Et bien voilà. Nous sommes au dernier chapitre de cette petite aventure. Je suis désolé de ne pas avoir posté plus rapidement, mais quoiqu'on en dise, la fac prend pas mal de temps, surtout quand il s'agit d'une matière aussi passionnante que la littérature…
Donc, j'espère de tout cœur que ce dernier chapitre vous plaira. J'ai le cœur serré en écrivant ça. Autant qu'après avoir lu le dernier Harry Potter (soit dit en passant génial).
Je vous remercie tous donc, tout ceux qui ont aimé la légèreté de ma fic, qui est tout sauf une prise de tête.
En un mot : merci
Chapitre 16 :Quand on a que l'amour
Jeudi 1er Août
18h56, dans le salon de Ginny
Et merde. Et merde et merde et merde! Qu'est ce qu'ils font tous chez moi? Il est pas si grand que ça, mon appart' normalement ! Merde!
Neville, Luna, Seamus, Dean, les jumelles Patill, tous mes frères, Hermione, ainsi qu'au moins une douzaine d'autres personnes, toute un sourire plaqué sur le visage. Tous sauf un, d'ailleurs. Harry.
Hermione me saute quasiment au cou pour m'embrasser sur les deux joues.
- Joyeux anniversaire, Ginny.
- Je suppose que c'est toi qu'il faut remercier pour ce comité d'accueil…
Elle me lance un grand sourire, satisfaite que l'on sache reconnaître son œuvre. La foule se disperse en petits groupe ou chacun reprends sa conversation la où il l'avait laissé.
- Tu ne m'avais pas dis que c'était ton anniversaire…
Je me retourne, et je me rends alors compte de l'atroce situation dans laquelle je me suis mise: non seulement il sait à présent la date de mon anniversaire, preuve d'intimité à laquelle je n'étais pas vraiment préparé, mais il se trouve également en compagnie d'une quinzaine de sorciers, qui ne sont naturellement pas au courant de l'existence de Liam, et encore moins de son statut, ou pire, de son ignorance sur le mien.
Hermione m'interroge du regard. Et avant que je ne puisse lui dire quoique ce soit, mon patron et petit ami non officiel tend sa main vers Hermione.
- Bonjour, je m'appelle Liam Deprens,
Il enroule son bras autour de ma taille. Je vois la surprise dans les yeux d'Hermione. Je ne peux plus reculer. Un mouvement de panique me fait regarder dans la direction d'Harry, devenu livide. Non, je ne peux vraiment plus reculer.
OoOoOoOoOoOo
19h02
Bordel. Qui c'est ce type ?
Il… Elle et lui… Pourquoi il l'a tiens comme ça par la taille ? Hermione m'en aurait parlé. Elles sont amies, elle le lui aurait dit, et je l'aurais su…
- C'est qui le gus avec ma sœur ?
Je me retourne et fais face à Ron, une coupe de champagne dans la main. Au moins, je ne suis pas le seul à ne pas être au courant. Quoique le connaissant, ce ne soit pas si rassurant.
- Tu crois qu'ils sortent ensemble ?
- Que veux-tu que j'en sache ? Est-ce que tu as l'impression que tu as à faire à quelqu'un d'assez proche d'elle pour savoir les détails de ses flirts insignifiants ?
Ron rougit. Il marmonne un "pardon" honteux, pendant que je m'éloigne.
Je ne peux qu'en même pas lui en vouloir. Merde, c'est vrai que c'est moi qui l'ai repoussé. Elle n'allait pas rester célibataire et folle de moi toute sa vie. Je le sais.
Alors pourquoi ça me fait aussi mal de la voir avec ce type, complètement insipide par ailleurs.
Merde !
OoOoOoOoOoOo
19h12
- Bonjour, je suis le frère de Ginny, Ronald Weasley. Auriez vous l'amabilité d'ôter votre bras des fesses de ma sœur ?
- Ron !
Je crois que je rêve, je suis en pleine hallucination. Pire, je subis le sort d' Imperius, et je ne peux absolument rien faire pour empêcher le désastre venir.
Hermione tape le haut du crâne roux de mon idiot de frère, lui jette un regard noir, puis se tourne vers Liam, qui hésite entre la consternation et l'amusement.
- Veuillez excusez Ron, il est un peu abrupt et ne sait pas se tenir en société…
Pour toute réponse, Liam tendit la main qui me tenait la taille à Ron, qu'il prit sous l'œil menaçant de sa petite amie.
