Auteur : ValouX-chan

Origine : Yu Yu Hakusho

Genre : Yaoi, Romance, UA

Couple : Kurama – Hiei

Dislaimer : Ne sont pas à moi

Note : C'est ma toute première fic donc soyez trèèèès indulgent s'il vous plaît !

Note ² : Attention y a un lemon (raté) dans ce chapitre !

aroule83 : Merci ma choupinette ! Tu m'as vraiment remonté le moral, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi ! D'ailleurs, je te dédie ce chapitre, parce que sans toi, je suis pas sûre que je l'aurais fini un jour ! Après mon petit problème d'ordi, j'avais vraiment plus envie d'écrire et j'étais complètement découragée (et c'est dans ces moment là que je suis la plus chiante, ne ? xD) mais t'as pas lâché l'affaire ! (Contrairement à moi… --') Tes encouragements (et coups de pieds aux fesses aussi, ne les oublions pas ceux-là xD) m'ont sauvés ! Bref, tout ça pour te dire un grand MERCI ! Je te n'aime très très fort !

ET UN TOUT GRAND MERCIà : Laurentine, LolaMalfoy, Ayumi-X, kryslie and kryssou, shunelodie, Lady Puss, Sharo-Chan, koorime, nandra-chan, zephis, kistu34.

Chapitre 9 :

- Raconte moi Kurama…

Le roux ne savait vraiment plus où il en était… Il se sentait perdu et tellement las de toute cette histoire ! D'ailleurs, malgré les douces paroles que Hiei lui murmurait tendrement à l'oreille, Kurama ne voulait pas parler. Il… Il ne voulait pas se souvenir… Jamais !

Car pendant de longs mois de souffrance et de solitude, il avait tout fait pour oublier définitivement cette partie de sa vie, pour effacer à jamais Eiri de sa mémoire et chasser de sa vie toutes choses qui se rapportaient de près ou de loin à son ancien amant. Et voilà que maintenant, après tout ce temps, tous ces sacrifices, on lui demandait de déterrer ces vieux souvenirs uniquement pour les beaux yeux de Hiei ? Non vraiment, c'était beaucoup trop lui demander ! Il n'en était pas question !

- Kurama…

- Je… Non ! répondit ce dernier d'une voix égarée et légèrement enrouée, luttant de toutes ses forces pour ne pas céder devant les yeux de bambi qu'affichait l'étudiant.

- S'il te plaît…

Il ne voulait pas parler… Oui mais voilà, le seul problème, c'était qu'aussi loin que remontaient ses souvenirs, le roux avait toujours eut un point faible. En effet, une seule et unique arme était capable de créer une brèche dans ses défenses… Et cela pouvait d'ailleurs être extrêmement dangereux pour sa santé ! Ca l'embarquait souvent - pour son plus grand malheur - dans des histoires complètement déjantées et loufoques, qui étaient presque toujours signées « Keiko ».

En effet, le roux n'avait jamais su résister à la douceur… Il suffisait d'ailleurs de voir comment la cousinette s'y prenait pour le faire chanter et on avait tout de suite comprit… --' C'était bien simple, la petite brune arrivait à lui faire faire absolument n'importe quoi ! Keiko était passée maîtresse dans l'art de le manipuler et apparemment, Hiei commençait lui aussi à piger le truc… --'

- Kurama… S'il te plaît… murmura à nouveau le brun à l'oreille du professeur, agrémentant son chuchotement d'un léger baiser sur la peau soyeuse et blanche de son cou.

- Hn.

C'était pas possible ça ! è.é Pourquoi diable se laissait-il toujours avoir aussi facilement ? Et l'autre abruti qui le fixait sans ciller (à croire qu'il ne clignait jamais des yeux ce mec… --') avec des yeux de cocker attendant son tour dans une des cages sordides de la SPA… Comment… Mais comment voulez-vous résister à ça ?! è.é

Et puis Hiei était tellement attentionné, tellement doux avec lui… Il semblait si sincère… Ses beaux yeux rouges étaient emplit de douceur et de tendresse. Ses mains expertes se faisaient caressantes sur les hanches du roux… Son souffle brûlant effleurait sa peau en un rythme lent et régulier qui apaisait le cœur de Kurama. Et son sourire… Son sourire aurait pu faire fondre les icebergs d'un pôle tout entier !

Grrrr ! C'est quoi ça ?! Il a pris des cours avec Keiko ou quoi ? Ah non, merde… J'oubliais qu'il est le cousin de Natsuko… --' Raaah fait chier ! C'est vraiment pas loyal ce genre de trucs ! è.é C'est… de la triche, merde !

- Hn. D'accord… finit par capituler Kurama dans un murmure, vaincu par les beaux yeux rouges de l'étudiant.

- Merci.

- Hn…

- …

- …

- Hum… Va falloir que je surveille ça de près… marmonna soudain le brun avec un petit air songeur.

- Quoi donc ?

- Apparemment t'as choppé un sale virus… Ou peut-être bien que j'ai détient sur toi… répondit Hiei, un petit sourire moqueur accroché aux lèvres.

- Baka ! répliqua Kurama en détournant les yeux, ne pouvant s'empêcher de rougir devant le sourire amusé qu'affichait le brun.

Y'a pas à dire… Le voir sourire, ça fait toujours un choc… --' Je suis pas sûr que je m'y habituerais un jour…

De son côté, Hiei - qui était déjà prodigieusement amusé par l'attitude boudeuse dont faisait preuve Kurama - lassa échapper un petit rire joyeux en remarquant les jolies rougeurs qui enflammaient à présent les joues pâles du professeur. Et alors qu'il riait de bon cœur pour la première fois, Kurama ne pu s'empêcher de l'admirer, fasciné par le spectacle d'un jeune homme complètement transformé. Il semblait apaisé, comme libéré d'un poids… Ses yeux de braise pétillaient de malice et brillaient de mille feux… Il semblait irradié de douceur…

Et puis un Hiei riant aux éclats, c'était tellement inattendu, tellement… contre-nature, que bizarrement, Kurama s'empourpra encore un peu plus, sentant s'éveiller dans son corps encore glacé par la peur, des sensations légères et agréables. Des sensations étranges qui étaient endormies depuis bien trop longtemps…

Quel joli son… pensa le roux avec un petit sourire rêveur. Tu devrais rire plus souvent Hiei, ça te va vraiment bien ! Et puis… Si tu savais l'effet que ça me fait…

Le moment d'hilarité passé, Kurama observa son élève du coin de l'œil, guettant une quelconque réaction sur son beau visage. Mais il ne pu absolument rien en tirer. C'en était désespérant… Ses traits demeuraient impassibles et inexpressifs, témoin silencieux de l'attende dont faisait preuve le jeune homme.

