Disclamer : Je crois qu'il est assez évident que rien n'est à moi.

Remerciements : Lupiiii qui a le courage de me corriger et qui l'a fait à une vitesse décoiffante pour le coup ! Et vous, chers lecteurs, et encore plus vous, chers reviewers qui m'aidez tellement et ne m'abandonnez pas... Et particulièrement nono-chan230 dont la review m'a aidée à y voir plus clair, surtout pour la suite. En fait, c'est surtout en lui répondant que ça m'a frappé, mais merci de m'avoir aidé à avoir cette illumination :

Note de Chasca : J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle... Je comence par la mauvaise, mais continuez à lire jusqu'à la bonne ! La mauvaise, donc, c'est que je vais faire une pause dans Time Turner. L'inspiration n'est plus assez au rendez-vous à mon goût, et je préfère m'arrêter un moment plutôt que de tout bâcler. J'ai donc décidé de prendre du temps pour d'autres fics que j'ai envie d'écrire depuis longtemps. La bonne nouvelle, c'est qu'il vous reste encore les chapitres 11 et 12 avant la pause, et que je vais travailler sur une suite de Time Turner. Donc, tout dépend de l'abondance de mes idées, de mon temps libre, etc... mais il y a fort à parier que le suite ne devrait pas arriver dans très longtemps. Juste le temps de me recentrer un peu. Voilà ! J'espère que vous n'êtes pas trop décus. En attendant, je vous souhaite une bonne lecture du chapitre 11 !


Chapitre 11 : Le retourneur de temps

La forêt était calme. Aucun souffle n'agitait les branches. Aucune brise ne faisait frémir les quelques feuilles qui restaient accrochées malgré le froid inhabituel. Harry regarda autour de lui et aperçut un chemin qui menait à un gigantesque portail en fer forgé. Il était difficile de le détailler à cette distance, mais il paraissait évident qu'il était entouré de quelques statues effrayantes. De très faibles lueurs filtraient à travers les arbres nus, juste assez pour que Harry sache que le manoir des Malefoy était occupé. Il restait à espérer que père et fils étaient réunis et seuls afin de faciliter la tâche de Harry, Ron et Hermione. Alors qu'il commençait à avancer en direction du chemin, Harry sentit une main se refermer sur son bras. Il se retourna vivement et vit Hermione, l'air apeuré, qui posait son doigt sur ses lèvres pour intimer l'ordre de ne faire aucun bruit.

- Quelqu'un vient, chuchota-t-elle. Transformons-nous et restons à distance les uns des autres sans nous perdre de vue.

- Pourquoi doit-on se séparer ? demanda Ron à voix basse.

- Tu as déjà vu une loutre, un cerf et un écureuil tenir une réunion dans une forêt ?

Ron fit signe qu'il avait compris et tous trois se transformèrent. Il n'était pas douloureux de se changer en cerf pour Harry. Il avait eu peur au cours de sa formation que cela soit aussi désagréable que la transformation causée par le Polynectar, mais il n'en était rien. Une fois en cerf, le seul désagrément était qu'il perdait l'usage de la parole. Sans mentionner le fait qu'il se sentait étrangement mal à l'aise à l'idée d'être en quelque sorte nu. Mais peu lui importait ces désagréments ce soir, il avait d'autres affaires bien plus préoccupantes. Il jeta un coup d'œil vers Ron et Hermione qui s'étaient légèrement éloignés de lui. Il trottina doucement en direction du chemin, et c'est alors qu'il aperçut ce qui avait averti Hermione : Rufus Scrimgeour avançait d'un pas qui semblait faussement résigné, sa tignasse rebondissant sur son énorme cape. Même si Harry savait que Lucius travaillait au ministère et qu'il avait toujours été considéré comme l'une des figures les plus emblématiques du régime de Voldemort, il ne pouvait s'empêcher de trouver la présence du ministre étrange, voire déplacée. Mais une présence à sa droite ne tarda pas à lui faire comprendre ce qu'il se passait. Les cheveux blonds éclatants du fils de Lucius apparurent, la baguette du jeune homme se tendit vers le ministre et Harry compris. Comme auparavant, Malefoy était tombé entre les mains de Voldemort. A nouveau on lui avait livré le destin d'un homme alors que lui-même n'était qu'un adolescent. Et encore une fois, Voldemort en avait fait son jouet dans le seul but de l'humilier ou au mieux, d'en faire un Mangemort valable.

