Je suis désolé pour le retard.

J'ai eu un problème avec mon ordi, un BIPde BIP de virus, donc je m'excuse d'avoir posté si tard, alors que j'avais posté l'introduction.

Désolé... Me tuer paaaaaaaaaas...

Disclamé: Pas à moi, tout à Elle, il va falloir le dire combien de fois?

1er août

12h01

Je déteste la rentrée…

Nan ! En fait, je déteste le Chemin de Traverse à l'approche de la rentrée…

C'est ma pause. Je suis sur la terrasse du Magic's coffee, au Chemin de Traverse, et je sirote la fin de mon sirop à la fraise (soit disant spécial mauvaise humeur…) à l'ombre d'un parasol jaune canari. Normalement, je devrais être euphorique : c'est l'été, et en plus je ne bosse pas pour le moment. Même si j'ai toujours aimé travailler, je préfère quand même me prélasser au soleil plutôt que d'être enfermé dans une librairie poussiéreuse et gagné juste assez pour payer le strict minimum. Manque de chance, il y a deux choses qui m'empêchent de profiter pleinement de cette belle après midi :

-en premier lieu, je sais parfaitement que d'ici dix minutes je devrais retourner me faire engueuler (et mater aussi) par mon sadique et despotique patron, Mr Poilanere (dit poil-au-nez) le propriétaire de « Les introuvables de chez Poilanere », une librairie spécialisée dans les vieux livres bon marché.

- et surtout, le fait que depuis ce matin tous les parents accourent pour voir si il n'y a pas une bonne affaire à conclure pour éviter de payer plein pot chez FleuryBott, ramenant ainsi toute la ribambelle de mioches complètement béa à l'idée de pouvoir aller à Poudlard, l'Ecole de Sorcellerie.

C'est très égoïste de ma part, je l'avoue. Mais je crève d'envie de pouvoir retourner là bas.

Deux ans… Deux ans que je vois passer les visages de futurs apprentis sorciers dans la boutique. Deux ans que je n'ai presque plus aucunes nouvelles de mes anciens camarades. Deux ans que Harry traque Voldemort, celui qui nous terrifiait tous autrefois, et qui maintenant ses troupes décimées, fuit les Aurors et l'Ordre. Deux ans que je suis dans cette école, certes passionnante, mais remplie de cancrelats répugnants aux idées arrêtées. Deux ans que j'enchaîne rendez-vous sur rendez-vous, avec pour seule relation, des mecs qui me laissent tombé dès le lendemain matin.

Grrr !

Et ces petits gosses de merde, nourris à la bouse de dragons, vont gaiement de boutiques en boutiques pour retourner vers le seul endroit dans lequel j'étais considérée, Poudlard !

Je me calme… Je me calme… Je me calme… Je me calme… Je me calme… Je me calme…

J regarde ma montre. Et merde ! Jvais être en retard !

12h45

Salope de Beth ! Elle était obligée de faire remarquer mon retard ? Evidement ! Je l'aime bien, mais elle parle trop.

-'Mione je suis désolée… Tu sais comment je suisça m'a échappé…

Je grince des dents.

-Beth, combien de fois je vais devoir te dire de ne pas m'appeler comme ça ?

-Mais je comprend pas pourquoi tu ne l'aime pas ce surnom. Ton ami aux cheveux noirs il le fait bien lui. Et il me semble que le rouquin qui passait avant t'appelait comme ça aussi.

-C'est justement pour ça que je ne veux plus qu'on m'appelle Mione !

En fait c'est depuis ma rupture que je ne veux plus entendre ce surnom. Depuis que Ron et moi avons rompu. Depuis qu'il a préféré Lavande Brown, cette pouffe même pas capable de faire un expelliarmus correctement. Depuis que je suis seule et que lui se la coule douce !

-Miss Granger, nous ferez-vous l'honneur de rester parmi nous ?

Je me retourne, et m'aperçois que j'ai malencontreusement fait tomber une pile de livres à bordure rouge. Mon patron se colle devant moi, un sourire forcé sur le visage. C'était un personnage pour le moins étrange, que ce soit au niveau de son physique ou de sa façon d'être. Ses cheveux sont blancs, mélangés de gris et de reflets bleus, hirsute, jamais coiffé. Et quand je dis jamais, je n'exagère pas. Il porte continuellement un tablier de travail en cuir marron (du moins ça devait être sa couleur d'origine car il est tellement usé qu'on n'arrive même plus à en distinguer les coutures), si bien que j'ai finis par me demander si il n'était pas cousu à même la peau ! Il est très souvent recouvert de poussière, et ses ongles étonnement longs sont horriblement sales. Quant à sa « personnalité »…

-Savez-vous ce que Lutana Meldaducran disait « Un livre à terre et la vie s'édente »… Imaginez une pile de livres ?

