Le monde, les lieux et les personnages relatifs à Harry Potter appartiennent à JK
Rowlings : Seul l'histoire m'appartient ainsi que quelques personnages.
Pairing : Harry/Drago, et vous verrez plus tard pour les autres !
Rating : Romantique, noir et agrémenté de mon humour cynique ! Ajoutez à cela quelques scènes chaudes vous obtiendrez un rating de classe R (sans violence gratuite).
Note: PARDONNNNNNN! Pour ce retard impardonnable... je poste donc deux chapitres à la suite... cela aussi car je ne posterais pas en août (bien qu'ils y en ai encore un autre de presque terminé) car j'ai la chance de séjourné tout un mois au pays de mes rêves (le 2 août) : LE JAPON!!!!
Merci à tout ceux qui m'ont encore laissé un petit mot, je vous le rendrais à mon retourd
Chapitre 4 : Parle moi de ce père…
(début Avril)
Le cerveau est un organe remarquable se disait Drago en ce beau matin. Durant 22 ans, et au rythme d'une fois par mois il avait cru qu'il perdait la vue alors qu'en réalité il avait juste oublié de se lancer le charme de correction visuelle, et là, au bout d'un mois seulement, tout ce qui le terrorisait n'était plus qu'une agréable et rassurante routine :
« - me réveiller emprisonner dans les bras de quelqu'un qui marmonne des choses obscènes sur votre compte
- trouver au détour d'un placard un sous-vêtement usagé – qui n'est pas à vous bien évidemment
- ne rien faire de productif de mes journées
- me faire surprendre par une invention modue »
Toutes ses choses se mettaient en place doucement mais sûrement… et il aimait ça…
- Drago ? Je parts ! Viens me dire au revoir s'il te plait !
Le jeune homme leva les yeux de l'écran plat de la télévision mais ne répondit pas. Un soupire se fit entendre depuis le couloir et quelque instant plus tard c'est un Potter habillé de pied en cape qui apparu dans l'encadrement de la porte de la salle de séjour.
Les deux garçons se fixèrent sans rien dire jusqu'à ce qu'un sourire apparaisse sur le beau visage du brun, déclanchant une réaction similaire chez son compagnon. Drago avait cessé de s'étonner de cette réaction automatique au bout de la 8ème fois.
Les yeux d'Harry balayèrent un instant la pièce. Aimait-il ce qu'il voyait ? Un confortable salon au sol recouvert d'une épaisse moquette crème, d'un canapé en cuire de la même couleur en forme de L, d'une table basse en bois de rose, en fasse tout un nécessaire audio visuel, derrière le canapé, dans un petit renfoncement, un bureau, où Harry passait de nombre heures a remplir des dizaines de papiers chaque soir, au mûrs des cadres magiques représentants des acteurs de films, des personnages imaginaires de dessinateur de renom.
Drago était assis, les genoux ramenés vers lui dans un fauteuil laminé de cuir noir qui tranchait avec le reste du mobilier. Son préféré.
Drago rencontra à nouveaux les deux émeraudes brillantes de chaleur et d'amour et il se dit que, oui, se que le survivant voyait devait lui plaire.
Voyant que le blond n'avait pas l'intention de se lever de son confortable perchoir Harry s'avança.
« Tu as décidément meilleur goût qu'avant… ensemble noir à la coupe irréprochable… tu es vraiment beau toi… »
Lorsqu'Harry arriva devant lui, Drago fut obliger de lever la tête et le Survivant en profita pour lui voler un baiser. Drago grogna pour la forme mais surtout pour le voir éclater de rire et se faire ébouriffer les cheveux.
- Je vais au chemin de traverse avec Hermione, Ron et d'autres amis, je serrais revenu vers 18h. Tu veux que je te ramène quelque chose ?
C'était devenu un rituel depuis que Drago habitait chez lui. Harry l'informait toujours de l'endroit où il allait, de l'heure où il pensait rentrer et lorsqu'il demandait, du pourquoi il s'y rendait. Mais jamais Harry ne lui proposait d'y aller avec lui.
