Dors Draco
La bataille est en vue. Je serai brève. Le monde de Harry Potter a été créé par Madame J. . Grâces lui en soient rendues.
Que la Force soit avec elle, avec nous, avec eux.
Chapitre 32
Vendredi 13 mars. Beau temps, sec et froid. Quelques nuages glissent lentement dans le ciel clair.
Dans le parc de Poudlard.
Les Aurors sont arrivés la veille à la tombée de la nuit. Ils ont installé leur quartier général et préparé leurs lignes de défense et d'attaque. Ils sont une cinquantaine, ce sont des combattants aguerris. Harry en a vu certains au Ministère mais beaucoup lui sont inconnus. Nymphadora Tonks est avec eux. Elle lui présente deux sorciers venant de Durmstrang et une sorcière de BeauxBâtons. Ils représentent leurs écoles et sont venus défendre Poudlard en souvenir du Tournoi des Trois Sorciers.
Kingsley Shacklebot n'est pas là. Il assure la défense du Ministère. Rufus Scrimgeour a tenu compte des avertissements de Minerva MacGonagall. Tous les lieux magiques sont sous protection et tout s'est mis en place pendant la nuit pour ne pas éveiller les soupçons de l'ennemi. Gringotts se défendra avec ses propres armes. Bill Weasley a réussi à convaincre Ragnok, le chef des Gobelins, de rejoindre leur camp. Il ne sait pas exactement comment les petite êtres magiques vont agir mais il est sûr de leur détermination et de leur force.
Deux Médicomages ont été envoyés par Sainte Mangouste, Basileus, le fils de Madame Pomfresh et Magdalena Farinelli, une imposante sorcière au visage souriant et aux cheveux d'un superbe blond roux. Elle domine tout le monde d'une bonne tête et sa voix est d'une puissance rare. Ce sont de bonnes nouvelles.
Dans la grande Salle.
Au petit déjeuner, la Directrice lit une proclamation du Ministre ordonnant aux élèves de se mettre à l'abri dans les endroits protégés de Poudlard et souhaitant bonne chance aux professeurs. Une dernière fois, Minerva parle aux élèves avec douceur. Il est encore temps pour eux de renoncer à la lutte. Personne ne leur en voudra. La guerre n'est pas une affaire d'enfants. Elle ne doute pas de leur courage mais connaît leurs limites. C'est la plus jeune élève de l'école qui lui répond, une Serdaigle nommée Virginia Scott. S'il faut choisir entre se battre avec l'espoir de gagner ou se résigner et accepter l'esclavage, alors il vaut mieux se battre. Tous ses camarades applaudissent. L'affaire est entendue. Le professeur Slughorn fait distribuer les petites gourdes de Felix Felicis en rappelant que l'effet sera court et qu'il faut donc choisir le bon moment pour l'utiliser. Le professeur Flitwick monte sur sa chaise et proclame :
« Que Rowena Serdaigle, Godric Griffondor, Salazar Serpentard et Helga Pouffsouffle protègent l'école qu'ils ont fondée ! »
La professeur Chourave lance un « Yip yip hourra ! » qui fait vibrer toute la Salle.
Il est dix heures, heure solaire.
Tous les élèves montent se préparer dans leur dortoir. Ils mettent l' uniforme de leur Maison, à l'exception de vingt d'entre eux qui portent des tenues de sport moldues avec l'écusson de leur Maison cousu sur la poitrine et d'une quinzaine d'autres qui enfilent leur costume de Quidditch. Tous revêtent leur cape noire car l'attente sera longue et il ne fait pas très chaud dehors. Les baguettes magiques sont rangées dans une poche intérieure avec la petite gourde de Felix Felicis. Dennis Crivey a réparti les baguettes de saule en veillant à ce que chaque groupe en ait une. Les visages sont graves pourtant il y a des rires, des plaisanteries, des poursuites dans les couloirs. C'est une atmosphère assez particulière faite à la fois de sérieux et de malice.
Les professeurs et la Directrice, portant eux aussi la marque de leur Maison, sont réunis dans la Grande Salle. Ils ont l'air très déterminés. Ils doivent former la deuxième ligne de défenses juste derrière les Aurors. Par petits groupes, Maison par Maison, les élèves les rejoignent. Il y a sur les grandes tables des sandwichs, de la brioche, des petits gâteaux et des boissons chaudes, du thé, du café, des infusions. Chacun se restaure s'il en a envie mais maintenant, l'appréhension gagne du terrain.
Il est onze heures.
Certains élèves sortent, regardent vers le parc et écoutent les rumeurs à l'extérieur de l'école. On commence à entendre des bruits confus, des cris, des appels. Dobby envoie quelques elfes épier ce qui se passe dehors. Ce sont les Mangemorts qui commencent à arriver et qui hurlent des injures et des moqueries envers ceux de l'école.
Il y a des remous dans la Grande Salle. Harry vient d'arriver avec Ron et Hermione. Draco a déjà rejoint le groupe de Pansy , de Blaise et de Vincent. Grégory fait partie de l'équipe de sport moldu. Théodore est au commandement, il est rejoint par Ron. Hermione reste avec les jumelles Patil. Millicent accompagne un groupe de Pouffsouffles.