Ah oui, c'est vrai… Après tout, il attendait son histoire…

Alors doucement, comme pour se donner la force d'affronter ses souvenirs, Kurama nicha sa tête dans le cou du brun. Il se lova ensuite un peu plus contre lui, respirant une grande bouffée d'air pour emplir ses poumons de l'agréable parfum qui émanait ses mèches noires et rebelles… Et ce n'est qu'après avoir déposer un léger baiser sur la peau tendre et dorée de son cou, que le roux commença son histoire…

- Je… J'ai rencontré Eiri Teko pour la première fois il y a exactement 5 ans… A l'époque, j'étais encore étudiant… J'avais tout juste 17 ans et je fréquentais le lycée Tsudami, qui se trouvait dans la petite ville où j'habitais avec mes parents… Je me souviens, le jour où je l'ai vu pour la première fois, c'était une belle journée d'hiver… On était à la mi-janvier et il avait encore gelé pendant la nuit… Le ciel était dégagé, d'un bleu limpide, et je me sentais revivre… Ce jour-là, je rentrais chez moi comme d'habitude, après une journée bien remplie et… Et comme d'habitude, je ne regardais pas devant moi ! Parce qu'à cette époque, j'avais pris la mauvaise habitude de lire en marchant…

- Hn. Stupide, grogna Hiei.

- Oh c'est bon ! Tu veux que je te raconte oui ou non ? è.é

- …

- Hum… Donc… J'étais encore plongé dans un bouquin, totalement absorbé par ma lecture et… Et je marchais vite, parce que les filles de mon fan-club m'avaient encore mis en retard. J'ai donc…

- Ton fan-club ? Oô

- Ouai… --' Mais ce n'est qu'un détail alors si tu voulait bien arrêter de m'interrompre toute les cinq minutes, ça serait pas mal ! è.é

- Hn. Désolé…

- Oui… Donc… Euh… Quand j'ai tourné au coin de la rue, je n'ai pas fait plus attention à ce qui ce passait autour de moi et… Ah tiens ! Je le remarque seulement maintenant mais…

- …

- …

- Mais quoi ?!

- Ben toi et moi, on s'est « rencontré » de la même façon… Enfin, je veux dire que ce jour là, j'ai fait la connaissance d'Eiri exactement comme avec toi !

- Ah bon ? grogna Hiei, pas franchement content d'avoir un « point commun » avec l'autre demeuré.

- Oui… Enfin bref, ce qui devait arriver, arriva : je lui suis rentré de dans… Et je me rappel que lui, il n'avait pas bougé d'un puce, alors que moi je me suis retrouver les quatre fers en l'air après avoir fait un joli vol plané ! Mais bon, il faut dire qu'il était tellement grand et tellement… massif, que ce n'était pas avec mon petit poids que j'allais le gêner… Enfin… Donc toujours était-il que je suis tombé et qu'avec le choc, j'ai lâché toutes mes feuilles de cours ainsi que mon pauvres livre… Elles se sont éparpillées partout, c'était un vrai cauchemar ! Et moi, j'étais tellement confus que je me suis mis à rougir comme une tomate ! --'

- Ca, ça n'a pas vraiment changé… constata Hiei avec une pointe de sarcasme.

- Hn. Enfin bref, je n'osais pas regarder en face la personne que j'avais bousculée tellement j'avais honte ! Alors j'ai marmonné un petit « pardon » et j'ai commencé à ramasser mes feuilles en gardant dans les yeux baissés… Mais lui, il s'est penché et il m'a aidé… Et quand je me suis redressé, il m'a tendu mes feuilles. Tout simplement… Il avait un sourire tellement doux… J'ai… Je n'ai pas pu m'en empêcher, c'est arrivé tellement vite… Je crois que j'ai eut un véritable coup de foudre pour lui… Il était tellement beau, tellement gentil avec moi… Je suis tombé amoureux tellement vite… Je ne connaissais même pas son nom ! En plus, quand je repense à notre rencontre, je trouve que ça fait tellement cliché… C'est difficile à croire qu'une histoire puisse vraiment commencer comme ça…

- Ouai… C'est clair… grogna Hiei, les yeux brillants d'une colère difficilement contenue.

- … Hi… Hiei ? Qu'est-ce que… Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai… J'ai dit quelque que chose qui t'a mis en colère ? s'inquiéta le roux en se serrant un peu plus contre le brun, comme s'il avait peur d'être repoussé.

- Hn. Nan… Nan, rien.

- Mais…

- J'ai dit qu'il n'y avait rien, t'es sourd ?!

- …

- Hmpf. Nan, c'est bon. Désolé. C'est juste que…

- Tu es jaloux ? lança le roux sur un ton joyeux et le sourire aux lèvres.

- Que… Ja… ? QUOI ?! Nan mais ça va pas la tête ?! s'indigna Hiei en rougissant légèrement. Je ne suis PAS jaloux, c'est clair ? Arrêtes un peu t'es conneries ! è.é

- D'accord, d'accord ! xD

- Hmpf.

Mais bien sur qu'il était jaloux ! Comment ne pas l'être ? Kurama parlait d'Eiri avec tellement de… D'un air si… Enfin bref, il avait encore des étoiles plein les yeux ! è.é Peut-être était-il encore amoureux de lui malgré tout ce qui s'était passé entre eux… ?

Rien qu'à cette pensée, Hiei se sentit mal, comme si on serrait son cœur avec un gant d'acier. Heureusement, Kurama sembla remarquer la colère brûlante du brun, tout comme la jalousie qui brillait au fond de ses yeux, car il s'empressa de déposer une myriade de petits baisers dans le cou de l'étudiant. Il glissa ensuite ses lèvres à son oreille et lui murmura d'une voix hésitante :

- Ne… Ne t'inquiète pas… Je… Je ne l'aime plus depuis longtemps… C'est… C'est juste que ça me rappel beaucoup de choses… Notre rencontre dans ce couloir par exemple… Et puis, j'ai quand passé de bons moments à ses côtés… Mais… Il… Il faut me croire, je ne l'aime vraiment plus… Je ne l'aime plus parce que je… chuchota-t-il avant de s'interrompre brutalement, une lueur effrayée s'allumant dans ses beaux yeux verts.

- Tu ? l'encouragea Hiei, brûlant d'entende les mots que le roux était sur le point de prononcer.

- Non, rien ! Je… Rien ! bafouilla Kurama en rougissant furieusement.

- Ok… Bon, tu continues ?

