TADAAAAAAAAAAAA !!

Vous pensiez que je vous avais oublié ? Et ben nan !! C'est juste que la fac, c'est plus long, plus dur, donc ça me laisse moins de temps pour écrire…

Donc voici la première partie du dernier chapitre !

Chapitre 15 : On s'était donné rendez vous…

Jeudi 1 août

6h30, appartement d'Hermione

-Tu n'es donc pas capable de régler un réveil correctement ?

- Est-ce ma faute si Madame ne veut pas utiliser un réveil magique, sûr et efficace ?

- On en a déjà discuté il me semble ! Pas de Magie si ce n'est pas nécessaire !

- Et pourquoi ça ? Et pourquoi je ne pourrais pas utiliser la Magie comme bon me semble ? Je ne me suis pas fait chier à passer tous ces tests et ces contrôles pendant sept années terriblement difficiles, pour finalement m'installer chez moi, et ne pas me servir de tout ce que je sais !!!

- Peuh… Comme si tu savais faire quelque chose de passable avec ta baguette !

- PARCE QUE TU TE CROIS MIEUX PEUT ÊTRE ?

- PARFAITEMENT ! JE SAIS FAIRE DES TOAST SANS AVOIR RECOURS A LA MAGIE ET SANS TOUT FAIRE BRÛLER, MOI !

- CA NE T'EST JAMAIS ARRIVÉ DE PENSER QUE JE LES PRÉFÈRE COMME CA ???

- C'EST DE LA MAUVAISE FOI, RON !

Merlin je vais le tuer ! Non seulement je vais être en retard, mais en plus je perds du temps inutilement ! C'est tout lui, ça ! Il n'y a que pour m'emmerder qu'il ne fait pas les choses à moitié !

- De toute façon, c'est trop tôt comme horaire. Il me reste du temps, à moi !

Je lui balance un oreiller. Sale con !

- Egoïste !

Je sors de la chambre. Arrivée à la cuisine, je soupire devant la cafetière vide. Tant pis ! Pas le temps de faire du café à la moldu. Je sors ma baguette et la fais tourner en vitesse. Le café se sert instantanément dans les tasses, préalablement apparues sur la table, et les confitures s'étalent doucement sur les petites tartines grillées. Je vais vraiment finir par faire ce sort les yeux fermés, à force de devoir l'utiliser.

- Et c'est moi qui suis de mauvaise foi ?

Je me retourne. Ron me regarde avec un grand sourire sur le visage.

- La situation est tout à fait différente ! Je suis pressée !

- Si tu mettais un réveil magique, tu n'aurais pas besoin de faire autant d'effort. Tous ces cris pourraient être économisés…

- Pfff… Je trouverai bien un autre raison de te crier dessus…

Je m'assois sur une chaise et soupire. C'est comme ça, tous les matins depuis qu'il a emménagé ici. Il faut dire que le départ de Ginny m'avait beaucoup attristée, et je ne savais pas comment extérioriser tout ça, sans crier sur Ron. Mais après coup, je crois que c'est devenu une habitude, plus qu'une nécessité.

Il me rejoint à la table et me sourit. Bah ! Tant qu'il me supporte, je peux continuer à être moi-même, non ?

- Au fait, c'est ce soir, nan ?

- Oui… c'est ce soir…

Je soupire. Merde ! J'avais oublié ce petit détail ! Raaaaaaah ! Pourquoi ? Comme si je n'avais pas d'autres problèmes à gérer…

- Euh… Quand tu parlais de baguette tout à l'heure, il n'y avait aucun sous entendu ?

Je me retourne.

Regard noir. Mais quel obsédé ! Il ne pense donc qu'à ça !

Mieux vaut ignorer cet imbécile de veracrasse, sinon je ne pourrai définitivement pas arriver à mon travail !

oOoOoOoOoOo

7h30, appartement à Coven Garden

- Mmmh… ?