- Je suis enchanté de vous connaître. Ginny ne me parle que très peu de sa famille, je suis donc heureux de constater qu'elle en a bien une.
- Oui, notre petite Ginny est une vraie cachottière…
Hermione me regarde avec insistance, tout en laissant ses yeux me dirent : "Oui, la moindre des choses c'est de nous avertir quand tu ramènes quelqu'un chez toi plus de trois nuit de suite… Histoire qu'on sache que lorsque l'on aura débarqué chez toi à l'improviste qu'il y a un homme dans ta vie, et qu'on ne soit pas tous gêné ! "
- Bien… Je vais poser mes affaires et je te présenterai tout le monde.
Oui mon chéri, je te présente tous les gens avec lesquels je suis allé à l'école. Oooooooooooh, on était tous très proche, surtout quand il s'agissait de se battre contre un sorcier siphonné du ciboulot, qui voulait non seulement nous tuer mais aussi réduire en esclave les gens comme toi. Heureusement qu'il y a avait Harry Potter qu'il lui a botté les fesses, ce même jeune homme étant celui que j'ai aimé pendant… Oof… sept ans…T'ai-je dis au passage que je pouvais transformer une souris en service de porcelaine ?
La soirée va être vraiment géniale.
Je pose mes affaires dans la buanderie, vide une coupe de champagne que j'attrape d'un plateau qui sert tout seul… Oh putain… Je sors ma baguette et fais apparaître un chariot pour chacun des petits plateaux roulant, histoire qu'il pense qu'ils sont motorisés. Je reprends une autre coupe et rejoins Ron, Hermione et Liam.
OoOoOoOoOoOo
20h46, sur le balcon
Calme toi. Putain calme toi !
Merde, c'est qu'un mec. J'ai connu des situations pires que celle là, quand même !
Je jette un œil à l'intérieur. Ginny est à présent seule. Peut être que si j'allais lui parler… Mais merde, pour lui dire quoi ? Neville et sa nouvelle petite amie lui tiennent compagnie.
Ginny rayonne. Elle est vraiment faite pour être en société. Malgré sa petite taille, on ne remarque qu'elle. Son sourire chaleureux, ses yeux vert d'eau, ses lèvres roses, ses cheveux roux…
Je soupire.
- Elle est vraiment belle, n'est ce pas ?
Merde. Je ne l'ai pas vu arriver celui là. Je lui rends un sourire plus que mauvais. Il me tend sa main.
- Liam Deprens. Je suis son petit ami. Et vu comment vous la regarder, je sens que je vais devoir vous surveiller.
Il rit. D'un rire franc et clair. Merlin, je hais ce rire. Je hais ce type, avec ses dents trop blanches, ses yeux trop bleus, sa peau trop mate, ses cheveux trop parfaits.
Je sers sa main tendue, toujours avec mon sourire crispé sur le visage.
- Harry Potter. Ravi de vous connaître.
Je tente de m'esquiver.
- Et vous connaissez Ginny depuis longtemps ?
Je soupire. Je ne pourrais pas me défaire de ce mec, ou de cette conversation plus chiante.
- Assez, oui. Nous étions à l'école ensemble.
Il me regarde, surpris.
- Elle m'a dit qu'elle suivait l'école par correspondance…
…
- Oui, je voulais dire je la connais depuis que je connais son frère, qui allait dans la même école que moi. Et comme je passais le plus clair de mon temps chez Ron, c'est comme si elle était avec nous à l'école. J'ai souvent tendance à tout confondre.
- Ne vous en faites pas ! J'avais compris. Vous êtes donc l'ami de son frère… Vous êtes comme un frère pour elle, en somme.
Mais pour qui il se prend, ce guignol ? T'as vraiment de la chance d'être moldu, sinon ça ferait longtemps que tu te serais recyclé le vol à haute altitude.
- Et vous, vous la connaissez…
- Je travaille avec elle. Je l'ai tout de suite repéré, parmi toutes ces petites secrétaires. Elle dégageait vraiment quelque chose, quelque chose que les autres n'avaient pas. A croire qu'elle m'avait envoûté !
De nouveau, il rit. Je lui souris, puis m'excuse de devoir le laisser.
- C'était un plaisir, Mr Potter.
Connard.
OoOoOoOoOoOo
21h13
- Veux tu bien m'excusez, Neville, je dois allé au toilettes. Ravi de vous avoir rencontré, Lula
La jeune femme d'un mètre quatre vingt me sourit de toutes ses dents. Ouah ! Ultrabright à côté, c'est rien.