Harry ne put empêcher l'éclair de lumière verte d'apparaître dans la pénombre de la forêt. Il ne put rien contre la mort inéluctable de Rufus Scrimgeour, dont le corps tomba lentement à la renverse, rebondissant presque harmonieusement dans le tapis de feuilles mortes. Enfin, Harry se sentit totalement impuissant en entendant le cri désespéré de son ancien ennemi de classe retentir dans la forêt silencieuse. Malefoy tomba à genoux aux côtés de l'homme à qui il venait d'ôter la vie. Sanglotant comme un enfant, il pris sa baguette à deux mains et la cassa violemment, jetant les morceaux le plus loin qu'il le put. Puis il prit son visage dans ses mains et se balança d'avant en arrière, son corps mince et faible secoué de sanglots d'une intensité effrayante. Tout en serrant puis desserrant ses doigts dans sa chevelure défaite, le jeune homme murmurait « pardon, pardon », inlassablement.

Harry ne savait pas quoi faire. Désarmé face à ce spectacle, il ne parvenait même pas à réfléchir. Il regarda autour de lui et vit que ni Ron ni Hermione n'avait repris forme humaine. Or, il savait que si Hermione était restée transformée en loutre, c'était qu'elle savait qu'il ne fallait pas signaler leur présence. Il savait que malgré la haine qui avait pu exister entre Malefoy et elle, encore plus puissante que celle qu'il avait pu y avoir entre Harry et le Serpentard, Hermione se serait précipitée pour consoler Malefoy comme elle l'aurait pu. D'une simple tape dans le dos peut-être, mais elle ne serait certainement pas restée distante comme elle l'était maintenant. Et l'hypothèse de Harry se vérifia lorsque Lucius apparut dans un bruit assourdissant.

- Je sais ce que c'est fils, dit-il au-dessus de son fils.

Malefoy leva son visage rougi vers son père, et se rua vers lui, le faisant tomber sous la surprise. Il l'assena de coups, hurlant :

- Tu n'es pas mon père ! Je te déteste ! JE TE HAIS ! J'espère que tu brûleras en enfer !

- Petrificus Totalus ! cria Lucius, bloquant son fils au sol.

L'homme se releva, lissa ses cheveux en faisant passer sa baguette le long de sa tignasse blonde, et se rajusta, enlevant les feuilles mortes d'un geste dédaigneux.

- Je comprends que tu sois en colère, Drago, mais il me semble t'avoir enseigné d'autres manières ! Et après t'être échappé de cette école, d'avoir côtoyer ces sang-de-bourbe et ces traîtres, la moindre des choses aurait été que tu me remercies de t'avoir offert un rôle d'une telle importance. Dois-je te rappeler encore une fois que c'était la seule façon pour toi de te racheter auprès du Seigneur des Ténèbres ?

Comme son fils était bâillonné par le sortilège, Lucius Malefoy défit juste la bouche de Drago d'un geste de baguette et le laissa lui hurler au visage :

- Qui m'a donné le choix ? Quand ai-je demandé à me racheter une conduite pour plaire à nouveau à ton maître ? J'aurais préféré mourir ! J'aurais préféré mourir que de vivre ça !

- Alors tu n'aurais pas dû choisir de le faire.

- Je n'ai rien choisi ! Tu m'as dis que Maman en mourrait si je ne le faisais pas ! Tu m'as dis que Tu-Sais-Qui en ferait son esclave si je ne tuais pas Scrimgeour moi-même !

- Hélas, c'est la preuve de ta naïveté mon fils. C'est aussi la preuve que tu ne tiens pas autant de moi que je le pensais.

- Et j'en suis bien heureux !

- Ça suffit. J'en ai assez d'entendre ce refrain. Un jour tu me remercieras de ne pas t'avoir laissé faire tes propres erreurs. Rentrons.

Lucius attrapa son fils par la peau du coup et le fit transplaner à ses côtés, sans égard pour la dépouille de Rufus Scrimgeour.

°°°

Harry s'assit dans un grand fauteuil du 12 square Grimmaurd. Tout était calme et silencieux. Ron et Hermione étaient montés se coucher sans un mot. Aucun n'avaient trouvé le courage d'avouer leur défaite. Harry ne supportait pas de se rappeler ce que Malefoy avait fait. Il ne supportait pas les humiliations que lui avait fait subir son père, ni ce mépris qu'il avait pour les choix de son fils. Il ne supportait pas d'imaginer Drago, enfermé dans ce manoir lugubre, soumis aux désirs des Mangemorts et de Voldemort. Il n'avait jamais souhaité qu'une chose pareille arrive, et il sentait la culpabilité grandir dans son coeur comme les vagues d'un océan déchaînées par une tempête. Il ne contrôlait plus rien de ses sentiments. Tout ce qui s'était passé au cours des derniers mois semblait peser bien trop lourd pour lui. Il n'était qu'un jeune adulte, et tout ce qu'il avait voulu c'était un peu de bonheur. Pourquoi le sort s'acharnait-il à ce point sur lui ? Qu'avait-il bien pu faire pour mériter d'avoir une influence aussi négative sur tout ce qui l'approchait ? Harry sentait les larmes monter et brûler ses paupières. Il ne se sentait même plus le courage de claquer une porte, ou de détruire ce qui se trouvait sous sa main comme il l'avait fait dans le bureau de Dumbledore après la mort de Sirius. Il ne savait plus ce qu'il voulait. Il ne ressentait plus rien. Plus rien à part une peine terrible.

