Le 15/10 : Désolé, mais ma correctrice, Kazy la magnifique, n'a pas eu le temps pour corriger ce chapitre. Voici donc mon chapitre corrigé avec quelques modifications (minimes)
Voici le chapitre tout chaud !
Chapitre 14 : Dans ma bulle
Lundi 23 Août
18h56
- Ron ?
Ron ? Ron ? Ron ? Bordel qu'est ce qu'il fait ici ? Ça devient du harcèlement ! Depuis quelques temps je le vois trop ! Mais qu'est ce qui se passe ? Hier on se parlait plus, et maintenant il sonne à ma porte toutes les heures !
- Ron ?
Il écarquille les yeux.
- C'est bien Hermione, tu connais mon prénom... Ron. Maintenant qu'on a vu qu'on connaissait mutuellement nos prénoms, est-ce que je peux entrer ? J'ai quelque chose à dire à Ginny, Ginny, Ginny...
Se fouterait-il de ma gueule ?
Je me décale et le laisse entrer. Il se dirige vers le salon et soupire. Ça va, je sais, c'est pas encore très bien rangé, mais bon... Je suis sûre que même miss Parfaite quand elle a emménagé chez toi a laissé traîner des affaires au début !
- Tu vas devoir attendre... Charlie et Fleur sont chez tes parents et Ginny a voulu, en tant que membre actif de la famille, les accueillir, eux et leur ami roumain...
- Markus ?
Ah voilà ! Markus ! Je me disais que ça commençait par M...
- Oui, Markus... Elle m'a dit de ne pas l'attendre. Alors je range ses affaires... du moins je les classe, et c'est pas une mince affaire parce qu'elle a mis n'importe quoi dans ses cartons...
- Le rangement n'est pas vraiment... génétique...
- Je ne suis pas d'accord. Ta mère avait le sens de l'ordre, sauf qu'elle n'était pas de taille face tes frères et toi...
Il rit doucement.
- Au fait, pourquoi tu es toujours dans l'appart de Gin quand je viens la voir ?
Je me retourne, hébétée. Il se fiche de moi ? C'est une provocation ? Ginny ne lui a peut être pas dit... Après tout, elle ne dit pas tout à son frère alors elle aurait parfaitement pu oublier de dire... Ou alors elle l'a fait exprès...
- La planète Terre appelle Mars !
Gné ?
- Tu ne m'as toujours pas répondu...
- Je... Je vis avec elle... en tant que colocataire...
Il écarquille les yeux et me fixe comme si je venais de dire une énormité... A tout réfléchir ce n'en était pas vraiment une... Si ?
- Elle ne te l'a pas dit apparemment...
- Elle m'a dit qu'elle allait habiter avec une folle furieuse... J'ai cru qu'elle parlait de Luna...
De folle furieuse ? DE FOLLE FURIEUSE ?
- DE FOLLE FURIEUSE ?
- Ouais... Même que ça faisait flipper mes parents !
- Elle a dit que j'étais une folle furieuse ?
- Ouaip !
- Elle n'a pas dit qu'elle allait habiter avec moi ?
- Si mais elle a utilisé une métaphore... une périphrase serait d'ailleurs plus exact.
- Une périphrase ?
- Ouais elle a du dire un truc du genre « une folle furieuse qui a l'esprit très dérangé, surtout quand elle réfléchit... »
Je m'effondre sur le canapé. C'est comme ça qu'elle m'appelle quand j'ai le dos tourné ? La garce !
- Ceci dit je la comprends...
- Pardon ?
Je me retourne vers lui.
- Tu la comprends ?
- Euh...
Je me lève. Il recule.
- Qu'est ce que tu comprends, Ron ? Tu comprends le fait qu'elle dise que je suis une folle furieuse, ou le fait qu'elle cache à sa famille avec qui elle va vivre ?
- Nan... Attends c'est pas ce que tu crois... Mes parents t'aiment beaucoup, mais...
- Mais ?
Je sens l'embrouille... Ron, fais gaffe...
- Ron ?
- Disons que je... j'ai légèrement insinué que c'est toi qui... Tu comprends je peux pas dire à mes vieux que je t'ai... Alors je leur ai fais comprendre que... ce n'était pas vraiment moi qui...
