Auteur : ValouX-chan
Origine : Yu Yu Hakusho
Genre : Yaoi, Romance, UA
Couple : Kurama – Hiei
Dislaimer : Ne sont pas à moi
Note : C'est ma toute première fic donc soyez trèèèès indulgent s'il vous plaît !
Note ² : Les prochains chapitres vont peut-être prendre un peu de temps à être postés, parce que je n'ai qu'une idée générale de ce qui va arriver dans ma fic… --' J'invente au fur et à mesure que j'écris, donc parfois l'inspiration n'est pas au rendez-vous… Et puis, il faut que je relise mon chapitre au moins quatre fois avant de le poster !
Sharo-Chan : Ola la ! rougit comme une tomate Après avoir lu ta review, il m'a bien fallut dix minutes pour m'en remettre ! Je vais attraper la grosse tête si tu continues comme ça ! xD Mais ça m'a fait très plaisir ! (Je ne suis pas habituée à tant de gentilles choses en même tant ! ) En tout cas, j'espère que cette fic continuera à te plaire, au moins autant que je m'amuse à l'écrire ! C'est drôle, tu me fais un peux pensée à une amie… --' Elle est du genre impulsive alors le « tu as du talent, foure toi bien ça dans la tête » elle me l'enfonce dans le crâne à coup de marteau… chuine dans son coin Non mais, plus sérieusement xD, j'ai un gros problème de confiance en moi et je sais que ça peut être agaçant pour les autres… (Gomen-nasaiii ! Je ferais des efforts promiiis ! ) C'est d'ailleurs pour ça qu'il m'a fallut un mois avant de me décider à poster mes fics sur FF… --' Enfin, bref ! De toute façon, après tant de gentilles choses, je ne peux que faire de mon mieux pour pas te décevoir ! Donc, merci encore pour ta review, elle m'a vraiment fait très plaisir !
PS : Gomen ! L'orthographe et moi, on a longtemps été fâchées ! Mais j'essaye quand même de m'améliorer (c'est pas vraiment facile… --'). Honte sur moi ! C'est vrai, salaud, ça s'écris pas salop ! Et je viens de remarquer que j'avais écris « tous en chœur » avec un « cœur » comme ça ! Quelle honte… Enfin… Au fait, si quelqu'un sait si on peu éditer un chapitre déjà poster, ce serait gentil de m'expliquer comment faire :p
Je ne peux pas m'empêcher de faire quand même un gros bisou à koorime, Ayumi-X et Shunelodie dont les reviews m'ont fait très plaisir également ! Merci à vous trois !
Chapitre 4 :
Les week-ends, Hiei n'aimait pas ça. Enfin, pas plus que les autres jours de la semaine… Les week-ends, c'était chiant… Le plus souvent, il passait son temps dehors, à traîner dans la rue. Il ne pouvait pas rester dans le taudis qui lui servait d'appartement, car ça le rendait fou. Parfois, il grimpait dans un des grands arbres de « Tokyo Parc » pour pioncer quelques petites heures. Le temps semblait passer tellement plus vite quand il dormait…
En fait, ce que Hiei détestait surtout le week-end, c'est qu'il n'avait rien à faire. Et comme il n'allait certainement pas se mettre à faire ses devoirs ou un truc du genre, il se faisait chier pendant deux jours… Pas que l'école ça l'amusait beaucoup plus, mais au moins, là, il y avait quelque chose à faire ! Emmerder cette bande de cons qui s'autoproclamaient Dieu-Tout-Puissant et, accessoirement professeurs, était par exemple, une de ses activités favorites…
Et puis…
Et puis à l'école, il y avait aussi le « nouveau »… Celui avec ses longs cheveux rouges et ses grands yeux verts. Lui, il était particulier… C'était un mec, pourtant il rougissait comme une tomate et détournait les yeux à chaque fois qu'il croisait son regard…
Sans trop savoir pourquoi, Hiei s'était rendu compte qu'il aimait voir apparaître ces rougeurs sur les joues pâles du professeur. Et il aimait encore plus savoir qu'il en était la cause ! Oui, ce gars était vraiment trop drôle ! Il ressemblait à s'y méprendre à une gonzesse et virait au coquelicot presque aussi vite que Nanako, la fille la plus timide que Hiei n'ait jamais rencontrée.
Enfin… pensa-t-il en soupirant d'ennuis.
Pour tuer le temps, Hiei avait décidé de dormir une bonne partie de l'après-midi et ça avait plutôt bien marché, vu que quand il avait ouvert les yeux, la soirée était déjà bien entamée… Il décida donc de rentrer chez lui. De toute façon, il n'avait rien d'autre à faire…
Tout en marchant, Hiei laissa divaguer ses pensées.
Tokyo était une sale ville… Il le savait, parce qu'il habitait ici depuis son enfance. Les rues commerçantes, elles étaient sûres, mais dés qu'on s'aventurait dans les petites ruelles adjaçantes, les ennuis se pointaient à la vitesse de l'éclaire. Et particulièrement, quand on était une femme…
Même les mecs avaient parfois peur de s'aventurer dans ces rues. Ce qui n'était absolument pas son cas. Et puis lui, il était…un peu à part. En effet, les différentes bandes de Tokyo qui traînaient dans ces ruelles sordides, lui vouaient presque un culte. Jamais elles ne s'en prendraient à lui, même pour tout l'or du monde !