Une main se referma sur son épaule, faisant sursauter le jeune homme. Il se retourna et aperçut le visage de Ginny dans la pénombre. Ses grands yeux marrons étaient remplis de tendresse. Son simple regard disait bien plus que des mots, et Harry se rendit compte à ce moment-là qu'il aimait réellement Ginny. Il savait que jamais il ne ressentirait quelque chose de plus fort. Et cet amour contrastait tellement avec son désespoir qu'il en était encore meilleur.

- C'est pour ça que tu n'aurais pas dû rompre avec moi, dit Ginny d'une voix douce. Tu comprends maintenant que l'on ne peut pas rester seul ?

- Je suis désolé Ginny, répondit Harry, incapable de prononcer d'autres mots. Je suis désolé de t'avoir fait du mal.

Ginny s'assit sur le bras droit du fauteuil et enlaça Harry.

- Tu ne m'en veux pas ? demanda-t-il.

- De quoi ?

- De t'avoir éloignée de moi. De t'avoir menti.

- Je comprends les raisons qui t'ont poussé à le faire. Et contrairement à ce que tu pourrais penser, je suis bien plus mûre que je ne le laisse paraître.

Ginny prit le visage de Harry dans ses mains. Elle plongea son regard dans le sien, et malgré l'obscurité, Harry pouvait sentir son intensité. Ginny rapprocha son visage de celui du jeune homme et tout doucement, elle pressa ses lèvres contre les siennes. Un frisson parcourut le corps de Harry. Il attira Ginny plus près, et celle-ci se laissa guider. Elle embrassa Harry plus passionnément. Ses mains se détachèrent du visage du jeune homme pour aller sous le pull qu'il portait. Elle le lui enleva et Harry frissonna. Les mains de Ginny parcoururent son torse nu et cela n'avait rien à voir avec tout ce qu'il avait pu s'imaginer. A son tour, il passa ses mains sous la chemise de nuit de Ginny, et la peau de la jeune fille était si douce qu'il était sûr de ne jamais pouvoir se lasser de ce contact. Il hésita cependant à aller plus loin, Ginny était encore jeune et il ne voulait pas qu'elle se sente poussée à faire quoi que ce soit. Elle décida cependant pour lui et elle ôta d'elle-même son vêtement. Ses cheveux roux retombèrent amplement sur ses épaules nues. Harry avait envie de découvrir le corps de Ginny, mais il avait tellement peur de la mettre mal à l'aise qu'il ne savait que faire. Il mourrait pourtant d'envie de la regarder, de l'embrasser, de la serrer contre lui. Mais comme un idiot, il restait immobile. Il regarda les yeux de Ginny, et la jeune fille avait l'air aussi mal à l'aise que lui. Elle pris alors les mains de Harry et tout doucement, elle les fit glisser sur son ventre, puis sur sa poitrine. Elle se mordait les lèvres, attendant la réaction de Harry. Celui-ci sut en croisant son regard qu'il pouvait aller plus loin, qu'elle savait ce qu'elle faisait et qu'elle ne le regretterait pas. Parfois, les gestes valent mieux que la parole.

Harry se sentait idiot. Il était à la fois ébahi, excité et mal à l'aise. Il se doutait que Ginny pouvait voir à son expression qu'il ne savait pas quoi faire. Il l'embrassa alors, et l'embarras sembla se dissiper peu à peu. Ses gestes devinrent naturels, comme si une force le guidait aveuglément. Il prit la jeune fille dans ses bras et la porta jusqu'au canapé où ils s'allongèrent. Harry sentit le corps de Ginny frémir sous le sien. Elle agrippa le corps de son amant et ils firent l'amour, leur souffle comme unique musique, la lueur de la lune comme unique lumière.

°°°

Harry et Ginny décidèrent qu'il était mieux pour tout le monde de ne pas révéler qu'ils étaient de nouveau ensemble. Ils ne souhaitaient pas être considérés comme un couple, ni que leurs parents décident de s'en mêler. Ils s'estimaient capable de gérer leur relation seuls, et que leur intimité était déjà bien assez limitée en vivant tous aussi proches les uns des autres.