- Qui quoi ?
Je m'avance tandis que lui continue à reculer et à bafouiller.
- N'en fais pas tout un plat ! Tu connais ma mère... Elle interprète tout de travers... Mais je n'ai pas vraiment démenti quand elle a cru que tu... m'avais plaqué pour un autre... Voilà c'est dit !
QUOI ?
- Attends, comprends moi ! Je sais même pas si elle sais que j'ai fais la chose alors tu penses, coucher avec une autre que toi à Poudlard...
Mais quel tact ! Mais quel connard ! Mais comme je le hais ! Je vais le tuer ! Je choppe un truc lourd dans les cartons de Ginny et le menace. Il vire au blanc.
- Ron... Est-ce que tu te rend compte de ce que tu viens de me dire ?
- Hermione...
- Bordel, Ron, me briser le cœur ça t'a pas suffi, il a fallu que tu me fasses passer pour une... personne comme toi auprès de ta famille ? Mais Merlin qu'est-ce que je t'ai fais ?
- Hermione, attention là...
Je secoue la chose lourde au dessus de ma tête.
- Je comprends maintenant pourquoi elle ne m'a plus jamais adressé la parole... Quel connard, j'arrive pas à y croire ! T'es même pas capable d'assumer ce que tu fais. Et toi, tu m'annonces ça, comme ça, comme si c'était effectivement ce qui s'était passé ! Mais bordel qu'est-ce qui cloche chez toi ? Tu te rends compte de ce que... Raaah ! J'y crois pas...
Je recule. J'oublie même que j'ai un objet rond dans la main.
- J'y crois pas... J'y crois pas, j'y crois pas, j'y crois pas, J'Y CROIS PAS !
- Hermione...
Je le regarde. Il semble terrifié. Ah ! Il a raison ! Il va morfler ce connard. Quand je pense que j'ai cru qu'il avait mûri... Mon cul !
- T'es qu'un connard, tu le sais ça ?
- Ne pose pas...
- Et tu oses me parler ? Tu oses encore me regarder droit dans les yeux après ce que tu viens de me dire ?
- Bordel, Hermione...
Il tend la main vers moi. Qu'est ce qu'il espère ? Que je me calme ? Que je lui pardonne peut-être ?
- Ron... Tu es encore plus pathétique que je l'aurais cru...
- Bordel Hermione écoute moi !
Aaaaaaaah ! Les explications de Ron ! Je sens que je vais aimer.
- Mais vas-y, Ron, je t'en prie... Explique moi tout, que je comprenne... Je n'attends que ça ! Crois moi !
- Hermione, ce que tu tiens dans la main, tu ne dois pas le lâcher...
- ... Sur ta tête ? Ça me démange pourtant...
- Bordel de Merde, Hermione écoute moi !
Une goutte de sueur perle son front. Il a vraiment peur que je le lui enfonce dans le crâne, on dirait. Je regarde ce que j'ai dans la main. Ce n'est qu'une boule en cristal, tout ce qu'il y a de plus banale. C'est sûr que ça doit faire mal, mais bon...
- Ne la pose pas ! Garde la en main, surtout ! C'est dangereux
- C'est quoi ces conneries ! Tu crois vraiment que ça va m'empêcher de te...
- Hermione...
Je le regarde et hausse les sourcils. Pour qui me prend-il ?
- Très bien. Si tu en as si peur c'est qu'il doit y avoir une raison. Mais tu sais, je doute franchement que cette simple boule de cristal puisse avoir autant de pouvoir que tu ne le penses... à moins que tu n'aies développé ton troisième œil sans m'en parler... Petit cachottier... Tu as du voir que ta fin était proche, n'est-ce pas ? Je ne savais pas que poser une boule de cristal sur le sol pouvait porter malheur... Et si on essayait pour voir ?
Je pose violemment la boule de cristal sur la table.
- Nan mais franchement Ron, tu es encore plus pathétique que je ne l'aurai imaginé ! Et franchement...
