Auteur : ValouX-chan

Origine : Yu Yu Hakusho

Genre : Yaoi, Romance, UA

Couple : Kurama – Hiei

Dislaimer : Ne sont pas à moi

Note : C'est ma toute première fic donc soyez trèèèès indulgent s'il vous plaît !

Note ² : Je suis Belge, donc peut-être que je vais écrire certaine expression typiquement belge dans ma fic sans même m'en rendre compte. Et comme je sais que certains mots n'ont pas la même signification en Belgique qu'en France (ex : « serviette » chez nous une serviette c'est le truc en papier ou en tissu pour s'essuyer la bouche quand on mange. Et on utilise « septante et nonante » et pas « soixante-dix ou quatre-vingt-dix »). Donc, je préfère prévenir !

Merciii beaucoup pour toutes vos reviews et vos encouragement ! Ca m'a vraiment fait trèèès plaisir ! Et puis faut l'avouer, ça m'a pas mal rassurer aussi ! J'avais peur que ce soit un navet total, et comme je suis pas du genre pas sûre de moi… Enfin, bref ! xD

Petite précision : En effet, dans ma fic il y a une…astuce au niveau du nom de Kurama. Je sais que dans le monde humain il s'appel en réalité : Shuichi Minamino, mais comme je préférais « Kurama » comme prénom j'ai fait un mixe entre les deux ! Voilà pour la petite info !

Zephis : Hi hihi ! xD Je comprends tout à fait que ça te fait bizarre ! En fait… A moi aussi ! Mais bon, si Hiei était plus petit que Kurama dans ma fic ça m'aurait dérangé en écrivant… Alors j'ai pris la liberté de le faire grandir un peu !

Chapitre 2 :

Là, à quelques mètres à peine de lui, se tenait…

Hiei.

Hiei et ses beaux yeux rouges, sa peau délicieusement dorée… Hiei et ses cheveux en batail aux reflets bleuté… Hiei et…

Hiei avec un air extrêmement contrarié, oui ! Pour être plus précis, il semblait littéralement sur le point d'exploser ! Ses yeux de braise fixaient Kurama avec une intensité rare et lançaient des éclaires. Sa peau bronzée frémissait de rage.

Kami-sama ! Apparemment il n'aime vraiment pas être bousculé… gémit intérieurement Kurama avec un nouveau frisson.

Et puis… Et puis pourquoi il le dévisageait comme ça aussi ?! Si au moins il lui criait dessus… Mais non ! Pas de cris, pas de coups non plus. Rien, le néant… Juste cette colère sourde au fond des yeux. Il restait là, impassible, à le fixer en silence. Sans esquisser le moindre mouvement, sans prononcer le moindre petit mot…

Et c'était ça qui était horrible…

Bon dieu ! Qu'il le frappe, qu'il s'énerve - ça lui était bien égal - mais par pitié, qu'il arrête de le fixer comme ça !

Kurama n'en pouvait plus. Il se noyait toujours plus dans ces yeux brûlants, ces yeux semblables à la lave en fusion jaillissant d'un volcan en colère, sans plus pouvoir espérer regagner un quelconque rivage. Il était complètement paralysé, incapable de bouger ni même de penser correctement, sans oublier le tourbillon d'émotions contradictoires qui dansait dans sa poitrine.

Peur. Excitation. Tristesse… Tout se mélangeait, s'emmêlait et Kurama ne savait plus quoi penser.

Et puis il y avait aussi ce sentiment si…particulier. Un sentiment qu'il n'arrivait pas vraiment à analyser… Une sorte de malaise, de trouble indéfinissable…

C'était… tellement étrange…

Et plus Hiei dévisageait Kurama, plus ce dernier se perdait. En cet instant, si on lui avait demandé, il n'aurait même pas été capable de dire son nom !

Bon sang ! Je dois faire quelque chose ! pensa-t-il en se mettant mentalement une claque monumentale.