- Oui… Donc je disais… Euh… Il… Il m'a rendu mes feuilles, puis il m'a gentillement demandé mon nom. Il avait toujours un grand sourire quand il s'adressait à moi… Evidement, je me suis empressé de lui répondre ! Tu penses, j'étais trop heureux ! On s'est donc présenté, comme ça, en plein milieu du trottoir, puis il m'a invité à prendre un café avec lui. Je nageais littéralement dans le bonheur ! D'ailleurs, j'ai complètement oublié que mes parents m'attendaient à la maison ! Il m'a emmené dans un petit café et on a discuté pendant des heures… Il m'a beaucoup fait rire ! Et puis il était tellement attentionné, tellement prévenant avec moi, que je n'ai pu que tomber encore un peu plus sous son charme… Je… J'étais littéralement conquis !

- …

- Et grâce à ce petit « rendez-vous », j'en ai appris plus sur lui. Je savais maintenant qu'il était professeur d'histoire à l'université et qu'il avait exactement 29 ans. Au début, cela m'embêtait un peu, parce que ça faisait quand même 12 ans de différence entre nous… Mais bon, j'ai bien vite oublier la différence d'âge, j'étais bien trop amoureux de lui pour me soucier de ce genres de détails ! Après cette première rencontre, on s'est revu beaucoup d'autres fois. Il m'emmenait partout : au restaurent, au cinéma, dans des cafés, dans des boites de nuit… Et moi, je répondais toujours présent. Je crois que l'aurais suivit au bout du monde s'il me l'avait demandé… Et puis il était si gentil… Chaque fois, il me raccompagnait à la maison, que ce soit à pied ou en voiture. Et puis un soir, il m'a embrassé…

Flash-back

Alors que la nuit était déjà tombée depuis longtemps, deux silhouettes sombres déambulaient encore main dans la main, sur les trottoirs presque déserts de la petite ville nippone. Il faut dire qu'à cette heure, il n'y avait plus grand monde dans les rues…

- Ca va, tu n'as pas froid ? demanda soudain la voix grave d'une des deux silhouettes.

- Non, ça va ! répondit l'autre avec un sourire, alors qu'il se laissait guider par son compagnon.

Eiri l'avait encore invité à passer une soirée à ses côtés et alors que celle-ci s'achevait doucement sur une note plus romantique, Kurama devait bien avouer qu'il était aux anges… Tout avait été tellement parfait, tellement merveilleux, que le jeune homme avait l'impression de vivre un rêve…

Après le restaurant, Kurama s'était laisser entraîner dans une des boites de nuit les plus populaires de la ville. D'ailleurs, l'entrée était si chère qu'en temps normal, il n'aurait même pas pu effleurer le tapis rouge du porche d'entrer. Mais bon, ce n'était pas comme si Eiri n'avait pas de moyens… Et puis comme c'était lui qui payait, il aurait eut tord de se priver, pas vrai ? Et une chose était certaine, l'établissement était à la hauteur de sa réputation ! Quelle soirée merveilleuse… Kurama en avait encore des étoiles plein les yeux !

- Euh… Eiri… ? Pour rentrer chez moi, il faut tourner à droite… indiqua soudain Kurama, alors que le brun l'entraînait vers une petite ruelle sombre située sur la gauche.

- Je sais.

- Mais euh… Où est-ce que tu m'emmènes là ? Tu sais… Euh… Il est tard et…

Mais le roux ne pu terminer son discours, car le reste de sa phrase fut happé par les lèvres chaudes et autoritaires d'Eiri, alors que celui-ci l'avait plaqué au mur. La surprise passée, Kurama noua ses bras autour du cou de son brun et entrouvrit légèrement les lèvres, se laissant envahir par Eiri…

Fin du flash-back

- Ce jour-là, j'ai vraiment remercié le ciel à genoux ! C'était pour moi le plus beau jour de toute ma vie ! Mais ce que j'ignorais, c'est que c'était en fait le commencement d'un véritable cauchemar !

- …

- Enfin… Après ça, tout s'est enchaîné très vite. J'ai présenté Eiri à mes parents qui heureusement, se sont montrés très ouverts. Puis j'ai emménagé chez lui… Tout doucement, s'en vraiment m'en rendre compte, j'ai commencé à m'occuper des tâches disons… plus féminines de la maison. Je faisais le ménage, le repassage, la lessive, la cuisine… Enfin, tout ces trucs-là quoi ! En fait, ça ne me dérangeait pas vraiment et puis Eiri était si gentil… Je pouvais bien faire ça pour lui ! Mais le problème c'est qu'après seulement un mois de vie commune, ça a commencé à ce gâter… Eiri se montrait plus ferme et plus autoritaire avec moi. Il me commandait sans cesse et me criait dessus. Mais bon, comme après il s'excusait toujours, je me suis laissé faire sans vraiment protester… Et puis, j'avais tellement peur qu'il me laisse…

- Tsss… T'es vraiment con parfois… marmonna Hiei sur un ton dur et contrarié.

- Hum ?

- Nan, rien… Continues… soupira le brun en resserrant sa prise sur la taille du roux.

- Oui donc… Euh… Petit à petit, il m'a éloigné de mes amis, jusqu'à ce que je perde presque tout contacte avec eux… Je voyais de moins en moins ma famille et ça me faisait souffrir, mais encore une fois, j'ai préféré me taire… Et puis l'année scolaire s'est terminée et j'ai enfin obtenu mon diplôme… Mais je n'étais pas vraiment heureux, parce qu'Eiri se montrait de plus en plus froid et menaçant avec moi… Il se mettait souvent en colère et passait son temps à me crier dessus. Il… Il n'était plus jamais doux et attentionné comme il l'avait été au début de notre relation… Je ne savais pas quoi faire… Je… J'avais l'impression d'être devenu un objet fait uniquement pour assouvir ses pulsions animales, mais pourtant je ne disais rien… Je crois que j'espérais encore qu'il puisse redevenir comme avant… Qu'est-ce que j'étais naïf ! Et c'était de pire en pire… Il devenait violent et ses amis ont commencés à envahir notre maison… Je me demande d'ailleurs comment il a fait pour pêcher des gens pareils ! C'étaient une bande d'hommes stupides et grossiers, mais ils étaient tous baraqués comme des troncs d'arbres alors je ne pouvais pas faire grande chose… Si ce n'est supporter leurs mains baladeuses, parce que de toute façon, Eiri ne faisait jamais rien pour moi… C'était… C'était vraiment un enfer, pourtant je continuais à lui obéir au doigt et à l'œil… Quand il criait, j'accourais immédiatement, parce que savais que ce serait pire s'il se mettait en colère… Combien de fois m'a-t-il hurlé « Kurama ! Une bière ! » dans toute la maison ? Combien de fois j'ai couru pour la lui apporter, comme un imbécile ? Combien de fois lui ai-je obéit sans broncher, sans même réfléchir à ce que je faisait ? Mais ça n'avait plus rien avoir avec de l'amour ou même de la dévotion ! Je crois que je n'étais tout simplement plus capable de lui désobéir… Je n'arrivais presque plus à penser par moi-même, tant il m'avait rendu dépendant de lui… Et puis, il me faisait peur…

