Auteur : ValouX-chan
Origine : Yu Yu Hakusho
Genre : Yaoi, Romance, UA
Couple : Kurama – Hiei
Dislaimer : Ne sont pas à moi
Note : C'est ma toute première fic donc soyez trèèèès indulgent s'il vous plaît !
Ayumi-X : Ohh mon dieu ! Toutes mes condoléances ! C'est vraiment cruel ça ! è.é Commencer les exams avec Histoire quelle horreur ! Je ne préfère même pas imaginer ! :S Moi je commence par 4 heures de science économiques… Pfff… C'est vraiment beaucoup de matière, ça me déprime trooop ! . En plus, je crois qu'en France ils ont pas d'examens… C'est pas justeuuh ! Enfin… C'est la triste réalité de la vie ! xD
Sharo-Chan Oh ! Tu ne peux pas réaliser à quel point tes reviews me font plaisir ! Chaque fois que j'en lis une, je pète un câble ! xD Je passe mon temps à sauter partout tellement je suis contente ! (Je sais il m'en faut pas beaucoup ! ) D'ailleurs, ma mère m'a déjà menacée de m'envoyer à l'asile une bonne douzaine de fois ! Sinon, pour la petite amie de Kuwa, moi aussi au début j'avais pensé à Yukina. Mais je l'avais déjà « mentionnée » au début comme étant la sœur de Hiei, si je la faisais entrer dans l'histoire il aurait fallut que j'explique pleins de choses en plus et puis, il y aurait forcément eut une rencontre avec Hiei… Ca m'intéressait pas de parler de ça, alors j'ai fais entrer Namiko dans l'histoire ! xD Et finalement, j'en suis plutôt contente, même si j'en parle pas beaucoup, je trouve qu'elle est mignonne comme perso ! (Si tu savais touts les petits détails que contient mon cerveau à propos des personnages que j'invente, tu en aurais la migraine !) Bon bah sinon, bonne lecture hein ! xD
Lady Puss : Et vii ! Tomoyo powaa ! xD J'adore ce personnage de CLAMP ! Elle me fait trop rire ! Et puis je la trouvais parfaite dans le rôle de la costumière de la classe ! xD Avec son petit air angélique et ces délires couturiers, je la trouve vraiment excellente ! Enfin bon… Sinon pour ce qui est du Japonais, tu m'épates ! C'est super bien ! Oô Moi je commence tout juste… J'essaye d'apprendre à lire, mais c'est vraiment pas facile… En fait, je comprends assez bien le truc, mais il me faut un temps fou pour retenir les différents caractères et puis c'est compliqué ! T.T Mais bon, avec le temps… Enfin, bref ! xD
kitsu34 Ah ! Je suis contente que ça te plaise ! xD Et si en plus j'ai réussit à te faire rire, je peux mourir maintenant et reposer en paix ! (Hum… Quoique… C'est peut-être un peu exagéré ça… xD) Sinon, de rien pour ma review ! xD C'est normal ! En plus, c'est marrant mais j'ai toujours détesté envoyer des reviews, ça me fait vraiment chier. --' Donc dis-toi que si je fais l'effort de t'envoyer un petit mot, c'est que tes fics en valent vraiment la peine ! Et puis, je te comprends ! C'est dur de savoir si ce qu'on écrit vaut quelque chose... Moi, par exemple, il m'a bien fallut trois mois avant me décider à poster ma fic sur fanfiction ! xD Ca me foutait trop la pétoche de me planter alors je m'étais abstenue jusque là ! . (Et je crois que je ne l'aurai jamais postée si une amie ne m'avait pas menacé de mort ! xD) Mais j'espère vraiment que tu vas continuer à écrire, parce que tu es douée ! Et puis aussi parce que si ça m'amuse d'écrire, j'aime encore plus lire les écrits des autres ! xD
Chapitre 8 :
Le seul problème, c'est que la personne qui se trouvait à présent devant lui, n'était pas Natsuko… Cette personne c'était…
- Non… Pas toi… gémit Kurama alors que son corps se figeait sur place.
Eiri… Eiri était là ! Juste devant lui, à quelques mètres à peine… Assez près pour le toucher, assez près pour lui saisir le bras et l'attirer à lui, comme il l'avait si souvent fait par le passé… C'était un cauchemar ! Un horrible cauchemar ! Cela ne pouvait être que ça ! Oui, il allait se réveiller d'une minute à l'autre et Eiri… Eiri serait loin, très loin de lui ! Oui ! Il fallait absolument qu'il se réveil !