Cela à vrai dire ne le dérangeait aucunement bien au contraire. Drago s'était fait un cocon douillet et se sentait protégé ainsi. Le monde extérieur n'avait plus rien à lui apporter si ce n'est sa violence, sa méchanceté, son effervescence trop bruyante et ses odeurs pestilentielles.
Harry ne semblait pas non plus agacé par son habituel quasi silence et tout semblait être le mieux dans le meilleur des mondes.
- J'aimerais avoir le « cédé » de la chanteuse « Nadia ». En fait un seul titre l'intéressait.
Harry semblait boire ses paroles. Une fois que Drago eu terminé sa phrase son compagnon éclata de rire.
- Drago ! Déjà, on dit C.D, ensuite c'est moldu et moi je vais au Chemin de Traverse là ! Tu sais ! La rue marchande sorcière !
Drago grogna sous son air moqueur.
« Comme ci cela était important ! Il est vrai que ma nouvelle capacité à ne pas me rappeler ou à prendre en considération les choses que je juge « ne pas être intéressantes » a le don de l'amuser au plus au point. »
Harry lui ébouriffa encore une fois les cheveux et répondit de sa voix de velours.
- Mais je m'arrangerais pour aller faire un saut chez le disquaire c'est promis.
Le blond lui fit un petit sourire pour simple en réponse. Il était reconnaissant à Harry pour le soin qu'il mettait à ne jamais le laisser dans le flou, lui apprenant ainsi la signification et les noms des choses qu'il ne connaissait pas, et cela depuis que le brun l'avait sauvé des griffes du ministère.
Harry lui vola un autre baisé et l'instant d'après la porte de l'entrée claquait laissant Drago seul.
Laissé seul, Drago porta ses doigts à ses lèvres et la pensée qu'il n'avait pas demander à Harry de cette sortie entre ami l'effleura distraitement.
Poussant un soupir de bien être il délaissa son fauteuil au profit de la cuisine. Celle-ci était de bonne taille, au style moderne comme l'ensemble de l'appartement. Il dépassa la grande table ronde et ses six tabourets haut pour atteindre le grand réfrigérateur américain…
« Tsssss… Ce monstre me dépasse d'au moins un mètre…je veux dire par là que l'engin était plus grand que moi d'un mètre au moins …»
Une fois la tête dedans il arrêta son choix sur un ragyour Bio au soja… et oui ! Ce frigo regorgeait de produit bio et diététique par ses soins !
Il faut dire que l'ancienne vie du blond lui avait laissé l'estomac – qui était déjà d'une nature délicate avant - dans un sale état. Tout ne passait plus ou si bien. Et comme notre nouvelle « femme de maison » avait lu dans un magazine d''Harry sur la nourriture moldus –Harry n'achetait rien venant du monde sorcier et ce qui arrangeait bien Drago- qui était considéré comme la moins touchée par les éléments non naturels était sous le logo de la famille Bio il fut tout naturel que le Serpentard presse son Brun pour lui en acheter.
Chose amusante à noter, deux semaines plus tard, Harry ne pouvait plus lui faire avaler autres choses !
Alors qu'il passait devant ce qui devait être la porte d'entrée, mais qu'il n'avait encore jamais vu Harry utiliser comme tel, Drago entendit des coups y être frapper…Il s'arrêta net.
Les yeux fixer d'horreur sur la porte il n'osa plus faire un seul geste.
Les coups furent répétés. Trois coups secs.
Le plus doucement possible il s'assailli alors sur la moquette blanche.
Les coups se répétèrent.
Lui, dans cette attente angoissante attendait que cela cesse…
Plus un bruit…
Au bout de 15 minutes il estima que le « danger était passé » et fonça se cacher dans la chambre à coucher.
« Qu'est ce que c'était ?! Personne encore n'était venu frapper ici ! C'est donc bien une entrée ? N'importe qui peut alors rentrer ! Un mangemort ? Ils m'ont retrouvé ?! Mais pourquoi ? Ne sont t'ils tous pas mort ? Il me faut une baguette ! Quand est ce qu'Harry a dit qu'il rentrait ? »
On bout de 40 minutes Drago se décida enfin à sortir. La journée se passa sans nouvel accroche et lorsque le blond aperçu sur l'écran bleuté de la « té-lévisation » une pub pour les alarmes de maison Drago s'empressa de noter leur référence… La famille Fort Knox…et il le surligna.