Oui, il devait se reprendre ! Il ne pouvait décemment pas rester à terre comme ça, en plein milieu du couloire ! En plus, si M. Takama passait par là, il ne s'en remettrait pas ! Plutôt mourir que de donner à ce vieux con une raison de se payer sa tête ! Et puis, même si en ce moment c'était le dernier de ses soucis, il y avait encore une vingtaine d'étudiants qui l'attendaient dans ce fichu locale 12…

Merde à la fin ! Je dois me remuer ! ragea-t-il intérieurement.

Mais c'était plus facile à dire qu'à faire.

Bouger… Il devait bouger ! Oui, voilà ce qu'il devait faire ! Bouger. Même rien qu'un tout petit… Même rien que quelques centimètres… Après, tout irait comme sur des roulettes !

- Go… Gomen naisai ! répéta Kurama sans toutefois parvenir à faire quoi que ce soit d'autre.

Hiei lui, fidèle à lui même, ne répondit rien. Il fixait toujours Kurama, cependant la colère qui faisait briller ses yeux il y a encore quelques minutes semblait s'être un peu apaisée… C'était comme s'il avait enfuit sa rage tout au fond de lui-même pour pouvoir l'étouffer… Et par la même occasion, l'empêcher de déborder !

Ils restèrent encore quelques minutes ainsi, à se regarder dans le blanc des yeux en silence, puis finalement, Hiei bougea. Il se leva en grognant et se mis à épousseter ses vêtements avec des gestes vifs et précis. Ce simple mouvement fut le déclic pour Kurama. Il retrouva instantanément le contrôle de son corps et la première chose qu'il fit, ce fut de s'éloigner le plus possible du jeune homme. Il ramassa ensuite précipitamment ses affaires éparpillées sur le sol, tout en évitant consciencieusement le regard de Hiei. Pourtant, il savait que lui, ne lâchait pas des yeux. Il sentait son regard brûlant posé sur lui…

Kurama frissonna.

En deux secondes, tout fut ramasser et fourré pelle mêle dans le sac de toile. Et l'instant d'après, Kurama s'enfuyait. Non sans avoir au par avant, lancer un dernier « Gomen nasai ! » à Hiei.

Tout en courant, Kurama se mis à réfléchir.

Bon, ce coup-ci il devait bien l'avouer, il n'avait pas vraiment agi avec une grande dignité… Ni même avec un discernement exemplaire… --' Et puis… s'enfuir devant un élève, ce n'était pas vraiment la meilleure façon d'affirmer son autorité. Mais bon… Pour une fois, ça pouvait bien passer !

Bien que son ego en ait pris un coup, Kurama se sentait soulagé. Très, très, très soulagé. Il n'aurait pas pu supporter le regard de Hiei une minute de plus, ça il le savait. Pas plus que la pression que ce dernier avait exercer sur lui d'ailleurs...

Kami-sama… Si on m'avait dit qu'un jour, quelqu'un me ferait un effet pareil je ne l'aurais pas cru ! Quelle horreur ! J'ai l'impression d'être aussi rouge que la vielle coccinelle de ma grand-mère !

Il ne fallut ensuite que quelques minutes supplémentaires à Kurama pour qu'il trouve – enfin - le locale 12. Cette fichue classe qu'il cherchait déjà avant sa rencontre plutôt...brutale avec Hiei.

C'est pas trop tôt ! èé

Kurama ouvrit donc la porte coulissante d'un coup sec et il pénétra dans la pièce comme un boulet de canon. Il était complètement essoufflé, aussi ses mains vinrent se crisper sur ses genoux et ses jambes fléchirent sous son poids. Le jeune professeur resta un long moment ainsi, à regarder le sol en essayant de reprendre son souffle et de calmer les battements désordonnés de son coeur.

Au bout de quelques minutes, il se redressa enfin. Bien sur, il haletait encore un peu et un point de côté des plus douloureux lui vrillait toujours les côtés, mais son rythme cardiaque s'était calmé. Il se traîna donc vers son bureau et y jeta négligemment ses affaires sous le regard ébahit des étudiants.

- Sensei ? Est-ce que… Est-ce que ça va ? demanda une élève d'une voix inquiète.