Kurama sentait une peur immense envahir peu à peu tout son corps, paralysant ainsi ses muscles et serrant douloureusement son cœur. Il avait mal… Tellement mal ! Il ne voulait pas le voir ! Et encore moins lui parler ! Rien que l'idée qu'il puisse respirer le même air que cette ordure le dégoûtait… Et si par malheur Eiri le touchait, Kurama était presque certain qu'il allait se mettre vomir !
Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-il pas lui foutre la paix une bonne fois pour toute ?! C'était trop demandé ?
- Que… ? Co… Comment… Non ! gémit à nouveau le roux, une petite grimace terrorisée tordant les traits fins de son visage.
- Alors je t'ai manqué mon cœur ? C'est vrai que ça faisait longtemps ! Mais… C'est terminé maintenant, tu n'as plus à t'en faire ! Je suis là ! Oui, je suis là… Tu vas rentrer avec moi hein, Kurama… Et tout va redevenir comme avant ! Tu vas voir mon coeur, on va bien s'amuser ! ricana le brun en tendant une main d'acier vers le professeur.
Kurama était littéralement pétrifié sur place, totalement incapable d'esquisser le moindre mouvement. La peur le paralysait depuis déjà plusieurs longues minutes pourtant, quand les doigts d'Eiri effleurèrent la peau sensible de son avant-bras, ce fut le déclic. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et dans un mouvement brusque, emplit de désespoir, il referma la porte de son appartement. Malheureusement pour le lui, Eiri fut plus rapide. Il glissa sournoisement son pied entre l'embrasure et la porte, empêchant ainsi le professeur de pouvoir fermer et verrouiller cette dernière.
- Non ! Tu ne t'en tireras pas comme ça ! gronda l'homme en appuyant de tout son poids sur la porte de bois blanc, espérant ainsi faire céder le rouquin.
Kurama gémit : Eiri était bien plus grand que lui et beaucoup plus fort ! Jamais il n'arriverait à tenir la pression que le brun lui imposait ! Pourtant, il ne se découragea pas… Il continua à pousser de toutes ses forces sur la porte en priant pour que son ancien amant ne réussisse pas à entrer.
Et il tint ! Oui, il tient bon de longues minutes, jusqu'à ce que dans un accès de rage, le brun donna un violent coup d'épaule sur le bois clair. Le choc fut bien trop violent pour que Kurama puisse l'encaisser ! Il fut littéralement projeté en arrière, s'étalant durement sur le parquet marron qui recouvrait le sol.
Le jeune professeur ne pu retenir un gémissement de douleur et alors qu'il reprenait peu à peu ses esprits, il vit avec horreur la silhouette massive d'Eiri pénétrer dans la pièce à pas lent. Cela fit au professeur, l'effet d'un saut d'eau glacée qu'on lui aurait jeté à la figure. En instant, il fut à nouveau sur ses pieds, le cœur battant la chamade et le corps parcouru de frissons.
Il… Il avait tellement peur ! Il avait pourtant cru qu'après tout ce temps, il serait guérit de cette terreur. Après tout, combien de fois ne s'était-il pas imaginé ces retrouvailles ? Combien de fois avait-il pensé aux gestes qu'il ferait et aux paroles qu'il lui dirait ? Oui, il s'était cru assez fort pour se défendre et le chasser définitivement de sa vie pourtant, en cet instant, Kurama ne sentait plus la moindre once de courage en lui…
Non… Tout était perdu… Il… Il n'était définitivement pas assez fort ! Jamais il ne pourrait échapper à Eiri ! Jamais il n'aurait la force de s'opposer à lui… C'était trop dur… Beaucoup trop dur ! Et il avait beau essayé, encore et encore, il n'y arrivait vraiment pas !
Mais soudain, alors que Kurama sentait déjà les larmes lui monter aux yeux et les sanglots lui serrer la gorge, Eiri avança… Doucement… Lentement… Comme pour savourer le pouvoir qu'il avait sur le roux, la soumission sur les traits de son visage et la peur qu'il lisait dans ses beaux yeux verts. Un petit sourire satisfait et profondément mauvais, étira ses lèvres alors que celui-ci avançait sa main pour se saisir du bras de Kurama.