A l'extérieur, Madame Pomfresh et les deux Médicomages finissent d'installer tout leur matériel sous une grande tente blanche qui servira d'infirmerie. Au début de la bataille, Harry la protégera par un sort qui interdira à toute personne armée d'y pénétrer. Sous une autre tente, Winky et les autre elfes entassent des paniers remplis de nourriture et des tonnelets de boisson. Tout doit être prêt à l'extérieur de l'école car la fermeture des portes aura lieu à midi moins une. Pendant la bataille, Poudlard restera inviolé.
Il est onze heures trente.
Les habitants de Pré-au lard transplanent devant la porte de l'école et se précipitent à l'intérieur. Madame Rosmerta, Abelforth Dumbledore et deux autres hommes portent des petits tonneaux de Whisky Pur Feu pour le réconfort de tous. En bas, les pubs sont grands ouverts. Peut-être que certains assaillants vont être trop ivres pour se battre. Il y a aussi quelques boissons droguées et « La Tête de Sanglier » doit exploser quand quelqu'un touchera à un certain tonneau de bièraubeurre.
Il est onze heures quarante.
Tout le monde est en place. Les groupes composés d'élèves des quatre Maisons ayant de treize à dix-huit ans forment une ligne en arc de cercle allant de la tente de l'infirmerie jusqu'au bord du lac. Ils sont assez loin des Aurors et des professeurs. Il n'est pas question pour eux de se jeter dans la bataille. Ils obéissent strictement aux consignes données. Ils ont tous répété à plusieurs reprises les diverses formes d'attaque et de défense. Ils ont mis toute leur confiance en Théodore qui a l'art de la stratégie et le sens du commandement.
Il est onze heures cinquante.
A l'extérieur, les moqueries et les injures se font plus fortes. Les Mangemorts réclament à cor et à cri la levée des sortilèges qui protègent le château. Ils sont tous assez jeunes mais ils ne sont que six ou sept à avoir fréquenté Poudlard dans leur jeunesse. La plupart d'entre eux viennent d'obscures écoles de magie où ils n'ont appris que le strict nécessaire. Mais il y a aussi des sorciers puissants qui ont mal tourné. Leur chef est très grand et très gros. Il vient de Durmstrang et a été banni de son pays pour une histoire de meurtre qui n'a jamais été élucidée.
Il est onze heures cinquante cinq.
Un vent léger s'est levé. Il apporte des odeurs de printemps et de terre mouillée. Dans le parc comme au dehors, le silence s'est fait. Les secondes s'égrènent trop vite ou trop lentement. Soudain une voix amplifiée par un Sonorus retentit.
« HARRY POTTER ! »
Harry est seul en haut des marches du perron. Il amplifie sa voix et répond :
« JE SUIS LA. »
« HARRY POTTER ! JE TE RAPPELLE QUE TU NE DOIS TE BATTRE QU'AVEC MOI ET QUAND JE LE DECIDERAI. A CETTE SEULE CONDITION, AUCUN SORT MORTEL NE SERA DIRIGE CONTRE LES ELEVES DE L'ECOLE. »
« JE LE SAIS ET JE SUIS D'ACCORD. »
« ELEVES DE POUDLARD, PASSEZ LE PORTAIL ET REJOIGNEZ VOTRE LORD. IL NE VOUS SERA FAIT AUCUN MAL. DES QUE LA BATAILLE COMMENCERA, IL SERA TROP TARD. HARRY POTTER SERA VAINCU, IL MOURRA ET VOUS DEVREZ AFFRONTER MA COLERE. VENEZ ! IL EN EST ENCORE TEMPS. »
La réponse est unanime. « NON ! »
« SERPENTARDS ! ECOUTEZ LA VOIX DE VOS PERES ! »
« THEODORE ! PANSY ! GREGORY ! VINCENT ! MILLICENT ! BLAISE ! »
« NON ! »
« DRACO ! »
« NON ! »
« HARRY POTTER ! REGARDE ENCORE UNE FOIS SOUFFRIR ET MOURIR TES AMIS ! »
Harry ne répond rien. La volonté de nuire est trop évidente.
Midi solaire moins deux.
Tout le monde est immobile. Les cœurs battent la chamade. Minerva MacGonagall lève la main et fait un grand geste. La lourde porte et les fenêtres se ferment hermétiquement. Une grande bannière descend lentement devant la tour d'astronomie. Elle représente le blason de Poudlard avec les quatre animaux : le lion, le serpent, l'aigle et le blaireau. Ce sont les elfes qui l'ont confectionnée.
Midi moins une.
Aurora Sinistra consulte sa montre astronomique. Elle compte les dernières vingt secondes. A dix, la Directrice et Harry commencent à lever les sortilèges de protection. A zéro, toutes les barrières sont tombées. Il y a un instant de silence … et c'est la ruée.
Il est midi, heure solaire. La bataille a commencé.