- Euh… Oui. Oui, ça va, répondit Kurama le souffle encore un peu court. Pourquoi cette question ?

- Et bien… Parce que vous êtes tout rouge ! xD répondit la jeune fille en riant de bon coeur.

La réponse de Nanami eut pour effet de faire rougir Kurama encore un peu plus, si toutefois c'était possible… Alors… Ce n'était pas qu'une impression ?! Non, apparemment, il avait bel et bien une jolie couleur carmine plaquée aux joues.

- Kyaaa ! Trop Kawaii ! s'écrièrent plusieurs filles en voyant leur professeur rougir à vue d'œil.

- Oui euh… bon. On… On va… Euh… Prenez votre manuel p 255 et lisez le chapitre 2. Une fois cela fait, vous commencerez à en faire le résumé. C'est long, donc je vous préviens tout de suite, ce sera à terminer pour lundi, donc activez-vous !

- Oooh on travail déjà ? protesta une petite blonde avec une moue déçue.

- Et oui ! Vous croyez quoi vous ? Que je suis ici pour vous taper la discute ? Et bien au risque de vous décevoir, ce n'est absolument pas ça, alors on se bouge ! répondit Kurama avec un petit sourire.

A ces mots, tous se mirent au travail sans rechigner d'avantage.

Eh ben, on pouvait dire qu'il avait de la répartie le prof ! Il ne faisait pas ça dans la dentelle, ça c'est sûr… Mais bon, il fallait bien admettre qu'il avait du style.

De son côté, Kurama lui, se remettait doucement de sa rencontre plutôt mouvementée avec Hiei.

L'heure de cours se passa dans un calme olympien. Les étudiants travaillaient en silence, absorbés par leur tâche et Kurama somnolait sur son bureau. Il repensait encore et encore à cette rencontre dans le couloire, sans pouvoir la sortir de sa tête. Et puis… Il appréhendait toujours plus l'heure où il donnerait à nouveau cours dans la classe de Yusuke et Keiko.

- Bon… Vous pouvez ranger vos affaires. Ceci est à terminer pour lundi sans faute.

- Oui… répondirent les étudiants d'une voix morne.

Alors que tous commençaient à ranger leurs affaires, la cloche retentit dans le couloir. Aussitôt, un grand bruit s'éleva dans tout le bâtiment. C'était un mélange de raclement de chaises, de bruits de pas et de discussions animées ponctuées de rires. Kurama sourit, une fois que la cloche sonnait la fin d'un cours, c'était comme si l'école toute entière sortait de sa léthargie et qu'elle s'agitait de toute part !

- Bon, au revoir ! A lundi tout le monde ! dit-il à l'intension de ses élèves avant de quitter la classe.

- A lundi sensei ! répondirent en cœur les étudiant.

Kurama se dirigea machinalement vers la salle des professeurs pour aller dîner. Cette fois, il avait pris la peine de demander à un élève de lui indiquer la direction avant de se perdre encore une fois. Il était songeur, aussi il ne répondait que très mollement aux nombreux élèves qui le saluaient dans les couloirs.

Voilà déjà une matinée de passée… Décidément, le temps filait à une vitesse ahurissante. Il avait juste eut le temps de se mettre dans le bain que déjà, la matinée se terminait… En fin de compte, ça n'avait pas été trop mal… Il s'en était même plutôt bien sortit ! Peut-être s'était-il monté la tête pour rien ? Enfin, c'est vrai qu'il n'avait pas fait grand-chose à par discuter… Il ne pouvait donc pas encore savoir s'il s'en sortirait pour les cours.

A part faire connaissance avec les élèves et leur expliquer brièvement ce qu'il comptait faire avec eux jusqu'à la fin de l'année, Kurama n'avait pratiquement rien fait. Mais bon, il faut bien commencer par quelque part, non ? Enfin, avec la dernière classe, il avait quand même travaillé un peu. Ce qui était plutôt normal, vu qu'ils avaient cours de français deux heures de suite.