Ainsi, personne ne se douta de quoi que ce soit, si ce n'était Hermione qui ne cessait de regarder Harry d'un oeil suspicieux. Cependant, les préoccupations des membres de l'Ordre étaient bien loin de tout cela. La mort de Scrimgeour était très grave, elle signifiait que Voldemort avait désormais un pouvoir total sur la population sorcière de Grande-Bretagne. Il dirigeait déjà l'éducation depuis plusieurs mois, mais à présent, il contrôlait officiellement l'administration. Les jours des sorciers nés de Moldus étaient comptés. Leur vie n'avait jamais été plus en danger. Durant les quelques semaines qui suivirent l'annonce officielle de la mort de Scrimgeour et la mise en place du régime de Voldemort, les réseaux de résistance se renforcèrent. Les sorciers de tous les pays se réunissaient en Angleterre pour soutenir l'Ordre du Phénix ainsi que les autres résistants. Tous s'inquiétaient pour les proches dont ils n'avaient plus de nouvelles. Ainsi, des radios clandestines commencèrent à se développer à un rythme effréné afin que les sorciers puissent se tenir au courant des avancées des deux camps depuis chez eux, et les sorciers qui le voulaient pouvaient intervenir à n'importe quel moment.

Les membres de l'Ordre s'inquiétaient aussi du sort de Drago. Harry, Ron et Hermione n'avaient cependant pas abandonné l'idée de retourner au manoir afin d'aller chercher le jeune homme. La bonne nouvelle était qu'il était bel et bien chez lui et que ses parents essayaient tout de même de le protéger, même si pour cela il était soumis à la volonté de Voldemort. Hermione avait déclaré qu'il faudrait agir vite, car il n'était pas inenvisageable que Voldemort envoie le jeune homme loin de sa famille pour le punir de sa désertion. Ils décidèrent ainsi de se préparer à une nouvelle sortie discrète à la mi-novembre. Leur plan était resté le même, cependant, Ginny et Jessie avaient cette fois été consultées. Elles leur furent même d'une aide certaine car elles se proposèrent de se charger de dissimuler leur sortie afin qu'aucun autre membre de l'Ordre ne se rende compte de leur absence. Harry avait bien cherché un moyen de parler de cette mission à ses parents, mais ceux-ci n'auraient certainement pas apprécié de savoir que leur fils avait appris à devenir un animagus afin d'échapper à leur vigilance. De plus, les membres de l'Ordre cherchaient désespérément à protéger leurs enfants, et Harry, Ron et Hermione étaient encore considérés comme des enfants. Ils avaient beau protester et clamer leur appartenance à l'Ordre, des parents restaient des protecteurs avant tout. Même Sirius évitait de soutenir les trois jeunes adultes devant les parents Weasley et Potter. Et quand il lui arrivait de rappeler que tous les trois étaient capables de prendre des risques en toute conscience, Mrs Weasley le fusillait du regard et Rose lui rappelait que si Jessie était aussi membre de l'Ordre, il la protègerait tout autant.

°°°

Tous trois se retrouvèrent à nouveau dans la forêt qui entourait le manoir affreusement froid des Malefoy. Ils ne distinguaient aucune lumière émanant de la bâtisse imposante.

- Ce n'est pas bon signe, murmura Hermione en claquant des dents.

- Avec toi, il n'y a jamais de bon signe, remarqua Ron.

Hermione lui lança un regard offusqué mais ne répondit rien.

- Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Harry. Est-ce qu'on tente de s'approcher ?

- Je pense que nous n'avons pas vraiment le choix, répondit Hermione. Même s'il n'y a personne, je ne vois pas d'autre moyen pour se faire une idée de là où tout le monde pourrait se trouver.

Tous trois se transformèrent alors et se dispersèrent sans pour autant se perdre de vue. Harry ayant pris la forme la plus imposante, il resta en arrière tandis que Ron, transformé en écureuil, se faufila jusqu'à la porte d'entrée massive du manoir. Hermione s'approcha également du bâtiment mais elle tourna vers une sorte de trappe qui semblait entrouverte du côté droit du manoir. Ce devait être une sorte de sous-sol, cela ressemblait à un abri dont se servaient les gens en temps de guerre. Harry était frustré de ne pouvoir s'approcher plus, mais il savait qu'en se faisant repérer il pouvait mettre ses amis en danger. Il se contenta donc de trembler de tous ses membres en observant la loutre ramper à l'intérieur de la trappe et l'écureuil grimper aux murs pour coller son museau contre les vitres givrées. Harry se mit à tourner en rond, testant son flair et son ouïe d'animal pour s'occuper. Son esprit divagua et il pensa à Ginny. Il repensa à tous ces instants qu'il avait vécus avec elle au square Grimmaurd, caché du reste du monde. Se pouvait-il qu'il soit un jour plus heureux ? Était-il sain de ressentir tant de bonheur tout en sachant qu'autour de soi le monde s'écroule ? Cela faisait-il de lui une mauvaise personne ?