Liam a disparu, et s'est fondu dans la masse. J'espère que tout le monde aura comprit qu'il est moldu. Au pire, je pourrais dire qu'il était complètement bourré. Merlin, faîtes qu'il ne soit pas aux Alcooliques Anonymes…
Une main m'attrape le bras, avant que je puisse entrer dans la salle de bain, et m'attire dans la chambre. Chose incroyable, et assez remarquable je dois l'avouer, depuis que je "dors" chez Liam, la pièce est impeccable.
Et chose encore plus incroyable, c'est Harry qui m'a entraîné là. Merlin. Harry est dans ma chambre. Ma chambre à moi !
Ginny, calme toi ma fille. T'as plus seize ans.
- Harry, qu'est-ce…
- Tu as utilisé un filtre sur ce mec ?
Oh putain. On peut dire que c'était tout, sauf ce que je m'imaginais.
- Pardon ?
- " Elle dégageait vraiment quelque chose, quelque chose que les autres n'avaient pas. A croire qu'elle m'avait envoûté ! " C'est étrange comme cette description ressemble aux effets d'un filtre d'amour…
- J'y crois pas…
- Tu sais que c'est interdit par la loi ! Surtout sur un moldu !
- Je ne suis pas en train d'entendre ce que j'entends…
- Bordel, Ginny, c'est pathétique !
- Pathétique ? Pathétique ? Tu me trouves pathétique, Harry Potter ? Comment oses-tu me dire ça, droit dans les yeux ? Mais, tu te prends pour QUI ? Tu n'es pas mon père, encore moins mon frère ! QUI ES TU POUR ME FAIRE LA LEÇON ? PERSONNE ! Même pas un ex !
Les larmes me brûlent les yeux. Comment ose-t-il ?
- Tu n'es absolument rien ! Tu m'accuses d'user de ma magie pour séduire ! Mais qu'est-ce que tu crois ? Que je suis incapable de sortir avec quelqu'un sans avoir à recourir à un vulgaire tour ? Tu ne me vois donc que comme ça ? Si dépourvu de charme que je dois… ? Qu'est ce que tu crois bordel ?
- C'est quand même étrange que…
- Que quoi ? Vas-y dis le ! Que je ne sois plus si désespérément amoureuse de toi, et qu'un mec veuille bien s'intéresser à moi ? Excuse moi de ne pas t'avoir attendu, toi, le grand Harry Potter ! Désolé de vivre ma vie, de ne plus être assez bête pour penser qu'un jour, tu viendras me voir ! Et tu oses… Tu oses me faire des leçons, comme un… un … crétin jaloux, en proférant des accusations odieuses et dégradantes… Qui est pathétique, ici ?
Je reprends mon souffle. Mes joues sont brûlantes. J'essuie les larmes qui ont coulée.
- Tu comprends pas, que j'en avais marre de te courir après pendant que tu te tapais cette salope de Cho ? Tu comprends pas que je souffrais quand toi, tu t'envoyais en l'air ? Quand elle te touchait, alors que j'en crevais d'envie ?
- Ginny, je…
- Je me fous de tes excuses, de tes remords, de tout ce qui touche à toi ! Alors maintenant, lâche moi !
- Tu crois que c'est facile pour moi ? Tu crois vraiment que je prends du plaisir à te voir te dandiner à côté de ce… con ! Merde, Ginny, tu crois que je ne préférerai pas regarder toutes ces filles qui me tournent autour, plutôt que de souffrir quand tu es avec ce mec ?
- Arrête…
- Pourquoi je pense qu'à toi ? Pourquoi t'es dans ma tête ? Ce serait tellement plus facile…
- Arrête… S'il te plait, arrête…
Il m'attrape le bras et m'attire jusqu'à lui. Et furieusement, il m'embrasse. Violemment, je sens sa langue contre la mienne, qui l'enroule totalement, avec rage, désespoir, et envie. Je lui mords la lèvre. Je sens ses mains dans mon cou, dans mon dos. Il me plaque contre le mur, m'embrasse dans le cou. Ses baisers sont brûlants mais je frissonne, ils sont délicieux, et douloureux à la fois. Sa main descend sur ma hanche. Mon dos se cambre malgré moi. Je veux le toucher le plus possible, garder pour moi la chaleur de son corps contre le mien. Je sens son souffle court sur ma peau. Nos lèvres se rencontrent encore, plus intensément que la fois précédente.
