Titre : Invictus

Résumé : Harry Potter a disparu alors qu'il n'avait que six ans. Que va-t-il se passer s'il revenait au bout de dix ans?

Auteur : opalish

Traductrice : Toujours moi, Falx Italica

Disclaimer : Et non, malheureusement je ne possède rien, Harry Potter et son monde magique appartiennent à J K Rowling et l'histoire à opalish, que je remercie encore pour m'avoir laissé traduire cette superbe fic!

Note : Et bien voilà le chapitre trois. Je suis désolée d'être autant en retard, mais à ma décharge mon ordi a cramé durant la canicule. Je vous avoue ma joie lorsque je l'ai découvert... Tous mes chapitres à retaper, comme si je n'étais pas assez lente ! J'espère que vous allez appréciez mon travail et n'hésitez pas à me donner vos avis, quels qu'ils soient! Bonne lecture et bisous à tous.

Note bis : Je remercie beaucoup pour leur review : Sahada, Meri-Chan91, potterXmalefoy, emma, la rose de la nuit, baka-yohko, vathany, mushu, the dark lord, ewiliane, naeloi malefoy, Nymphadora Tonks, blueyes, Amiele, zaika, jenni944, Demenciae, flore, mini pouce06, Lunita Jedusor P-M, 666Naku, Tiffany Shin, ornaluca, votma, mimilili15, Lady Elektra Black, Lyra Sullivan, et adenoide ! Elles m'ont fait très très très plasir ! Merci beaucoup !

Chapitre 3 : Le massacre de l'Allée des Embrumes

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Question : Pourquoi Dieu permet-il au Mal d'exister?

Sri Ramakrishna : Pour épaissir le complot.

-Sri Ramakrishna-

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Ce fut un soulagement d'être seul après la journée qu'il venait de passer. Un soulagement et quelque part, un miracle. Il avait dû argumenté avec Dumbledore et Bones pendant une heure avant qu'ils acceptent de le laisser se rendre au Chemin de Traverse sans un cortège entier d'aurors pour le suivre comme son ombre, à chacun de ses pas.

A la fin, ils étaient arrivés à un compromis. Deux aurors l'attendraient au Chaudron Baveur, pour ensuite l'escorter à Poudlard une fois ses achats terminés. Harry n'était pas particulièrement ravi de cet arrangement, mais au moins, ils ne le suivraient pas pendant toute la journée. Il y avait certains endroits où il désirait aller que la paire d'aurors ne lui aurait certainement pas autorisé.

Souriant faiblement, le jeune homme flânait dans la Ménagerie Magique, son déguisement bien en place. Ce n'était d'ailleurs pas vraiment un déguisement - juste un bandana sur sa cicatrice - mais cela était suffisant pour ne pas être reconnu. Après tout, personne ne savait à quoi il ressemblait, en dehors de l'éclair sur son front.

Enfin, c'était sans compter sur ceux qui l'avaient vu au Ministère, plus tôt. Mais ils n'étaient pas ici, pas pendant un jour de travail, et ils avaient autre chose à faire que de le chercher dans un endroit bondé. Surtout dans la Ménagerie Magique.

Le magasin était plein de monde, et sentait le renfermé, l'oiseau et le chien mouillé. Seulement, quelques rares traits de lumières passaient à travers les fenêtres sales, juste assez pour que l'on puisse voir des traces de poussières un peu partout. La boutique était un vrai brouhaha avec les piaillements des oiseaux, les sifflements des serpents, les cris des rats et les grognements des chiens et chats. Harry se sentait profondément désolé pour ces pauvres animaux enfermés dans un tel endroit. La Ménagerie Magique avait été tellement mieux avant le changement de propriétaire quelques années auparavant, tellement.

Le propriétaire actuel, situé derrière le comptoir étonnement propre, était un homme rond, rouge et à la calvitie naissante, avec un gros nez et des petits yeux luisants (N/T : Et bien avec tout cela, comment ne pas craquer?). Il tenait un mouchoir en dentelle dans sa main potelée et ses doigts boudinés étaient alourdis de bagues voyantes. Ses vêtements semblaient de bonnes qualités et chers mais leur taille était trop petite et les accros nombreux. Tout en cet homme dégoûtait Harry.