Soudain, la boule émet une sorte de sifflement, comme une cocotte-minute. Le sifflement se transforme tout d'un coup en une alarme assourdissante. Je sens mes oreilles s'étirer. C'est quoi ? Un sort pour nous transformer en lapins ? et mes oreilles me tirent ! Après des grandes dents, des grandes oreilles ? Super ! Sans comprendre vraiment ce qui m'arrive, je vois alors défiler devant moi le décors du salon. Nom de Dieu ! Je suis aspirée dans ce… ce… truc ! Mes oreilles me brûlent à présent. Mais est-ce que ça va s'arrêter ? Tout devient noir ! Je ne sens plus mon cœur battre, tellement il va vite !
J'aterris brutalement sur une surface dure. Bordel, bordel, bordel ! Je me rattrape tant que je peux sur mes mains mais je sens une douleur fulgurante à mon poignet droit. Merlin je me suis fais avoir par un portoloin trafiqué !
19h10
Tout est noir autour de moi. Je tâte le sol froid espérant trouver la boule de cristal.
- Hermione ? Hermione, t'es là ?
Ron ! Ron est ici avec moi !
- Ron ? Ron ?
Je m'appuie sur mon poignet et sens la douleur de nouveau. Merde ! J'ai du me le fouler dans ma chute!
Ne pas paniquer... Ne pas paniquer... Ne pas paniquer... Ne pas paniquer !
- Ron , t'es où, nom de… ?
Et soudain, la lumière revient. D'un coup.
Je regarde autour de moi. On est enfermés ! Enfermés dans une sphère opaque, grande comme mon salon. Ron vient vers moi, et m'aide à me relever.
- Ca va ?
Je le repousse.
- Lâche moi !
- T'inquiète pas, je suis là...
- C'est pas ça qui me rassure !
- On ne risque rien, c'est un jeu de Fred et George...
- Quoi ?
- Ouais, un jeu... Comme chez les moldus, sauf que c'est magique.
Je me relève toute seule et observe la sphère.
- C'est pas vrai... Dis-moi que c'est pas vrai...
- Désolé... Je peux pas.
Je plaque mes mains contre la paroi. Tout sortilège a une faille. Si ce sont bien les jumeaux, je devrais la détecter.
- Tu perds ton temps.
- Qu'est ce que t'en sais ? Tu n'as pas essayé que je sache. Et puis, avec Harry nous avons su trouver des solutions face à des sorts plus complexes effectuer par des gens plus dangereux...
- Ce sont mes frères qui l'ont fait, je peux t'assurer que la faille n'est pas visible. C'est un de leur tour favori, il le testait sur moi quand ils étaient encore à la maison... Ils adoraient emprisonner le chat du voisin.
- Je suis plus maligne qu'un chat, Ron.
La sphère est grande et mes mains n'arrivent pas à toucher le haut.
- Merde !
Je me laisse glisser contre la cloison. Je frotte mes oreilles doucement, encore endoloris. C'est d'ailleurs un miracle qu'elles ne soient pas longues de deux mètres !
- Mais putain, c'est quoi ce jeu à la con ?
- C'est un prototype... Ils m'en avaient parlé sans plus de précision.
Je me tourne vers lui. Un jeu ? Un protoype ? Fred George ? Pourquoi tous ces mots sonnent-ils dans ma tête comme une sonnette d'alarme ?
- Et…C'est censé faire quoi ?
- Tu veux une démonstration ? J'ai un orteil qui devient vert à pois jaune quand il pleut.
Gné ? Mais qu'est ce qu'il raconte ?
Les parois deviennent alors cramoisies.
- Mais qu'est ce que tu as fais encore ?
« Mensonge ! » dit une petite voix joyeuse qui appartient sûrement à un des jumeaux.
Le sol se met alors à trembler. Je me lève, paniquée. C'est dangereux ce truc ! La sphère rétrécit ! Je rêve ! La sphère rétrécit !
Le tremblement cesse d'un coup.
- C'est un jeu moldu qu'ils ont adapté. Ils étaient tout fiers !
- Et en quoi c'est un jeu ? C'est censé être drôle ?
- Oui puisque tu es obligé de dire la vérité.
- Mais si on dit rien ?
- Ben... Je suppose qu'il se passe rien...