Sortant de ses réflexions, Kurama se rendit compte qu'il était arrivé à destination. En effet, au-dessus de la porte coulissante qui se trouvait devant lui, était fixé un écriteau blanc où était inscrit en lettres noires « Salle des Professeurs ». Kurama posa la main sur la porte et l'ouvrit doucement. Il pénétra dans la pièce et rougit violement en remarquant que tous les regards étaient braqués sur lui.

Après tout, il fallait s'y attendre ! N'était-il pas le « nouveau » ?

- Konnichiwa… marmonna Kurama à l'intension de ses collègues, sans se départir de sa jolie couleur carmine.

- Konnichiwa ! répondirent les autres avec plus ou moins d'entrain.

Alors que Kurama s'installait seul à une table, une jeune femme l'interpella. Elle était plutôt petite. Ses cheveux ébène étaient coupés courts et derrière ses lunettes brillait un regard vert pétillant de malice. Elle était plutôt jolie et semblait sympathique.

- Minamino-san ! Venez ici voyons ! Vous n'allez quand même pas manger tout seul dans votre coin ?! On va vous faire de la place ! Allez, poussez-vous ! déclara-t-elle d'un ton joyeux.

- Mais euh… Je… Je ne veux pas déranger ! répondit vivement Kurama.

- Déranger ? Mais vous ne dérangez pas du tout voyons ! Arrêter un peu de discuter et venez vous asseoir. Comme ça, vous pourrez nous raconter cette première matinée ! poursuivit la jeune femme d'un ton presque maternel.

- Hai…

Kurama n'eut pas d'autre choix que d'aller s'asseoir avec les autres. L'invitation de la jeune femme était plus un ordre qu'une proposition… Il s'assit donc à leur table, se retrouvant comprimé entre la brune et un vieux bonhomme à la mine renfrognée.

En voilà un qui aime son métier ! pensa Kurama, sarcastique.

- Je me présente ! Je m'appel Nastuko Tomoda, mais tu peux m'appeler Nastuko. Je suis professeur d'histoire. Le vieux grincheux à ta droite, c'est Kai Segachi. Il enseigne les maths, poursuivit la jeune femme une fois que Kurama fut installé.

- Ah euh… Enchanté ! répondit ce dernier avec un sourire.

Natsuko se fit ensuite un devoir de lui présenter tous les professeurs présents. De son côté, Kurama respirait. Il avait eut peur d'être ignoré par les autres professeurs du lycée. Après tout, c'était déjà arrivé dans certaines écoles… Mais heureusement pour lui, ils étaient tous très gentil. Et le plus amusant, était très certainement l'attitude que les femmes avaient envers lui. Elles le couvaient d'un œil maternel et lui parlaient avec douceur, comme s'il s'agissait d'un enfant en bas âge. Kurama se sentait léger, il s'avait qu'il pourrait toujours compter sur elles en cas de problèmes et il devait bien l'avouer, ça le rassurait beaucoup plus qu'il ne voulait bien se l'avouer.

- Alors ? Cette première matinée, comment ça s'est passée ? demanda avidement Natsuko.

- Hum… Pas trop mal dans l'ensemble. Demo… répondit Kurama la mine rêveuse.

- Demo ?

- Il… Il y a un garçon. Un garçon très…étrange dans une de mes classes. Il s'appel…

- Hiei, termina Natsuko à sa place, sur un ton désinvolte.

- Comment… Comment tu sais que c'est de lui que je parle ? l'interrogea-t-il effaré.

- Facile, c'était évident, répondit-elle sans lui donner plus de précision.

Les minutes qui suivirent leur dialogue s'écoulèrent dans un silence complet. Tous semblaient perdus dans leurs pensées. Ils étaient égarés sur un chemin différent, mais Kurama savait très bien qu'au finale, tous menaient à un même point. Il n'était pas bien difficile d'imaginer à quoi ils pensaient tous. Ou plutôt, à qui.