Le lendemain matin le blond se réveilla l'esprit brumeux et le bras engourdi.
« Merlin ! Qu'est ce que c'était désagréable comme réveille ! »
Une main se glissa dans ses cheveux et commença un doux massage. Les yeux bleu-gris se refermèrent et il se mit à savourer cet instant de tendresse qui lui était resté interdit si longtemps. Quelques minutes s'écoulèrent ainsi avant que Drago se retourne à la recherche de cette source de chaleur qui réanimait mon âme.
- Bonjour vous. Harry lui souriait tendrement. Une nouvelle vague de chaleur se répandit dans le cœur du jeune blond…mais l'instant d'après il sembla que son cœur allait éclater et il se releva à la hâte, balançant, draps, couette et duvet par terre. Drago tomba à genoux à terre, le cœur au bord des lèvres et lorsqu'Harry affolé lui toucha l'épaule, il se dégagea violemment comme touché par un charbon ardent et allait s'assoir sur une chaise de la chambre.
- Qu'est ce qu'il y a encore ! La voix d'Harry était froide et ne manqua pas de glacer le blond.
« Ne t'étonne pas idiot, il a déjà été suffisamment été patient, et toi tu tremble comme une vierge et tu lui fait des grises de panique digne d'une aristocrate surprotégées… »
- Rien, murmura-il pourtant, fuyant le regard de son compagnon. Qu'aurait il pu dire d'autre d'ailleurs ? Il ne comprenait pas bien lui-même ses réactions. Harry était magnifique et son corps contre le sien était loin de lui donner des hauts le cœur et pourtant…
- Comment ça rien ? Drago qu'est ce que tu as ? Son ton c'était radoucit et il s'était accroupi devant le Serpentard. Le cœur de celui-ci se serra alors en le voyant au pied du fauteuil, ses yeux brillants d'inquiétudes et de douleurs…dans son pyjama rouge où un Potter version chikibi tenait un fouine blanche par le bout de la queue et menaçait de lui faire faire trempette dans une grande marmite pleine d'une potion fumante.
Drago pouffa puis éclata de rire à cette vision. Le moins qu'on puisse dire c'est que ce changement d'humeur surprit l'ex griffondors. Puis après avoir suivit les yeux rieurs de son aimé, Harry se mit à rougir avant de laisser place à un grand sourire sur ses lèvres.
- C'est un cadeau de la part de tous mes camarades de Griffondors lors de notre 5ème Année. Je l'aimais tellement que lors de notre 7ème j'ai fait apposer un charme par madame guipure afin qu'il soit à nouveau à ma taille…chose que j'ai refaite chaque année après. Enfin je suppose que maintenant ce n'est plus la peine car d'un je ne grandirais plus et de deux j'ai désormais la petite Fouine en chair et en poil pour moi tout seul.
Drago avait cessé de rire et souriait maintenant doucement. Harry se releva et se dirigea en souriant vers la cuisine. L'instant de malaise d'avant, s'il n'avait pas été, oublié était dissipé.
- Je vais préparer le petit déjeuner, va te laver durant ce temps, et ne traîne pas car nous allons avoir une journée assez chargée aujourd'hui. Drago s'exécuta et c'est la tête remplie de questions qu'il se rendit à la salle de bain.
Depuis qu'il était arrivé ici, il n'avait jamais eu de véritable conversation avec Harry.
Drago avait accepté comme tel que ce qui avait poussé le griffondor à le rechercher toutes ses années était son amour obsessionnel pour lui. Mais leur dernière conversation lui fit penser que le brun avait du l'avoir dans la peau assez tôt.
« Vraiment surréaliste tout de même… »
Pour en revenir aux questions qui restaient sans réponses, il faut dire que Drago ne faisait rien n'on plus pour en obtenir les réponses. Il laissait cela au temps et ne s'inquiétait pas, ne s'inquiétait plus… de ça.
Il était bien dans sa bulle… et se sentait comme anesthésié dans du coton.