- Très bien ! On va attendre que la magie cesse. Tous les sorts ont une durée de temps limitée, il suffit d'être patient.
- Avada Kadavra n'a pas vraiment de limite dans le temps...
Regard noir. Bouffon !
- Comme c'est puéril !
Je ne vois pas pourquoi je devrais jouer à ce jeu ! Si je ne lui dis rien, ça devrait aller ! Je ne vais pas me plier aux exigences de ces jumeaux infernaux, non mais !
Heure inconnue
Beeeeeeeuuuuuuuuuuuuuuuuh !
J'ai complètement perdu la notion du temps... J'ai la langue sèche à force de rester muette. J'ai soif. J'ai faim.
Ron n'en mène pas large non plus. Depuis dix minutes (enfin dans un relatif absolu puisque les minutes passent comme des heures) il fait les cent pas comme un lion en cage. Et l'expression est bien choisie ! Il rumine dans son coin, pousse des grognements (des soupirs selon lui ! Quelle détestable habitude !) et finit par se rasseoir pour se relever de plus belle. Ce qu'il m'énerve ! Nan, il ne m'énerve pas, il m'horripile.
- Merde, Ron ! Tu peux pas arrêter de marcher comme ça, de bouger, de grogner... Essaye de ne plus être toi pendant cinq minutes, juste pour voir !
Regard noir.
- Je suis désolé, mais j'en ai assez d'être bloqué ici ! Si Mademoiselle avait daigné m'écouter, ce que elle ne fait jamais...
- Pardon ?
- Parfaitement. Et si j'avais dit un mensonge, la sphère aurait réagit !
- Ton truc débloque, c'est tout ! Et puis, j'écoute quand on me parle !
« Mensonge »
De nouveau la sphère rougit et le sol se met à trembler. Les murs se rapprochent de dix centimètres, puis tout redevient calme.
Mes joues me brûlent. J'écoute les gens, nan ?
Haussement de sourcils. Il me regarde avec ironie.
- Oh, arrête de me regarder comme ça ! C'est de ta faute si on est ici, alors assume un peu ta part de responsabilité !
Rien ne se passe. Ah ah ! J'ai raison !
- Ma part de responsabilité ? Merlin, Hermione, tu mets toujours la faute sur le dos des autres ! Toujours !
- Quoi ?
- Parfaitement ! Tu ne supportes pas d'échouer ! Quoi de plus simple que de se voiler la face en accusant les autres...
- Je ne suis pas du tout comme ça !
« Mensonge »
Putain mais arrêtez ! L'espace rétrécit de dix centimètres.
- Tu vois ! Tu ne veux même pas l'accepter !
- Ok ! J'avoue être perfectionniste...
- Le mot est faible... Tu ne supportais même pas que les autres échouent !
- Et alors où est le problème ? J'avais envie que mes amis réussissent ! Désolée de me montrer...
- C'était exaspérant !
- Comment peux-tu me reprocher ça ? Et puis tu dérives ! La question n'est pas là !
- Raaaah !
Il prend sa tête dans ses mains.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Ron ?
- Que tu n'es pas étrangère à notre situation...
- Ok ! J'y suis peut être pour quelque chose... Alors maintenant à toi ! Dis que tu n'aurais jamais du dire que j'étais responsable de notre rupture !
- Je n'aurais pas du...
« Mensonge »
- Crétin ! (je suis tombée à cause de la secousse) Dis-le en le pensant !
- Je n'aurais pas du !
Silence.
- Puisqu'on en est là, dis-moi, qu'est ce que tu as dis à tes parents quand on a rompu ?
- Parce que tu crois qu'ils étaient au courant ?
- Quoi ?
- Et toi, comment tu as expliqué ta rencontre avec Lavande ? Tu leur as avoué la vérité ou là encore tu as mentis ?
- Je leur ai dis la vérité...
« Mensonge »
Le plafond, haut de deux mètres dix (merci Ginny pour ce genre de détails), fait à présent un mètre soixante dix. Ron s'est assis, il ne tenait plus debout. J'avoue que c'est une sensation détestable d'avoir la tête à cinq centimètres de la voûte.
- Je leur ai dit une vérité alternative...