En fait, seuls les mecs désespérés qui voulaient mettre fin à leurs jours ou encore les parfaits imbéciles osaient provoquer Hiei… Bien sur, ça n'avait pas toujours été ainsi. Mais à force d'envoyer à l'hôpital toute personne lui tapant un peu trop sur les nerfs, Hiei s'était forgé une certaine réputation. Aussi, il était un des rares à prendre les petites rues de Tokyo avec un air décontracté…
Le brun s'engouffra donc dans l'une d'elle en baillant. Il était encore un peu assommé par sa longue sieste. Hiei marcha quelques mètres, mais il s'arrêta bien vite, fixant avec attention le bout de la rue. A cette distance, il ne distinguait pas grand-chose… Juste des ombres et des sons étouffés, mais il était sûr d'une chose, il y avait de l'agitation pas loin…
Encore une agression, constata Hiei avec ennuis.
En effet, quatre jeunes hommes venaient de plaquer violement une cinquième personne au mur. Il s'agissait d'une femme, il voyait ses longs cheveux sombres bouger à chacun de ses mouvements.
Hiei soupira : elle était idiote cette fille ou quoi ? S'aventurer par ici c'était du suicide pour une nana… Franchement, qu'elle idiote ! C'était bien fait pour elle, tient !
Le jeune garçon reprit donc sa marche, sans ce soucier d'avantage du sort de la pauvre jeune fille. Hiei avait pour principe de ne jamais ce mêler de ce qui ne le concernait pas. Sauf s'il pouvait en tirer un quelconque profit, bien entendu… Que ce soit femmes, enfants ou même petites mamys, Hiei n'intervenait jamais dans une agression. Après tout, c'était pas ses affaires...
D'ailleurs, en l'apprenant, les bandes des environs avaient été extrêmement soulagées ! Si Hiei s'était mis à jouer les justiciers, elles étaient mal… Très, très mal ! Mais heureusement pour elles, le jeune homme n'avait jamais rien fait de la sorte.
En fait, Hiei se foutait pas mal de ce qui pouvait arriver aux autres. Tant que ça ne l'atteignait pas personnellement… Cela peut peut-être paraître cruel comme raisonnement, mais la vie lui avait appris très tôt de se mêler de ses affaires et de se soucier uniquement de lui-même.
C'était triste, mais nécessaire pour sa propre survie.
Un peu plus loin, celui qu'il avait identifié comme étant Kaidôh – un pervers doublé d'un salaud - s'acharnait sur la pauvre fille. Après lui avoir retourner son paquet, il lui avait arraché son portefeuille…
Hum… Apparemment y'a pas assez… pensa Hiei en le voyant s'énerver comme un con sur le pauvre portefeuille.
Il marcha encore quelques mètres, puis s'arrêta une nouvelle fois pour observer la scène qui se déroulait un peu plus loin. C'est à ce moment là qu'il le reconnu…
Impossible, pensa-t-il estomaqué, cela ne peut quand même pas être lui !
Mais pourtant si. Il n'y avait aucune erreur possible.
En vivant à Tokyo depuis tout ce temps, Hiei en avait vu des gens spéciaux aux cheveux de couleurs plus délirantes les unes que les autres, mais c'était bien la première fois qu'il voyait ce rouge… Cette couleur de cheveux, ce roux si particulier, il semblait avoir été spécialement créé pour lui… Ce rouge semblait unique et il le reconnaîtrait entre mille. Mais… Comment… ? Comment s'était-il fourré dans cette galère ? Oô
- T'sais, on est un peu à sec mes potes et moi, commença alors Kaidôh de sa voix traînante, et tu vois, tes petites économies ne nous on pas beaucoup aidées… Mais c'est pas grave, t'es mignon et vachement bien foutu, tu vas nous payer tout ça en nature… N'est-ce pas, les mecs ?
- Ouai ! répondirent en chœur les trois autres cons.
Hiei était paralysé. Plus encore que la scène qui se déroulait devant lui, plus encore que les mains de Kaidôh qui courraient sur le corps du roux, c'était sa propre hésitation qui l'ébranlait. Pourquoi… ? Il avait dépassé des tonnes femmes qui se faisaient agressées de la sorte sans jamais leur venir en aide, sans même leur accorder un regard. Hiei n'en était pas fier, mais il n'en gardait aucun remord… Alors pourquoi avait-il une hésitation cette fois-ci ? Pourquoi ?! Pourquoi ne pouvait-il pas passer devant lui et l'ignorer, comme les autres ?
Ce fut le bruit caractéristique d'une chute qui sortit Hiei de ses pensées. En effet, quand il se tourna vers le petit groupe, il s'aperçut que Kaidôh était à terre. Il avait les dents serrées de douleur et la crispée sur sa joue.
Hum… Il a un bon crochet du droit le rouquin ! apprécia Hiei avec un petit sourire.
Il vit ensuite le jeune professeur essayer de s'enfuir, mais c'était sans compter les deux bouledogues à la botte de Kaidôh. En un instant, le roux fut maîtrisé. Le « chef » comme il aimait se faire appeler, se releva bien vite et envoya au professeur un violent coup de poing dans le ventre.
Kurama s'effondra. Mais Kaidôh n'en avait pas finit, ça, Hiei le savait… Il savait aussi parfaitement comment tout cela allait se terminer…
Déjà, Kaidôh relevait le beau visage du roux et le parcourait de ses lèvres… Dans les yeux de Kurama, Hiei pouvait lire la peur, mais surtout un dégoût immense, une répulsion sans limite pour cet homme qui le touchait de ses mains froides et sales…
De son côté, Hiei ne comprenait pas son trouble.