Kurama observa leurs visages tour à tour. En tout cas, si une chose était certaine, c'est que les réactions divergeaient… Sur certains visages il voyait de l'amertume, du dépit. Sur d'autres, c'était surtout la colère qui transparaissait. Et puis, il y avait de la peur. Beaucoup de peur. Surtout chez les femmes. Natsuko elle, semblait plutôt exalté, aussi Kurama vint à penser que cela devait être une femme un peu à part… xD

Quelques minutes passèrent encore ainsi, dans un silence absolu, jusqu'à ce que la voix grave de Kai les sorte de leur réflexion. En un instant, tous les regards se braquèrent sur le vieux professeur et ce dernier eut un sourire satisfait.

- Tu n'as pas de chance mon p'tit ! Commencer sa carrière avec un gars comme Hiei dans sa classe, c'est comme si on t'assassinait professionnellement ! déclara-t-il sur un ton désolé.

- Kai ! Arrête ça, tu veux ?! Tu vas lui foutre la pétoche ! gronda Natsuko.

- Je ne fais que dire la vérité… A cause de Hiei, au moins trois professeurs de cet établissement ont fait une grave dépression. Sans compte le nombre incalculable de stagiaires qu'il a dégoûté du métier ! Moi je vous le dit : il est pourri jusqu'à la moelle ce gamin, on peut rien en tirer ! C'est un vrai démon ! On se demande bien comment il est arriver en dernière année… Et d'ailleurs, c'est tant mieux ! Vivement qu'il dégage d'ici ce vermisseau, il ne fait que ternir la réputation de notre école, déclara-il sous les approbations des autres professeurs.

- Kai ! Comment peux-tu dire une chose pareille ! s'indigna vivement Natsuko alors de ce dernier haussait les épaules. Kurama, j'espère qu'il ne t'a pas trop fait peur…

- Euh… Pour dire vrai, si, un peu quand même… répondit ce dernier avec un petit sourire crispé.

Ce Hiei… C'est un monstre ou quoi ? Ola la ! Je suis foutu moi !

- Tu sais… Il n'est pas si horrible que ça… C'est juste que personne n'a encore trouvé la bonne méthode. Même pas moi, donc tu vois... poursuivit-elle la mine songeuse. Hiei, c'est un garçon très secret et vraiment très étrange, mais je crois qu'il faut juste savoir s'y prendre. Une fois qu'on aura trouvé le bon bouton où appuyer, ça ira tout seul… Mais en attendant, c'est vrai qu'il est impossible !

- Ah… répondit Kurama pas rassuré pour autant.

- Ou peut-être que c'est en fonction des gens… Il n'a encore trouvé personne qu'il lui inspirait confiance ou qui lui plaisait... En fait, je ne sais pas trop… Mais en tout cas, s'il est comme ça ce n'est pas entièrement sa faute. Tu sais, il a traverser d'énormes épreuves durant son enfance. Et encore, on en sait que très peu sur lui ! poursuivit la jeune femme.

- Quelles genre d'épreuves ? demanda vivement Kurama, curieux de savoir par quoi le jeune homme avait bien pu passer.

- Et bien… Tout d'abord, Hiei est orphelin. D'après le peu que je sais, ses parents on été assassinés sous ses yeux. Ne me demanda pas pourquoi, je n'en sais rien, mais toujours est-il que c'est déjà un fameux traumatisme pour un gosse. De plus, il a une petite sœur, mais il en a été séparé juste après l'incident. Il ignore où elle se trouve et elle, elle était trop jeune pour se rappeler de lui. Maintenant, elle doit juste savoir qu'elle possède un frère, quelque part dans ce monde… A présent, il vit seul dans un petit appart' miteux, faute de moyen.

- Il n'a pas de tuteur ? Il ne vit pas dans un foyer d'accueil ? demanda Kurama.