Je sors ma tête hors de mon lit. Rien n'est plus dur pour moi que de se lever le matin, surtout quand on sait que je n'ai dormi que… Raaaaaah ! Cinq heures seulement ! Ginny, ma grande, il va falloir te ressaisir !

Je me lève difficilement, et je sens bien que mes jambes ne sont pas sûres. Je me dirige doucement vers le miroir, tout en baillant très bruyamment. Mon reflet n'est pas franchement glorieux. Mes cheveux semblent obéirent à des lois qui leurs sont propres, ce qui doit approximativement s'apparenter à l'anarchie. J'ai des cernes énormes, qui pendent presque jusqu'à ma poitrine. Mes yeux sont si petits que c'est à peine si je peux voir tous ces détails horribles (est-ce franchement un mal ?). Il y a des fois où je songe vraiment à la chirurgie esthétique magique…

L'amas de couette et de drap derrière moi s'agite.

Je m'approche doucement. Il n'a pas l'air de s'être réveillé. Je soupire. Il pourrait se passer n'importe quoi, il dormirait quand même. Et si je m'évanouissais sur le sol, pensez-vous qu'il se lèverait, pour me sauver de l'infâme et bien réel gargouillement qui scie mon ventre en deux ?

J'ôte les mèches brunes qui se sont collées à son front. Merlin qu'il est beau. Ce n'est pas humain d'être magnifique à ce point ! J'adore l'observer ainsi. Il est tellement serein, que s'en est attendrissant. Oui, Liam Deprens est vraiment…

Merde. Je vais être en retard ! Et cet abruti aussi !

Je le secoue gentiment. Pas de réponse. Je le secoue plus fermement cette fois. Il grogne.

- Bordel, réveille-toi on va être en retard !

-Mmmh ?

Il ouvre un œil. Beuuuuuuuuh… J'ai envie de le croquer tellement il est chou !!!

Non ! Il faut que je sois forte ! Je prends la couverture et l'envoie à l'autre bout de la chambre. Cette fois, il se lève, furieux.

- Mais qu'est ce qui ne va pas chez toi ?

- La ponctualité, mon chou !

Je lui montre le réveil. Il le regarde, prend deux secondes pour faire monter l'information jusqu'au cerveau, puis réagit enfin :

- Merde !

7h 41,

Pas le temps de l'attendre, il est vraiment trop long ! Tant pis pour lui !

7h43

Fuck, fuck, fuck !!! Je viens de rater le bus ! Pas le temps d'attendre, je hèle un taxi. Rien à faire, il me regarde tous mais ne s'arrête pas. C'est sûr, la blonde d'un mètre soixante quinze à côté, elle en a eu un ! Mais moi…

8h15

Suis enfin arrivée. N'en peux plus… Peux à peine respirer…

Steve, le vigile me sourit.

- On arrive à l'heure aujourd'hui ?

- Réunion importante… Pouvais pas la manquer…

Je sors mon badge, et ouvre la porte.

- Miss Weasley, laissez la porte ouverte !

Merde ! Comment est-il arrivé en même temps que moi, alors qu'il est parti après ? Il ne pouvait pas arriver deux minutes plus tard ? On va vraiment nous griller, un jour !

Je tiens la porte. Il me lance un vague rictus de remerciements et fonce vers l'ascenseur. Ceci dit, vu son attitude quasi méprisante à mon égard, il y a très peu de chances pour qu'on s'aperçoive de quoi que ce soit…

- Dépêchez vous un peu, j'ai besoin de vous pour le briefing, et pas dans deux heures.

Il ouvre son sac et fouille dans celui-ci, tout en tenant la porte.

- Il n'est vraiment pas gentil avec vous, Miss Weasley…

Steve me regarde avec compassion. S'il savait… Je n'aime pas me faire plaindre, surtout quand je ne mérite pas cette attention. Mais il faut vraiment que personne ne sache.

- Oui, c'est un con.

J'entre à mon tour dans l'ascenseur. Il soupire.