Pourquoi c'était différent avec lui ? Pourquoi il ne supportait pas ces mains sur son corps, ces lèvres sur les siennes ? Pourquoi ?! Hiei sentait monté en lui une colère immense. De la colère, de la haine envers Kaidôh, mais aussi…de la jalousie ?
Non, impossible !
Et pourtant, il mourrait d'envie de se jeter sur Kaidôh et de lui faire payer ses gestes vulgaires. Son sang bouillait de rage dans ses veines, mais Hiei se retenait de toutes ses forces. Bordel, pourquoi s'était différent ? Pourquoi ça…faisait si mal ? Il ne comprenait pas… Il ne comprenait vraiment pas !
Et puis finalement, un glapissement de douleur attira son attention, juste à temps pour voir cet enfoiré de Kaidôh envoyer valser la tête du roux contre le mur…
Le bruit du choc fut monstrueux… Un fracassement horrible. Et puis tout ce sang… Un flot de liquide aussi rouge que ses yeux inondait à présent le beau visage du professeur.
Hiei serra les dents de rage. Il ne savait plus vraiment ce qu'il faisait, mais il était certain d'une chose : Kaidôh et sa bande allait le payer ! Et le payer très cher même !
Hiei s'avança vers eux, menaçant comme jamais. Ses yeux étincelaient de colère et ses poings étaient tellement crispés que ses phalanges blanchissaient.
- Lâche-le, ordonna-il sur le ton le plus glaciel de son répertoire.
Kaidôh obéit aussitôt et le corps de Kurama s'étala lamentablement sur le sol. Le professeur était inconscient. De son côté, Kaidôh sentait la peur monter en lui. Hiei… LE Hiei était là et il semblait être dans une colère noire… Pourtant, il ne se mêlait jamais des agressions… Pourquoi là il… ?
Oh mon dieu… J'espère que le beau gosse qui est à terre n'est pas un de ses proches, sinon on est mort ! pensa alors l'homme avec un long frisson.
- Hiei-sama… Pourquoi vous vous énervez ? On voulait juste en profiter un peu, on fait rien de mal… commença-t-il d'une voix mal assurée. Il est beau gosse, vous ne trouvez pas Hiei-sama… ? Allez, avouez qu'il est canon ! Si vous voulez, on partage… Hein ?
- Ne t'avise plus jamais de poser ne serait-ce qu'un doigt sur lui, c'est clair ?! répondit Hiei sur un ton menaçant.
- Ah… Ok, ok ! On s'excuse, on ne savait pas que vous le connaissiez… Bon… On…va s'en aller, hein les mecs ?
- Ouai ! répondirent vivement les trois autres en amorçant déjà leur fuite.
- Pas si vite ! répondit l'étudiant d'un ton cinglant. Vous quatre, vous allez le payer !
A ces mots, les quatre hommes se mirent à courir comme des échappés de prison vers le bout de la rue, essayant désespérément de fuir la terrible colère de Hiei. Mais ce dernier fut plus rapide. En un éclair, il les doubla ; leur coupant la route et par la même occasion, tout espoir de s'en sortir sans réels dommages…
Quand Hiei en eut finit avec eux, les quatre hommes n'étaient plus qu'un gros tas de membres ensanglantés… Ils faisaient presque pitié… Enfin, j'ai dit presque, car ce n'est certainement pas leurs nombreuses victimes qui vont aller les plaindre !
La colère qui avait guidé ses gestes quelques minutes plus tôt, s'était apaisée, laissant Hiei tout étourdis et presque vacillant.
Il fallut encore quelques minutes de plus à l'étudiant, pour qu'il puisse se calmer complètement et reprendre le contrôle de son corps. Une fois cela fait, il s'approcha du corps de Kurama resté étendu dans la poussière. Hiei grogna : le roux était toujours inconscient et l'hémorragie qu'il avait à la tête ne semblait pas vouloir s'arrêter…
Fouillant dans le portefeuille de Kurama, Hiei trouva finalement sa carte d'identité. Il ramassa ensuite les deux gros livres et les quelques yens éparpillés sur le sol, puis se tourna vers le roux. Doucement, il le souleva, passant un bras sous ses genoux et l'autre, dans son dos.
Immédiatement, la tête de Kurama vint se loger contre son épaule et le roux gémit doucement. Hiei grogna à nouveau, mais ne dégagea pas le poids reposant contre son épaule.
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Kurama revenait lentement à lui. Les ténèbres qui l'entouraient se dissipaient peu à peu et il avait l'impression que son esprit sortait enfin de son engourdissement forcé. Mais, bon dieu ! Il avait mal partout et sa tête était plus lourde que du plomb ! Elle le lançait horriblement et lui donnait la nausée.
Mais qu'est-ce qui m'est arrivé ? Où est-ce que je suis ?
Il ne se souvenait plus rien et la douleur qui lui vrillait les tempes n'arrangeait en rien son amnésie. Kurama sentait l'angoisse lui étreindre douloureusement le cœur, mais il s'obligea à ne pas céder à la panique. Il devait se calmer… Oui, voilà. Juste se calmer et attendre. Tout allait bien finir par lui revenir, non ?
Kurama resta ainsi encore quelques minutes, immobile dans la chaleur rassurante des draps, attendant en vain que la mémoire montre le bout de son nez. Il attendit patiemment et puis d'un coup, tout lui revient.