De son côté, Hiei était sortit de la douche depuis déjà plusieurs longues minutes. Le jeune homme avait entendu à plusieurs reprises la sonnette stridente de la porte d'entrée retentir dans l'appartement. Et, soudain envahit par un mauvais pressentiment, il s'était habillé en quatrième vitesse. Le brun descendit ensuite l'escalier de bois jusqu'à ce qu'il soit à une hauteur jugée idéale : de là où il était, il pouvait voir sans être vu…
Dans le salon, face à un Kurama littéralement mort de peur, se trouvait un homme qu'il n'avait encore jamais vu. Il était grand, les cheveux bruns et les yeux clairs. Sa peau avait une jolie teinte dorée et l'homme semblait avoir tout juste la trentaine. Battit tout en muscle, Hiei songea un instant qu'il aurait pu être très beau… Sublime même… Si seulement il n'y avait pas eut ce petit sourire mauvais qui étirait ses lèvres et la lueur de folie qui faisait briller ses yeux…
- Eiri… Je… supplia presque Kurama, incapable d'aligner deux mots sans bégayer.
- Ta gueule ! cria le brun, d'un air menaçant. Tu la fermes crétin ! Je me suis assez fait chier pour te retrouver ! Alors maintenant, tu reprends les bonnes vielles habitudes : tu te tais et tu fais ce que je te dis ! Suis-je assez clair ?!
- Je…
- PUTAIN ! J'AI DIS TA GUEULE ! hurla-t-il à nouveau avant de reprendre sur un ton doux et mielleux. Bon Kura-chan… Tu vas rentrer avec moi, hein, mon cœur ? Oui, on va rentrer à la maison tout les deux et tout redeviendra comme avant…
Kurama lui, ne pouvait plus rien dire et il se sentait trop terrifié pour faire le moindre mouvement. Il avait pourtant cru pouvoir se défendre ! Après tout ce temps passé loin de lui, il avait vraiment cru être de taille contre Eiri… Alors pourquoi ? Merde ! Pourquoi était-il si faible ?
Jamais il ne pourrait lui échapper et à cette triste constatation, son sang se glaça d'effrois. Il ne voulait pas qu'il le touche… Non, il ne voulait pas ! Plus jamais ! Plus jamais !
- Laisse moi… S'il te plaît, vas-t-en ! gémit le roux en se collant un peu plus contre le mur blanc de son appartement, comme s'il voulait disparaître et se fondre dans la masse du plâtre.
- Pas question ma biche ! Je t'ai assez cherché comme ça ! ricana à nouveau Eiri en s'avançant vers Kurama, la démarche fière et conquérante.
Et avant même que Kurama ait pu réaliser ce qu'il lui arrivait ou même penser à s'enfuir, le grand brun lui avait saisit le bras. D'une main de fer, il l'avait attiré violement à lui, l'emprisonnant dans une étreinte ferme et brusque qui remplissait le roux d'un profond dégoût.
Il ne pouvait pas se laisser faire ! Non ! C'était vraiment au-dessus de ses forces ! Même le plus infime frôlement des doigts d'Eiri sur son corps lui donnait la nausée !
C'est donc réprimant avec peine son envie de vomir, que Kurama se mis à se débattre comme un beau diable. Il martela de ses poings son torse dur comme la pierre et s'agita comme un fou dans l'étau que formaient ses bras puissants autour de son corps. Malheureusement, tout ce qu'il réussit à faire c'est agacer un peu plus son ancien amant. Car si le brun était plus grand que lui, il était aussi et surtout, beaucoup plus fort… Pourtant, le professeur ne renonça pas. Il continua à se débattre comme un animal en cage, envahit par une énergie nouvelle. L'énergie du désespoir…
- Mais bordel ! Tu vas te calmer à la fin ?! gueula le brun avant de lui administrer une gifle magistrale.
Sous la puissance du coup, Kurama tomba à genoux. Une chose qui sembla plaire à Eiri, car il en profita pour l'attraper par les cheveux. Il tira violement sa tête en arrière, offrant ainsi son beau visage à ses lèvres froides et avides. Le brun l'embrassa longuement, comme pour faire valoir ses droits sur ce corps qu'il revendiquait comme sien et il batailla allégrement pour obtenir un accès que Kurama lui refusait obstinément.
De son côté, le roux était figé de terreur. Ses poings étaient crispés au sol, les jointures blanchies par la pression. Ses yeux écarquillés reflétaient comme à la surface d'un miroir, l'immense dégoût qui s'emparait peu à peu de son corps. Il… Il allait vomir !