- Si, il a une tutrice, c'est une tante au 3ème degrés ou un truc du genre. Mais elle vit très loin d'ici. Elle lui envoie de l'argent chaque mois, mais je crois que c'est juste assez pour vivre décemment, elle est du genre radine la mamy, si tu vois ce que je veux dire... D'après les papier qu'on a, elle le finance jusqu'à ce qu'il ait finit ses études secondaires. Après, il sera majeur, donc elle estime qu'il devra donc se débrouiller seul. Bonjour la solidarité familiale, hein ! –' Donc, tu vois… Hiei à quand même des circonstances atténuantes…

Une fois que Natsuko eut finit de parle, pour la deuxième fois, le silence fut total dans la pièce. Beaucoup se sentaient à présent honteux d'avoir approuver les dires de Kai. Ils avaient tous un peu trop tendance à oublier les malheurs de Hiei pour s'apitoyer sur leur condition de pauvres-petits-professeurs-persécutés-par-ce-sale-gosse-de-Hiei et selon Natsuko, c'était regrettable.

De son côté, Kurama lui, était complètement bouleversé par ce qu'il venait d'entendre. Comment Hiei pouvait-il encore resté si digne et fier après tout ça ? Comment même pouvait-il vivre ? A sa place, il serait sûrement mort de chagrin… Ou il n'aurait tout simplement pas eut la force de s'en sortir seul… C'était injuste, terriblement injuste !

Kurama n'avait pas pitié. La pitié, il détestait ça. Il détestait la voir dans les yeux des autres quand leur regard se posait sur lui, alors il l'avait rayé à jamais des siens. Il avait toujours trouvé que c'était un sentiment immonde et salissant.

Non, il n'éprouvait aucune pitié, juste une profonde compassion pour Hiei. Ses malheurs l'attristaient vraiment et il avait envie de faire quelque chose. Pas pour se donner bonne conscience ou un truc du genre, non. S'il pouvait le soulager un peu, rien qu'un tout petit peu, alors il le ferait. Tout comme il le laisserait en paix s'il jamais Hiei n'acceptait pas son aide. Pas d'indifférence, pas de sermons inutiles ou d'insultes, juste du respect.

La reste du temps de midi se passa sans autres incidents notoires. Nastuko, qui s'était prise d'affection pour Kurama, passa son temps à discuter avec lui tout en dévorant un énorme bento (qui par la suite, se révéla prévu pour quatre personnes ). Kurama découvrit bien vite que la jeune femme était pourvu d'un sacré sens de l'humour et qu'elle se révélait être une fille ouverte et agréable. C'est donc les larmes aux yeux et les côtes douloureuses à force de rire, que Kurama quitta la salle des professeurs quand la cloche sonna.

----

- Ohayo minna-san ! lança Kurama en entrant dans la classe de Yusuke.

- Ohayo sensei ! répondirent en cœur les élèves.

- Ohayooooo senseeiiiii ! hurla ensuite Kuwabara en faisant de grand geste à l'intension de son cher amour.

Se mordant la langue pour ne par rire (alors que dans la classe les étudiants eux, ne se gênaient pas xD), Kurama alla déposer ses affaires sur son bureau.

Du côté des étudiants, Kuwabara se faisait copieusement taquiner par les filles, sur son soi-disant « amour » pour le prof. Apparemment, vu sa tête, elles ne le considéraient pas comme un rival potentiel, aussi elles restaient enjouées et Kuwabara pouvait plutôt s'en estimer heureux !

- Bon, je sais que c'est votre dernière heure de cours, c'est la mienne également, mais on va quand même travaillé. Vous avez pris beaucoup de retard sur le programme que votre ancien professeur avait établit, donc il va falloir gazer… Mais tout d'abord, il faut que je vous parle de quelque chose… déclara Kurama avec un sourire mystérieux, piquant au vif la curiosité des élèves.

- Quoi donc senseeiiiii ?

- Eh bien, je pensais diviser les points de la dernière période - la période de juin donc - en deux parties. Les travaux « normaux » compteraient pour 3/4 des points et pour le quart restant, je comptais coter le « projet ».

- Le « projet » ? Quel projet ? demandèrent les étudiants, intrigués.

- Et bien, c'est là qu'est l'astuce. Je vous propose de préparer un projet commun à toute la classe et de le présenter aux autres classes de l'établissement. Et ce dernier sera coté, répondit Kurama avec un sourire.