Puis, l'étreinte faiblit, devient plus douce. Ses baisers sont plus doux, ses caresses moins pressantes. Il me regarde, ses yeux verts fixés sur moi. Je soutiens son regard. Il me frôle la joue de sa main, la fait glisser dans mon cou, puis sur mes épaules. Il pose son front contre le mien.
Et puis le silence. Je n'entends plus que sa respiration saccadée, ainsi que la mienne. Je lève mes yeux vers lui, l'interroge du regard. Il sourit. Je rougis.
- Je…
Le silence est rompu, tout comme cet instant. Il s'écarte difficilement. Je veux le retenir.
- Je suis désolé...
- De quoi ?
- De ne pas m'en être rendu compte plutôt.
Je lui souris. Oui, moi aussi je suis désolé. Je suis désolé de voir à quel point je l'aime, à quel point toutes les cellules de mon corps brûlent encore de cette étreinte, et se meurent de ne pas pouvoir la prolonger encore et encore. Je suis désolé de ne plus pouvoir le toucher, l'embrasser, de ne plus pouvoir sentir son souffle sur ma peau.
- Harry, je…
- Je sais. Lilian, ou quelque soit son nom, t'attend. Je ne tiens pas à ce qu'il se sente abandonné par la plus belle fille de la soirée.
Il m'embrasse sur le front. Je reste figé.
Non. Ne me dis pas ça ! Bats toi. Bats toi pour me garder, ne me laisse pas partir.
Mais rien. Lui non plus ne bouge pas. Les larmes aux yeux, je sors de la chambre. Je cours dans la salle de bains, pour cacher mes joues rougies par la chaleur du moment, et par les larmes versées. Quel con !
Quel con !
Je retourne dans le salon, où tout le monde m'attend devant un gâteau gargantuesque. Les bougies fument, et brûlent de toutes les couleurs de l'arc en ciel. On commence à chante"Happy Birthday". Liam est à côté de moi et me tiens par la hanche. Mais je ne sens pas. Seule reste la chaleur de la main d'Harry. Et pendant que tout le monde chante, je le vois, en face, un triste sourire sur le visage. Je souffle les bougies et lorsque je relève la tête, Harry a disparu.
Tout le monde sourit autour de moi. Tout le monde est en fête, s'amuse, rit, joue, chante… Liam me serre contre lui. Il se penche pour m'embrasser le front, mais je le repousse et hurle :
- NAN !
Seule Hermione m'a vu. Tout défile, comme des images d'un film. Ma tête tourne.
Merde.
23h34
Tout le monde est partit. Il ne reste que Liam et moi. Il regarde mes photos sur le mur, mes cadres. Il m'évite, moi et mes regards. J'essaie de m'expliquer, ou plutôt de trouver une explication. Mais rien ne vient.
Et doucement il se tourne vers moi.
- Ce Potter… Tu l'aimes n'est-ce pas ?
Je ne dis rien. Les larmes me montent aux yeux, pour la troisième fois de la soirée. Liam soupire.
- Il t'aime, lui. J'ai vu comment il te regardait.
Il n'y avait pas de jalousie dans sa voix, aussi étrange que cela était.
- Je me suis toujours demandé pourquoi tu n'as jamais voulu que je vienne chez toi, ou que tu me parles de ta famille, de ta vie… Finalement, ce soir, j'ai compris.
Je sursaute. Merde. Je ne me souviens pas que quelqu'un ait fait usage d'un sort devant lui. Il est aussi intelligent qu'il est beau ? Oh Merlin ! Je suis dans la merde ! Si il a compris ce que je suis…
- J'ai compris que tu ne me laisseras pas entrer dans ta vie, quoique je fasse. Parce que je ne suis pas lui. Parce que tu ne tiens pas à moi, autant que tu tiens à lui.
Il s'approche.
- Tu sais, la première fois que je t'ai vu, j'ai été envoûté.
- Liam…
- Laisse. Ce n'est pas grave. La première je me suis dis qu'une personne comme toi devait forcément avoir quelqu'un dans sa vie. Et pourtant tu as accepté mes avances. Je me rends compte aujourd'hui que tu essayais de l'oublier, n'ai-je pas raison ?
Je me crispe. Merlin, c'est horrible de se sentir à nu comme ça, devant quelqu'un à qui on a toujours essayé de se cacher.