Puis doucement, avec cette lenteur presque sadique, les lèvres du brun quittèrent les siennes pour venir lui murmurer à l'oreille :
- Tu vois Kurama… Je te l'avais dis que je te retrouverais… Après tout, tu m'appartiens…
Et ça, s'en fut trop pour Hiei ! Cela faisait déjà plusieurs longues minutes qu'il assistait sans broncher à cette scène plus que révoltante, mais là s'en était trop ! Pourtant au début, il avait préféré ne pas se mêler de cette histoire, laissant ainsi le professeur se débrouiller seul. Enfin… Il observait tout de même la scène… Mais c'était juste au cas où ! è.é
Après tout, c'était les affaires de Kurama pas les siennes ! Et puis le roux était assez grand pour se défendre seul. Oui mais voilà, le problème c'était que le grand brun à la face de macaque (qui apparemment répondait au nom de Eiri) semblait lui inspirer une crainte immense. A tel point, qu'il ne pouvait même plus bouger le petit orteil en sa présence !
Pourtant, tout le monde est témoin, c'était pas s'il n'avait pas essayé ! Non, il s'était contrôlé pour une. Il avait vraiment essayé de se calmer et d'arrêter de jouer les petit-ami possessifs, mais à l'instant même ou la gifle était partie et que les lèvres du gros porc se retrouvèrent sur celles du roux, Hiei fut certain d'une chose : il ne pourrait pas en supporter d'avantage !
Mais avant tout, il fallait qu'il calme la haine et la colère que lui inspirait le brun. En effet, Hiei avait décidé de mener l'attaque d'une façon moins… violente qu'à l'accoutumée. Il entra donc dans la pièce en sifflotant, d'une manière naturelle et décontractée, faisant comme s'il n'avait rien vu et rien entendu.
- Kurama ? Tu ne sais où j'ai mis mon… commença-t-il avant de fixer sur Eiri un regard faussement étonné, feignant à merveille la surprise.
De son côté, Eiri lui, avait violement sursauter en entendant dans son dos une voix qui n'était ni la sienne, ni celle de Kurama. Machinalement, il desserra sa prise sur le corps souple du roux qui en profita pour se relever et s'éloigner le plus possible de lui.
- Kurama… C'est un ami à toi ? demanda Hiei le plus innocemment du monde.
- Euh… Non… Euh…
- T'es qui toi ?! grogna Eiri en adressant à l'étudiant un regard haineux et chargé de menaces.
- C'est… C'est mon colocat… commença Kurama d'une petite voix, avant d'être interrompu par le brun.
- Moi ? Mais je suis l'amant de Kurama ! répondit Hiei avec un grand sourire, tout en s'approchant d'un Kurama les yeux écarquillés et visiblement en état de choc.
Doucement, Hiei fit glisser ses mains sur les hanches du roux, l'enlaçant tendrement. Il posa ensuite ses lèvres sur siennes et comme pour purifier son corps après le passage forcé de l'autre brute, il passa doucement sa langue sur la lèvre inférieure du roux, quémandant ainsi un accès plus intime.
Kurama, qui était aussi abasourdit que crispé par le baiser, finit tout de même par se détendre. Lentement, il fit glisser ses longs doigts sur le torse chaud de son élève, jusqu'à ce que ceux-ci se referment sur la chemise noire du brun. Il serra ensuite fortement le tissu entre ses poings, comme pour éviter de se perdre dans le baiser. Puis, presque timidement, il entrouvrit légèrement les lèvres, se laissant ainsi envahir par Hiei.
La langue du brun plongea sans attendre dans la bouche offerte et vint caresser sensuellement celle du roux, lui arrachant ainsi un petit gémissement.
Mon dieu, que c'était bon… Ce baiser, Hiei l'attendait depuis tellement longtemps ! Et ce n'était certainement pas le petit bisou qu'il avait presque volé au professeur le jour de la représentation théâtrale, qui allait apaiser ses envies pas très catholiques !
Car il devait bien l'avouer, il désirait le roux. Oui, il le désirait comme jamais il n'avait encore désiré quelqu'un… Mais bon, avant de pouvoir pleinement profiter de ce cher professeur, il fallait qu'il se débarrasse de l'autre taré. --' Hiei quitta donc les lèvres du roux avec douceur. Une douceur dont il ne se serait jamais cru capable et qui pourtant, lui venait naturellement quand il était avec Kurama…
- N'est-ce pas Kitsu ? chuchota-t-il à l'oreille de ce dernier avec un petit sourire en coin.