- Ce n'est pas trop tôt…

J'aperçois la mâchoire de Steve se crisper alors que les portes se referment. J'appuie sur le bouton du quinzième étage. Un ange passe.

Pui soudain, je sens sa main dans ma nuque. Je ne bouge pas. Ses longs doigts fins descendent dans mon dos. Il en trace la courbure. Il s'amuse. Il sait ce qu'il fait. Je me tourne vers lui, et plante mes yeux droits dans les siens. Il sourit. Il s'approche de moi. Dangereux ça ! Très dangereux ! Je m'écarte. Il se raidit. Il ôte sa main de mon dos.

- Pourquoi tu refuses qu'on sache pour nous ?

Je me mords la lèvre.

- Parce que tu es mon boss, et que je ne veux pas que notre relation nourrisse les potins des vieilles secrétaires de l'immeuble. Et puis, je trouve que ça rajoute un peu de piquant. Pas toi ?

Il sourit. Merlin qu'il est beau. Et dire que je ne peux même pas me vanter de sortir avec lui !! Tout ça à cause de cette morale de merde à la con à laquelle je me suis astreinte ! Pourtant je sais très bien que notre relation ira dans le mur si je continue à mettre la tête dans le sable. Personne ne sait pour nous deux, pas même mes propres amis. Liam est beau comme un dieu, ce qui me dérange considérablement si on prend en compte le fait que toutes, j'ai bien dit toutes les femmes de la société – y compris celle qui sont mariées – le draguent ouvertement, alors que je me tiens à deux mètres ! Sans oublier qu'il ne sait absolument pas que je peux transformer une souris en service de porcelaine !

De tous ces problèmes, ce dernier est probablement le plus ennuyeux, et le plus destructeur. Comment instaurer une relation, même amicale, quand on refuse toujours l'accès à son appartement, de peur qu'il ne découvre un truc qui pourrait lui exploser à la figure ? Et l'excuse du bordel continuel, dû à ma colocataire imaginaire, commence sérieusement à dater. Il va finir par me prendre soit pour une bordélique, soit pour quelqu'un qui a des choses à cacher… Ce qui, entre nous, ne serait pas faux !

Mais voilà, je ne peux, ni lui dire qui je suis vraiment, ni endurer le courroux de toutes les employées si j'annonce publiquement que nous sortons ensemble, et le quitter n'est pas vraiment une option envisagée.

Donc, j'en suis là : à me faire peloter par l'homme le plus sexy de la terre dans l'ascenseur, sachant parfaitement que lorsque nous arriverons au quinzième étage, je devrai me faire passer pour une assistante de direction, exploitée par ce même homme, qui se trouve être mon patron !

Bref, je suis dans la merde. Ginny, ou l'art des histoires compliquées…

oOoOoOoOoOo

10h21, locaux de la société "Magic Play"

- Weasley, vous faîtes un travail fantastique !

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!! Enfin ! Que n'ai-je vécu que pour ces douces paroles !

- Sérieusement, je suis impressionné par tant de dévotion et tant d'implication dans le travail !

Merlin, j'en pleurerais !

- A croire que vous êtes magicien !

Mauvaise blague de Mr Jakobson.

Ce type semble oublier parfois à qui il à faire. Depuis que je le connais, il me sort des réflexions sur la magie comme s'il n'en connaissait pas l'existence, et puis deux minutes plus tard, il me parle de Quidditch et de son balai préféré…

- Vous n'utilisez rien d'illicite au moins ? Ce n'est pas que ça me gêne, bien au contraire ! Si ça vous fait travailler plus et d'aussi bonne qualité, continuez ainsi ! Je vous demande juste de ne pas vous faire coincer ! La compagnie ne se relèverait jamais si vous vous faisiez arrêter pour recel de cocaïne ou de je ne sais quelle autre saloperies !

- Euuuuh… Mr Jakobson, que je vous rassure tout de suite, je ne consomme rien d'illégal…

- Et bien tant mieux !