- C'est-à-dire ?
- ...que je n'avais pas vu à quel point elle était belle avant le bal du Réveillon de noël, en quatrième année... et que je n'avais pas osé l'aborder avant la septième année.
- Tu... La quatrième année ? Tu lui as raconté ce qui s'était passé avec moi ? T'as pas honte ?
- Tu peux parler, Miss perfect ! Tu as dis à ma mère que j'étais ton premier petit ami, mais tout le monde savait que tu étais sortie avec Victooooooooor... Et il avait dix huit ans !
- Je n'ai pas menti ! Tu es le premier pour ce qui est du sexe ! Victor ne m'a jamais touchée, et je ne l'aurais pas laissé faire !
- Peuh !
- Je savais que c'était toi qui avais fait courir le bruit que lui et moi ne lisions pas à la bibliothèque !
- J'ai jamais fais courir de bruit...
« Mensonge »
- Merde, laissez moi finir ! Je n'ai jamais...
- Tu veux qu'on se retrouve dans un mouchoir de poche ?
Je m'étais également agenouillée, faute de pouvoir tenir debout.
- Bref ! Je n'ai jamais démenti ... Nuance !
- Oh !
- C'est pas pareil !
- Et bien puisque c'est ça, j'ai un aveu à te faire ! Tu te souviens de la rumeur sur les grains de beauté mal placés qui gênaient tes mouvements au Quiddicht ? C'était moi !
- Ah ouais ? Tes origines vaguement slaves qui te faisaient avoir une pilosité effrayante en été ? Ben je suis fier de te dire que c'est moi !
Quoi ? C'est lui ? C'est à cause de lui si j'ai du subir des moqueries et des regards dégoûtés ?
- Est-ce que tu te rends compte que ça a bouleversé ma vie ?
- Pauvre chérie...
- C'est moi qui ai volé tous tes caleçons en Février !
« Mensonge »
Je commence à en avoir marre ! Ces tremblements font très mal aux fesses. Mon poignet me lancine également.
- Indirectement, si ! J'ai aidé à les détruire...
- Et c'était qui, le meneur de l'expédition ?
Ron est suspendu à mes lèvres. Il faut dire qu'il les a cherchés, ses caleçons !
Petit sourire.
- J'ai surpris un Elfe de Maison qui prenait le linge sale. J'ai juste pris ce qui m'intéressait et le pauvre les a cherché pendant des heures... Je m'en suis beaucoup voulue... Pour l'Elfe...
- Tu as volé mes caleçons ? Co... Comment tu as fais pour reconnaître les miens ?
C'était les plus abîmés ?
- Oh tu sais avec un accio... On peut faire plein de chose...
Il rit doucement.
Un ange passe.
Il se tourne vers moi.
- ça va ?
Il fait un signe de tête en direction de mon bras droit. Je hoche silencieusement la tête.
Un autre ange passe.
- Heureusement que je suis pas claustrophobe...
« Mensonge »
- Ok, ok... Je suis claustrophobe... Mais ne le dis pas Harry, il se moquerait...
- Hum... Je pense qu'il se moquerait plus de toi pour l'histoire des caleçons...
- Arrête ! Dans le dortoir, c'était leur sujet favori ! Seamus a même hésité à faire son enquête, mais il était tellement hilare quand il cherchait des indices, qu'il a abandonné...
Je ris. Imaginer Seamus en train de fureter partout dans leur chambre, une fausse pipe à la bouche est assez amusant.
Aussi étrange que ça puisse paraître, la tension qu'il y avait eu tout à l'heure a brutalement disparu. Comme au restaurant...
- Ron ?
- Oui ?
- Pourquoi tu n'as pas contredis ce qu'a dis Cho au restaurant ? Tu aurais pu t'énerver, non ?
- Au début oui, j'ai voulu l'engueuler. Et crois moi j'ai longtemps cherché un prétexte pour lui dire ces quatre vérités ! Mais j'ai réfléchi et je me suis dit que ça n'en valait pas la peine... Et en plus, si je m'étais justifié, ça aurait paru plus suspect, tu crois pas ?
Je ne dis rien. Depuis quand Ron réfléchit-il avant de parler ?