"Je peux vous aider, Mr?" Même la voix du porc était horrible, mielleuse à souhait avec une sorte de grincement. Si une voix pouvait transpirer, pensa Harry, je deviendrais fou.

"Je regarde juste, pour l'instant", dit Harry, les lèvres crispées à la vue de l'homme se tamponnant sa figure luisante avec son mouchoir.

"Bien sur, bien sur. Faites le moi savoir si vous avez besoin de quelque chose...Si je peux vous suggérer les hiboux, ils sont particulièrement - "

"Merci", le coupa Harry, les manières hypocrites de l'autre l'ennuyant particulièrement. "Mais j'ai dit que je regardais juste".

Il se dirigea immédiatement vers les serpents, ignorant les toussotements du marchand. Alors qu'il s'approchait des cages, les sifflements prenaient peu à peu la forme de mots.

Harry n'avait pas mis longtemps à découvrir que les serpents ressemblaient aux humains sur certains points. Comme eux, ils avaient leur volonté et rêves propres.

Mais globalement, ils étaient très, très différents. Il n'avaient pas de nom, du moins pas vraiment, sauf si on considérait "Celui qui brille fréquemment" en tant que nom. Ils n'avaient pas d'intérêts pour les concepts abstraits et possédaient peu de patience pour autre chose que la nourriture, l'accouplement et leur sécurité. Il y en avait peu qui comprenaient les choses comme la maison, la famille, la loyauté et l'amour. Ceux-ci étaient élevés en captivité.

Harry supposait qu'avec de plus en plus de liberté, ils étaient capable d'arrêter de penser à survivre mais de penser à vivre.

:: Bonjour ::, murmura t-il, parlant si bas que l'énorme homme ne pouvait l'entendre. Il était dos au vendeur alors il ne pouvait pas voir ses lèvres bouger. :: Est ce que certains d'entre vous aimeraient partir avec moi::

Avec les serpents, il valait mieux être direct. Amusant la façon dont ces animaux sont stéréotypés dans le monde magique et moldu.

Les reptiles enregistrèrent la question. Aucuns d'eux n'avaient semblé surpris de le voir parler leur langue - en général, ils ne le sont jamais. Ils n'avaient pas assez d'imagination.

::Partir ::, demanda avec curiosité un petit serpent vert émeraude avec de minuscules yeux noirs. ::Quitter l'endroit Répugnant ::.

Harry grogna doucement. En effet, c'était un nom approprié à la boutique. ::Oui, j'aimerai que trois d'entre vous viennent avec moi . ::

:: Je viens ::, déclara gravement le serpent vert.

:: Moi aussi ::, ajouta un gros reptiles d'un brun rougeâtre.

:: Très bien, encore un. ::

:: Moi. :: Celui-ci était marron clair avec des rayures noires, long et fin.

::Bien ::, approuva Harry en remarquant sur un panneau que l'émeraude et le marron clair étaient venimeux. :: Je reviens vous prendre dans quelques instants. ::

Il devra garder le brillant serpent vert sur lui. Cette couleur était trop voyante pour ne pas être notée. Les deux autres suivront gentiment ses instructions.

Il se rendit au comptoir où le vendeur prétendait être absorbé par son journal. Harry roula des yeux ; l'homme l'avait observé durant toute sa conversation avec les serpents. Probablement effrayé qu'il essaye de voler quelque chose… Après tout, Harry ne pouvait pas le blâmer pour cela, surtout que ses craintes auraient pu être justifiées. Le brun avait vécu dans la rue, et il avait en effet du devenir un adepte du vol pour survivre. Alors il était vrai que les objets petits et de valeur avaient tendance à disparaître quand il n'était pas loin.

Mais il supposait que s'il devait commencer à vivre en tant que Harry Potter au lieu de Ace (N/T : Cela signifie as mais j'ai préféré conserver la version originale, j'espère que cela vous va !) – le nom qu'il utilisait généralement pour tout le monde sauf pour un petit nombre en qui il avait assez confiance pour leur dire sa véritable identité – et qu'il ferait mieux d'agir en citoyen décent, même si cela l'horrifiait.

« Oui ? » demanda le vendeur, en jetant un regard au magasin, regardant tout ce qui l'entouré excepté son interlocuteur.