Un bruit furtif fit sursauter Harry. Il regarda autour de lui mais ne vit rien. C'est alors qu'il ressentit une drôle de sensation en bas de sa patte gauche. Il se rendit compte que c'était Ron qui venait lui montrer quelque chose. Il n'avait pas encore l'habitude de ne pas entendre ses amis lui parler. Ron secoua la tête et Harry comprit qu'il devait le suivre. Il prit son élan, et dubitatif, il s'élança vers le portail. Cela lui rappela fortement la première fois qu'il avait franchi l'entrée du quai 9 3/4. Il avait beau savoir qu'il pouvait le faire, le portail du manoir se matérialisait bien trop vite à son goût. Enfin, il laissa son corps le guider et il sauta avec une souplesse incroyable au-dessus des barreaux épais et pointus. Son coeur battait effroyablement vite, mais il avait réussi à dépasser l'obstacle. Ron et Hermione l'attendaient près de la trappe. Hermione fit signe de la tête, et Harry comprit qu'il devait ouvrir la trappe. Il détestait ne pas pouvoir parler à sa guise. Il entreprit pourtant de soulever la trappe en passant son museau sous la plaque de bois, heureusement déjà entrouverte. Harry trouvait d'ailleurs étrange qu'elle fût si facile d'accès. Cela ne ressemblait pas aux Malefoy. D'un geste vif, il fit valser la plaque qui laissa place à un escalier qui menait trop bas pour qu'il puisse voir quelque chose. Cependant, Hermione semblait savoir que ce qu'ils cherchaient se trouvait en bas.

Soudain, ils entendirent des bruits sourds et rapprochés qui venaient dans leur direction. Affolés, les trois amis s'engouffrèrent dans le trou qui menait sous la terre. Il était difficile pour Harry de tenir l'équilibre dans les escaliers, mais il parvint à descendre et une fois en bas, il se rendit compte que ses yeux s'adaptaient avec une rapidité incroyable à l'obscurité. C'est alors qu'il aperçut ce qui avait causé la précipitation d'Hermione : dans un coin du grand sous-sol, entre les nombreux tableaux et meubles entreposés, se trouvait un jeune homme replié sur lui-même, sale et drapé de vêtements bien trop légers pour la saison. Une chaîne énorme partait du mur et se refermait autour de son cou. Jamais Drago Malefoy n'avait paru aussi misérable.

Les bruits au-dessus de leur tête s'étaient tus. Harry ne savait pas s'il pouvait prendre le risque de reprendre sa forme humaine, mais il n'eut pas le temps de se poser la question car Hermione l'avait déjà fait. Elle se précipita sur Malefoy qui ravala un cri de frayeur.

- Ne t'inquiète pas Drago, c'est nous. Ron, Harry et Hermione. On va t'aider, ça va aller.

- Prends ce qu'il y a dans ma poche, dépêche-toi, eut Malefoy pour seule réponse.

- Quoi ?

- Vite !

Hermione ne se le fit pas répéter. Elle plongea une main fébrile dans la poche de la pauvre veste de Malefoy et en sortit un petit objet que Harry ne parvint pas à distinguer. Hermione, qui s'était agenouillée auprès de Malefoy, tenta de se relever mais celui-ci l'attira à lui par le poignet. Elle fut contrainte de se pencher vers le jeune homme qui lui murmura quelque chose à l'oreille afin que ni Ron ni Harry ne puisse entendre. Mais Harry avait une ouïe très fine due à son animagus, il parvint donc malgré lui à entendre distinctement les murmures de Malefoy.

- Je suis désolé Granger. Je suis désolé de t'avoir fait subir tant de saloperies. Je me déteste d'avoir fait tout ça. Mais il faut que tu comprennes que ce n'était pas par haine pour toi mais pour moi. Je ne supportais pas de ressentir de l'affection pour une fille qui venait d'une famille de Moldus. Tu es la personne qui m'a le plus aidé à comprendre les vraies valeurs de la vie. Tu es la seule qui ait osé me parler sincèrement et me traiter avec plus de respect que je n'en ai jamais montré à n'importe qui. Je veux que tu saches que je te serai éternellement reconnaissant de tout ce que tu as fait pour moi. Tu...

Malefoy s'interrompit soudainement. Il tendit l'oreille vers l'extérieur et intima l'ordre à une Hermione qui paraissait chamboulée de se transformer. La jeune fille reprit sa forme de loutre et partit se cacher derrière un meuble tandis que Ron faisait la même chose et que Harry sautait derrière une armoire étonnement large. Des pas précipités dévalèrent l'escalier.

- Lumos ! hurla une voix que Harry pouvait reconnaître entre mille.

Lucius Malefoy apparut dans la pénombre, éclairé par sa baguette.

- Qu'est-ce qui se passe ici ?

- Rien, répondit son fils. Que veux-tu qu'il se passe ?

- Tu me prends pour un idiot ? Je t'ai entendu parler. A qui parlais-tu ?

- Je ne sais pas si tu es idiot, mais tu es apparemment aveugle. Il n'y a personne ici.

- Je ne suis pas sourd Drago, et si tu joues à l'insolent avec moi, tu sais que tu ne pourras t'attirer que des ennuis.

- C'est possible d'en avoir plus ? Dans ce cas je serais curieux de voir lesquels.

