Et voilà, 3ème et (je pense) avant-dernier chapitre! Bon, je l'ai fait d'une traite, à 4h du mat', après une dure journée (lol), donc soyez indulgents, merci... (nn")
Les 2 premiers chapitres étaient surtout focalisés sur Ed, alors bah je me retourne un peu vers Heiderich sur les deux derniers :p
Donc, en italiques, les pensées d'Alfons (n n)
J'epsère que ce chapitre vous plaira autant que les autres!
Enjoy!
Alfons leva le nez de son bouquin et jeta un œil vers la pendule. Neuf heures trente. Il posa sa tasse de café et son livre sur la table de la cuisine, et emporta avec lui la petite bassine d'eau chaude, dans laquelle trempait un linge blanc, jusqu'à la chambre. Il entra sans frapper, certain que Ed dormait encore.
Le blondinet, allongé sur le dos, semblait dormir à poings fermés. L'Allemand posa la bassine par terre, et s'assit au bord du lit, en prenant bien soin de faire le moins de bruit possible. Puis il observa un moment le visage de son colocataire, persuadé que quelque chose clochait. Il posa sa main sur son front pour vérifier si la fièvre était tombée. Il vit alors ses paupières tressaillir et son nez se retrousser.
Il ne dort pas.
Amusé par l'air enfantin d'Edward, il pris le linge humide et tiède et le déposa sur son front. Mais, certain que son camarade était bien éveillé, il avait une envie presque sadique de le taquiner un peu… juste de quoi lui faire dresser les cheveux sur la tête…
Ha, je sais…
Heiderich, avec un sourire pervers, s'approcha doucement et déposa ses lèvres au coin de celles du blondinet.
Les yeux d'Edward s'ouvrirent alors dans un sursaut, et il se recula d'une telle force que sa tête cogna plus que violemment le mur, faisant tomber quelques morceau de plâtre sur la tête d'Heiderich, qui s'effondra à terre en se tordant de rire.
-Non mais ça va pas ou quoi?! vociféra le blondinet. Qu'est ce qui t'a pris??!
-Excuse-moi, répondit Alfons en chassant la poussière de ses cheveux, toujours en plein fou-rire, mais c'était trop tentant! Si tu voyais ta tête!
Edward hurla sur son ami les pires noms d'oiseaux qu'il connaissait. Puis il prit un air fâché, s'assit en tailleur et se flanqua la couverture sur la tête.
-Tu ressemble de plus en plus à un gamin. fit Alfons en souriant. Peut-être que tu régresses en vieillissant…
-Je suis pas vieux!!!
Heiderich pouffa avant de ramasser le gant trempé.
-C'était qu'un simple petit baiser, dit-t-il en remettant le linge dans l'eau désormais froide. Rien de plus. Pas besoin d'en faire toute une histoire.
Edward ne répondit pas. Alfons se pencha et passa alors la tête sous la couverture, et fixant Ed droit dans les yeux, il lâcha:
-De toute façon, tu n'arrêtes pas de penser à bien pire que ça depuis un bon moment.
Ed piqua le fard du siècle et bégaya quelque chose d'incompréhensible.
Apparemment, j'ai vu juste…
Ed baissa la tête pour essayer de cacher son visage, et également pour échapper au regard azur et certainement moqueur de son coloc'.
-C'- c'est pas du tout c'que tu crois!
-Moi, je pense que si, répondit Alfons en s'approchant une fois de plus d'Edward, qui était, pour l'heure, totalement à sa merci. Mais personnellement, ça ne me dérange pas. Après tout, t'es plutôt mignon…
Heiderich passa alors sa main derrière la nuque d'Edward, qui était complètement recroquevillé contre le mur, et mena son visage vers le sien. Ed résistait à peine au baiser, guidé fermement mais délicatement par la main chaude et douce d'Alfons.
-J'arrive pas à l'croire! pestait Ed, torse nu au milieu du salon. Je t'ai laissé m'embrasser! Je dois vraiment être malade!
-Ou peut-être que t'a tout simplement le béguin pour moi… répondit Alfons en ouvrant le bocal qui contenait l'onguent miraculeux.
-Ne te surestimes pas trop quand même…
Heiderich prit une poignée de pommade et commença à en étaler sur le dos du malade. L'odeur forte de menthe et autres plantes lui montait à la tête et l'enivraient comme l'aurait fait une drogue.
-Bon, pour le dos, c'est fait! Maintenant tourne-toi.
-Heeu… t'es sûr? Je peux le faire moi-même tu sais…
-Bein, j'ai commencé, autant terminer! répondit Heiderich en souriant. T'a peur que je te mange ou quoi?
-Heeu non… pas que tu me manges…
-Quoi? Que je fasse quelque chose… hm… de ce style là?
Alfons posa subitement ses mains sur le torse d'Edward et se mit à caresser sa peau nue, le faisant hoqueter de surprise.
-A-Arrêtes Alfons… soupira le blondin, qui avait attrapé les poignets de l'Allemand et y restait agripper. Arrêtes… pas… maintenant…
Heiderich lâcha son emprise et s'essuya les doigts sur un pan de sa chemise. Edward reprit sa respiration, soulagé d'être passé à coté du pire.
Si je me contrôlais pas, à un cheveu près il passait à la casserole… et si je fais pas attention, on atterrira dans le même lit d'ici peu… Mais pour le moment, une seule chose à faire…:
Heiderich posa un petit baiser sur le front de Ed.
-Excuse-moi.
Et il disparu dans la cuisine sans rien dire de plus, laissant Edward au milieu du salon, l'air un peu perdu.
J'ai eu peur… C'était trop rapide. Beaucoup trop rapide! Je l'imaginais pas capable de trucs pareils… lui qui est si gentil d'habitude… Mais ces gestes… ça doit être agréable quand il les fait doucement…
…
Et c'est reparti! Je me remets à penser à des choses bizarres! Mais, là c'était pas ma faute! Raaaah!!! Faut que je me résigne… j'ai vraiment le béguin pour lui…?
Bon. OK je me rends. T'a gagné.
Après avoir cogité dans le salon, Edward se leva en soupirant et se dirigea vers la salle de bains.
Peut-être qu'une douche brûlante lui remettrait les idées en place.
A suivre!
Pfiou! Ca se rechauffe, vous trouvez pas:p Mais le dernier chapitre sera plus chaud, j'vous le promet (n.n)
Reviews, pleeeaaaase!!! (n n)/