« J'ai décidé ce que je veux. »

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J'ai une vision simple du monde. C'est de garder les yeux les yeux ouverts et d'avancer.

-Sir Laurence Olivier-

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Le prochain arrêt de Harry fut à L'Empire du Hiboux. Il s'était occupé des trois serpents – l'émeraude était enroulé autour de ses épaules pendant que les deux autres étaient partis accomplir leur nouvelle mission.

C'était la dernière fois qu'il les voyait avant plusieurs semaines, voir pour toujours. Il espérait qu'ils n'allaient pas s'entretuer. Mais surment étaient-ils trop distraits et allaient-ils tout oublié à propos de lui et de leur mission, mais cela ne le dérangeait pas. Il n'avait pas vraiment de plan en tête, c'était juste un essai.

Tous les hiboux du magasin s'agitèrent à la présence du serpent émeraude, sauf un – une jolie femelle blanche comme neige avec des yeux couleur ambre et un bec croché et aiguisé.

« Cela fait un bout de temps qu'elle est ici », dit la responsable de la boutique à Harry. « Nous pensions tous qu'elle allait être vendue immédiatement, mais elle est contrariante et ne lasse personne s'approcher d'elle. »

Harry, à l'inverse, n'eut pas de problème à se mettre près d'elle. En fait, l'oiseau blanc semblait même quelque peu l'apprécier. La vendeuse secoua la tête et grogna gentiment.

« Cela arrive de temps en temps, bien que ça soit très rare », dit-elle. « Certains animaux magiques sont nés liés à un humain. Pour la plupart d'entre eux, le lien est assez faible pour être ignoré. Mais celui-ci, celui-ci n'attendait que toi jeune fille !

Harry acheta bien évidemment la chouette – elle était si belle que même Drago aurait approuvé – puis l'envoya à Poudlard. Elle lui pinça légèrement l'oreille dans un geste de sollicitude presque maternelle, avant de prendre son envol.

Souriant, le jeune homme avança. Puis, après avoir vérifié que ses deux baguettes et ses divers couteaux étaient bien en place, il se dirigeât vers l'Allée des Embrumes.

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Si tu es sur le point de faire quelque chose mal, ais au moins le sourire.

-Léa C. Rosten-

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Ce fut un Harry Potter plein de bleus, ensanglanté et extrêmement satisfait qui avançait en titubant dans le Chaudron Baveur quelques heures plus tard. Sa veste de cuir était éraflée, son T-shirt déchiré, son jean en lambeaux et sale. Ses cheveux étaient complètement en désordre et ses yeux passaient vite du bleu au noir. Le bandana qui lui servait à cacher sa cicatrice avait disparu ; heureusement, il était tellement sale que celle-ci se trouvait être totalement camouflée par les saletés. Le serpent émeraude n'avait rien et était toujours enroulé paresseusement autour de ces épaules.

En fait, le reptile avait surment mérité cette paresse. C'était un petite chose vicieuse, et même si son poison n'était pas mortel, son venin avait du aider Harry.

« Merlin », souffla Tonks horrifiée, en le regardant. « Qu'est ce qui t'est arrivé ? » Ses cheveux étaient d'un vert alarmant, ce qui jurait terriblement avec ses yeux violets.

Harry eut un grand sourire. « Juste une petite dispute », dit-il, le sang roulant toujours vite dans ses veines à cause de l'effort. Une bonne bagarre le faisait toujours se sentir mieux après une mauvaise journée.

Shakelbolt, le grand auror avec une boucle d'oreille, secoua la tête d'exaspération avant de changer de sujet. « Un nouvel animal ? » demanda-t-il en observant le serpent nouvellement acheté.

« Ouais », répondit Harry un peu gêné du sang-froid de Kingsley. Mais cette sensation disparue quand il se tourna vers son nouvel ami à écailles.

Le serpent avait pour nom « couleur de l'herbe fraîche » ou quelque chose comme cela. Le brun s'était contenté de l'appeler Green.

Emeraude faisant définitivement trop…féminin.

Green faisait partie des plus petits serpents qui aient jamais croisé sont chemin. Il n'avait pas beaucoup d'imagination, mais après tout, peu de serpent en avait.