- Je suis désolé au fait.
- Pardon ?
De quoi veut-il s'excuser ?
Ya tellement de choses remarque !
- Elle t'a blessée. Elle n'aurait pas du, et j'aurais du réagir.
- Nan, tu as eu raison. Je comprends qu'elle ait pu se faire des idées...
Il ne répond pas.
- ça me manquait.
- Pardon ?
- De te parler... Je n'ai jamais osé te le dire, parce que je pensais que tu le prendrais mal, que tu dirais que c'est de ma faute. Et effectivement, ça l'est.
- Pas uniquement... Il faut être deux pour rompre...
- Oui... Tu sais, Lavande...
Il soupire.
- Lavande est quelqu'un de super... Franchement. Mais je me suis rendu compte... Nan, en fait on s'est rendu compte... qu'on n'a plus rien à se dire. A part le sexe, plus rien nous lie.
Il regarde le sol, puis le plafond.
- Elle m'a avoué ce matin qu'elle avait rencontré quelqu'un à son travail. Qu'elle le voyait, de temps en temps, en dehors du boulot. Et après, c'est devenu tellement évident. Je ne l'aimais plus...ou plutôt je l'ai oubliée…
- Je... je comprends pas pourquoi tu me dis ça ?
« Mensonge »
Le sol tremble. Ma main se cogne contre la surface glacée.
- Aïe !
- Hermione, ça va ?
L'espace est à présent très restreint. Il s'approche et prend doucement ma main dans la sienne. Je me laisse faire. Après tout, il ne peut pas empirer les choses, à part peut être me couper le bras... Mais il n'est pas assez boulet !
Il observe mon poignet en le faisant pivoter avec une extrême douceur que je ne lui connaissait pas.
- C'est un peu enflé. Il doit être foulé...
Je ne respire presque plus. L'air me manque. Ron est très proche de moi, et son odeur m'envahit. Son souffle caresse la peau de mon bras et c'est incroyablement agréable. Mes joues sont brûlantes. Il lève ses yeux vers moi. Pourquoi ai-je l'impression qu'il lit en moi, qu'il sait à quoi je pense ? Je me sens transparente, mais j'adore. Mon esprit se réchauffe à mesure qu'il me scrute, qu'il cherche en moi. Il finit par ouvrir la bouche et mettre fin à ce silence interminable et trop court à la fois.
- Je n'aurais peut être pas du t'inviter à dîner...
- Je n'aurais pas du accepter...
- Pourquoi étais-tu dans cet ascenseur ce jour là ?
- Je peux te retourner la question.
Il passe sa main dans mes cheveux et finit sa caresse sur ma joue. Merlin comme c'est agréable.
- Hermione, je...
Je reviens brusquement à la réalité. Je repousse sa main, je retire la mienne des siennes, beaucoup plus habiles que celle que je connaissais autrefois.
- Je ne peux pas Ron ! Je ne veux pas ! J'en ai assez de souffrir !
- Mais je ne veux pas te faire souffrir...
- Tu mens ! Tu mens comme tu m'as menti avant ! Tu mens comme tu m'as toujours menti ! Tu mens !
Des larmes montent. Il ne faut pas que je pleure ! Je dois rester forte !
- Hermione, s'il te plait...
- Je ne t'aime pas, Ron ! Je t'ai oublié, ne me force pas à retourner là d'où je viens !
« Mensonge »
Nos corps sont près. Ils sont bien trop près l'un de l'autre. Je tente de m'éloigner mais je glisse et reviens toujours plus près. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Je ne l'aime plus. J'avais réussi à l'oublier, à effacer ses sentiments... Pourquoi la sphère a-t-elle dit que je mentais ?
- Je ne t'aime pas !
« Mensonge »
- Je ne t'aime pas !
« Mensonge »
Ron est à présent sur moi. Je suis complètement engloutie par sa chaleur. Je ne l'aime pas... Je ne l'aime plus...
- Je... Je...
Est-ce que je l'aime encore ? Après tout ce temps ? Toutes ses souffrances ? Merlin, est-ce que je l'aime encore ?
- Je...
- Hermione, je t'aime.
- Je...