Car si Hiei ne semblait pas incommodé par le baiser enflammé qu'ils avaient échangé, Kurama lui, était complètement à bout de souffle ! Pire même : la tête lui tournait et il sentait ses dernières forces l'abandonner lâchement, le laissant pantelant dans les bras du brun. Il ne savait plus vraiment où il en était, mais il était certain d'une chose : il ne voulait pas que Hiei le lâche ! Il resserra donc sa prise sur la chemise de l'étudiant, s'agrippant fortement à lui, comme s'il cherchait à le retenir.
De son côté, Hiei était plutôt satisfait de l'effet produit sur le roux. xD S'il avait su que le professeur réagirait ainsi, il aurait mis ses désirs à exécution depuis bien longtemps !
Hiei se tourna ensuite vers Eiri avec un grand sourire hypocrite, tout en prenant bien soin de garder un de ses bras puissant autour de la taille de Kurama. Si il le lâchait, Hiei était sûr de voir le professeur s'écrouler…
Eiri lui, était littéralement fou de rage ! Qui c'était ce sale gosse ?! Et qu'est-ce qu'il foutait là ? Car malgré les paroles du brun, il refusait de voir la vérité en face. Non ! Il était absolument inconcevable que Kurama ait quelqu'un d'autre que lui dans sa vie ! è.é Quoi qu'il en soit, ce vermisseau répugnant devait être éliminé s'il se mettait en travers de sa route !
- Son amant ?! Son amant ! Et bien plus pour longtemps en tout cas ! hurla Eiri en lançant un regard assassin à Hiei.
- Ah bon ? Et pourquoi ça ? demanda ce dernier avec un petit sourire moqueur.
- Parce que Kurama m'appartient ! A moi et à moi seul !
- Mais oui, c'est cela… lâcha l'étudiant, sur un ton sarcastique et méprisant.
Le grand brun était furieux : qui était ce sale môme pour lui répondre ainsi ?! Eiri enserra donc le bras droit de Kurama d'un geste rageur et le tira violement à lui, désireux de récupérer son « bien ». Mais c'était bien entendu sans compter sur Hiei ! L'étudiant n'avait pas du tout - mais alors là pas du tout - l'intension de laisser le roux entre les griffes du malade mental qui lui avait jadis servit d'amant !
Et puis de toute façon, qui va à la chasse perd sa place ! pensa Hiei avec toute la maturité dont il pouvait faire preuve.
C'est donc d'un geste ferme et autoritaire, qu'il serra le poignet fin et bronzé d'Eiri jusqu'à ce que ce dernier lâche prise et libère le professeur. L'étudiant poussa ensuite le roux derrière lui, tendant son bras droit sur le côté pour créer une barrière entre lui et son ancien amant.
De son côté, Kurama avait l'impression de nager en plein rêve… Il avait du être téléporté sur une autre planète, ce n'était pas possible autrement ! Et puis c'était quoi cette journée de merde ? Tout lui tombait dessus d'un coup et en si peu de temps ! è.é D'abord Eiri qui débarque chez lui et ensuite Hiei qui se présente comme étant son amant ! On voulait qu'il se tape un infarctus ou quoi ?
Et puis… Hiei il… Il était là. Il était là, avec lui…
Aussi loin que remontait sa mémoire, jamais personne ne l'avait défendu et surtout pas d'Eiri ! Et puis c'était tellement étrange de se dire qu'il pouvait compter sur Hiei… Pourtant, même s'il ne savait pas trop pourquoi, Kurama était certain d'une chose : Hiei ne le laisserait pas.
Et soudain, la vérité lui apparu comme une évidence : il n'était plus seul ! Il n'était plus seul contre le brun !
Une vague bonheur envahit son cœur et Kurama se rapprocha doucement de Hiei, se collant à lui tout en enfouissant son visage au creux de son épaule, profitant de la proximité des corps. Il agissait un peu à la manière d'un petit enfant qui se cacherait derrière la jambe de sa mère parce qu'il était effrayé par la maîtresse d'école ou par le chien du voisin.
Hiei lui, sourit doucement, heureux de sentir la présence de Kurama dans son dos. Il en était sûr maintenant : enfin, il avait la confiance du roux…
- Tu vas dégager de là sale môme ! Et en quatrième vitesse si tu veux pas que je t'éclate ! cracha soudain Eiri, furieux de voir « son » roux se blottir ainsi contre l'étudiant, s'en remettant entièrement à lui.