- …

- Et puis… Et puis un jour… Il… Il m'a frappé… Je me rappel… Il était encore en colère parce que sa bière n'était « pas assez fraîche » à son goût… Hum ! La bonne excuse ! Je ne sais pas pourquoi j'ai réagis cette fois là, mais j'en ai eut vraiment assez… Assez de lui, assez de cette situation humiliante et ridicule… Enfin, toujours est-il que je l'ai insulté et j'ai voulu le quitter… Mais avant que je n'ai pu faire le moindre geste, il m'avait envoyé son poing en pleine figure… Oh ! Je me souviens, le coup avait été tellement puissant qu'il m'avait presque assommé ! Mais bon, ça, Eiri s'en fichait bien… Il m'a laissé à terre et il est tranquillement aller prendre une douche ! Alors seulement, je me suis enfin rendu compte de l'étendue de ma bêtise… Et de ma stupidité ! J'étais pitoyable à pleurer… Mais m'en rendre compte et admettre qu'Eiri n'avait fait que se servir de moi pendant tout ce temps, c'était déjà un immense pas en avant ! J'ai donc décidé de partir. Bien sûr, je savais parfaitement qu'Eiri essayerait de me retrouver. Il me l'avait assez répété pour que je m'en souvienne : « Tu m'appartiens, jamais je ne te laisserais m'échapper ! » et blablabli et blablabla ! Tu penses, j'étais sa petite chose, il n'était pas question que je m'en aille ! Et plus, il n'avait plus rien à faire dans sa maison, je m'occupais de tout ! Partir c'était dangereux, je le savais… Ca me foutait les jetons, mais… mais il fallait quand même que je tente le coup ! J'ai donc téléphoné en secret à toute ma famille ainsi qu'à mes anciens amis et je leur ai expliqué la situation. J'ai ensuite préparé mes bagages en cachette et le soir même, tard dans la nuit, je me suis enfui comme un voleur… Ca n'a pas été bien difficile, Eiri avait l'habitude de s'endormir comme une masse une fois qu'il avait obtenu ce qu'il voulait…

- Hn, grogna Hiei avec colère, comprenant parfaitement le sous-entendu de Kurama.

« Ce qu'il voulait » hein ? è.é

- … Je… Ne… Ne me regarde pas comme ça… plaida le roux en détournant les yeux, incapable d'affronter la colère qui brûlait dans les yeux de l'étudiant.

- …

- …

- C'est bon, continues…

- Oui… Donc… Euh… Après ça, j'ai commencé mes études supérieures et je suis vite devenu professeur de Japonais diplômé de l'université ! J'ai ensuite décidé de m'installer à Tokyo et deux jours plus tard, je trouvais du travail au lycée Takasaki ! C'était inespéré, j'ai vraiment eu de la chance sur ce coup-là ! Et puis la suite… Bah… Tu la connais.

- Hn.

- …

- …

- Tu sais… Quand j'y repense ça me rend vraiment triste… Je… Enfin je… Je l'aimais vraiment ! Et lui…

- …

- En fait, je ne suis pas vraiment en colère contre Eiri… Je suis juste… juste dégoûté de lui… Et de moi surtout… J'ai été tellement bête ! Tellement aveugle ! Tu sais, j'ai toujours été un peu naïf, Keiko me le disais souvent, mais je ne savais pas que j'étais stupide à ce point ! souffla Kurama en retenant les larmes qui menaçaient à nouveau de couler sur ses joues pâles.

- Ca suffit ! cria soudain Hiei en l'attrapant par les épaules. Il avait les yeux brillant d'une colère trop longtemps contenue et les poings serrés.

- …

- Je ne veux plus t'entendre dire ça ! C'est clair ? è.é Tu n'es pas stupide ! Le seul qui est con dans cette histoire, c'est l'autre demeuré ! Il n'a pas vu à côté de quoi il passait en te faisant souffrir ce con ! Il n'est absolument pas digne des sentiments que tu lui portais ! Alors arrête de te dénigrer, ça m'énerve ! Grrrr ! C'est pas possible ça ! Merde ! Si j'avais su, je lui aurais vraiment enfoncé sa gueule à ce connard ! è.é

- …

- …

- Je…

- Hn. C'est bon. Excuse-moi d'avoir crier mais…

- Je… Merci ! s'exclama alors le roux les larmes aux yeux, avant de se jeter au cou de l'étudiant. (Et voilà… Ca y est ! Je tombe dans la guimauve… Pfff… Vraiment désolé !)

- Hn. Pas de quoi…

Après les révélations de Kurama, les deux jeunes hommes restèrent un long moment immobile, profitant en silence de la douceur de l'étreinte et de la chaleur qui émanait des corps…

Ce n'est qu'au bout d'un long moment, que Hiei bougea. Il s'appuya doucement contre le mur blanc du salon, cherchant une position plus confortable tout en veillant bien à ne pas réveiller le roux qui, vaincu par les émotions de la journée, s'était endormi dans ses bras.

Le jeune homme observa un long moment le visage pâle aux paupières closes du professeur, tout en jouant distraitement avec une mèche soyeuse de cheveux écarlates. Il était définitivement trop beau… Comment la nature pouvait-elle concevoir une telle merveille ? C'était un vrai mystère… D'ailleurs, le brun ne réalisait pas encore très bien sa chance… C'était lui, le vilain petit canard, celui que tout le monde détestait, l'enfant violent et agressif qui inspirait la crainte, celui dont personne ne voulait, que Kurama avait accepté à ses côtés… Et c'était dans ses bras que le roux s'était endormi…

D'ailleurs à ce propos, Hiei se sentait vraiment rassuré de voir que le visage d'ange aux traits endormis que Kurama enfouissait dans son cou, semblait enfin apaisé et parfaitement calme. La peur l'avait enfin quittée…

Par contre, ça serait pas mal si le roux pouvait arrêter de soupirer de manière suggestive et de gémir contre la peau sensible de son cou… --' Parce que sinon, il ne répondrait plus de rien ! C'est vrai quoi… è.é

Et puis c'est pas possible un truc pareil ! Même quand tu roupilles, tu réussis à m'exciter ! è.é

Parce que oui, c'était un fait, il avait envie de lui…

Et depuis déjà pas mal de temps en plus ! En effet, depuis plusieurs longs, très longs jours, Hiei s'efforçait de contenir son désir pour le roux. Car après tout, il n'était pas sûr que ses sentiments soient réciproques… Le jeune homme avait donc décidé que pour une fois, il valait mieux calmer ses ardeurs et « tâter » le terrain avant d'agir…

