufflait sa personne et tout ce qu'elle représentait. Je vous est dit de répondre par oui ou par non lorsque je vous poserais des questions ! Et je ne vous est rien…

Mais Drago ne le laissa pas répondre et semblait vouloir continuer la plaidoirie de celui qui fut son seul véritable ami, des larmes coulant sur ses joues, secouant la tête de gauche à droite.

- Alors non ! Non ! Non ! Non ! Il n'était pas ce que vous croyez qu'il était ! Ce pourquoi vous l'avez traqué, condamné et tuer !

Le juge fulminait et tremblait de rage.

- Taisez vous mangemort ! Il n'est pas question de ce meurtrier sanguinaire mort comme il le méritait que nous soyons ici ! Mais pour clarifier ce que nous allons faire d'un déchet de votre espèce !

Mais Drago n'en démordait pas, et les paroles de Blaise se mirent à résonner dans sa tête « N'insulte jamais la mémoire d'un mort car il ne pourra pas se défendre, et tous autant que nous sommes méritons au moins cela si ce n'est pas le pardon de ceux que nous avons offensé ».

Les mains en coupe sur son visage il pleurait à présent et gémissait de douleur son amour pour son frère perdu.

- On n'était que des enfants…lui il se pensait plus fin que tous… Blaise… q… qui pensait que son temps de vivre arriverait si… si il était patient…un enfant qui n'avait vécu que dans la haine et le mépris…trop de mépris…d…de trop de gens… 'nfant qui rêvait de vieillir entourer de mioche lui ressemblant… et qu… qui refusait de périr sur une barricade ou dans un faubourg, un enfant ! Un enfant ! Un enfant !...

Le juge se mit à crier et poursuivit le discourt de sa vie mais Drago ne l'écoutait pas…il n'écoutais plus…un blanc s'était emparé de son esprit, figeant le temps et ses sensations avec lui. Drago ne reprit pied avec la réalité que lorsque la lourde main de Potter s'écrasa sur son épaule et que de son autre main il releva la manche de son t-shirt qui cachait une partie du tatouage maudit. Il ne savait pas ce qu'il avait été dit mais supposait que ce geste devait clôturer sa sentence.

- Monsieur Harry Potter faisant parti des CM vous avez, comme la loi le dit, soit la possibilité de remettre à la justice votre prisonnier et obtenir la prime qui s'élève à 10000 galions, soit celle de vous rendre maître du prisonnier.

« Alors c'était cela ! Sois Potter reçoit une petite fortune contre ma vie et ma liberté soit il at la possibilité de se décharger de sa haine des mangemort sur moi ?! Merlin, que ce monde est laid… »

Drago n'eut pas le temps de s'angoisser d'avantage qu'une voix impersonnel mais néanmoins assurées répondait :

- Comme la justice et la loi me le permettent je décide de garder mon prisonnier et de ne pas toucher la récompense des 10000 gallions.

Le serpentard ne releva pas la tête et pria juste Merlin que le temps n'ai pas trop corrompu l'âme du Survivant.

« Qu'il ne me fasse pas trop souffrir avant de m'achever ».

Quand aux diverses réactions elles l'étonnèrent quelques peu par leur virulence. Wealsey avait rejoint Potter à sa droite et il semblait lui reprocher son choix, même si, disait il, qu'elle n'était pas une surprise, mettant en avant le fait qu'il l'avait beaucoup aidé dans cette « traque » et qu'il méritait la moitié des 10 000 gallions. Le Juge c'était mi du côté du Rouquin et appelait au bon sans du héros.

- Monsieur Potter, je respecte votre décision bien sûr, mais…

- Ma décision est prise monsieur le Juge, le Coupa le Survivant et se tournant vers Wealsey,

Tu as tout à fait raison Ron, tu mérites la moitié de la récompense aussi demain tu recevras dans ton compte à Gringotte la somme de 5000 gallions avec mes remerciement les plus sincères. L'armoire à glace avait les points serrés et Dargo pouvait voir une veine pulsé violement sur son front devenu moite. Potter baissa alors les yeux vers lui et ordonna plus que demanda au juge tout aussi mécontent que Wealsey de lui lire ses droits.

- Selon l'article 4202…

Une porte que l'on claqua fortement coupa le juge dans sa tirade. Wealsey était parti furieux. On attendit Remus Lupin s'excuser et sortir à la suite du fou furieux. Le juge soupira agacé et reprit.

- Selon l'article 4202 du Code Sorcier de XX 19XX, Vous serez placé sous l'autorité de votre Gardien, en l'occurrence Monsieur Harry Potter et Vous devrez respecter les points suivants :

- Interdiction au droit de pratiquer la magie

Votre baguette vous sera confisqué et mis sous la garde de monsieur Potter.

- Interdiction au droit de prendre part à la vie politique et sociale du monde magique

Cela signifie entre autre que vous ne pourrez pratiquer un métier et en vivre

- Interdiction au droit de la liberté de déplacement,

Vous ne pourrez pas sortir sans l'accompagnement de votre Gardien, où alors il vous faudra une décharge de celui-ci et qui ne sera valable que durant 3 heures avant que l'on vous emmène en prison. Si cela venait à ce produire le Gardien devrait verser une amende pour vous récupérer.

- Interdiction au droit de la protection de l'état et de la justice

Avec tout ce que cela signifie…

- Interdiction au droit de possession personnel

Ce qui reste de votre argent sera utiliser aux dédommagements de la communauté sorcière.

Potter ne l'avait pas quitté des yeux durant tout ce temps. Drago quant à lui avait baissé la tête. Il se sentait mal. Son cœur pulsait trop fort et sa tête était trop légère.

- S'il vous plait Monsieur Potter veuillez amener le « mise sous tutelle » Malfoy afin qu'il signe le document ainsi que vous-même.

Drago sentit des mains calleuses et chaudes se placer sur ses poignets enchaînez et insufflez leur magie. L'instant d'après les fers tombait au sol. Le Sauveur prit sa main gauche dans la sienne et l'emmena vers le bureau du Juge. Et c'est comme dans un rêve qu'il prit la plume, signait, lui passait et le regardait signer.

Puis ses yeux se fermèrent et son corps le lâcha ; le laissant échoué dans les bras du Survivant qui ne sembla même pas s'en étonner. Celui-ci se contenta de passer un bras en dessous de ses jambes et un autre autour de sa taille et lui, lui à qui on avait tout prit, se fondit dans l'étreinte du diable, semblant réclamer son réconfort.

Drago se refusa de voir ne serait ce qu'un instant ce monde auquel aujourd'hui, plus que tout autre l'avait abandonné.

Et lorsque le sommeil le happa quelques minutes plus tard, il avait remit son âme ébranlée entre les bras de son ennemi d'enfance.