Tout se bousculait dans sa tête. Des sons, des images, des sensations…
Les évènements de l'après-midi lui revinrent un par un : Kuwabara et la librairie, l'agression dans la petite ruelle sombre, les lèvres froides et repoussantes qui parcouraient son visage… Et puis, la douleur… Une douleur saisissante, impitoyable.
Après, c'était le trou noir, le néant… Il ne se rappelait plus de rien. A part peut-être cette voix grave qui avait alors résonné dans la rue, juste avant que les ténèbres de l'inconscience ne l'engloutissent définitivement… Cette voix… A qui appartenait-elle ? Kurama ne l'avait encore jamais entendue, il en était presque certain…
Enfin… pensa Kurama avec un soupire intérieur, Je m'occuperais d'éclaircir ce point plus tard. Pour le moment, faudrait quand même que je sache où je suis… --'
Le professeur entreprit donc d'ouvrir les yeux. Lentement, ses paupières se soulevèrent de quelques millimètres, mais elles se refermèrent aussitôt. Kurama gémit doucement, incapable d'ouvrir les yeux tant la douleur qui s'emparait de sa tête était forte.
Bon dieu, mais c'est totalement impossible à faire comme truc ! pensa Kurama avec dépit.
Même la faible lueur qui régnait dans la pièce lui transperçait le cerveau !
Finalement, au bout du troisième essai, Kurama parvint enfin à ouvrir complètement les yeux. Doucement, il se redressa. C'était pénible… Il avait mal partout… Le roux enfouit son visage dans ses mains. La peau fraîche de ses paumes sur ses joues lui faisait tellement de bien… Il resta ainsi un long moment, attendant patiemment que la tornade qui dansait entre ses deux oreilles se calme un peu.
Après quelques minutes, Kurama releva la tête. Ses gestes étaient lents, comme si chacun d'eux lui demandaient un effort colossal. Le professeur balaya ensuite la pièce de son regard émeraude encore voilé de sommeil.
Mais… Ces draps… Ce lit… Il… En fait, cette chambre, c'était la sienne ! OÔ
- Mais comment je suis arrivé ici… ? s'interrogea-il à voix haute, perplexe.
- Grâce à moi, répondit alors une voix grave.
Kurama sursauta violement, manquant de ce fait de tomber de son lit. Il ne pu pas non plus s'empêcher de pousser un petit cri de surprise, peut-être un peu trop aigu à son goût, d'ailleurs…
De son côté, même s'il n'en laissait rien paraître, Hiei était mort de rire. Le cri que Kurama avait pousser quand il lui avait répondu était tellement...féminin ! C'était vraiment trop marrant !
Kurama se ressaisit et se redressa. Il jeta ensuite un regard circulaire à sa chambre, pour découvrir d'où venait la mystérieuse voix.
C'est là qu'il les vit… Qu'il le vit ! Deux rubis rouge sang le fixaient sans ciller. Hiei… Hiei était là, dans sa chambre ! Il était tranquillement assit sur le bord de la fenêtre, à quelques mètres à peine de lui. Il était si proche… Comment avait-il fait son compte pour ne pas le remarquer ?!
Kurama se sentit frissonner. Cette situation avait un goût de déjà-vu extrêmement agaçant… --'
Alors… La voix, c'était lui ? C'était vraiment Hiei ? Mais qu'est-ce qui avait bien pu se passé après qu'il se soit évanouit ? Et comment Hiei avait-il pu entrer dans son appartement ? Comment… Comment même avait-il pu savoir où il habitait ? Oô Tant de questions sans réponse qui se bousculaient dans sa tête, s'en était presque douloureux !
Bon… Arrête de penser pour le moment, ça vaut mieux, pensa Kurama. J'ai cas lui demander, ça sera plus simple… Oui, mais… D'un autre côté, c'est Hiei quoi ! Peut-être qu'il ne voudra pas me répondre… M'enfin, je peux toujours essayer, il va pas me manger ! Enfin… J'espère… --'
- Hum… Euh… Hiei ? Comment… ? Qu'est-ce qui… ? Enfin, euh… Je… Tu… Euh… tenta Kurama sans beaucoup de succès.
- Rah, tais-toi, tu me fatigues… répondit Hiei sans même daigner tourner la tête vers lui.
- Mais…
- Silence ! ordonna l'étudiant en plongeant son regard brûlant dans les yeux émeraude de Kurama.
- …
- Hn.
Kurama était déboussolé. Il devait savoir… Il voulait vraiment savoir ! Ses questions ne pouvaient décemment pas restées sans réponse ! Mais bon, maintenant, il n'osait plus rien dire. Même respirer lui semblait risquer. Pourtant, le regard que lui avait lancé Hiei n'était pas agressif…
Non, il n'y avait vraiment rien de ce genre dans le rouge de ses yeux. C'était juste… un ordre. Et en ce moment, Kurama ne se sentait vraiment pas la force de lui désobéir…
- Hn. Arrête de me regarder comme ça, j'vais pas te bouffer, déclara soudain Hiei avec exaspération.
Hiei avait toujours aimé être craint. Il aimait lire l'angoisse dans les yeux des autres quand leurs regards se posaient sur lui. Pourtant cette fois, il ne voulait pas que le professeur ait peur de lui. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne supportait pas l'appréhension qu'il lisait dans ses beaux yeux verts…
En fait, il voulait juste… Enfin, ce qu'il voulait c'était… Bordel ! Il ne savait pas ce qu'il voulait ! Et pourquoi il agissait comme ça avec lui ? Le pire, c'est qu'il ne le faisait pas exprès… C'est vrai quoi, après tout, il ne le connaissait pas ce mec ! Et il se foutait bien de ce qu'il pouvait penser de lui !