Il me donne une grande tape dans le dos. Putain, il est vachement fort, ce mec, sous ses airs de vieux fou. Il me tourne le dos et se retire dans son bureau, tout en marmonnant :

- Ah ! Les jeunes de nos jours ! Toujours quelque chose à cacher…

Je soupire. Ce type est vraiment vicieux. Et totalement fou ! Mais en dehors de ça, c'est quand même un super travail. Que je ne dois qu'à moi-même. Enfin, quasiment… disons que sans Hermione, j'en serais encore à trier le courrier au Ministère. Et on ne peut pas dire que c'était satisfaisant… Et donc aujourd'hui, je travaille dans une compagnie de loisir sorcier, au département "développement", dans lequel je semble plutôt bon. On peut même dire que grâce à quelques aménagements, la boîte s'en porte vraiment bien, et je me plais à croire que c'est grâce à mes idées… Les gosses adorent les prototypes issus de mes projets.

« C'est parce que tu as une âme de gamin de douze ans ! »

Grrrr ! Qu'est ce que je déteste quand elle a raison.

14h31

- Tu rêvasses encore ? Tu ne crois pas qu'il serait temps que tu t'y mettes ?

- Mmmh… Laisse-moi réfléchir à cette proposition fort intéressante… Je ne crois pas, non. Je vais encore faire résonner ces magnifiques mots de soutien et d'amour dans ma tête avant de me remettre au travail comme tu dis…

Elisa lève les yeux au ciel. Cette jolie blonde n'est autre que ma co-équipière. Plutôt sèche, grande, plus maigre que mince, elle n'en restait pas moins une femme attirante et désirable. Elle a un charisme qui la rend presque intouchable.. Elle en a vraiment fait une lorsque je lui ai dis que Elisa était totalement lesbienne. C'est bien simple, c'est la première chose qu'elle m'a dit lorsque je suis arrivé ici :

"N'essaye même pas de me draguer, je ne suis pas intéressée par tout ce qui se rapporte au sexe masculin. Alors évitons-nous une future gêne qui nuirait tout notre travail…"

- Merlin, tu es vraiment un mollasson, Ronald. Je me demande comment le boss peut autant te faire confiance. Tu ne mérites vraiment pas tous ces compliments. Le travail intensif n'est pas à la portée de n'importe qui, et apparemment pas à la tienne…

Pétasse jalouse ! Avant moi, c'est toi qui récoltais tous les honneurs ! Maintenant, c'est moi, Ronald Weasley, le plus grand sorcier de la terre ! MWAHAHAHAH !!!

- En tout cas tu en mérites au moins, c'est celui d'être capable d'inventer autant de concepts interactifs en si peu de temps. Le dernier jeu était franchement très inventif… Je ne comprends pas comment un mec aussi minable que toi peut avoir autant d'idées…

Héhé ! Jalouse

- Secret !

Je me retourne vers elle et lui lance un regard narquois, que j'ai appris à exécuter en regardant cet abruti de furet, Malefoy. Elle me fixe à son tour. Merde. Elle le bat à plate couture en ce qui concerne le regard qui tue ! Même Dumbledore à côté, c'est un nourrisson… Hum… Peut être que Voldemort le lui a appris… C'est encore plus flippant !

- Tu comptes te remettre au travail un jour ?

Hum… Réfléchissons à cette question… Bien sûr, je pourrais lui dire un petit "jamais", ou carrément lui dire d'aller se faire foutre et de la laisser se démerder toute seule. Bien sûr je pourrais… Mais ce serait franchement jouer avec le feu.

- Eh bien tu as de la chance, j'allais justement te proposer de revoir ton dernier projet. Je ne peux pas honnêtement rendre ce dossier avec mon nom dessus, étant donné le peu de soin avec lequel tu t'en es occupée.

Ça, c'est plus drôle.

- Weasley…

- Mais je comprends que le travail intensif ne soit pas à la portée de n'importe qui…

Aïe ! Putain, la sale… elle m'a balancé le pot à crayon dans la tête !

oOoOoOoOoOo

15h12, toilettes du Ministère de la Magie

Merde.