En bref, je crois qu'il n'a jamais su penser par lui-même. Dès qu'un évènement se produit, il répète ce qu'une personne a dit dans un livre. Mais pas n'importe quelle personne : des gens que personne ne connaîtà part peut être les accro à la littérature philosophique magique, et encore. Il faudra un jour que je vérifie si tout ce beau monde a réellement existé ou non.

-Effectivement ça valait le coup de me le dire… ai-je murmuré entre mes lèvres.

-Pardon ?

Merde !

-Je disais, merci pour cette phrase si pleine de bon sens ! lui ai-je dit avec un superbe sourire.

Il se planta devant moi et me fixa avec ses petits yeux globuleux.

-Vous feriez mieux de ne pas trop vous moquer, Granger. Je vous garde uniquement parce que vous êtes une personne que les clients apprécient. Un seul faux pas et ouste !

Il y a deux ans, j'aurai pris un énorme volume qui traînerait sur la bibliothèque, je lui aurais balancé le bouquin à la figure, et je serais parti sans demander mon reste. Le problème c'est que j'avais décidé de prendre un appartement. Et sans boulot, pas d'argent. Pas d'argent, pas d'appart. Pas d'appart, pas d'indépendance. Et pas d'indépendance dit pas de vie, et donc rester vieilles fille jusqu'à la fin de mes jours pour nourrir mes vingt six chats.

Comme la vie est injuste !

-Mi… pardon, Hermione, tu pourrais venir m'aider, il y des personnes qui cherchent un manuel contre les Rioules à poil vert. La cliente dit qu'elle a une invasion de ces bêtes là.

Nouveau grincement de dents. Et les gens, qui demandent un livre sur des bestioles dont personne n'en n'ont rien à faire… C'est pas posiiiiiiiibleeuu ! Et puis c'est quoi, des Rioules à poil verts ?

Allez, on souri.

-Mais bien sûr Beth ! Veuillez patienter quelques instants je vous pris…

Et l'autre, là, qui me refile toujours les tâches les plus ardues ! Grr ! Bon, il ne semble pas regarder par ici. Et hop ! Petit sort de repérage. J'aurais bien fait un accio, mais pour peu qu'il y en ait plusieurs, je me serrais retrouvée sous une pile de gros volumes aux reliures douteuses et aux pages poussiéreuses. Bref. Quand enfin je l'ai trouvé (perdu dans le fin fond de la réserve, rayon bricolage) j'en ai profité pour regarder à quoi ressemblais ce truc. Ce n'est en aucun cas vert, le pelage est turquoise (bon je chipote mais bon. Il faut appeler les choses précisément.) et ça ressemble à une sorte de tapir moldus, avec une petite trompe. Oula merde Ça dit que ça se propage partout dans la maison et que ça bouffe les meubles à une vitesse affolante. Et en plus le ministère ne rembourse pas les dégâts, soit disant qu'ils ont tous été exterminés et que de toute façonça coûterait trop cher. Mais c'est horrible !

Merlin, faîtes que je n'ai jamais à affaire à ses sales bêtes !

17h30

Ai enfin fini. Ce n'est pas que je ne n'aime pas mon boulot (au contraire, je m'instruis tous les jours grâce à tous les livres qui sont autour de moi), mais ya pas à dire, je préfère être chez moi. Quoique…

-Ma chériiiiiiiie ?

Oula ! Je déteste quand ma mère fait traîner les « i » comme ça. Elle va me demander quelque chose. Allez, on pari ?

-Oui Maman ? ai-je répondu en descendant les escaliers.

Je l'ai trouvée à la cuisine. Elle avait mis son tablier à l'envers. Ma pauvre mère. On voit tout de suite quelle fée du logis elle est. On peut être difficilement être dentiste renommée et cuistot en même temps.

-Comment c'est passé ta journée ?

La petite feinte classique. Elle fait mine de rien, histoire de ne pas me faire fuir.

-A part le fait que mes cheveux sont imprégnés d'une odeur de renferméça va.

-Hum hum…

Voilà, elle ne m'écoute même pas. Attention, voici venir le « petit » service. Roulement de tambour…

-Dis moi, tu pourrais me mettre la table s'il te plait ?

Elle continuait d'éplucher des pommes de terres, sans me regarder, sachant parfaitement que de toute façon, je le ferais.