- Haï… répondit Kurama en baissant les yeux.
- Et prends pas cet air coupable, ça m'énerve ! répliqua l'étudiant d'un ton agressif.
- Ha…Haï… Go…Gomen nasai !
- Hn. Non, c'est rien, oublie…
- …
- Je suppose que tu voudrais des explications ?
Kurama acquiesça.
En fait, il n'avait pas vraiment peur de Hiei… Enfin si, un petit peu quand même, mais… Hiei semblait plus maladroit qu'agressif avec lui. Et puis, si l'étudiant l'avait secouru, il n'avait pas vraiment de raisons d'avoir peur de lui, non ?
- Hn… Quand je suis tombé sur toi, Kaidôh était en train de… de… Enfin bref, puis il ta tapé la tête contre le mur et tu t'es évanoui comme une gonzesse. Alors, j'les ai buté… Et comme tu pissais le sang, je t'ai ramené chez toi. J'ai fais un petit truc pour ta tête, mais je suis pas très doué pour ces choses là, donc…
- Oh, mais ce n'est pas grave ! s'empressa de dire Kurama. C'est très gentil de ta part de m'avoir aider !
Kurama se demandait bien comment il avait pu se débarrasser seul de quatre hommes… Sans compter que sur les quatre, il y en avait deux qui étaient moulés sur le modèle « tronc d'arbre »… Et pourtant, Hiei ne semblait pas être blessé. Il n'était même pas égratigné… Comment avait-il fait ?
Un autre détail sauta ensuite aux yeux du professeur.
Hiei ne le vouvoyait pas comme Kuwabara et les autres… Même cet abrutit Yusuke le faisait. Enfin seulement en cours, bien entendu. Et lui… Enfin, après tout ce n'était qu'un détail, pas vrai ? Et puis de toute façon, le vouvoiement, ça ne collait pas vraiment avec le personnage qu'était Hiei ! xD
- Et… Comment as-tu su où j'habitais ? Et comment as-tu pu entrer ? demanda Kurama, curieux.
- Ben… C'est simple, répondit Hiei, j'ai regardé ton adresse sur ta carte d'identité et les clefs de ton appart' était dans une des poches de ton manteau…
Kurama rougit légèrement et baissa la tête. En fait, il avait honte. Sa question était vraiment idiote… Elle n'avait pas lieu d'être vu que la réponse était plus que logique. Apparemment, le coup qu'il avait reçu sur la tête, l'avait un peu diminué question réflexion… --' Enfin, c'était toujours mieux que de se retrouver à l'hosto !
Le professeur entreprit ensuite de se lever. Doucement, il fit glisser au bord du lit ses jambes engourdies par l'immobilité. Il se leva ensuite, mais un peu trop vite au goût de son corps, encore meurtrit par l'agression.
Sentant la douleur lui monter à la tête comme une éruption volcanique, Kurama porta sa main à son visage et vacilla dangereusement.
Hiei agit instinctivement : il bondit de l'appuis de fenêtre où il était assis et se précipita sur le roux pour l'empêcher de s'effondrer. Kurama se retrouva donc plaqué contre le torse chaud de son élève, ne pouvant faire autrement que de s'agripper à lui pour ne pas tomber…
Le roux, dont les joues étaient déjà bien colorées, s'empourpra encore plus (si toutefois s'était humainement possible --') quand il sentit le bras puissant de Hiei lui enlacer fermement la taille pour le soutenir.
Ils restèrent un long moment ainsi, coller l'un à l'autre, car aucun des deux n'osait faire le moindre mouvement...
Hiei sentait son cœur battre la chamade et son sang cognait contre ses tempes en un rythme effréné. Il ne comprenait pas d'où venait la douce chaleur qui envahissait peu à peu son corps, mais il aimait ça. Kurama lui, était plus rouge que ses cheveux et il gardait la tête enfouie contre l'épaule de son élève, totalement incapable de bouger.
Ce fut pourtant lui qui brisa finalement le contacte physique : il s'écarta vivement du jeune homme, comme s'il craignait de le voir exploser d'une minute à l'autre. Il s'appuya ensuite contre l'armoire. Kurama avait les joues en feu, aussi il évita soigneusement le regard de Hiei quand il lui lança en balbutiant :
- Euh… Je… J'ai besoin d'une douche !
Le roux se précipita ensuite dans la salle de bain, claquant au passage la porte qui donnait sur sa chambre. Il s'y adossa, se laissant lentement glisser à terre. Kurama resta ainsi de longues minutes, immobile, attendant patiemment que son cœur cesse de cogner comme un fou dans sa poitrine et que son corps arrête de trembler…
Qu'est-ce qui lui arrivait ? Pourquoi donc rougissait-il comme une fille dés qu'il était en présence du brun ? Il avait l'air d'un parfait idiot... --' Et pourquoi la main chaude de Hiei posée sur ses reins, qui ne faisant que le soutenir, lui avait-elle fait un tel effet ? C'était…fou ! Il devenait fou !
Finalement, le professeur décida de prendre sa douche et d'oublier une bonne fois pour toute, toutes ces questions qui tiraillaient son esprit et qui lui donnaient la migraine. Il préférait fermer les yeux et ignorer son trouble.