« Parie terminée ! Merci d'avoir joué avec nous ! »
Et tout doucement, la sphère disparaît. Pas d'oreilles étirées, pas de tourbillon d'images. Juste l'effacement progressif des cloisons. Et nous, au milieu du salon, l'un sur l'autre. Je ne peux plus bouger. Ron est sur moi, et me retiens de tout son poids. Mais d'un autre côté, je n'ai peut être pas envie de partir.
Doucement, il enlève les mèches de mon visages, collés par la sueur. Il fait glisser ses doigts sur ma joue, puis sur mes lèvres. Il redessine les contours ainsi que les courbures. Il sourit. Je rougis. Doucement, il approche ses lèvres. Je ne les évite pas. Je le laisse faire. Mais c'est sur mes joues qu'il va d'abord. Puis, toujours doucement, il glisse jusqu'à mes lèvres et m'embrasse. C'est plus un effleurement.
- Hermione, je t'aime.
Je le regarde droit dans les yeux. Doucement, je lève ma main et me faufile dans sa nuque, jusqu'à la base de ses cheveux.
Il sourit tout en fermant les yeux de plaisir.
- Ron...
Je soupire.
- ... je te hais...
Je souris. Il me sourit.
Un ange passe. Décidément il doit y avoir un congrès pas loin, c'est le troisième qui parade depuis tout à l'heure.
- Qu'est ce qu'on fait maintenant ?
Je le regarde droit dans les yeux. Je souris.
- Pour commencer on pourrait peut être aller voir un médecin... Mon poignet a triplé de volume, et je tiens pas vraiment à ce que tu assistes à l'explosion.
Ron hausse les sourcils, amusé.
- Génial comme premier rencard. Toi, moi, l'infirmière de service sexy qui sent le chloroforme...
- Le dernier premier rencard était pas terrible non plus si je me souviens bien ?
- Eh ! Je n'avais pas invité ce vampire ! C'est pas ma faute si ce gus était justement là ce soir là... Le reste n'a été qu'une malheureuse série d'accidents, qui ne vaut pas la peine qu'on se les remémore...
Il me relève doucement. Il me sourit. Un sourire doux, calme, serein. Ron qui a confiance, ça fait limite peur, même !
Il ouvre la porte de l'appartement, et se retire pour me laisser sortir. En passant, je m'arrête devant lui et lui demande dans un sourire :
- Sexy ?
- Pardon ?
- Tu as dis qu'il y aurait une infirmière sexy ?
- Bon on demandera une femme mûre, genre Pomfresh...
Et il referme la porte de l'appartement dans un rire.
Fin du 14ème chapitre
Tadaaa !
Bon je sais, j'ai pas le droit de finir sur un suspens aussi intense que celui-ci (à prendre au premier ou eu deuxième degré peu importe...)
Alors voilà la fin de ma fic qui pointe à l'horizon... Mais ne m'écorchez pas, je vais écrire un épilogue avec en P.O.V. Ginny ! Et oui ! Mais je préfère m'arrêter de parler, histoire que vous ayez encore envie de lire la suite et fin...
Et pour répondre aux Reviews, voici Ronald Weasley !
Ron : Bonjour est-ce que ça va biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeen ?
Moi : Tu te prends pour Gad Elmaleh ?
Ron : Oh ça va ! J'ai le droit à un petit délire nan ? D'ailleurs je vais en profiter pour me plaindre ! En effet c'est un scandale : je suis héros de cette fic...
Hermione : Désolé mon cœur c'est ma place.
Ron : ... et ce n'est qu'à l'avant dernier chapitre que je réponds aux reviews des lecteurs et lectrices (très important les lectrices...)
Moi : Bon, si tu pouvais abréger cette terrible épreuve pour mes nerfs, ce serait Byzance...
Ron : Hem... On bloque ma créativité ici ! Baltha dit qu'elle adore ta fic, ce qui est un peu normal vu que je suis dedans (clin d'œil) et qu'elle a l'air conne en rigolant toute seule devant son écran de PC... ça, vois-tu, on n'y peux pas grand-chose... C'est très commun comme maladie...
Moi : Rassure toi, c'est le but (de te faire rire, pas de te sentir conne) !