-Maman, pourrais-je savoir en quel honneur est-ce que je devrais t'obéir.

-Parce que je suis ta mère.

Comme si ça constituait un argument convaincant.

-Ma chérie, j'espère que tu seras souriante ce soir, Papa a décidé d'inviter du monde.

Chic ! Il ne manquait plus qu'une soirée avec pour thème : mes dents et moi. Grrr !

-OuiÔ mère adoré et non moins pas tyrannique.

-Merci ma puce.

Ma mère et les sarcasmes… J'ai donc pris les assiettes, et je l'ai brutalement posé sur la table, j'ai fait exprès d'inverser les couteaux et les fourchettes, et j'ai jeté les serviettes en boule dans les assiettes. Na !

C'est particulièrement puéril, je l'avoue.

Soudain, un hibou traverse le salon et se pose soigneusement sur une chaise. C'est quoi encore ? Je prend la lettre accrochée à sa patte, et donne au volatil un morceau de jambon qui devait normalement servir d'amuse gueule. Aha Ça en fera moins pour vous !

Je régresse fortement. Je me demande si je n'ai pas été contaminé par un virus qui me rendrait plus bête… Avec toute la poussière qui traîne à la librairieça ne m'étonnerait pas.

Bref, j'ai donc lu ce qui m'était destiné. C'était Ginny. Elle me rappelait que la fête en l'honneur de l'anniversaire d'Harry avait lieu ce soir. Merde ! Merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde et merde ! J'avais complètement oublié ! Je regarde le calendrier dans le vestibule. 1er août ! Comment j'ai pu oublier l'anniversaire de mon meilleur ami ?

Bon, c'est à 20h00, j'ai encore le temps de me préparer…

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRGGGG ! J'ai pas de cadeau ! Vite ! Le Chemin de Traverse !

-Ma chérie ? Tu va bien ?

-Maman !

Je cours jusqu'à la cuisine et lui fait mon plus beau sourire.

-Oui ?

-J'ai… J'avais complètement oublié… J'ai un truc de prévu ce soir…

-Hors de question !

-Maman….

Voix pitoyable d'imploration.

-Non !

-C'est pour un anniversaire… Celui d'Harry… Tu sais, Harry ?

-C'est très important pour ton père, ce dîner…

Yeux de cocker plaintif.

-Hermione…

-Maman, c'est prévu depuis un an presque… Et puis, qu'est ce que je dirais si nos invités me demande à quelle école je vais, ou ce que je veux être plus tard ? Tu ne crois pas qu'ils vont voir en moi une pauvre fille sans avenir, comme les Simouns ?

Les Simouns sont des neurochirurgiens, des grands amis de Papa. Le problème, c'est que pendant un dîné, il ont eu le malheur de me demander ce que je voulais faire plus tard. J'allais quand même pas leur dire que je voulais entrer au Ministère de la Magie… Alors j'ai dit ce qui me passait par la tête : Marchand de hot dog à New York. Si si, j'ai bien dit ça. Bref, on imagine tout de suite la tête de mes parents, des invités, et de la mienne, complètement cramoisie d'avoir sortie une énormité pareille. Depuis, je ne regarde plus les émissions documentaires qui parlent des petits métiers aux Etats-Unis avant de recevoir quelqu'un qui n'est pas au courrant de mon « état ».

Ma mère ouvrit la bouche, puis la ferma.

-Je veux bien…

-Merci Maman !

Je lui saute au cou. J'ai toujours trouvé les bons arguments.

Bon, maintenant, il faut que je trouve un cadeau.

Alala… C'est quand même pas possible ça… Pof !

17h57

Bon, je suis dans une boutique que j'aime beaucoup. L'objectif principal : trouver un cadeau, particulièrement brillant et approprié, pas trop cher, et ce, en peu de temps.

Ça va être dur. Très dur même. Alors, qu'est ce qu'on achète à un mec de vingt ans, qui travaille pour une organisation secrète (quoique pas si secrète que ça…), qui doit tuer le plus puissant mage noir que la Terre ait connu, et qui est l'objet d'une certaine idolâtrie visà-vis de la Communauté Sorcière ?

18h12

Toujours rien trouvé.

18h30

Suis dans une librairie. Ceci est mon dernier espoir. Tiiiiiiiens ! Il est beau ce volume. Il a les reliures noires, et le titre calligraphié est écrit dans une encre dorée. C'est quoi le titre " Technique d'ésotérique avancée pour se perfectionner dans son art. La Magie douce ! Parfait ! Comme quoi, les livres sont toujours les meilleurs cadeaux qu'on puisse faire. Allez hop. Je le paye, il l'emballe vite fait. Pourquoi il me regarde comme si j'étais un extra-terrestre ? C'est pour un cadeau, c'est normal que je mette du papier cadeau…

-Avec des petits cœurs je suppose ?