- Ça suffit. A qui parlais-tu ?

- A mes amis imaginaires. La solitude me pousse à me fabriquer des liens sociaux fantômes.

- Ne joue pas au plus fin Drago. Peut-être qu'avec un peu de Veritaserum ta langue se déliera ?

- Tu ne te souviens pas que ta stupide potion n'a aucun effet sur moi ?

- Elle n'avait aucun effet à cause de je ne sais quel sort que ce vieux fou de Dumbledore avait jeté sur toi. Mais je ne te demande pas des révélations sur l'Ordre en ce moment, tu n'as donc plus aucune protection.

- Je m'en fiche. Fais-moi ce que tu veux. Frappe-moi ! Torture-moi ! Tu ne comprends pas que je n'attends plus que ça ? Au moins je sais que je suis vivant quand je souffre ! Fais-moi souffrir père, mon très cher père ! Fais-moi souffrir ! hurla Drago.

Le jeune homme se leva, faiblement, puis il se tourna vers son père. Harry remarqua que son visage n'avait plus du tout les traits qu'il lui connaissait. Ils étaient tirés, fatigués et émaciés, mais plus que tout, déformés par la haine et par la souffrance. Des larmes se mirent à couler sur les joues du jeune homme, et comme pris d'une crise de folie, il hurla à son père :

- Frappe-moi ! Frappe-moi, je t'en prie ! Je t'en supplie... sanglota-t-il.

Au grand étonnement de Harry, il vit que Lucius Malefoy tremblait de tous ses membres. Son visage était presque aussi déformé que celui de son fils.

- Tu ne comprends pas, Drago. Pourquoi refuses-tu de comprendre ? Nous n'avons pas le choix.

Lucius Malefoy abaissa sa baguette, et d'un geste d'une extrême violence, il attrapa des tableaux et les jeta à travers la pièce en hurlant :

- Pas de choix ! Pas de choix Drago !

Lucius s'immobilisa, puis attrapa son fils par les épaules.

- La famille Malefoy n'aura plus jamais aucun choix !

- Tu n'auras jamais dit une chose aussi vraie de toute ta vie Lucius, siffla une voix glaciale.

Le coeur de Harry sembla se figer dans sa poitrine. Il tourna lentement la tête vers la provenance de la voix, bien qu'il sache pertinemment à qui elle appartenait. Sous une cape noire se cachait la silhouette de Voldemort. Il sembla glisser à la manière d'un Détraqueur vers les Malefoy.

- Je savais que ma confiance en toi était excessive par rapport à ton dévouement, sussurra-t-il. Puisque tu ne veux pas comprendre, et puisque ton fils ne m'est d'aucune utilité, je pense qu'il est temps pour toi de lui dire adieu.

- NON, protesta Lucius. Maître, vous m'aviez promis ! J'ai fait tout ce que vous aviez exigé ! Narcissa... Narcissa ne pourra jamais vivre sans Drago !

- Crois-tu que tes supplications me touchent ? Elles me feraient rire si j'avais un quelconque sens de l'humour, mais pour le moment, je te trouve pitoyable. Écarte-toi si tu ne veux pas mourir avec lui.

Lucius ne dit rien, ne bougea pas d'un cil. Il semblait partagé entre la terreur et l'envie de défier son maître. Puis lentement, il se rapprocha de son fils. Drago se jeta alors au cou de son père, et un éclair de lumière verte vint mettre fin à la vie des deux hommes. Le visage inhumain de Voldemort ne laissa rien paraître. Il venait d'assassiner froidement l'un des hommes qui lui avait été le plus fidèle. Il venait de commettre un double meurtre, tuant père et fils, mais rien ne semblait l'atteindre. Il se contenta de froncer le visage et de regarder autour de lui. Il donnait l'impression de renifler, de flairer, de chercher quelque chose.

- Tu es là, murmura-t-il dans le vide. Je sais que tu es là. Je peux te sentir. Harry Potter, le garçon qui a survécu. Sors de ta cachette, sois un homme ! Tu n'en as pas assez de te cacher ? Sors allons.

Harry avait envie de sortir de derrière l'armoire pour se confronter à son pire ennemi. Il voulait croiser le regard de celui qui venait de mettre fin aux jours de deux hommes qui lui avaient déjà sacrifié leur vie. Mais il sentit Hermione et Ron se rapprocher de lui. Chacun s'agrippa à une patte de Harry et le jeune homme se sentit transplaner tout en changeant d'apparence. C'était un effet des plus désagréables. Lorsqu'il atterrit sur le seuil du Quartier Général de l'Ordre, la tête lui tournait.

°°°

Le feu crépitait doucement dans l'âtre de la cheminée du salon. Tous les membres de l'Ordre présents dormaient à poings fermés. Harry, Ron, Hermione, Ginny et Jessie étaient assis dans des fauteuils, choqués par la nouvelle de la mort des Malefoy.