Mais à présent, tout était différent ! Il était presque certain que Kurama éprouvait quelque chose pour lui. Peut-être que ce n'était pas aussi fort que l'amour qu'il avait eut pour Eiri, mais il y avait tout de même quelque chose… Oui, il en était certain ! Sinon, pourquoi le roux lui sourirait-il de cette façon ? Et pourquoi resterait-il ainsi lover dans ses bras, les lèvres perdues dans son cou ? Kurama n'était pas vraiment du genre allumeur, cela ne pouvait donc dire qu'une chose…

Le seul problème, c'est que Hiei ne savait vraiment pas comment s'y prendre avec lui… Après tout, il n'avait jamais été amoureux auparavant. Les hommes et femmes qui avaient défilés dans son lit n'étaient là que pour satisfaire ses envies… Jamais encore, il n'y avait été question de sentiments…

C'était certain, il ne savait vraiment pas comment s'y prendre… Mais d'un autre côté, il ne se sentait pas non plus capable d'attendre plus longtemps… Jamais encore il n'avait connu ça… Il… Il le voulait tellement ! Il le désirait avec une force et un empressement qui le laissait lui-même perplexe…

Oui, il désirait le faire sien… Il voulait que Kurama lui appartienne corps et âme, mais est-ce que Kurama lui, l'accepterait ? Pour Hiei, rien n'était moins sûr… Après tout, il avait appartenu à Eiri tellement longtemps et voilà que maintenant qu'il était enfin libre, lui il se pointait avec ses gros sabots ! Car même si c'était fait dans l'amour, la tendresse et tout le bazar qui va avec, pour Hiei l'acte en lui-même restait fait d'un principe universel : il y avait un corps dominant et un corps dominé… C'était comme ça et on ne pouvait rien y faire… Et il n'allait certainement pas se retrouver en dessus ! Mais… Kurama serait-il près à lui appartenir ? Même une seule nuit ? Non, vraiment, rien n'était moins sûr…

- Hum… gémit soudain le roux en ouvrant péniblement les yeux, tirant par la même occasion le brun de ses réflexions.

- Alors Kitsu… Bien dormi ? lui demanda Hiei.

- Comme un bébé… répondit le roux avec un petit sourire, inconscient de la note sensuelle qui vibrait dans sa voix.

Kurama… Arrête, merde ! Je vais pas pouvoir me retenir si te me chauffe comme ça ! è.é Enfin… Même si tu le fais pas exprès… --'

- Hum… Ca va, t'es bien installé ? demanda alors Hiei sur un ton taquin pour faire diversion et essayer de calmer ses hormones en éveil.

A ces mots, le jeune professeur rougit violement, se rendant soudain compte de la position plus que gênante dans laquelle il s'était endormi. Mais bon, il ne bougea pas pour autant ! xD

Oui… Après tout pourquoi le nier ? Il était bien dans les bras de Hiei. Incroyablement bien même… Y avait-il quelque chose de mal à ça ? Non, certainement pas… Alors pourquoi ne pouvait-il pas s'empêcher de rougir comme une tomate ? è.é

Un mystère de plus… --' pensa le roux avec un léger soupire.

Tout était tellement embrouillé et confus dans son esprit… Il avait du mal à s'y retrouver. Mais pourtant, une chose restait parfaitement claire : il fallait qu'il se venge ! Hiei était la cause incontestée des rougeurs qui chauffaient ses joues il devait donc être puni ! xD

Se laissant guider par l'étrange sensation qui envahissait peu à peu son corps, Kurama fit glisser ses lèvres dans le cou de Hiei, parcourant la peau bronzée en une caresse douce et sensuelle. Il déposa ensuite quelques petits baisers papillons, légers comme une brise d'été, sur les clavicules découvertes, le faisant frissonner de désir…

Puis, toujours avec la même douceur et la même délicatesse, Kurama glissa ses mains aux longs doigts fins sur la nuque du jeune homme, pressant lascivement son corps contre le sien. Ses lèvres remontèrent sur la gorge, puis le long de sa mâchoire, pour finalement venir échouer sur sa jolie bouche aux lèvres fines.

- Kurama… Je… J'ai envie de toi… chuchota Hiei à l'oreille du roux une fois le baiser rompu.

Mais aussitôt qu'il eut prononcé ces mots, Hiei le regretta amèrement. Il avait raison, Kurama n'était pas prêt… A la minute même où il avait parlé, son corps s'était crispé dans ses bras et ses yeux verts s'étaient volés d'une appréhension nouvelle…

Je n'ai plus vraiment le choix… pensa-il en se mordant nerveusement la lèvre inférieure.

Soit ça passait, soit ça cassait…S'il n'agissait pas, Kurama allait peut-être se fermer définitivement à lui, étouffant ses propres sentiments pour se protéger… Après tout, il était tout à fait normal que la trahison qu'il avait vécue quelques années plus tôt, laisse une marque dans son cœur… Il voulait certainement s'éloigner de toute forme de désir ou de convoitise à son égard…

Mais d'un autre côté, s'il agissait et que Kurama réagissait mal à ses avances, il le perdrait à jamais… Car le roux ne lui accorderait plus la moindre confiance… Le problème était épineux, il aurait mieux fait de se taire et d'attendre encore un peu… Mais bon, ce qui était fait, était fait et il n'avait plus le choix… Hiei décida donc de retenter sa chance.

- Kurama… Laisse moi te faire l'amour…

- Je… bégaya le roux en rougissant furieusement et en détournant précipitamment les yeux.

- S'il te plaît

Alors doucement, comme obéissant à la prière du brun, Kurama plongea ses yeux verts dans le regard brûlant de Hiei. Il y avait tant de choses dans ses yeux rouges… Tant de choses… Mais pouvait-il vraiment lui faire confiance ?

Une petite voix tapie dans un coin sombre de son esprit lui murmura malicieusement que « oui » alors le roux décida de se laisser guider, oubliant ses hésitations pour s'en remettre au brun… Cependant, il se sentait bien incapable de sortir le moindre son de sa gorge, tant celle-ci était nouée par l'appréhension. Il colla donc timidement ses lèvres sur la bouche chaude du brun, l'entraînant de force dans un baiser brûlant et passionné. Hiei avait enfin sa réponse…

Alors doucement, ce dernier glissa sa main dans celle de Kurama et pas à pas, il l'entraîna à l'étage…

Et à peine étaient-ils entrés dans la chambre à coucher du roux, que celui-ci se retrouva plaqué contre la porte, les lèvres de Hiei perdues dans son cou et ses mains posées sur ses hanches… Kurama laissa échapper un léger soupire quand il sentit le corps chaud de l'étudiant se presser contre le sien et il ne pu s'empêcher de gémir sous ses caresses.