-Non, non c'est pour un ami…

Il me regarde de nouveau bizarrement. Oui je peux avoir des amis. Qu'est-ce qui a de mal à ça ? Je crois que tous les libraires sont un peu tarés. Je prend le paquet sous le bras, et me transplante chez moi.

19h13

Je lutte avec mes cheveux. Le haut que je voulais mettre a rétrécit au lavage. Mon pantalon a une tache entre les jambes. Panne de maquillage…

Mais c'est quoi ce bordel ?

Calme, rester calme… Je suis une jeune fille posée, qui a toujours une solution. Alors je me calme et je réfléchi.

Je n'ai qu'à mettre un autre haut. Ce débardeur kaki fera l'affaire. Pour le bas… Allez un petit sort de nettoyage fera l'affaire. Voiiiiiiiiiilà… Quand aux cheveux, je laisse tomber, ils sont très bien comme ça. Vite un manteau. Et maintenant, direction chez Ginny.

19h37

Quand je suis arrivé, Ginny m'a sauté dessus. Elle s'est pratiquement mise à pleurer. La pauvre croyait que je l'avais oubliée (elle n'avait pas tout à fait tord) et qu'elle se voyait déjà arriver à la soirée et de se retrouver toute seule. J'ai levé les yeux au ciel. Ginny était la personne la plus sociable que je connaisse. Dès qu'elle se pointe quelque part, elle s'intègre parfaitement.

Nous sommes donc partit à la fête. En voiture.

-Pourquoi pas par magie ? lui ai-je demandé.

-Dumbledore a installé un champ de force très puissant autour de son appartement. Personne ne peut transplané vers chez lui, même à trois kilomètres, sous peine d'être expédié en Mongolie.

Je la regarde.

-Comment ça se fait que tu es au courrant ?

Elle hausse les épaules.

-Ben il me la dit, tout simplement…

Je rage. Moi, sa meilleure amie, il ne me dit pas qu'il y a une haute protection autour de chez lui ! Ce n'est pas que je ne le savais pas, je me doutais bien que Dumbledore ne laisserait pas Harry dans un lieu sans un minimum de défense. Mais pour le principe, il aurait put me prévenir. Ginny vit ma colère intérieur (peut être parce que je tournait très brutalement et que je roulais un peu vite.), et me dit :

-Il n'a pas voulu te le dire par hibou, parce qu'il avait peur qu'il soi intercepté. Il me la dit parce que je me suis retrouvé en plein milieu du désert de Gobi.

Elle vira au rouge. La connaissant, elle avait dû être morte de honte. Même si cet aveu me rassura, je me demandais quand même qui pourrais bien vouloir intercepter le message, et à quoi cela pourrait lui servir. a la limite, ils viendront en transports moldus, si les Mangemorts étaient au courrant, mais ils seraient vite repérable. Quoique ils pourraient trouver une parade. Finalement, c'est toujours ça dont Voldemort n'est pas au courrant.

Finalement, j'ai tourné à droite et je me suis garé. C'était un petit immeuble, pas très neuf. Je me rendis compte que c'était la première fois en deux ans que j'allais le revoir en dehors des réunions de l'Ordre (auxquelles j'assistais parfois, afin de ne pas être trop exposé), et c'était la première fois que je venais chez lui. D'un côté je me sentais assez fautive. J'avais nettement valorisé mon insertion dans la société, par rapport à mon amitié pour lui.

Ginny qui semblait bien connaître est monté au troisième étage, a sortit sa baguette magique et a annoncée, la baguette sur la porte :

-Je suis Ginny Weasley, et je suis accompagnée de Hermione Granger.

Un frisson parcouru tout mon corps. Elle rangea sa baguette, et finalement sonna.

-Me demande pas comment ça fonctionne, c'est une technique à la Flitwick. Dit la rouquine visiblement amusée de mon incompréhension.

Elle passa sa main dans ses cheveux. Tiens, ils sont courts. Depuis quand ?

Finalement, la porte s'ouvra. Mais au lieu d'une tête brune avec des lunettes et des yeux verts, je vois une fille, brune aussi, les yeux noirs et bridés, un sourire éclatant sur les lèvres.

-Hermiiiiiiiiiiiii, Giiiiiiiiin, on ne vous attendait plus !

Cho Chang ? Mais qu'est ce qu'elle fait là celle là ?