- Ce n'est pas que je les portais dans mon coeur, dit Jessie, une Bièreaubeurre dans la main et l'air absent, mais c'est quand même un drôle de choc.

- Je n'arrive même pas à me réjouir de la mort de Lucius, rétorqua Ginny. Pourtant, Merlin sait qu'il a fait subir beaucoup de choses à papa et que s'il avait pu, il aurait fait bien pire.

- C'est sûrement parce que nous avons vécu plusieurs semaines avec son fils, déclara Ron. C'est pour ça que sa mort nous touche autant. Quant à Drago, je crois que c'est parce qu'il avait notre âge, et que malgré tout, il avait montré qu'il ne voulait pas devenir un Mangemort.

- C'est simplement parce que c'est dégueulasse ! dit Hermione en tapant du poing sur la cuisse de Ron qui la tenait dans ses bras, le faisant sursauter. Je ne comprends pas... je pensais qu'il laisserait au moins la vie sauve à ceux qui le respectaient, mais non. Il est encore plus cruel que ce que je m'étais imaginé.

- C'est parce que tu as un bon fond, répondit Ron d'une voix douce. Personne ne peut imaginer une telle cruauté de toute façon. C'est inhumain.

Hermione cacha son visage dans ses mains et se mit à sangloter. Elle enfouit son visage dans le cou de Ron qui caressa ses cheveux pour la réconforter. Harry regarda Ginny qui était assise seule sur un autre fauteuil. Elle paraissait bouleversée. Tous les cinq se turent pendant plusieurs minutes. Des larmes coulaient également sur les joues de Jessie, silencieusement. Après quelques instants, Harry demanda à Hermione :

- Qu'est-ce qui était dans la poche de Drago ?

Hermione retira son visage rouge du cou de Ron.

- Quoi ?

- Drago t'a demandé de prendre quelque chose dans sa poche. Qu'est-ce que c'était ?

- Oh. C'était...

Hermione hésita et lança un regard autour d'elle. Manifestement, elle ne voulait rien dire devant Ginny et Jessie.

- C'était... le même objet que celui que nous avons utilisé lorsque nous sommes revenus avec lui de son école. Tu te souviens ?

Harry comprit qu'il s'agissait d'un retourneur de temps. Il lança un regard entendu à Hermione. Celle-ci se leva précipitamment, et alors que Jessie ouvrait la bouche pour demander des explications, elle décréta qu'il était temps d'aller se coucher. Ron, Jessie et elle montèrent en silence. Harry et Ginny restèrent seuls. La jeune fille cessa alors de contenir sa tristesse, et des larmes scintillèrent sur ses joues. Harry se précipita auprès d'elle et la prit dans ses bras, la berçant doucement. Il se laissa lui aussi aller à son chagrin et se mit à pleurer. Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.

°°°

Le lendemain, le père de Ron fit se réunir une partie des membres de l'Ordre du Phénix pour leur annoncer la découverte de la mort des deux Malefoy. Dumbledore était présent, mais semblait en retrait. Son regard était absent. Harry savait que le vieil homme avait été particulièrement proche de Drago durant ces dernières semaines, cherchant à le comprendre, à le protéger. Tous les membres écoutaient Mr Weasley attentivement. Tonks pris la main de Lupin dans la sienne. Tous avaient l'air particulièrement choqués.

- Malheureusement, cette annonce ne sera pas la seule mauvaise nouvelle de la matinée, annonça Bill. Tous les regards se tournèrent vers lui. Fred et George ont été attaqués par une dizaine de Mangemorts pendant la nuit, ce qui explique leur absence de ce matin. Rassurez-vous, ils vont bien. Ce qui est inquiétant, c'est que leur appartement est protégé par de multiples sortilèges. S'ils ont pu se faire attaquer, alors aucun d'entre nous n'est en sécurité.

- A-t-on une idée de la façon dont les Mangemorts s'y sont pris pour trouver leur adresse ? demanda Rose.

- Et bien... Mon père, James et moi avons retourné la situation dans tous les sens. Nous avons essayé de trouver toutes les explications possibles et imaginables. La seule plausible... c'est...

- Nous pensons depuis longtemps qu'il y a une taupe parmi nous, coupa James. Ce qui s'est passé cette nuit, associé à bien d'autres événements, nous fait penser que malheureusement, nous avons sans doute raison.

Harry regarda Dumbledore. Le visage du vieil homme était toujours fermé. Harry ne pouvait pas croire ce qu'il venait d'entendre. Il ne connaissait pas très bien tous les membres de l'Ordre, mais il ne pouvait imaginer que l'un d'entre eux les ait trahi et continue à le faire. C'était pourtant déjà arrivé. Peter Pettigrow avait trahi l'Ordre. Il avait trahi ses amis et avait causé la destruction de la famille de Harry.