De son côté, Hiei essayait de ne pas perdre le contrôle de ses nerfs et surtout, de rester calme. Goûter ses lèvres, toucher sa peau… Il en avait tellement rêvé… Il l'avait tellement désiré ! Comment ne pas s'affoler face à un Kurama à l'abandon dans ses bras ? Comment ne pas perdre la tête en l'entendant gémir sous ses caresses ? Résister au roux, c'était comme lui demander la lune…

- Hi… Hiei… appela Kurama d'une voix égarée alors que le brun faisait doucement glisser sa chemise sur ses épaules.

- Je suis là… Ne t'inquiète pas… lui souffla-t-il à l'oreille, alors que ses mains effleuraient le creux de ses riens.

- A… Aah !

- Kurama… ?

Le long gémissement qui était sortit de la gorge du roux avait profondément surprit l'étudiant. Il était tellement… provocateur ! Tellement lascif… Cela avait éveillé un feu brûlant au creux de son bas-ventre et il sentait l'excitation monter en lui à la vitesse de l'éclaire. Mais quand même… Quelle réaction explosive ! Il l'avait à peine effleuré pourtant, sa respiration s'était faites haletante et ses joues s'étaient colorées du rouge… Il était littéralement à croquer !

Alors comme ça tu es sensible au niveau des riens ? Hum… Intéressant ! pensa Hiei, un petit sourire pervers se dessinant sur ses lèvres.

Kurama lui, maudissait la sensibilité de son corps. Il avait toujours été particulièrement réceptif au niveau des riens et… Et il n'était pas franchement heureux que Hiei ait découvert si vite sa principale faiblesse… --' Il allait en profiter un max, ça, c'était certain ! è.é

D'ailleurs, comme pour lui donner raison, Hiei y glissa à nouveau ses mains, le faisant se cambrer contre lui et gémir à son oreille… Le souffle chaotique du roux contre son oreille, ses gémissements, tout ça le rendait fou ! Et alors que ses caresses se faisaient de plus en plus précises et appuyées, le laissant sans force dans ses bras, Hiei se demanda s'il pourrait vraiment se contrôler jusqu'au bout…

Puis, les doigts l'étudiant quittèrent à regret la zone érogène pour se diriger lentement vers le jeans du roux. Mais avant que les mains libertines de Hiei aient pu passer la barrière de tissu, Kurama l'avait brutalement repoussé.

- Que… ?

Il le savait… Il n'arriverait pas à le supporter. Il le savait ! Dés que Hiei s'était montré un peu plus entreprenant avec lui, Kurama n'avait pas pu s'empêcher de prendre peur… Son corps s'était crispé instantanément et une peur glacée avait envahi ses veines à la vitesse de l'éclaire. C'était à prévoir… Il faut dire que l'amour avec Eiri n'avait jamais été une partie de plaisir…

- Kurama… ?

- …

Haaa… soupira mentalement Hiei, tout en s'approchant doucement du professeur. Il fallait s'y attendre… Après tout, cela aurait été un peu trop facile sinon…

- Kurama…? Qu'est-ce qu'il y a ? questionna Hiei d'une voix douce tout en enlaçant tendrement un jeune homme roux presque tremblant.

- Je… Je…

- Hn. C'est bon. Tais-toi.

- …

- Ecoute je… Je ne te ferais aucun mal… Tu le sais, hein ? Jamais je ne ferais quelque chose qui pourrait te blesser.

- Oui mais… Je…

- Chuuut. C'est bon, ne t'inquiète pas… l'interrompit l'étudiant en posant délicatement un doigt sur ses lèvres. Je suis là et je ne te ferais aucun mal, ok ? Alors laisse-toi faire Kurama…

- …

- Laisse-moi faire. Laisse-moi t'apprendre… lui chuchota-t-il à l'oreille tout en jouant distraitement avec une de ses mèches rouges.

- …

- Tu me fais confiance, n'est-ce pas ?

- … Je… Oui…

- Alors c'est parfait, déclara le brun tout en entraînant Kurama vers le lit aux draps immaculés.

Oui, il allait lui apprendre. Lui qui avait toujours vécu seul sans jamais se soucier des autres, il allait effacer la souffrance de son coeur. Il lui ferait oublier toutes les années qu'il avait vécues aux côtés cet enfoiré d'Eiri ! Et cette nuit, Kurama lui appartiendrait. Définitivement.

- Hi… ? commença Kurama, avant d'être violement interrompu par les lèvres du brun.

Doucement, il l'allongea sur le lit, couvrant son visage de baisers et caressant le creux de ses reins. Malgré la passion qui chauffait son corps comme du fer rouge, Hiei s'efforçait de rester le plus calme possible. Car s'il se laissait aller, le roux prendrait peur, c'était certain… Mais… Mais d'un autre côté, Kurama était tellement beau… Le voir ainsi offert, les cheveux épars sur l'oreiller et les lèvres rougies par les baisers c'était… un vrai appel à la luxure !

Hiei fit ensuite glisser ses lèvres dans le cou blanc à la peau sucrée. Il le dévora de baisers légers et humides, laissant sa marque partout, tout en déboutonnant délicatement la chemise du professeur. Bien vite, Kurama se retrouva débarrassé de l'étoffe et Hiei laissa glisser ses doigts sur sa poitrine, se laissant guider par ses envies. Ses lèvres vinrent bientôt remplacer les mains expertes, traçant des arabesques folles sur la peau nacrée et agaçant les tétons durcis sous les gémissements du professeur.

Son exploration fut finalement interrompue par un jeans plus que dérangeant, qui ne fit d'ailleurs pas long feu. Tout comme le boxer qui se retrouva lui aussi, bien vite abandonné au sol comme un vulgaire déchet. Kurama n'avait même pas eut le temps de protester, en un battement de cil, Hiei l'avait libéré de tous vêtements… Ce dernier - profitant de la nudité toute nouvelle du professeur - détailla avec délice ce corps sans imperfection enfin entièrement offert à son regard.

Mon dieu… Ce que tu peux être beau Kurama !

Le brun observa longuement les joues colorées du roux, effleurant ses lèvres rougies par les baisers et se laissant bercer par le rythme affolé de sa respiration. Son regard gourmand glissa ensuite sur la peau de pèche, suivant les courbes harmonieuses et délicates de son corps, alors qu'il retraçait du bout des doigts le dessin de ses hanches.