- …
Sans un mot, Hiei se détacha du professeur et s'avança vers le brun avec un air menaçant et un petit sourire malfaisant au coin des lèvres. Et avant qu'Eiri n'ait eu le temps de réaliser ce qui lui arrivait, il se retrouva projeter hors de l'appartement de Kurama.
- Bien. On va pouvoir discuter… déclara l'étudiant sur un ton glaciale, tout refermant soigneusement la porte derrière lui.
- Parler ? Mais putain, parler de quoi ?! Tu t'approches plus de Kurama et c'est tout ! hurla l'homme en esquissant un mouvement brusque pour frapper le jeune homme au visage.
Mais Hiei fut plus rapide que lui et en un instant, Eiri se retrouva plaqué contre la porte de bois blanc, les yeux plongés dans les rubis en colère de l'étudiant. Lui qui habituellement ne connaissait pas la peur, il devait bien avouer que le regard de Hiei était plutôt flippant…
- C'est bon ? T'as fini de déballer tes conneries ? gronda le brun d'une voix sourde et chargée de haine. Parce que maintenant, c'est toi qui la fermes et qui écoutes ! Et ouvre bien tes petites oreilles parce que je ne me répéterais pas !
- …
- Je te préviens espèce de pourriture, si tu t'approches encore une fois de Kurama, t'es mort ! C'est clair ? Maintenant, tu vas gentillement te casser d'ici et ne plus jamais lui adresser la parole de toute ta vie. Et si jamais j'apprends que tu as posé ne serais-ce qu'un doigt sur lui, laisse moi te dire que tu vas le regretter amèrement !
Et comme pour confirmer ses dires, Hiei lui envoya son genou droit dans l'estomac. Eiri ne pu s'empêcher de laisser échapper un petit gémissement de douleur, semblable à un cri de bête blessée, et il se plia en deux sous la douleur. Mais l'étudiant n'en avait pas encore finit avec lui ! D'un geste rageur, il lui envoya son poing en pleine face, le faisant s'écrouler comme un sac à patate sur le sol dur du palier. Hiei se détourna ensuite du petit tas de vêtements ridiculement pitoyable avec un reniflement méprisant.
- Connard ! hurla alors Eiri en se relevant d'un bond, essayant ainsi d'assommer Hiei par derrière.
Trop lent… pensa le brun en se retournant brusquement et en plaquant violement Eiri au mur.
- Mais c'est pas possible ça ! En plus de n'être qu'un enfoiré de première, t'es aussi un lâche ! gronda Hiei en plaquant sa main sur la gorge de l'homme. Putain, rien que voir ta sale gueule, ça me donne envie de gerber ! Mais t'as de la chance, je crois pas que ça plairait à Kurama d'avoir un mort sur son palier, je vais donc épargner tes petites fesses ! Bon, maintenant tu vas DEGAGER de ma vue avant que mes nerfs lâchent et que je t'explose pour de bon !
Cela faisait bien longtemps qu'Eiri n'avait plus eut peur de personne… A vrai dire, habituellement c'était même plutôt le contraire. Il lui suffisait d'un seul regard pour se faire obéir au doigt et à l'œil et s'il avait le malheur d'élever un tant soit peu la voix, les gens étaient tous prêts à lui lécher les bottes… Au fil des années, cette constatation l'avait emplit de vanité et d'une confiance en lui presque sans borne, à tel point qu'il ne pensait plus jamais ressentir la moindre peur en présence d'autrui. Comme quoi tout arrive !
Mais bon, ce coup-ci, il avait une excuse en béton ! Après tout, c'était normal de flipper : ce mec était décidément pas normal ! è.é Déjà avec sa tête de gothique il vous foutait le frisson, mais si en plus on ajoutait son air sombre et des petits yeux perçants, rouges comme le sang et brûlants comme l'enfer, il y avait vraiment de quoi faire dans son froc ! Surtout qu'il ne semblait pas plaisanter quand il parlait d'assassinat… Oui ! S'il ne se cassait pas bien vite, il allait vraiment se faire buter par cette espèce de sale démon !
- Hn… Je… Je… Je vais… y aller… Hein ? parvint-il à articuler aux prix de grands efforts. Il faut dire que le regard remplit de haine que l'autre dardait sur lui ne l'aidait pas beaucoup…
- Ouai, c'est ça, casse-toi ! grogna l'étudiant qui maîtrisait de moins en moins ses nerfs.