Ron : Mais... et là je crois que tout le monde est d'accord avec elle, moi y compris...
Moi : Depuis quand tu as un avis toi ?
Ron : Tu publies trop lentement. D'ailleurs je peux annoncer quelque chose au nom de l'auteur...
Moi : Qu'est ce qu'il va ma sortir comme ânerie ?
Ron :(sort un petit papier) « Puce est heureuse de vous annoncer qu'elle a eu son bac ES du premier coup, et qu'elle est à présent à la fac en Lettres modernes »...
Moi : (toute rouge) Merde c'est vrai que j'ai oublié de vous le dire !
Ron : Eh ? Je sers à quoi sinon à transmettre les messages ?
Moi : C'est bien ! Y en a au moins un qui fait son boulot convenablement !
Ron : (tout fier) Merci Baltha pour le soutient que tu lui a apporté et pour ta review ! Passons à Géomik qui se fait le porte-parole de tous les garçons en protestant. Oui, c'est vrai, nous ne sommes pas tous des obsédés ! Moi oui, mais faut pas faire une généralité !
Moi : Oui oui... N'empêche qu'il avoue...
Ron : (lis la review en entier) Ouah la traître ! Pourquoi tu reviens sur tes positions mec ?
Moi : Parce qu'il est de bonne foi ?
Ron : N'import quoi... Où est passé la solidarité masculine ? Les hommes de nos jo... Putain je parle comme une femme...
Moi : Ou comme une personne âgée. Papi Ron, ça te va bien !
Ron : En tout cas, il espère que le sadisme va continuer... J'ai été très gentil avec elle, nan ?
Moi : Je ne dirais pas ça si j'étais toi...
Ron : Raaaaaaaah, ça y est... Dès qu'on trompe une fois sa copine, on est fiché et cette histoire revient constamment sur le tapis... Merci à toi, vieu, mais la prochaine fois, bas-toi à mon côté au lieu de vouloir plaire à l'auteur...
Moi : Il a dit la vérité, c'est bien nan ?
Ron : Pfff ! On croirait entendre Hermione !
Hermione : Tu commences mal, Ron...
Ron : Hem... (murmure) Gnagnagna... Dafie est apparemment une nouvelle lectrice. Elle aime beaucoup. Tu vois, tout le monde aime la Hermione bordélique d'aujourd'hui, mais moi, je l'aimais bien, un peu stricte sur les bords... Enfin bon, merci pour ta review, on espère que ce chapitre te plaira ! Aaaaaaaaaaah ! La review que j'attendais... Merci, je sais... Je suis sexy, et j'assume... Merci à Ptite Elfe ! Et nan, tout les roux ne sont pas sexy. Il n'y a que moi !
Moi : ça va les chevilles ?
Ron : Que penses-tu de la fin ? Avoue que tu espérais secretement que je laisse tomber Lavande pour embrasser Hermione ?
Hermione : Quel égard pour ton ex...
Ron : Arrête ! Avoue que j'ai assuré !
Hermione : Mouais...
Ron : Qui est de mauvais foi, là ? Enfin bref, j'espère qu'on a satisfait ton envie de fin à l'eau de rose...
Hermione : Un fin au chloroforme serait plus exact...
Ron : Pourquoi tu squattes là ? C'est ma place aujourd'hui ! C'est réservé ! (Hermione tire la langue) Non mais ! Si on fixe pas les règes, bientôt se sera le bordel !
Moi : A qui le dis-tu...
Ron : Merci à Didi pour ta review claire et expéditive ! C'est bien !
Moi : C'est clair ! Si on peut éviter les débats entre persos c'est franchement bien !
Ron : Enfin, pour finir, Vinvin qui est triste car on se rapproche de la fin. Oui, moi aussi je suis triste. Voir Hermione dans tous ses états était bien marrant !
Hermione : Ben moi je suis bien contente qu'il reste qu'un chapitre ! Il pourra rien m'arriver de très conséquent en un seul chapitre, heureusement !
Moi : Que tu crois...
Ron : Enfin bref, merci pour ta review !
Moi : Merci à tous, on se revoie au prochain et dernier épisode !
Bizouilles.
Puce