De son côté, Hiei s'était allongé sur le lit de Kurama. Les bras croisés derrière la tête, il regardait le plafond en réfléchissant. Beaucoup de questions tournaient dans son esprit, mais il y en avait une qui revenait sans cesse : « pourquoi tout était-il si différent quand s'agissait de lui ? »
Pourquoi ? Bonne question ! Il ne comprenait vraiment pas… Et comme toutes les choses qu'il ne comprenait pas, ça l'énervait au plus haut point ! è.é
Hiei avait vraiment des réactions bizarres quand il s'agissait de Kurama…
Lorsqu'il avait vu Kaidôh poser ses sales pattes sur lui, il avait sentit une sorte de colère particulièrement féroce le submerger… Cette rage, c'était donc de la jalousie ? Bizarre… Vraiment bizarre. Habituellement, c'était un sentiment qu'il ne ressentait que très rarement… Alors pourquoi là…?
Parce que c'est lui… lui souffla une petite voix moqueuse tapie tout au fond de son esprit.
Hiei fronça les sourcils et chassa bien vite l'intruse, ignorant royalement sa remarque.
Et puis, quand Kaidôh avait blessé le roux, il était devenu comme fou ! Il s'était presque jeté sur eux ! Pourtant, ce mec il ne le connaissait même pas depuis deux jours… Et puis c'était son prof ! Il ne le supportait pas ce gars ! Qu'il crève, ça lui était bien égal ! è.é
Vraiment ? le nargua la voix.
A nouveau, Hiei l'ignora.
Et puis quand il avait faillit s'écrouler à terre, le rouquin lui était littéralement tombé dans les bras. Il avait été si proche de lui… L'espace d'un instant, Hiei avait sentit son souffle chaud et irrégulier caresser son cou… C'était si doux, mais tellement fugace…
Sa tête appuyée contre son torse, ses mains qui s'agrippaient presque désespérément à son T-shirt… Il avait aimé ça. Il aurait voulu que le rouquin ne quitte jamais ses bras, qu'il y reste lové pour l'éternité…
Hiei secoua vivement la tête et se baffa mentalement de toutes ses forces. Bordel, c'était quoi ces pensées romantiques à la con ?! C'était pas lui ça ! Franchement, il délirait complètement là ! Il fallait qu'il se reprenne ! ET TOUT DE SUITE !
Et puis de toute façon, il n'a vraiment rien pour lui ce mec. Absolument rien ! Si ce n'est peut-être son incroyable beauté…
C'est vrai qu'il était beau… Ca l'avait frappé quand Kurama était entré pour la première fois dans sa classe, il ne pouvait pas le nier. Oui, le professeur avait un charme fou. Pas étonnant que toutes les filles se mettent à soupirer comme des idiotes à son passage… --'
Hiei ferma les yeux, exaspéré. Ne plus penser… Ne plus penser à rien et surtout, surtout ne plus penser à lui ! Le brun espérait en être débarrassé en vidant son esprit de toutes pensées, mais l'image du professeur lui apparaissait encore et encore, toujours plus nette et précise…
Sa peau était pâle. Elle… Elle semblait tellement douce… Le roux n'était pas très grand, il fallait le reconnaître, mais on ne pouvait pas non plus dire qu'il avait la taille d'un nain…
Son corps était fin. Kurama semblait tellement fragile, tellement vulnérable… Hiei avait l'impression que si on le serrait un peu trop fort, il se briserait en mille morceaux. Quand on le regardait, on sentait immédiatement monter en soit une envie irrépressible de le protéger…
Ses traits étaient fins, presque raffinés. Ses lèvres… Ses lèvres appelaient inévitablement au baiser. Elles ressemblaient à deux pétales de roses et contrastaient avec la blancheur de sa peau. Hiei aimait aussi la couleur de ses cheveux. Elle était unique. Un rouge vivant, mais pas criard, qui tirait un peu sur le fushia. Des cheveux qui semblaient si doux… Comme la soie. Hiei aurait tant aimé passer ses doigts entre ses jolies mèches colorées. Même rien qu'une seule fois…
Et puis… Et puis il y avait ces yeux. De grands yeux émeraude, ourlés de longs cils noirs… On avait envie d'être regardé par ces yeux et on se sentait bêtement fier quand ils se posaient sur nous… Ses beaux yeux verts brillaient d'une gentillesse presque naïve. Jamais au part avant Hiei n'avait vu ça… Kurama était tellement…
En entendant l'eau de la douche s'arrêter, l'étudiant sortit brusquement de ses pensées et il sursauta. Se rendant compte du contenu très…enflammé de ses pensées, Hiei rougit violement.
Eh ben dis donc ! Le sujet « Kurama » te passionnes on dirait ! ricana la voix dans sa tête, particulièrement fière d'elle.
Quelques minutes plus tard, la porte de la salle de bain s'ouvrit sur un Kurama visiblement plus frais et mieux réveillé. Ses cheveux étaient encore un peu humides et sa chemise n'était pas complètement boutonnée, aussi Hiei évita consciencieusement de le regarder…
Le rouquin s'avança vers lui d'un pas hésitant.
- Euh… Il est tard… Tu habites loin d'ici ? demanda-t-il sur un ton qu'il voulait détendu.
- Hn. Assez, oui… répondit Hiei sans oser tourner la tête vers lui.