Il faut dire que ses pulsions meurtrières étaient tellement puissantes, tellement agressives, qu'il se demandait vraiment comment il arrivait encore se retenir de l'exploser ! Faut croire que le temps passé aux côtés de Kurama l'avait quelque peu assagi… Mais bon d'un autre côté, si cela ne tenait qu'à lui, il l'aurait déjà tué ! Oui… Il aurait fait ça avec lenteur et sadisme, dans les pires souffrances imaginables… .
Oui mais voilà, il y avait Kurama… Et le jeune homme était tellement gentil, tellement attentionné que s'il avait liquidé cette pourriture, Hiei était certain que le roux aurait culpabilisé… Il s'en aurait voulu toute sa vie cet idiot ! Et Hiei ne voulait certainement pas ajouter un poids supplémentaires sur les jolies épaules roux.
Mais quand même… Qu'est-ce qu'il avait envie de lui refaire le portait ! è.é
Enfin… soupira Hiei. Au moins, il va se tenir loin Kurama…
Le brun soupira une nouvelle fois, puis poussa doucement la porte d'entrée pour pénétrer dans l'appartement et aller rejoindre le professeur. Il jeta ensuite un coup d'œil circulaire à la pièce, cherchant une tête rousse du regard…
Kurama était là… Immobile et exactement au même endroit que toute à l'heure, si ce n'est qu'il avait lentement glisser le long du mur recouvert de papier, pour se laisser choir sur les lattes brunes du parquet.
Ses jambes étaient repliées contre son torse et il se tenait recroquevillé comme un enfant dans le noir, ses bras crispés sur le tissu rêche de son jeans et le visage posé sur ses genoux. Ses épaules tremblaient, témoins silencieux des larmes qui coulaient certainement sur ses joues pâles. Oui, il pleurait, mais bizarrement aucun son ne s'échappait de ses lèvres…
Hiei s'approcha doucement du roux et s'agenouilla devant lui, craignant de l'effrayer si il le touchait. Il avait mal… C'était tellement douloureux de le voir comme ça ! Il ne voulait pas voir de souffrance sur le visage de Kurama, pas plus que des larmes dans ses yeux ! Non, lui il voulait le voir rire, il voulait voir le vert de ses yeux briller de mille feux.
Il voulait le voir heureux… Tout simplement heureux…
- Kurama… Kurama c'est moi, c'est Hiei… appela soudain l'étudiant dans un murmure, lui-même étonné par la douceur qui vibrait dans sa voix. Il est partit… C'est fini… Il va te laisser tranquille, je te le promets !
- …
- Ecoute Kurama… Il… Il n'est plus là, alors regarde moi… Ne pleure pas…
Mais au lieu de l'écouter, Kurama enfouit un peu plus son visage ravagé par les larmes contre son torse. Il ne voulait pas voir Hiei et encore moins que Hiei le voit comme ça ! Il était si faible, si pitoyable… Il ne voulait pas être vu dans cet état ! Il avait honte… Tellement honte !
- Kurama… chuchota Hiei en se rapprochant un peu plus du roux. S'il te plaît, arrête de pleurer… Je… Je ferais tout ce que tu veux, mais arrête de pleurer…
Ca faisait mal ! Ca faisait tellement mal de le voir comme ça ! Le professeur semblait si malheureux, si… vulnérable. Et Hiei ne savait vraiment pas quoi faire pour soulager sa peine…
Il resta donc un long moment comme ça, immobile et silencieux, regardant le roux pleurer à chaudes larmes avec un petit pincement au cœur. Puis, comme le professeur ne levait toujours pas les yeux, l'étudiant approcha doucement sa main. Il saisit son menton entre ses doigts et força le jeune homme à lever les yeux vers lui. Comme il s'y attendait, les joues pâles du professeur étaient littéralement inondées par l'eau salée de ses larmes et le roux se mordait violement la lèvre inférieure pour étouffer ses sanglots.
- Chut… C'est fini… Je… Je suis là, tout va bien se passer… Alors arrête de pleurer… D'accord ?
A ces mots, les yeux de Kurama se remplir de nouvelles larmes et Hiei se mordit violement les lèvres. Qu'est-ce qu'il avait dit ? Mais avant qu'il ne puisse prononcer le moindre mot, le roux s'était littéralement jeté sur lui, collant son visage humide contre son torse. Il s'agrippa ensuite désespérément à sa chemise, comme s'il avait peur que Hiei ne disparaisse.
- O.O ? Que… ? Kurama… ? balbutia le brun en rougissant furieusement.