Merde ! Merde ! Merde ! Merde !

Enculé de Ron ! Salopard ! Débile profond !

Merlin pourquoi ? Pourquoi est-ce que je suis avec un abruti pareil ?

oOoOoOoOoOo

15h13, bureau de Ginny

Pffiou… Je suis exténuée. J'ai du éviter le plus possible Liam au cours de la journée, qui semble prendre un malin plaisir à essayer de nous faire griller !

- Il est gay.

Je me tourne vers ma collègue, Alice.

- Tu disais ?

- Liam. Il est gay.

- Et qu'est ce qui te fait dire ça ?

- Je le sens. Et puis merde, il se fait draguer par toutes les nanas du boulot, je ne parle même pas de celles de l'extérieur ! Et Rien ! Pas un flirt ! Pas une conquête !

- Il est peut être discret sur sa vie privée.

- A ce stade, c'est plus de la discrétion, c'est de la honte. A moins que sa copine soit insortable, il n'en a pas.

Je souffle sur mon thé bouillant, mal à l'aise.

- Je ne comprends pas…

A son tour, elle pivote son siège vers moi, faisant balancer ses cheveux châtains au carré, au dessus de ses épaules.

- N'importe quelle fille normalement constituée ne laisserait pas un homme pareil sans "protection", style suçons, ou cadeaux qui arrivent à l'heure de la réunion matinale, pour que tout le monde les voient.

- Elle n'est peut être pas jalouse…

- Mouais. Je ne suis pas convaincue. Ou alors elle ne l'aime pas suffisamment pour essayer de le garder. A tous les coups c'est un bon coup au lit.

Je rougis. Oui, peut être que c'est vrai. Je ne suis pas si attachée à lui. Je ne lui fais jamais de suçons, de peur qu'il prenne cela pour une marque de possession. Et puis c'est vrai que c'est un bon coup au lit, mais je dois lui cacher une bonne partie de ma vie, ce qui n'est pas simple pour s'attacher émotionnellement à quelqu'un.

« Et si tu le lui disais ? »

Nan. Je ne peux pas. Il me rirait au nez. Pire. Il aurait peur. Il ne comprendrait pas. Et même s'il l'acceptait, qu'est-ce que ça changerait ?

- Je te trouve bien songeuse, ma petite Ginny…

Je lève la tête. Je lui souris, et m'empare d'une lettre administrative. Après tout, je ne vais pas me prendre la tête avec ça. Pas aujourd'hui.

- En tout cas, je me le tenterais bien, ce petit mec !

J'explose de rire.

18h51

- Je t'assure que c'est ce qu'elle m'a dit.

Liam et moi sommes tous les deux dans la rue. Il a insisté pour me ramener chez moi. A pieds. J'avoue avoir apprécié l'idée de sortir de l'atmosphère oppressante du bureau.

- Sérieux ? Elle croit que je suis gay ?

- Mais tu sais, Alice n'est pas du genre commère. Elle n'ébruitera pas sa théorie.

Il passe sa main dans ses cheveux.

- Il va falloir y remédier.

Il m'empoigne la main. Je tente de l'enlever mais il serre un peu plus.

- Quelqu'un du boulot pourrait nous voir…

-Et alors ? On y est plus, là ! Je ne vois pas le problème puisqu'on est en dehors de notre lieu de travail ! Et j'en ai marre de me faire draguer par des femmes, alors que je sais pertinemment que tu es là, quelque part, à regarder. Ça ne t'embête pas ?

Je ne réponds pas. Il s'arrête. Je baisse la tête.

- Moi, je déteste savoir que Steve, le portier, te fait la cour ! Et je ne te parle pas de ce type à la compta ! Lui, je vais vraiment lui foutre mon poing dans la gueule un jour !

- On est au moins d'accord sur quelque chose…

- Je ne te comprends vraiment pas…

Je lève la tête. Tiens. On est arrivé. C'est vrai que depuis que je sors avec lui, je passe mes soirées chez lui, et j'oublie donc que mon appartement est près de l'entreprise.