C'était comme cela que leur relation se poussait et mûrissait. Avec lenteur, tendresse et chaleur humaine. Rien de physique. Rien de sexe. Drago ne l'aurait pas supporté…
« Es Tu amoureux ? Non…enfin…comment le saurais-je ? Je n'avais jamais aimé et puis l'amour est une fleur qui fleurit à l'air libre et non sous un globe de verre… enfin c'est ce que ma mère m'a toujours dit… Mais moi je suis une espèce à part de fleur pour qui cela conviendrait? Si je laissais s'ouvrir mon cœur serais-je dans le faux ? Ne me tromperais je pas d'amour ? »
Il était une chose d'accepter l'amour d'Harry, il en était une autre de le rendre.
Et Drago commençait à se douter de la signification de ses étranges rebuffades. Lorsqu'il se sentait si bien puis l'instant d'après lorsqu'il se éprouvait se malaise, ce n'était pas parce que c'était « Trop » mais parce qu'il sentait que son cœur s'ouvrait… et cela…cela m'effrayait.
Une demi-heure plus tard Drago ressortait de la salle de douche un jean noir et un pull couleur crème à encolure V sur le dos. Une délicieuse odeur de pain grillé et de chocolat leconduisit dans la grande cuisine aménagé.
Mais arrivé à l'encadrement de la porte son sourire bien heureux disparu lorsqu'il découvrit, assit à côté d'Harry, une tasse à la main en train de rire…
« Ronald Wealsey »
Rien ne l'avait préparé à cette vision. Après la première déclaration d'Harry sur son caractère possessif et son désir de le garder pour lui seul, Drago en avait conclu qu'il vivrait en Hermite avec lui jusqu'à…pas mal de temps.
Il s'était donc habitué à cette vie de calme et depuis quatre mois qu'il vivait là il n'avait vu personne mis à part Harry et une médicomage d'une quarantaine d'année pour cause d'une forte poussée de fièvre ; ce qui été bien suffisant.
Soulignions que ce qu'avait vécu Drago durant sa vie de « criminel en fuite » l'avait rendu craintif envers les autres… sa peur panique des cambriolages en était une preuve parfaite.
De cela il en était parfaitement conscient. La honte lui était passé depuis longtemps maintenant, après tout, il n'avait jamais été quelqu'un de très courageux avant les heures sombres…
Mais en cet instant il découvris avec une horreur effroyable à quel point il était devenu peureux et associable.
Il resta figé à la vu de Wealsey, ne parvenant pas à l'identifier comme étant une personne à part entière mais comme un intrus, un être non désirable, de trop sur mon espace vitale.
- Allons n'ai pas peur Drago, Ron ne te fera aucun mal, vient donc manger avec nous. L'invitation chaleureuse de passer à table d'Harry le sortit de sa transe et lui fit lever les yeux du rouquin jusqu'à son compagnon. Puis les
Turquoise troublées se reposèrent sur l'intrus.
Haine.
C'est tout ce qui se reflétait dans ces yeux là.
Puis sans avoir le tant de réfléchir Drago couru jusqu'à leur chambre.
Une fois arrivée à celle-ci il chercha un moyen de bloquer la porte.
« Mais comment faire sans baguette ? »
Puis il avisa la table et commença à la faire glisser en direction de la porte. Il était à deux centimètres de la bloquer, lorsque celle-ci s'ouvrit à la volée sur Harry. Son expression étonné fit place à de l'agacement en découvrant l'intention de Drago.
- Je peux savoir ce que tu avais l'intention de faire ?! Et le ridicule de la situation frappa alors le blond de plein fouet, le laissant hébété et mal à lèse.
- Je…je…
- C'est de voir Ron à l'improviste qui t'a mis dans cet état de panique ? Harry l'avait rejoint et c'est lorsqu'il se mit à genou près de lui que Drago se rendit compte qu'il avait glissé à terre.
Touchant ?
« Non, pathétique »
Il releva la tête et la douceur qu'il vit dans ces yeux verts le fit plonger dans ses bras protecteur. Son visage dans son coup, Drago ferma les yeux et se mit à l'étreindre fortement.