- Un projet commun à toute la classe… Hum… Comme une pièce de théâtre par exemple ? demanda Keiko.

- Oui, exactement ! répondit-il, fier de sa cousine.

Elle a toujours été vive d'esprit ! pensa Kurama en lui souriant affectueusement.

- Alors… qu'est-ce que vous en pensez ? demanda-t-il un peu anxieux tout de même. Il n'était vraiment pas sûr que sa proposition plairait aux élèves…

- …

- …

- C'est… C'est génial comme idée ! s'écria alors une jeune fille, toute excitée.

- Oui ! Je suis entièrement d'accord ! renchérit une autre.

- Ca peut être marrant, reconnu Yusuke avec un clin d'œil.

En quelques minutes, tous manifestèrent bruyamment leur opinion et ce, dans la cohue la plus générale. Kurama se mis à rire devant autant d'enthousiasme, heureux que son idée ait tant de succès. Cependant, il eut un petit pincement au cœur en remarquant Hiei, assis dans son coin, les yeux tournés vers la fenêtre. Il semblait tellement s'ennuyer…

Comme s'il avait sentit le regard de Kurama posé sur lui, Hiei tourna ses beaux yeux rouges vers le jeune professeur. Ce dernier sentit aussitôt un frisson lui parcourir l'échine, aussi il détourna précipitamment la tête, les joues rouges. Ce faisant, il ne vit pas un petit sourire amusé étirer les lèvres de Hiei.

Kami-sama… Mais je vais pas bien moi ! Qu'est-ce qui me prends ?! Pourquoi je rougis toutes les cinq minutes comme ça ?! C'est ridicule bordel ! JE suis ridicule ! Allez, reprends-toi mon vieux ! s'énerva-t-il mentalement.

- Donc, je vous laisse une semaine pour vous concerter et choisir sur quoi portera votre projet, poursuivit-il les joues encore un peu roses. Une fois que vous aurez choisit, venez m'en parler, on montera tout ça ensemble.

- Hai ! répondirent-ils tous en cœur.

- Bon, maintenant que c'est fait, on va pouvoir bosser un peu… On va commencer avec quelque chose d'agréable, déclara-t-il avec un petit sourire sadique. Une dissertation !

- Oh nooonnnn ! gémirent les étudiants.

- Oh que si ! Mais je vous préviens tout de suite, c'est pas moi qui ais choisit le sujet. Votre dissertation portera sur « la peine de mort ». Vous commencerez par un résumé de l'historique de la peine de mort. Ensuite, les différentes thèses existantes illustrées avec des pourcentages. Les différences d'opinion et leurs arguments respectifs et ensuite, vous terminerez par votre propre avis. Bien entendu je veux que vous argumentiez. Deux pages minimums. Je vais maintenant vous distribuer de la documentation photocopiée, mais bien entendu, rien ne vous empêche de faire des recherches supplémentaires !

- Pfff… soupirèrent les jeunes en sortant leurs affaires.

- Ah et oui, j'allais oublier : bon travail à tous !

Alors que les étudiants sortaient leurs stylos et leurs blocs de feuilles, Kurama passait tranquillement entre les tables pour leur distribuer la documentation. Quand ce fut le tour de Hiei, Kurama ne pu réprimer un frémissement en déposant les feuilles sur son banc. Il évita consciencieusement de croiser son regard rouge et continua sa tâche en essayant de paraître le plus naturel possible. Une fois toutes les feuilles distribuées, Kurama alla s'asseoir à son bureau. Il observa ensuite un long moment les élèves travailler en silence.

Keiko lisait les documents avec application. Yusuke lui, les survolait. Au banc d'à côté, Kuwabara lisait lui aussi, avec un air extrêmement concentré et il fluorait même certains passages du texte. Kurama sourit : et dire qu'on l'avait décrit comme un cancre de la pire espèce !