- J'habite ici.

Il hoche la tête.

Je ne peux pas lui dire. Je ne peux pas lui dire qui je suis, ni ce que je veux faire… comment je pourrais lui dire ce que je ressens, alors que moi-même je l'ignore.

Je sors mon trousseau de clés, ouvre la porte et m'apprête à monter quand il me retient par le bras.

- Je veux monter avec toi.

Je soupire.

- On en a déjà discuté, il me semble… Ma colocataire…

- Et bien, je vais la bâillonner, et la foutre dehors, mais je vais monter. Peu importe ce qu'il y a là haut qui te fasse si peur que je découvre, Ginny Weasley. Je vais monter avec toi, que tu le veuille ou non.

Je soupire de nouveau. Il est impitoyable.

18h55

Devant ma porte. Mon cœur, pour une raison que je ne m'explique pas, bat à toute allure. Ma main est dans la sienne. Je glisse la clé dans ma serrure.

Merde, mes doigts sont moites.

J'ouvre la porte, et tente de trouver le bouton de la lumière.

- SUUUURPRIIIIIIIIIIISE !!!!

oOoOoOoOo

18h24, appartement de Ginny

- Ce n'est que maintenant que tu arrives ?

Hermione est furieuse. Elle m'attrape par le bras et me fait entrer, tout en refermant la porte.

- Est-ce que tu te rends compte que tu as failli tout faire foirer ?

Elle soupire. Je la trouve bien tendue. Il faut dire que cela fait deux mois qu'elle organise secrètement l'anniversaire de Ginny, deux mois qu'elle surveille le langage de chacun. Elle avait même envisagé de jeter un sortilège de Fidelitas… Pendant deux mois, elle avait contacté tous ses amis, emprunté ses clés par l'intermédiaire de Ron, fait un double, apprit son emploi du temps par cœur et même piraté son téléphone portable magiquement, pour être sûre que rien n'arriverait jusqu'à ce jour. Et jusqu'ici, tout semble marcher.

J'entre dans la salle à manger de son appartement, agrandit pour l'occasion (elle avait fait une demande spéciale auprès du Ministère pour obtenir le droit de changer un espace moldu), pour accueillir une vingtaine de personne.

Ron se rue sur moi.

- Harryyyyyyyyyyy ! Au secours ! Hermione est devenue folle !

Je ris.

- Je te jure, un vrai Dragon ! Mais le pire, c'est depuis tout à l'heure. Elle n'arrête pas de m'éviter, et de me lancer des regards noirs. Et quand elle me parle, elle me crie dessus… Elle ne t'aurais pas dis ce que j'ai fait ? Parce que là, franchement, je vois pas…

Je secoue la tête. Ron soupire.

- Enfin… J'espère que ma peste de sœur va apprécier cette fichue fête, parce que sinon, je ne te raconte pas la réaction d'Hermione... Tu ne sais pas si elle se doute de quelque chose ?

- Je n'en sais rien. A vrai dire cela fais un an que je ne l'ai pas vue…

Oui, un an. Un an, depuis cette journée là. Depuis le jour où, elle et moi sommes allés à Ste Mangouste. Jamais je n'avais autant ri. On avait parlé de tout et de rien. Et puis, elle m'avait écouté. Sans condescendance, ni admiration. Elle était restée là.

- Merlin, Ron, Harry, ne restez pas plantés là comme deux inutiles que vous êtes, et venez m'aider !

18h54

- Vite, elle arrive !

18h56

- SUUUURPRIIIIIIIIIIISE !!!

Fin de la première partie du 15ème chapitre.

Voilà ! Et donc, comme ce n'est pas la fin, je répondrais à toutes les reviews supra gentille à la fin, avec le personnage que vous voulez : si vous avez envie qu'un persos vous réponde, dîtes le moi !!! Et ce sera fait !

Bizouilles !!!