- Euh… Tu… Tu veux rester mangé et…dormir ici ? proposa Kurama d'une voix mal assurée. Il y a une chambre d'ami et comme je l'ai déjà dit, il est tard…
- Ouai, pourquoi pas…
- Ok, alors je vais aller préparer le dîner… Euh… Fait comme chez toi ! déclara le roux avant de sortir de la chambre.
Mais Kurama revint bien vite sur ses pas et il s'approcha à nouveau de Hiei, les joues légèrement colorées.
- Au fait… Je ne t'ai même pas remercié pour tantôt ! déclara-t-il.
- Hn, c'est rien…
- …
- …
- Merci, chuchota le roux, avant de s'éclipser.
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Hiei était assit sur une des quatre chaises qui entourait la grande table de bois que contenait la cuisine de Kurama. Le repas – qui était de loin la meilleure chose que Hiei ait mangé depuis longtemps - était terminé depuis un petit moment et à présent, l'étudiant regardait son professeur faire la vaisselle d'un air presque fasciné.
Comment ce mec arrivait-il à faire toutes ces choses emmerdantes au possible, avec autant de grâce ? Frotter les assiettes et les verres n'avaient pourtant rien de glamour ! --'
D'ailleurs, Hiei doutait de plus en plus de la virilité de son professeur… Avec de tels comportements, si on lui avait annoncé que Kurama était en réalité une fille travestie en mec, ça ne l'aurait étonné qu'à moitié… xD C'est vrai quoi ?! Kurama faisait les tâches ménagères comme une fille, il cuisinait comme une fille, il avait parfois des mimiques de filles et par-dessus le marché, il ressemblait à une fille ! Et puis, il y avait cette grâce dans tous ses gestes, cette gentillesse naturelle qui émanait de lui et cette douceur au fond de ses yeux verts… C'était…pas normal ! è.é
Pourtant, c'était bel et bien un mec. Difficile à croire, mais véridique…
Habituellement, Hiei n'aimait pas trop ce genre de garçons un peu…efféminés. Ca lui tapait sur les nerfs et il trouvait ça ridicule. Mais avec Kurama, c'était différent… Complètement et totalement différent. Il ne le trouvait pas du tout ridicule, il le trouvait juste… Enfin, bref…
De son côté, Kurama lui, se sentait mal à l'aise. Il sentait le regard perçant de Hiei dans son dos et ça le déconcentrait pas mal… Il avait quand même déjà faillit casser deux assiettes et trois verres !
Finalement, quelques minutes plus tard, le roux termina sa vaisselle et en un clin d'oeil, la cuisine fut rangée.
Kurama se passa une main sur le visage, écartant au passage quelques mèches qui lui tombaient devant les yeux. La peau froide de sa paume lui fit du bien, car il avait la désagréable impression que son visage brûlait.
Le professeur se tourna ensuite vers son invité.
- Hum… Euh… Tu veux regarder la télévision ? demanda-t-il.
- Pourquoi pas… répondit évasivement l'étudiant.
Il feignait l'indifférence, mais intérieurement, Hiei était aux anges. Dans son appart', il n'y avait pas la TV et ça faisait des lustres qu'il n'avait pas regardé un bon film tranquillement. Ils s'installèrent donc tout les deux au salon, sur le canapé de tissu bleu.
Hiei se jeta littéralement sur la télécommande que lui tendit Kurama et il se mit à zapper à toute allure. Puis, se souvenant qu'il n'était pas seul et surtout, qu'il n'était pas chez lui, il jeta un regard au professeur. Histoire de voir quel genre de films il regardait habituellement. Mais le rouquin lui, semblait occupé à toute autre chose… En effet, il s'était confortablement installé aux côtés de Hiei, les jambes repliées sur le canapé, un livre en main.
Il semblait heureux… Une expression de joie enfantine se dessinait sur son visage et ses yeux verts brillaient de milles feux. En le voyant ainsi, Hiei ne pu s'empêcher de le trouver incroyablement beau… Et comme s'il avait sentit le regard de son invité posé sur lui, Kurama releva les yeux, s'arrachant quelques instants à sa lecture.
Et il lui sourit, tout simplement…
Après tout, ce n'était que le coin des lèvres qui s'étiraient un peu, pourtant Hiei sentit son cœur se réchauffer. Ce doux sourire faisait lentement fondre la glace qui le gelait depuis tant d'années…
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A tâtons dans le couloir, Hiei se dirigeait sans bruit vers la chambre de son professeur. Il n'avait pas grand-chose à craindre, vu qu'à cette heure, le rouquin devait certainement dormir. Mais autant prendre ses précautions…
Doucement, il poussa la porte de sa chambre. Celle-ci s'ouvrit sans le moindre bruit et Hiei remercia les dieux : quelle excellente idée d'avoir fait de Kurama un homme maniaque ! Toutes les portes de son appartement étaient parfaitement huilées et s'ouvraient sans le moindre bruit.
Silencieux comme une ombre, Hiei se faufila à l'intérieure. Il s'avança ensuite vers le lit du professeur à petits pas, de sa démarche souple, presque féline, puis s'assit au bord de celui-ci.
Longtemps, il contempla le visage endormi de Kurama sans oser faire le moindre geste. Dans la pénombre de la chambre, seul un rayon de lune éclairait ses traits fins… Sa peau semblait faite de porcelaine et ses longs cheveux rouges éparpillés sur l'oreiller lui donnait des allures de princesses.
Il était beau… Tellement beau, que Hiei en avait le souffle coupé.
Qu'est-ce qui m'arrive ? Pourquoi me fais-tu autant d'effet espèce d'abruti ? se demandait Hiei, sans trouver de réponse à ses questions.