« Voir le Wealsey ? Merlin, si ce n'était que cela, mais c'est de sentir toute cette haine braquer sur moi. En fuite je ne la supportais déjà pas bien, l'idée que quelqu'un puisse me haïr autant m'étant douloureux mais depuis la douceur d'Harry cela était pire. Peut être était ce par ce que je me sentais alors menacer, ou mon besoin vital d'être aimé, je ne savais pas trop. »
Harry ce méprit sur sa réaction et tout en lui caressant doucement le dos commença à lui répéter dans un doux murmure que Wesley ne lui ferait pas de mal, qu'il ne laisserait personne lui faire du mal.
Mais c'était quand même bon à entendre…
- C'est ma faute, j'aurais du te prévenir…ça ne se reproduira plus je te le promets.
Drago secoua la tête signifiant son approbation et il sentit son sourire dans ses cheveux.
- Mais si tu veux qu'il parte plus vite il faut que tu m'accompagnes louv'teau. D'accord ?
Dix minutes plus tard, la main d'Harry serrant celle de son compagnon des plus réticent ils pénétrèrent dans la cuisine. Wealsey n'avait pas bougé de sa place. Drago le vis fixer leurs mains entrelacées avant de lui lancer un regard haineux. Cependant la seconde d'après, la flemme avait disparu pour un sourire narquois.
« Les hostilités sont ouvertes… »
Si autrefois le dernier des Malfoy lui aurait craché une remarque bien blessante aujourd'hui il ne fit que pousser un soupire lasse. La vie l'avait si se n'est assagit, lassé un goût lasse du combat et des querelles.
Drago se hissa sur la haute chaise au côté de son protecteur et en fasse de cet homme qui semblait le détester plus que tout au monde.
Bien plus à l'aise que Drago, Harry se en devoir de les servir. En un coup de baguettes deux bols de lait chocolaté et un café noir apparurent devant eux.
- Ron, ici présent vient de m'informer de l'heure de la réception donné en l'honneur de l'anniversaire de Remus.
Tu sais l'homme que tu as vu lors de ton… procès… c'était aussi notre professeur de DFM en quatrième année…
Devant le manque de réaction Harry continua.
Il c'est marié il y a de cela 3 ans avec Nymphodora Tonks… une de tes cousines côté Black… elle est auror, enfin était, elle a arrêté depuis qu'elle est en ceinte… oh ! Se sera une petite réception ! Assez intime et …
Et cela se poursuivi, et Drago apprit avec horreur qu'il était invité le soir même à cette damner « petite et intime réception »
« Ainsi si Harry s'était absenté hier c'était pour la mission des plus délicate qui était de lui trouver un cadeau. Je savais que le Survivant considérait cet homme comme son père mais moi… »
Le cœur battant Drago fit face à Harry, peu soucieux désormais de la présence du Wealsey dans leur cuisine.
- Mais Harry, ce n'est pas possible !...je veux dire…je ne peux pas avoir été invité aussi !
- Si Drago, Remus à bien demander à te voir ce soir là. Il lui souriait chaleureusement. Drago, lui, sentait la panique gagner en force.
- C'est impossible ! Le blond se redressa alors tremblant. Je n'ai rien à faire à cette fête…c'est…il est comme ton père, c'est une réunion de famille ! Je portais ma main à mon front…Merlin je me sentais mal…
- Drago, calme-toi. Harry l'attira sur ses genoux et le fixa avec calme. Depuis combien de temps n'es tu pas sortie de cette appartement ? Trois mois ? Plus ?
- Je n'ai pas envie de sortir !
- Je sais, je sais, et je ne t'en ai jamais fait le reproche. Je pensais moi aussi que cela ne te serait pas profitable
« Doux euphémisme ! »
Trop de gens portent encore dans leur cœur des idées de vengeance et de rancœur à ce qui touche de près ou de loin l'ancien Lord noir…
- Alors tu vois ! Je…
- Mais nous n'allons pas nous balader dans les rues du monde sorcier Drago, le coupa Harry déterminé, nous allons allez dans un espace clos, chez une personne qui ne te déteste pas…
- Non ! Non ! Et non ! Je n'irais pas là bas ! Je ne sortirais pas d'ici ! Je n'ai rien à faire à cette réunion de famille ! Auprès de gens qui me détestent et qui rêve de pouvoir me torturer à loisir pour des fautes que je n'ai pas commises ! Des Larmes se mirent à couler doucement sur ses joues. Drago sentais la crise d'hystérie approcher et tenta de se dégager des bras d'Harry.