Il prend son manteau.
- Tu sais, tu n'es pas forcé de souffrir…
Il prend ma main et me colle un doux baiser. Il sourit, puis prend la poigné de la porte. Juste avant de sortir, il se retourne et me dit :
- Au fait, ne t'inquiètes pas pour ton boulot, je trouverai un prétexte pour te virer sans alimenter les ragots des vieilles secrétaires de la boite.
Je ris. Il me lance un clin d'œil et disparaît par la porte.
Je soupire. Je sais ce qu'il me reste à faire, mais je sens que mon orgueil va en prendre un coup…
23h41
Devant l'appartement d'Harry.
Mes mains tremblent. J'ai pourtant fais des choses bien plus dangereuses, plus terrifiantes encore que d'appuyer sur un simple bouton.
Putain, Gin ma vieille tu te ramolli ! Il va pas te manger… Quoique tout à l'heure… Merde. Pense pas à ça ! Pense pas à ça ! Pense pas à ça ! Il pourrait croire que c'est juste pour ça que tu viens le voir… Mais merde, c'est pas que pour ça !
J'approche mon doigt de la sonnette. Je soupire. Rien n'y fait, je n'y arrive pas. Peut être qu'il va me rire au nez. J'étais peut être totalement beurré et j'ai complètement halluciné ce qui s'est passé… Oui, mais avec quel verre ?
…
C'est pas deux ou trois… bon d'accord cinq coupes de champagnes qui peuvent me faire faire voir ce genre de choses, si ? C'est vrai que j'ai fantasmé sur ce moment pendant toute mon adolescence… L'alcool aidant…
Pire, c'est peut être lui qui était complètement bourré, et qui s'est jeté sur moi, croyant avoir à faire à une quelconque bimbos… Oui, c'est possible…
Mais peut être qu'il en avait envie. L'alcool donne souvent du courage.
Je tente une nouvelle fois. Ma main tremble de plus en plus. Peut être qu'il n'est pas là. Excité comme il avait l'air de l'être, il est peut être allé s'encanaillé avec une de ces bimbos cité ci-dessus…
- Tu comptes appuyer sur cette sonnette ?
Mon corps se glace. Derrière moi… J'ai pas rêvé.
Une main se glisse dans mes cheveux. Puis, il m'enlace les épaules, posant son menton contre ma tête ; il joue avec des mèches, les sent. Son odeur m'envahit. Je n'ose pas me retourner. C'est peut être une illusion. Je rêve, et si je me retourne, je ne verrais que du vide. Ou alors je me réveillerai dans mon canapé, une bouteille de champagne dans la main.
- Ginny…
Tant pis. Si c'est un rêve, il faut que j'y mette un terme. Et si ce n'en est pas un…
Ses grands yeux verts me fixent, comme lorsque l'on était dans la chambre.
- Je…
Il m'embrasse.
Je souris.
Il sourit.
- Tu serais resté longtemps devant ma porte ?
Je ris.
- Idiot ! Pourquoi tous les garçons s'arrangent pour détruire des moments magiques comme celui là ?
- Tu veux dire, le moment où j'apparais miraculeusement dans le couloir de mon immeuble ?
Je le tape. Il rit. Il se penche à mon oreille et me souffle :
- Je suis sûr qu'on peut faire mieux comme moments magiques…
Et tout en m'embrassant le cou, il m'entraîne dans son appartement.
OoOoOoOoOoOo
Minuit, appartement d'Hermione
J'entre dans le salon. Il est tranquillement assis devant un film. Il m'entend, et sans tourner me demande :
-Comment s'est passé ton travail ? Le Ministère est un véritable merdier comme à l'époque où j'y travaillais, je suppose ?
Je ne dis rien. Il faut que je lui dise.
Le silence s'installe.
- Ron ?
- Hum… ?
Il est affalé sur le canapé comme d'habitude. Je n'avance pas.
- Ron ?
Il ne répond pas.
- Je… Je suis enceinte…
Il se retourne brusquement. Il s'aperçoit alors que je suis debout dans le salon.
- … de toi…
Il saute hors du sofa. Il me regarde droit dans les yeux. Il pose alors sa main contre mon ventre. Doucement, il se penche, et chuchote :
- Tu n'as pas idée de la chance que tu as, tu vas avoir une maman intelligente, et un papa beau comme un dieu…
Crétin.
FIN
Merci encore à tous et à toute.
Bizouilles !
Puce