- Cela ne peut-il pas être quelqu'un d'autre ? demanda Hermione. Quelqu'un d'extérieur à l'Ordre qui aurait espionné Fred et George ?

- Malheureusement, cette solution est inenvisageable, répondit Mr Weasley. Même s'il suffit de trouver la boutique des jumeaux pour trouver leur appartement, les protections qui les entourent ne sont connues que des membres de l'Ordre.

- Qu'est-ce qu'on va faire pour se protéger ? demanda Ron. Si l'on n'est plus en sécurité dans les lieux qui sont censés nous protéger le mieux, que va-t-on faire ? Attendre d'être attaqué un à un ?

- C'est là la question la plus importante, en effet, répondit son père. Hélas, nous ne voyons pour le moment aucune solution envisageable.

Harry pensa au retourneur de temps que Drago leur avait donné juste avant de perdre la vie. N'était-ce pas le signe d'une dernière volonté ? Fallait-il donner raison à Drago ? Après tout, si Harry ne l'avait pas utilisé en premier lieu, Drago ne serait pas mort, et il ne représentait qu'une infime minorité dans un chiffre toujours grandissant. Utiliser le retourneur rendrait la vie à Drago, mais Harry n'avait-il pas causé assez de tort en utilisant cet objet ? Si seulement il pouvait en parler à Dumbledore. Il aurait tout donné pour avoir un simple conseil. Comment faire le bon choix sans être guidé ? Lui qui avait toujours eu Dumbledore pour l'éclairer, voilà qu'il était seul. Ses yeux croisèrent ceux de Ginny, et son coeur se brisa. Comment pouvait-il faire un choix qui l'éloignerait à nouveau de celle qu'il aimait ?

- Nous devons recruter plus de monde, annonça Dumbledore.

- Recruter plus de monde ? s'étonna Minerva McGonagall. Albus, vous n'y pensez pas ! Nous avons un traître parmi nous alors que nous ne pensions pas avoir à douter de qui que ce soit, et nous devrions encore faire confiance à plus de monde ?

- En ce qui concerne la taupe, nous utiliserons le Veritaserum, répondit-il d'un ton péremptoire.

Tous les visages se figèrent.

- Mais... commença Lupin. N'y a-t-il aucune autre solution ? Albus, vous disiez que jamais nous n'aurions recourt à quelque chose qui priverait l'homme de son libre-arbitre. Vous disiez que la liberté ne pouvait pas...

- Je sais ce que j'ai dit, coupa sèchement Dumbledore. Nous nous trouvons dans une situation trop complexe. Nous avons des membres jeunes, encore trop inexpérimentés pour pouvoir se défendre comme nous.

Harry, Ron et Hermione se tortillèrent sur leur place, mal à l'aise à cause des mots de leur ancien directeur qui s'adressaient manifestement à eux. Tous les regards se tournèrent d'ailleurs vers eux.

- Nous ne voulons aucun traitement de faveur, dit Harry sans être sûr de lui. Nous sommes des membres comme les autres.

- Non, vous n'êtes pas comme les autres, et celui qui oserait affirmer le contraire mentirait ostensiblement. Harry, tu es le garçon le plus en danger, tu es notre priorité, même si tu es effectivement membre de l'Ordre. Ron et Hermione sont les personnes qui t'accompagnent depuis toujours. Sans eux, tu perdrais tous tes repères. Sans parler de leur jeunesse, ils sont également notre priorité. Je ne veux pas dire que vos vies ont plus de valeurs que les autres, mais si Voldemort cherche à t'atteindre, c'est qu'il y a une raison. Nous ignorons toujours laquelle, mais nous ne pouvons pas nous permettre de te mettre en danger. Ainsi nous utiliserons le Veritaserum.

Dumbledore allait ainsi aller à l'encontre de ses convictions les plus profondes, et Harry n'avait même pas le courage de tout lui avouer. Pourtant, ce qu'il avait à lui dire était de la plus haute importance. Il fallait absolument qu'il lui parle des Horcruxes. Il fallait que Dumbledore comprenne enfin le lien qui unissait Harry à Voldemort. Il fallait aux membres de l'Ordre de nouveaux buts, de nouveaux espoirs, et ceux-ci pouvaient reposer dans la quête des Horcruxes.

La réunion s'acheva dans le silence. Les regards étaient éteints, désespérés. Comment pouvait-on avoir foi en l'avenir quand tous les efforts fournis jour après jour n'aboutissaient à rien ? Harry savait ce qu'il lui restait à faire. Il s'avança vers Dumbledore et lui demanda de bien vouloir prendre le temps de discuter avec lui en privé.


Et voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu. Je dois avouer qu'il n'était pas des plus faciles à écrire, mais j'espère que ça ne se ressent pas trop. Comme d'habitude, le petit bouton à gauche attend votre clic désespérément !

Merci à tous !

Chasca