- Drago calme toi ! Calme-toi ! Harry c'était levé à son tour et le retenait, ses deux mains serrant durement ses avant bras. Il braqua sur son protégé un regard mi-sévère mi-buté.
- Remus est comme un père, il a beaucoup fait pour moi depuis que je l'ai rencontré et plus encore lorsqu'il a du fuir Poudlard…Je ne lui serais jamais assez reconnaissant pour tout ce qu'il a fait pour moi, et j'aimerais lui faire plaisir et…
- Je ne vois pas ce que ma présence à son anniversaire pourra lui apporter comme plaisir Harry !
- Il ne te déteste pas Drago ! Je te le jure !...Durant tout le temps où je t'ai cherché il m'a appuyé et aider mais il savait comme moi que tu n'étais pas coupables de tout ce qu'on t'avait accu…
Drago s'écarta alors brutalement de lui. Il avait toujours refusé de débattre avec le survivant des crimes qu'on me reprochait. Ce sujet était comme tabou.
- Sa suffit !
Harry poussa un soupire puis reprit plus doucement.
- Drago, je ne sais pas pourquoi il tient tant à te voir…mais…j'aimerais que tu viennes…sa lui feras plaisir…
- Plaisir ! S'écria le vert et argent avant de s'esclaffer méchamment, mais qu'est ce qui va pas chez cet animal !
- Drago arrête tout de suite ! Le ton était devenu plus grave et plus sombre mais n'en arrêta pas tout autant le jeune homme.
- Non c'est vrai quoi ! Il cherche à faire une nouvelle bonne action ?! Après avoir réussi à regonfler d'amour le pauvre petit cœur de l'orphelin il espère faire de même avec l'enfant du grand et méchant mangemort Lucius Malfoy ?!
- Draco, je te préviens, commença à gronder Harry, si tu t'avises encore une fois de médire sur le dos Rémus je ne répond plus de moi ! J'ai essayé la patience et la compréhension, mais puisque rien ne marche je suis désolé de te dire ça mais…tu te rendras ce soir avec moi chez Rémus que sa te plaise où non ! Tu te montreras poli envers lui et envers ses invités ! Tu…
- Je ne lui dois rien !!! – Drago tremblait et était aux bords des larmes- rien !
- Il m'a aidé à te sortir des griffes du ministère ! C'est un homme très bon et…
- Putain Potter ! Mais à quoi tu joues ! Tu veux que moi aussi je me mette à l'appeler Papa ! Cracha t-il hors de lui. Et bien je suis au regret de t'annoncer que bien que comme toi je n'ai pas eu d'enfance chaleureuse je n'ai pas l'intention de reporter le manque d'affection de mon père sur ton hybride !
- Drago ! Hurla Harry hors de lui mais celui-ci le coupa de nouveau.
- Réveille-toi Potter ! On a perdu notre enfance ! Toi elle t'a été volée par un mage fou, des moldus tarés et par un vieux magicien plus manipulateur que gentil et moi par un père imbu de sa personne, buté et violent !
A peine cela fut dit que le Serpentard se dégageait d'un geste brusque et faisait quelques pas en arrière fixant le visage de son Protecteur qui s'était soudain figer dans une expression douloureuse et étonnée. Incapable de s'arrêter Drago fini.
- Et j'ai encore un scoop pour toi !...Ce n'est pas à 22 ans qu'on va la retrouver avec ou sans un Rémus Lupin!
- Drago…Harry avait murmuré son nom comme une question. Drago savait qu'il en avait dit trop ou pas assez et s'en mordait déjà les doigts.
- Laisse Harry. La voix calme de Wealsey fit au blond comme l'effet d'une douche froide, il tenta de reprendre son calme mais se fut tremblant qu'il se tourna vers le roux.