Et Kurama continua à sangloter doucement contre lui… De son côté, Hiei lui, gardait les bras en l'air dans une posture crispée et ses yeux étaient écarquillés de stupeur. Tout son corps était tendu et il avait l'impression que s'il le bougeait un peu trop, il allait se briser en mille morceaux.
Mais… Qu'est-ce qu'il lui prenait à Kurama ? O.O
Ce n'était pas que le corps secouer de sanglots qui se pressait contre lui était désagréablement ou même dérangeant, mais… C'était juste que… Qu'il n'avait jamais consolé quelqu'un de toute sa vie ! Il… Il ne savait pas comment on faisait ça ! Et ce n'était certainement pas les maigres souvenirs de sa petite enfance qui allaient l'aider !
Hiei resta donc un long moment ainsi, les bras en l'air et le corps crispé, jusqu'à ce que un à un ses muscles se détendent, vaincu par la douce chaleur qui émanait du corps souple de Kurama.
Et puis après tout, ça ne devait être bien compliqué de consoler quelqu'un… Il suffisait de se laisser aller et d'agir en suivant son instinct, non ?
- C'est bon… C'est fini… murmura donc Hiei sur un ton bourru, tout en enlaçant doucement le roux pour l'attirer plus près de lui.
Ils restèrent ainsi, tendrement enlacés sur le sol, pendant de longues minutes, jusqu'à ce que les sanglots incontrôlés de Kurama ne se calment complètement et que sa respiration ne s'apaise… Ses pleurs n'étaient plus qu'un mauvais souvenir, pourtant Kurama ne bougea pas, craignant de devoir rompre l'étreinte ou d'être repoussé si jamais il remuait un peu trop. Mais de ce côté-là, il n'y avait aucune crainte à avoir ! Car en cet instant, Hiei ne l'aurait lâché pour rien au monde…
- Ca va mieux ? chuchota-t-il à l'oreille du professeur en resserrant sa prise sur sa taille.
- Hum Hum… répondit Kurama en posant doucement sa tête sur l'épaule de l'étudiant et en se lovant un peu plus dans ses bras.
- Kurama…
- Hum ?
- Est-ce que je peux… te poser une question ?
- …
- …
- Oui… Vas-y…
- Comment tu l'as rencontré ce type ? Et qui c'est au juste ?
A ces mots, Hiei sentit le corps de Kurama se raidir dans ses bras et il enfouit son visage dans le cou du brun, comme pour fuir la question.
Hiei savait parfaitement que ce n'était pas des souvenirs agréables pour le roux et qu'il préférait oublier, mais lui, il devait savoir… Il avait besoin de savoir ! Il changea donc de tactique, préférant la douceur et la délicatesse à une franchise un peu trop brusque. Il approcha donc doucement ses lèvres de l'oreille du professeur et lui chuchota d'une voix tendre :
- J'ai besoin de savoir Kitsu… Raconte-moi…
- … Kitsu ?
- Oui… Je trouve que ça te va bien ! .
- …
- Raconte moi Kurama…
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A suivre…
Et voilà ! Huitième chapitre ENFIN terminé ! xD Il m'a donné du fil à retordre, surtout que je suis en plein dans mes exams ! Enfin, j'espère quand même qu'il vous a plu et que vous ne le trouverez pas trop court ! (Écrire en étudiant c'est pas facile facile en fait… --') Personnellement, moi je ne l'aime pas beaucoup… Je crois que je l'ai trop imaginé dans ma petite tête (c'est à partir de ça que l'idée de cette fic m'est venue en fait !) et que maintenant que je l'écris, ça donne plus aussi bien… Ouiiin ! Je trouve ça nulle ! :'( Enfin, on verra bien ce que vous en pensez ! xD J'espère sincèrement que vous l'apprécierez un peu plus que moi ! . Sinon bah… J'annonce officiellement que c'est l'avant-dernier chapitre ! (enfin, on ne peut jamais être sûr de rien dans la vie ! xD)
Sinon bah… comme d'hab' ! xD Merci de lire cette petite fic sans prétention, plein de gros bisous à tous et… BON ETUDE A TOUS ! XD (pour ceux qui galère avec c'est c d'examens de m ! (Tomberais-je dans la vulgarité ? Oô)
PS-qui-n'a-absolument-rien-avoir-avec-le-reste : Je LOVEEEEUH Death Note ! 3 (il fallait que je le dise ! xD)