« Les serpents ne sont pas très populaires ces temps-ci », commenta Shakelbolt de sa façon lente et pondérée. Harry n'était pas assez stupide pour penser que l'auror noir était un idiot. Non, les yeux sombres de Shakelbolt luisaient pratiquement d'intelligence.

De plus, ce n'était jamais bon de sous-estimer un auror. Seul les meilleurs étaient acceptés en entraînements, et seuls les meilleurs des meilleurs faisaient carrières. Bien que l'on pouvait se demander comment quelqu'un d'aussi maladroit que Tonks avait pu survivre…

« Je pense bien », répondit rapidement Harry à l'observation de Shakelbolt, l'adrénaline commençant à le quitter, le laissant vidé et las. « Mais je n'ai jamais accordé aucun respect aux préjugés gratuits. »

Il y eut un silence tendu et impatient. Les autres personnes se trouvant au pub commençaient à se rapprocher car même si elles ne pouvaient pas entendre avec exactitude ce qui se disait, pouvaient sentir l'atmosphère chargée se renforcer. Harry avait peut être passer la dernière heure à se battre mais il était toujours prêt pour une bagarre, même s'il n'avait aucune chance de gagner. C'était sa façon de lutter contre ses problèmes et ses craintes. Chance avait une fois appelé cela de « l'agression thérapeutique ».

« Tu es prêt à y aller ? » Demanda Tonks un petit peu trop gaiement, essayant d'éviter une dispute. Harry roula des yeux pendant que Shakelbolt lui lançait un coup d'œil amusé. Les patrons du Chaudron se rassurèrent, sentant que le moment de tension passait.

« Bien, allons-y », déclara Harry. « Je suppose que nous utilisons la poudre de cheminette ? »

Tonks acquiesça et Harry grogna.

Il détestait, haïssait même a poudre de cheminette. Il retombait toujours sur le cul, et il avait l'impression que Tonks ne le lâcherai plus s'il tombait du feu devant elle, même si elle était, elle-même, aussi maladroit qu'un canard.

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Sur le chemin du retour, ils chantèrent nombres de mélodieuses et réfléchies chansons sur la paix, la justice, la morale, la culture, la sport, la vie de famille, et la destruction de toute forme de vie.

-Douglas Adams-

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Comme on était seulement en début Août, Poudlard n'était pas complètement remplie. Presque tous les professeurs y étaient – la plupart vivaient à l'école pendant l'année scolaire, et à cause des troubles récents, ils ne la quittaient que très rarement. Donc la salle des professeurs était remplie quand Albus arriva.

« Où étiez-vous ? » Demanda Minerva d'un ton irrité dès qu'il fit un pas dans la pièce. Le reste des professeurs étaient silencieux, attendant la réponse. « Vous ne m'aviez pas dit où vous alliez ».

« C'était une urgence », répondit sereinement Albus. « Je vous l'aurait dit plus tard ».

Minerva palie. « Personne n'est …enfin quelqu'un est-«

« Pas cette sorte d'urgence, Merlin merci », la rassura rapidement Albus. « Non ; aujourd'hui j'ai reçu les meilleures nouvelles imaginables ».

« Et bien ? » Grinça impatiemment Filius, alors que les autres le regardait, déconcertés. Enfin, Severus ne semblait pas confus, mais Albus pu voir que l'homme brun était impatient et anxieux. Le Maître des Potions ne cachait pas ses émotions aussi bien qu'il le pensait. Du moins, pas pour Albus.

« Harry Potter a été retrouvé », les informa-t-il.

Pendant un instant, la pièce fut entièrement silencieuse. Puis éclata de bruit alors que tout le monde demandait des informations. Seul Severus restait silencieux, ses yeux se rétrécissant et ses lèvres se pinçant.

Albus sourit avec bienveillance. L'homme revêche allait être fortement surpris s'il s'attendait à un James miniature.

Le monde entier allait être surpris, imagina-t-il.

« Comment ? » Demanda Rolanda Bibine, se faisant entendre de tous.

« Il a été aperçu dans le Londres moldu », répondit le directeur. « Un auror l'a accosté et emmené au Ministère ».

« Où est-il maintenant ? » Demanda Minerva, les yeux plus brillant qu'il ne les avait vu depuis des années. Elle avait profondément aimé James t Lily.