- Tu devrais savoir depuis le temps que Malfoy même si il a changé restera toujours Malfoy.
- Que sous entends tu Wealsey ! Sa voix s'était faite coupante et froide comme il y avait dix ans de cela, telle qu'elle aurait du être si la Malchance et la Poisseuse ne c'était pas tant amuser sur son cas.
- Que tu resteras toujours le petit garçon égoïste, ingrat et associable qu'autrefois !
Drago cru qu'il allait s'étouffer avec sa propre salive.
« Comment cet homme ose t-il me dire ça ! Il ne sait rien de moi, de ce que j'ai enduré toute mon enfance et durant la guerre ! De quel droit se permet-il de me juger ! »
- De quel… Il ne pu terminer sa phrase car il tomba à genou une main sur son cœur qu'on semblait avoir compressé à l'en faire exploser. Des cris. Les siens ? Des bruits de coups. Des os qui craquent. Les cris d'une femme. Sa mère ? Se faire tout petit. Insignifiant. Et demander pardon…
- Drago ! Harry c'était jeté sur lui, toute trace de colère envolée laissant place à une inquiétude plus commune.
- Harry…murmura Drago avant que le noir l'engloutisse…
Suite à son malaise Harry l'avait porté dans le lit et avait appelé Alice avant de congédier plus ou moins aimablement Wealsey. Comme à chacune de ces visites Harry les laissa en tête à tête.
- Monsieur Malfoy ! Cessez de vous agiter ainsi où je vais finir par vous blesser ! Ce n'est pas ce que vous souhaitez n'est-ce pas ?
« Ha ! Ma gentille Sophie ! »
Cette charmante femme portait le doux nom de Sophie était la seule personne que Drago acceptait dans l'appartement avec Harry.
Elle était par extension son infirmière attitrée… moins charmant en ce moment, la brave femme était en train de faire de pester en faisant de petits moulinets avec sa baguette.
« Assurément c'est ma tête qu'elle vise cette créature des ténèbres ! »
- Sophie ! Je t'ai déjà informé plusieurs fois que suite à tes sortilèges « calmants » j'en ressortais avec des vertiges et des mots de tête pour deux jours!
Drago appréciait beaucoup ce petit bout de femme de 37 ans aux formes généreuse et aux cheveux d'un excentrique rose violacé, mais pas assez pour finir comme une larve toute la journée. Une fois ses récriminations exprimées, il se rallongea dans le grand lit en chêne, réorganisa soigneusement la pile de gros coussins moelleux et se conforta ainsi dans son attitude inflexible face à l'ignoble traitement qui le menaçait.
Sophie soupira, acceptant sa défaite. Elle lissa sa tenue de médicomage, une blouse et un pantalon de couleur vert clair, redressa son insigne au corps de médecins magiciens, une feuille de X poser sur un pentacle de couleur terre, avant de darder ses yeux de rapace sur son capricieux patient.
- Bien, si tu refuses de te faire soigner magiquement il ne reste plus que la bonne vieille méthode… - elle suspendit sa phrase quelques secondes, le laissant dans une attente peu agréable avant de poursuivre malicieuse :
Une soupe aux pissenlits et aux fleurs de violette pour calmer votre tension,
des pattes aux champignions pour caller vôtre estomac de jeune homme en plaine croissance
un jus de citrouille pour apaiser vos nerfs de petit pinçon
Et si vous êtes sage…
- vous aurez droit à un carré de chocolat et à un morceau de pain monsieur Lapin !
Drago finit la phrase de ce petit conte pour « enfants malades » avec un grand sourire. Alice éclata de rire et tout en acquiescent elle réajusta ses couvertures, ferma les lourds rideaux de la grande fenêtre, baignant ainsi la chambre dans une obscurité bienfaisante. Enfin elle sortit de la chambre, fermant la porte derrière elle après une énième « Au revoir mon lapin et repose toi bien ! ».
Seul, le corps s'enfonçant agréablement dans le matelas de plume le blond ne mit pas longtemps à s'endormir, rassurer d'entendre la voix douce au sonorité profonde de sa mère lui murmurant encore et encore cette comptine...
A suivre...