De son côté, Kurama lui, avait l'impression d'être sur le point d'exploser tant il était gêné. Cette situation était tellement embarrassante… Il avait l'impression d'être complètement à la merci de l'étudiant, soumis à son jugement, alors que son regard brûlant le parcourait, courrant sur sa peau de porcelaine…

Ne pouvant en supporter d'avantage s'en risquer de tomber dans les pommes, Kurama détourna précipitamment les yeux tout en rougissant furieusement. C'était tellement… tellement gênant d'être regardé de cette manière ! En plus, il ne savait pas ce qu'il devait faire ! Jamais… Eiri lui, ne l'avait jamais regardé comme ça… Il n'avait jamais… Mais, en y repensant, est-ce qu'il l'avait déjà vraiment regardé ? Même une seule fois dans sa vie ?

- T'es vraiment trop mignon quand tu te mets à rougir comme ça… lui susurra soudain Hiei à l'oreille, l'arrachant ainsi à ses sombres réflexions.

- La… La ferme abruti ! bégaya Kurama en virant au cramoisi plus vite que l'éclair.

- Hey ! J'y peux rien moi si tu rougis comme une tomate dés que je te touche… ricana le brun tout en se faisant une place entre les cuisses du roux.

- Je ne…

Mais sa pauvre tentative de rébellion s'étrangla dans sa gorge, étouffée par un long gémissement, alors que le brun effleurait son sexe pour la première fois. Amusé par ce joli son, Hiei ne pu s'empêcher de sourire tout en réitérant l'opération, usant cette fois d'une lenteur calculatrice, presque cruelle, faisant gémir le roux d'impatience.

Oui, il voulait le faire languir… Il voulait l'entendre gémir encore et encore, le voir se cambrer de plaisir. Il voulait que Kurama le désir de tout son être, qu'il le supplie de lui faire l'amour… Il voulait le voir s'accrocher aux draps, le visage déformer par le plaisir et la respiration haletante. Il voulait le voir s'abandonner dans ses bras… Il voulait l'entendre crier, encore et encore, inlassablement… Il voulait… Ok, là, il fallait vraiment qu'il se calme ! xD

De son côté, Kurama lui, était presque paniqué. Il ne contrôlait plus rien ! Même son propre corps lui échappait… La preuve : malgré tous ses efforts, il ne pouvait s'empêcher de gémir sous les attentions du brun. Il se sentait désarmé, comme pris au piège par le plaisir qui envahissait son corps à chaque fois que Hiei le touchait. Il ne s'y attendait pas… Il… Il ne savait pas que ça pouvait être agréable… Après tout, ses nuits aux côtés d'Eiri ne l'avaient jamais été. Il en gardait même un très mauvais souvenir ! Et comme il n'avait jamais vraiment eut d'autres expériences…

Et puis… Et puis ça non plus, c'était pas normal ! è.é Comment Hiei arrivait-il à le mettre dans un état pareil juste en le touchant ?!

Ce n'est tout simplement pas normal ! è.é

Mais le roux du interrompre brusquement ses réflexions hautement philosophiques, pour plaquer brutalement ses mains sur ses lèvres, retenant de justesse le cri aigu qui avait bien faillit lui échapper. Hiei lui, se retenant de sourire, avait ôté ses lèvres du sexe de Kurama pour les glisser à son oreille tout écartant ses mains.

- Non ! Je veux t'entendre… Je veux savoir si… si tu aimes ce que je te fais… lui susurra-t-il sur un ton dangereusement pervers, avant d'emprisonner ses lèvres entre les siennes.

Alors que le baiser se faisait plus profond et plus passionné, Kurama glissa timidement ses mains dans le dos de l'étudiant, refermant ses poings sur le tissu noir de sa chemise…

Hum… ?

De sa chemise… De sa chemise… Sa chemise… Sa… SA CHEMISE ?! O.Ô Comment ça sa chemise ???

Se rendant soudain compte que Hiei portait encore tous ses vêtements, Kurama s'agita, décidant de ramener une certaine égalité. Et en que quelques minutes à peine, la chemise et le jeans ne furent plus qu'un mauvais souvenir tristement abandonné à l'autre bout de la pièce. Tout comme le boxer d'ailleurs…

Puis, profitant de la surprise de l'étudiant (il faut dire qu'il avait été vachement rapide ! xD), Kurama glissa timidement ses doigts sur la poitrine glabre de l'homme qui allait lui faire l'amour, déposant ça et là quelques baiser légers comme du coton. Hiei, amusé par les caresses maladroites et timides, le laissa faire un moment, profitant de ses attentions les yeux clos alors qu'il se sentait devenir un peu plus dur à chaque seconde.

Mais finalement, ne pouvant plus attendre d'avantage, il reversa leur position. Et tout en l'embrassant langoureusement, il se mit à chercher à tâtons dans le tiroir de la table de nuit, la petite bouteille de lubrifiant qu'il avait planqué quelques jours plus tôt.

De toute façon, Kurama ne sembla pas se soucier le moins du monde de savoir comment la petite bouteille avait bien pu échouer dans ses affaires. Et alors que les doigts de Hiei se glissaient en lui pour la première fois, il ne pu s'empêcher de gémir tout crispant ses doigts sur les draps blancs…

C'était une sensation étrange… Pas vraiment douloureuse, non, juste étrange… Il se sentait d'ailleurs un peu confus… Pourtant, quand les doigts bougèrent en lui, il se cambra, gémissant plus fort qu'il se sentait submergé par des vagues de sensations inconnues.

Hiei mit un point d'honneur à le préparer correctement. Il ne voulait aucune douleur pour Kurama. En plus, d'après ce qu'il avait pu comprendre, Eiri était foncièrement mauvais au lit… Violent, avide et égoïste. Et il avait bien l'intention de l'aplatir purement et simplement sur ce point là !

Bon, c'est vrai que fut un temps, il lui ressemblait plus qu'il ne voulait bien se l'avouer, mais tout ça c'était fini. Il avait changé ! Et puis de toute façon, Kurama n'était absolument pas comparable aux autres… Et puis Eiri n'était vraiment qu'un abruti ! Cet idiot fini ne savait pas à côté de quoi il passait en violentant Kurama ! Après tout, c'était tellement plus agréable d'être doux et de recevoir quelque chose en retour…

- Kurama… Ca va ? s'inquiéta Hiei.

- Je… Oui… répondit ce dernier d'une toute petite voix.

- Ne t'inquiète pas… Tout va bien se passer… chuchota le brun à son oreille, tout en l'attirant à lui. Il fallait qu'il fasse vite, avant de perde le peu de contrôle qui lui restait !

De son coté, Kurama appréhendait de plus en plus ce qui allait suivre… Il avait l'estomac noué et une balle de tennis semblait s'être glissée dans sa gorge…

Malgré tout ses efforts et toute sa bonne volonté, il n'avait pas pu oublié… Non… Il ne pouvait tout simplement pas oublier cette douleur. Cette sensation horrible alors que Eiri lui emprisonnait les hanches, l'impression de se déchirer de l'intérieure, cette souffrance contre le plaisir que le brun en retirait… Ce sentiment d'injustice et de dégoût… Non, il ne pouvait pas oublier. Alors pourquoi se il laissait quand même faire ?