Quelques élèves gribouillaient des notes sur une feuille blanche, d'autres réfléchissaient en machouillant leur crayon, mais tous semblaient très impliquer dans leur tâche et cela fit plaisir à Kurama. Tous ? Non, presque tous… Hiei lui, regardait toujours par la fenêtre, sans se préoccuper des feuilles posées devant lui. Kurama se mordit la lèvre inférieure. Que devait-il faire dans cette situation ? Comment s'y prendre pour le faire travailler ? Il n'en avait strictement aucune idée !

- Hum… Euh… Hiei ? Tu ne travailles pas ? demanda-t-il d'une voix hésitante. C'est un travail coté tu sais…

- Hn… répondit ce dernier, toujours aussi bavard.

- Laissez tomber sensei. Hiei est un cas désespéré ! Faut l'ignorer et le laisser dans son coin, déclara une petite brune avec mépris.

Hiei ne pris même pas la peine de répondre. Kurama lui, ne savait plus quoi faire. Aussi il préféra laisser tomber, du moins, pour cette fois.

L'heure passa vite, très vite. Pour les étudiants comme pour Kurama d'ailleurs. Le temps semblait leur filer entre les doigts comme le ferait des grains de sable et quand la cloche sonna, tous écarquillèrent les yeux, laissant échapper un « déjà ? » étonné.

- Bon, vous pouvez ranger vos affaires, dit Kurama en rangeant les siennes dans son sac. Bon week-end à tous et à lundi ! poursuivit-il ensuite en sortant de la classe.

- A vous aussi sensei !

----

Kurama s'écroula sans aucune grâce dans son divan. Il s'allongea doucement, étirant par la même occasion ses muscles endoloris. Un de ses bras vint se placer en travers ses yeux, pour atténuer un peu l'agression de la lumière et de l'autre main, il déboutonna deux boutons supplémentaires de sa chemise. Il ne pu s'empêcher de soupirer d'aise, tant il était bien.

Eh ben, il n'allait pas la faire longue aujourd'hui… Il avait à peine terminé de manger et de faire la vaisselle et pourtant, il n'avait déjà plus qu'une envie : monter se coucher ! Il ne pensait pas que cette première journée de travail le fatiguerait autant !

Enfin, c'est pas grave, demain c'est Samedi ! pensa-t-il en souriant.

Alors qu'il somnolait doucement, savourant le calme de son appartement, la sonnerie du téléphone retentit dans le salon. Se redressant péniblement, Kurama grogna. Qui pouvait bien l'appeler à cette heure ? En tout cas, si c'était encore cet imbécile de Yusuke (il l'avait déjà appelé trois fois), il allait avoir de ses nouvelles lundi ! Et en prime, un accueil des plus chaleureux immédiatement !

Kurama se leva donc et se frotta les yeux. Il se dirigea ensuite vers le téléphone d'un pas lent. Etouffant un bâillement, il décrocha le téléphone et porta le combiné à son oreille droite.

- Allô ? Yusuke, c'est toi ? demanda-t-il vivement.

- Hum… Non, ce n'est pas Yusuke ! ricana la voix à l'autre bout du fil.

- Toi… souffla Kurama à présent totalement réveillé.

----

A suivre…

Voilà ! Le deuxième chapitre est bouclé ! J'espère que c'est pas trop mauvais et que vous ne serez pas trop déçu. J'ai fait de mon mieux. Et oui ! C'était bien Hiei que Kurama avait percuté ! Vous aviez raison ! Dans ce chapitre, on en sais un peu plus sur « mon » Hiei… Mais j'espère que j'ai pas fait quelque chose de trop mélodramatique… (si c'est le cas : Gomen nasaaiiii !)

Mais qui est la personne qui a téléphoné à Kurama ? Hum Hum… Mystère… xD

Bon ben… Merci d'avoir lu ! Bisous à tous !

Lexique :

Kami-sama : Mon dieu !

Gomen nasai : Désolé, pardon, excusez-moi.

Sensei : professeur

Kawaii : mignon(ne)

Konnichiwa : Bonjour

Demo : mais

Hai : Oui

Ohayo : Bonjour

Minna-san : Tout le monde

Bento : repas de midi au Japon (je crois)