« Juste ici », déclara une voix familièrement traînante, de la porte.

Tous les yeux se focalisèrent immédiatement vers le nouvel interlocuteur.

Albus fronça les sourcils alors qu'il étudiait le garçon et ses gardiens. Ils étaient avant l'entrée et semblaient venir d'arriver.

Minerva sursauta. Pomona murmura quelque chose qui ressemblait à « Oh le pauvre chéri ». Filius poussa un cri aigu. Severus haussa un sourcil.

« Vous auriez du voir les autres gars », dit Harry avec un sourire en coin.

« Que s'est-il passé ? » Demanda Albus avec un froncement de désapprobation. Il aurait du savoir que laisser Harry à lui-même était une mauvaise idée…Le garçon semblait avoir été piétiné par une horde d'hypogriffes enragés !

« Je me suis retrouvé dans une bagarre » répondit nonchalamment le brun en haussant les épaules. Albus cligna des paupières à la vue du serpent sur les épaules du garçon. « C'est fou le nombre de voyous que l'on trouve dans l'Allée des Embrumes ».

Nymphadora s'étrangla et Kingsley devint immobile, ses yeux se rétrécissant.

« L'Allée des Embrumes ? » Répéta Albus, légèrement déçu. « Et qu'y as-tu fait exactement ? »

« Des choses et d'autres », répondit Harry avec désinvolture, mais ses yeux restaient alertes et sa position méfiante. « Rien dont vous n'ayez besoin de vous inquiéter. »

« Je n'approuve pas », répliqua Albus aussi calme d'avant. Intérieurement, il tremblait de rage et de désarrois.

Le garçon roula des yeux. « Et je m'en fiche totalement ». Albus tressaillit presque au ton malveillant que Harry avait employé. « Ce que je fait, où je vais, c'est mon affaire », continua le jeune impitoyablement. « Et vous avez besoin de moi sacrément plus que moi de vous ».

Une lueur dans les yeux du jeune homme stoppa Albus et le força à réfléchir avant de répondre.

Harry le testait, ou tentait du prouver quelque chose. Mais quoi ?

Bien, Albus supposait que c'était assez évident. Le quelque chose, assez simple, était que Harry était déjà un adulte, ou du moins plus un enfant, et qu'il n'avait pas besoin ou ne voulait pas de parents. Donc, qu'il pouvait faire ce qu'il voulait et rien de ce que Albus pourrait dire ou fera une différence.

Le directeur commença à se demander si le Choixpeau Magique serait capable de choisir entre Gryffondor ou Serpentard quand il répartira Harry.

« Je te conseille », dit prudemment Dumbledore, « d'être prudent dans certains endroits. Que tu aimes cela ou non, nous en avons besoin. » Il savait que cela pouvait paraître froid, assez pour choquer ses collègues, mais Harry sourit faiblement à l'avertissement. Non, ce jeune homme n'était pas de ceux qui se laissaient dorloter.

« Je suis toujours prudent », répliqua Harry, les mains dans les poches, « Et je ne prends jamais de risques inutiles ». Il s'arrêta, puis haussa à nouveau les épaules. « Enfin, je ne prend généralement pas de risques inutiles. »

Albus soupira mais fit un signe de tête, toujours inquiet mais plein de volonté pour lui concéder la discussion, pour le moment. Harry avait survécut seul depuis l'age de six ans après tout, et savait mieux que personne quelles étaient ses limites et ce qu'il pouvait risquer.

« Peut être. Nymphadora, Kingsley, vous pouvez partir. Donner mes hommages à Amélia et dites lui que je la verrai dans deux jours au meeting. » Pas de doutes qu'Amélia passera tout le meeting à lui poser des questions sur Harry en souriant en coin à chaque mention des entêtements du garçon…Franchement, aussi sévère qu'elle était, Amélia n'en était pas moins une commère de Poufsouffle.

Kingsley hocha impassiblement la tête. Nymphadora jeta un coup d'œil de son collègue à leur « protégé », comme attendant que l'un d'eux se mette à écumer de rage et à lancer un Impardonnable.

« Euh, bien », bégaya-t-elle. « On se voit plus tard Harry. Monsieur le Directeur.