Il ne pouvait pas les trouver, car les réponses, il les connaissait déjà… Elles étaient inscrites dans sa chair, gravées dans son cœur.
Hiei savait parfaitement pourquoi ce dernier battait la chamade dés qu'il le voyait, il savait aussi pourquoi tout était si différent quand il s'agissait de lui…
Oui, il le savait… Enfin, il croyait le savoir… Pourtant, il refusait l'évidence, refoulant tout au fond son cœur les sentiments qu'il sentait naître en lui pour le beau professeur. Il ne voulait pas aimer. Jamais. Jamais plus…
Enfant, ses liens l'avaient tellement fait souffrir… Il ne voulait plus connaître ça. Plus jamais. Pourtant, en cet instant, l'étudiant ne voulait qu'une seule chose… Une chose interdite…
Il ne devait pas. Mais c'était si facile à obtenir, il lui suffisait de se pencher un peu pour lui voler un baiser… Un seul. Rien qu'un seul…
Non ! Il ne voulait pas l'aimer !
Mais qu'est-ce qu'il racontait ? Il ne l'aimait pas du tout ! Non, ce qu'il ressentait pour lui, ce n'était rien d'autre que du désir. Oui, voilà, c'était purement physique.
Hiei n'aimait l'amour. L'amour fait souffrir. L'amour c'est le sentiment des faibles. Il ramollit les gens, les rends aussi doux et idiots que des petits agneaux. Hiei ne voulait pas devenir comme ça… Il voulait continuer à profiter des plaisirs de la vie sans jamais s'attacher. D'ailleurs, pourquoi le ferait-il ? Il n'avait jamais rien éprouvé pour les filles avec lesquels il avait couché. C'était des partenaires d'un soir, rien de plus. Il prenait son pied et quand cela ne l'amusait plus, il les laissait tomber. Il n'avait pas le moindre remords, car après tout, elles non plus ne l'aimaient pas.
Mais… Est-ce qu'il pourrait toujours s'en contenter ? Il ne savait pas… Il n'avait jamais aimé, ou du moins, pas d'amour. Alors, comment pourrait-il savoir ?
Hiei se sentait perdu… Et il détestait ça.
Non, il ne voulait pas !
Pourtant, sa main glissa quand même sur l'oreiller, venant effleurer les lèvres du roux. Les lèvres de Kurama avaient la douceur de la soie sous ses doigts… Il ne comprenait pas… Pouvait-on aimer sans le vouloir ?
Que lui disait sa mère encore ?
« - L'amour rends fort, mon chéri. Ce n'est pas une mauvaise chose. Un jour, toi aussi tu aimeras quelqu'un. Et tu te sentiras fort, très fort même ! Pas pour toi, mais pour cette personne. Tu voudras la protéger à n'importe quel pris et tu en seras récompenser. Car pour toi, une seule seconde dans ses bras effacera de ton cœur toutes les peines du monde et soulagera toutes tes douleurs. Tu seras heureux. Tu comprends, Hiei ? N'oublie pas ça mon chéri, d'accord ? »
Ces douces paroles que lui murmurait parfois sa mère en le bordant le soir, lui revenaient tout à coup. Sa mère lui racontait souvent des histoires. Des récits merveilleux où il devenait tantôt un preux chevalier sauvant une jolie princesse, tantôt un roi puissant qui défendait son royaume contre l'envahisseur.
Sa mère était une femme romantique. Il y avait toujours des histoires d'amour dans ses récits. Et Hiei ne comptait plus le nombre de princesses que sa mère lui avait fait épousé… Elle lui avait toujours dit d'aimer très fort, que c'était ça qui apportait le bonheur dans la vie. Comment avait-il pu oublier ?
Et Kurama… Est-ce qu'il l'aimait ?
L'instant d'après, Hiei quittait la chambre la chambre.
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Le lendemain, après avoir fermé la porte de son appartement à clef, Kurama se mit à marcher en direction du lycée comme tous les matins. Hiei s'était déjà éclipsé depuis longtemps. Le roux l'avait entendu quitter son appartement aux premières lueurs de l'aube.
Alors que Kurama était perdu dans ses pensées, se remémorant l'étrange rêve qu'il avait fait la nuit dernière, un cri surpuissant retentit dans la rue.
- Kuramaaaa ! Dieu merci je te trouve enfin ! J'ai besoin de ton aideeeuuh ! Pitié ! hurla la voix.
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A suivre…
Voilà le quatrième chapitre ! J'espère que vous avez aimé ! Moi, en tout cas, je ne l'aime pas beaucoup celui-là… Je le trouve un peu lourd… --' Non en fait, je le trouve complètement pourri ! Mais bon… En tout cas : Désoléééééé ! Je ferais mieux au prochain, promis !
Ah et bravo à tous ! Vous avez tous (ou presque) trouvé qui était le preux chevalier venu sauver notre Kura-chan adoré ! xD Félicitation !
Willy : Elles sont fortiches… Oô Hum… Ou alors c'est toi qu'est vraiment pas originale ! --'
Moi : Mé euh ! C'est pas vrai d'abord ! Je suis PAS prévisible ! --' Et puis est-ce que je t'ai sonné à toi aussi ?! è.é
Willy : Euh…
Moi : C'est bien ce que je pensais… sourire sadique A la niche le cabot ! è.é
Bon ben, comme dab' ! Merci d'avoir lu ! Bisous à tous ! Ciao !