Dis-toi que au moins, tu es consentant ! pensa le professeur alors que Hiei posait ses jambes sur ses épaules. Pense que ce n'est qu'un mauvais moment à passer… Ou mieux : ne pense pas du tout ! Oui, c'est…

Mais il n'eut pas le temps d'achever sa pensée, car Hiei ne pu attendre plus longtemps. Il retira ses doigts, saisit les hanches du roux et le pénétra avec toute la douceur et tout le contrôle dont il pouvait faire preuve, arrachant un cri de surprise au professeur. Et sans attendre une minute de plus, il commença à se mouvoir en lui, emporté par la fièvre et la passion, alors que le roux rejetait la tête sur l'oreiller en gémissant.

C'était tellement bon d'être en lui… Il avait l'impression de perdre la tête, de se noyer dans le corps du roux. C'était si chaud et si accueillant… Et alors qu'il s'enfonçait toujours plus loin à chaque fois, alors qu'il le possédait un peu plus à chaque minute, Hiei réalisa à quel point il l'aimait…

De son côté, Kurama - pris au piège par un plaisir violent, presque bestial - ne pouvait que gémir et crier sous les assauts du brun. C'était tellement incroyable ! Tellement inattendu et tellement bon ! Et Hiei qui bougeait toujours plus vite, toujours plus fort en lui… Sentir son sexe si dur dans son corps, le rendait complètement fou de lui…

- Hiei… je… Aaah !

Le cri aigu qui s'était échappé de la gorge du roux ravi au plus au point l'étudiant. Il venait de toucher ce point si sensible à l'intérieure de Kurama, provoquant une déferlante de sensations dans tout le corps du roux. Fier de lui, Hiei se concentra pour toucher encore et encore cet endroit magique, faisant crier un Kurama à bout de souffle et cramponner aux draps. Il glissa ensuite une de ses mains entre les cuisses du roux et, se saisissant de sa virilité, il y appliqua la même cadence effrénée que celle de ses hanches.

Finalement, incapable de tenir plus longtemps, Kurama se libéra dans un long gémissement d'extase, son corps s'arquant une dernière fois sous le plaisir. Hiei le suivit presque immédiatement. Il jaillit en lui en laissant échapper un long râle de plaisir…

Il se retira ensuite avec un soupire de contentement, puis s'écroula aux côtés du professeur, épuisé. Ils restèrent un long moment ainsi, immobiles et silencieux, alors que leurs respirations s'apaisaient peu à peu…

Cela avait été magique… Ca, Kurama ne pouvait pas le nier. Pourtant, un goût amer lui restait sur les lèvres… Maintenant qu'il avait obtenu ce qu'il voulait, Hiei allait le laisser seul, c'était certain… Tout comme Eiri, il irait prendra sa douche sans se soucier de lui, l'abandonnant dans ce grand lit pour quinze longues minutes d'attente. Puis il viendrait s'allonger à ses cotés, lui tournant le dos et s'endormant comme une masse sans même un regard… Il le savait. C'était couru d'avance. C'était toujours la même histoire…

- Hn. Alors… Comment c'était…? Ca… t'as plus ? demanda Hiei avec un sourire au bout d'un long moment de silence.

- Je… C'était… C'était merveilleux… avoua Kurama en rougissant et en détournant pudiquement les yeux.

- Kurama… Tu as quand même des manières de vierges effarouchées… T'es pire qu'une fille !

- Quoi ! Mais… Mais pas du tout ! Je ne suis pas…

Mais une nouvelle fois, il ne pu terminer sa phrase car Hiei étouffa ses protestations entre ses lèvres et l'attira à lui. Et alors que sa langue s'enroulait autour de celle du brun, Kurama pensa qu'il n'était pas si désagréable d'être interrompu de cette manière…

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A suivre…

Et voilà… Le neuvième chapitre ENFIN bouclé ! Alors que dire… ? Hum Hum… Euh… Hi Hi !

1) GOMEN ! En fait… Ce n'est pas le dernier chapitre ! Désolé, je dis que c'est fini et en fait ça ne l'est pas… Désoléééé ! Mais bon, je trouvais que mon chapitre était trop long (beaucouuup trop long !) alors j'ai décidé de recouper tout ça. Bref, ceci est la « presque fin » de ma fic (je vous rassure, c'est bientôt fini ! xD) Il reste un chapitre (promis, cette fois c'est vrai !) l'épilogue ! (Même s'il n'y a pas de prologue ! xD)

2) RE GOMEN ! Pour l'énorme retard ! Vraiment désoléééé mais j'ai eut une grosse panne d'inspiration et une poussée de flemme aïgue ! (Je suis paresseuse, désolé, c'est ma nature…) Ensuite, (tout n'est pas de ma faute ! xD) j'ai eu un GROS PROBLEME avec mon ordi et j'ai perdu mes documents ! (Tout mon chapitre que j'avais eu si dur à écrire, foutu ! Ouiiin ! J'étais presque à la fin en plus !) Donc imaginé un peu ma tête… Et mon pauvre moral ! (J'ai évité un suicide de très peu ! xD)

3) RE RE GOMEN ! Mon lemon est nul, archinul, archi-archinul ! (bon, peut-être pas tant que ça... mais nul quand même ! xD) Désolé ! Mais bon là, j'ai une excuse, c'est la première fois ! xD Il est trop long (beaucoup trop long), beaucoup trop chiant ! (mes phrases sont louuudes !) Donc vraiment désolée ! (Je jure que je ne le ferais plus ! xD) Et puis... Je m'excuse aussi pour la guimauve... --'

4) Je tiens à dire que j'ai vraiment eu dur à écrire ce chapitre. Personnellement je ne l'aime pas du tout, (trop long et trop de blabla) mais franchement je me sens pas la force de tout recommencer (ce ne serait que la troisième fois après tout ! xD) et de toute façon, je crois pas que je pourrais faire beaucoup mieux… En plus, mes phrases son beaucoup trop longues ! (une fois que je commence à écrire, je peux plus m'arrêter !) Ca rend la lecture est trop lourde… Enfin bref… J'ai galèré pas mal et c'est vraiment tout ce que j'ai à vous donner, alors encore un grand DESOLE !

Fiou… Moi qui déteste m'excuser en temps normal, je me suis surpassée aujourd'hui ! xD Enfin… Bref ! Pleins de bisous à tous et merci de me lire ! (j'espère que vous m'excuserez ! Ouiiin crise d'hystérie et de larmes)