« J'ai hâte », dit Harry avec un grand sourire malveillant. « Et faites moi savoir si Fudge apprécie les deux mangemorts que j'ai déposé dans son bureau, ok ? »

Kingsley eut le souffle coupé. La mâchoire de Nymphadora tomba. Albus ferma les yeux d'intense exaspération.

« Des mangemorts, Harry ? » Réussit à demander Albus en regagnant son sang-froid.

« Ils embêtaient un de mes amis », répondit Harry en lançant un regard noir plein de défi, « Je les ais avertis, ils ont ignoré cet avertissement.

« Sais-tu qui- »

« -Avery et Jugson », le coupa Harry, assez satisfait de lui. « Il y en avait un troisième, mais il s'est enfui. Je n'ai pas eut le temps de le poursuivre mais quelques amis l'ont fait. Je pense que c'était McNair. »

« Ces amis », demanda doucement Nymphadora, « sont-ils euh… »

Harry était clairement amusé par l'hésitation de la jeune femme. « Ils ne sont pas exactement le genre de personne que vous ramenez à la maison pour voir Maman, non », dit-il d'une voix traînante.

« Pas plus que toi en ce moment », nota Nymphadora en observant le corps sale et sanglant en face d'elle.

Harry grogna. « Ma désapprobation ne connaît pas de limites ».

Albus observa le personnel enseignant. Tous, y compris Severus, semblaient choqués. Non, ce n'était certainement pas le Harry Potter auquel ils s'étaient attendus.

« Nous devons vraiment y aller », déclara fortement Kingsley. « Harry ». L'auror noir hocha la tête en direction du garçon, l'expression neutre.

« Shackelbolt », répondit Harry. Albus fut heureux de découvrir une note de respect pour l'auror dans la voix de son nouveau protégé.

Après le départ des deux aurors, Harry retourna son attention vers son audience, surprise.

Albus revint rapidement à la charge. « Ah Harry, voici les professeurs de Poudlard. La directrice adjointe McGonagall, le professeur Flitwick, le professeur Sprout, madame Bibine et – »

« Vous êtes Severus Rogue », termina Harry semblant étonné et, à l'amusement de Dumbledore, impressionné.

« C'est moi », dit froidement Severus avec un sourire méprisant. Albus connaissait suffisamment bien le Maître de Potion pour détecter la surprise et la confusion de l'homme d'avoir été identifié, même s'il se doutait que personne d'autre n'ait remarqué.

« Une de mes amis m'a parlé de vous », dit Harry en souriant légèrement, « Chance Cassidy. »

Les sourcils d'Albus se haussèrent. Chance était sortir de Poudlard il y a neuf ou dix ans. Elle avait été à Serpentard et l'une des élèves préférée de Severus ; de tos les gens, ce n'était certainement pas le genre qu'il espérait être amis avec Harry Potter.

« Vous connaissez Miss Cassidy ? » Demanda Severus en plissant les yeux.

« C'est ce que je viens juste de dire. J'ai fait plusieurs jobs pour elle – elle possède une auberge, dans l'Allée des Vertiges. Elle me laisse rester là-bas de temps en temps, quand je ne trouve pas d'autre endroit où dormir. »

« …Pas d'autre endroit où dormir ? » Répéta Pompona horrifiée. Albus était dans le même état.

Harry roula des yeux. « Oh oui, je suis un bâtard au mauvais caractère parce que ma vie a été ensoleillée et rose. » Albus grimaça – il y avait assez d'amertume dans la voix du garçon pour impressionner même Severus.

« Ecoutez », dit Harry irrité, « est ce qu'il y a un endroit où je peux prendre un bain ? Je suis peut être sans-abri, mais je n'aime pas particulièrement avoir du sang sur moi ».

« Tu n'es plus sans-abri. Poudlard est ta maison maintenant », dit Albus. Harry sembla près d'être malade à cette phrase.

« Génial », dit-il sèchement. « Je suis sûr aussi que nous allons tous être une grande famille unie ». Severus émit un grognement.

Albus soupira, déchiré entre le chagrin et l'amusement. « Je t'amène à tes appartements. Repose toi, tu as beaucoup de choses à faire demain. »

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Et voilà, c'est fini ! J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes ! Bonne vacances à ceux qu'ils le sont !

Kiss à tous ! Portez-vous bien !